Le dossier Roswell se résume pour le grand public au film diffusé par Pradel sur TF1. Il s'agit en fait d'un témoignage de crash d'objet non identifié, sur lequel s'est greffé nombre de faux, dont une série de films produits par le producteur Ray Santilli.

En , Philip Mantle est contacté par le producteur de film londonien Ray Santilli, qui prétend détenir un film d'autopsie d'extraterrestre. Il en parle à John Spencer et Walter H. Andrus, et téléphone à Santilli pour voir le film. Celui-ci refusant, Mantle finit par considérer qu'il s'agit d'un racontar et oublie l'affaire. Cependant, vers fin ou , Mantle voit à la télévision le chanteur pop Reg Presley dire qu'il a vu le film. Il revient alors vers Santilli qui lui promet de faire une projection du film à Sheffield (Londres).

Dépèche

Le , une dépêche de l'AFP en provenance de Londres annonce la sortie d'un film ultra-secret, tourné il y a près de 50 ans par des militaires américains et montrant un extraterrestre mort. Selon cette même dépèche : Ce film de a été tourné en dans le désert du Nouveau-Mexique par des membres de l'USAF, après l'accident d'une soucoupe volante.

Certains ufologues voient dans ce mystérieux film l'opportunité de révéler à l'humanité la réalité des extraterrestres, tandis que d'autres suspectent une manipulation militaire ou commerciale. Dans toutes les hypothèses, l'affaire de Roswell fait la une de la presse.

1ère autopsie

Maurizio Baiata apprend la nouvelle le et contacte Santilli quelques jours plus tard à Cannes, où ce dernier lui montre un premier film. Il s'agit de de film noir et blanc (dont Mantle a aussi une copie mais qu'il n'est pas autorisé à diffuser publiquement) montrant un supposé corps d'extraterrestre examiné sous une tente. Baiata propose d'acheter les droits pour l'Italie, et contacte la télévision nationale italienne pour un arrangement de diffusion.

2ème autopsie

Le , Baiata prend l'avion pour Londres dans le but d'assister à Sheffield à la projection d'une autre film (également vu par Mantle), toujours organisée par Santilli. Arrivé là-bas, on lui annonce que le laboratoire n'a pas terminé son travail et qu'il faut attendre encore 1 jour.

Le , dans le bureau de Santilli, en compagnie de Chris Cary (un associé de Santilli), il visionne un film de (suite de 4 bobines de chacune) qui commence par le texte introductif : Autopsie réalisée par le Dr. Detlev Wulf Bronk. On y voit ce qui semble être un extraterrestre, nu, dans une salle d'opération. Le corps est très semblable à celui du film qui sera diffusé publiquement par la suite, mais plus décomposé. Contrairement au film précédent, les hommes procédant à l'autopsie ne portent pas de protections particulières mais des masques chirurgicaux.

3ème autopsie

Le film de Roswell

Mais ce n'est pas le film le plus long. Santilli dispose d'un 3ème film d'autopsie, de . Et c'est cette fois plus d'une centaine de journalistes qui va venir le visionner, à Londres.

Londres

Le , Santilli présente donc pour la 1ère fois au Musée de Londres son 3ème film d'autopsie d'un(e) extraterrestre extraterrestre à un ensemble de représentants des médias et ufologues invités, dont Mantle, Bob Shell (USA) et Michael Hesemann (Allemagne)-l'International Research Team (IRT)-joint par Baiata, Roberto Pinotti (directeur du CUN) et Gianni Minoli (directeur de la Rai 2), le contacté Giorgio Bongiovanni et de 5 de ses adeptes, Johannes Baron de Buttlar (Allemagne), Odd-Gunnar Roed (Norvège), Hanspeter Wachter (Suisse), Coleman VonKeviczky, Bruce Sargent Maccabee, Joe Stefula, Lt. le colonel Wendelle C. Stevens, Ted Loman, Robert Morning Sky, Llewellyan Wykel, Dennis Murphy (USA).

Jacques Pradel est aussi là, dans le cadre de la préparation du 1er numéro de l'Odysée de l'Étrange, une nouvelle émission de TF1 sur le paranormal et les ovnis. Il y rencontre Nicolas Maillard, à qui il propose de travailler sur l'émission. Dans un premier temps, l'équipe de l'Odysée de l'Etrange voit dans le film une occasion de faire ressurgir l'affaire de Roswell, mais un bémol est apporté par la suite et la conclusion s'oriente vers une "arnaque" du producteur anglais et d'un 2ème larron : Volker Spielberg. Des ufologues commençent à qualifier le film de canular Jeffreys, K.: "The Purported 1947 Roswell Film", IRI, bulletin n° 2 , 26 mai 1995.

Michael Hesemann (promoteur du film de Santilli) déclare que Takano dit qu'il fut envoyé par avion avec 2 autres aux Q.-G. de la CIA à Langley pour voir de matériel dont les mêmes autopsies [que celles montrées dans la video de Santilli].

Le , lors d'une conférence sur Compuserve pour le MUFON, Santilli déclare :

Nous avons rencontré un cameraman pigiste des années 50 alors que nous faisions de la recherche pour un projet musical (...) Le film a été authentifié par écrit par 2 bureaux différents de Kodak. Ce qui est important c'est que Kodak (par écrit) a déclaré que, en plus de la date de la pellicule qui est de 27, 47 ou 67, le négatif original était aussi de 27, 47 ou 67.

(...)

Par la suite les codes ont changé. Un négatif n'est bon que pour 3 ou 4 ans (...) En grande partie la pellicule était dans un état pitoyable. Malheureusement certaines parties étaient tellement corrodées que la seule façon de récupérer une image est d'utiliser un procédé numérique. A cette époque, les films n'étaient pas numéroté, des codes étaient utilisés. Il y a plusieurs raisons pour expliquer la condition du film. La plus importante est le passage du temps et un mauvais stockage (...) Nous sommes certains [que les extraterrestres viennent du disque de Roswell] (...) Le film a été authentifié. En plus de Kodak Nous avons fait venir 5 experts médicaux de Londres, Paris et Rome. Ils ont tous confirmé que les créatures sont réelles et probablement pas humaines en plus (...) Nous avons fait appel à des sociétés spécialisées en effets spéciaux et des maquettistes pour déterminer si la technologie existait au moment des prises de vues datées par Kodak pour monter un tel canular. Après avoir visionné le film la réponse fut non. Quand le film sera disponible vous pourrez en juger vous-mêmes (...) Il n'y a aucune séquence avec téléobjectif dans le film Nous ne sommes pas certains [si Truman y apparaît]. Il nous reste 6 bobines à visionner. (...) Volker Spielberg : Nous n'avions pas tout l'argent nécessaire, il nous a aidé. (...) Notre cameraman nous a confirmé avoir été informé du crash le 2 juin 1947 (...) Il nous a aussi confirmé qu'ils ont cru avoir nettoyé tout le secteur pour se rendre compte, en suivant les informations émanant de Roswell en juillet qu' ils en avaient oublié. Il semble que, comme dans tout crash, les débris se soient éparpillés sur plusieurs miles. Nous pensons que c'est la raison pour laquelle Brazel a trouvé si peu de débris. (...) Une fois que tout fut terminé et nettoyé, il y avait des centaines de boîtiers de films. Le 1er envoi fut acheminé à McMullan à Washington. Le 2nd fut oublié, Washington pensant qu'il avait tout les films. Nous avons le 2nd lot. (...) Nous savons que le film provient de Roswell. Les créatures ne sont pas humaines, vous devrez consulter les rapports médicaux (...) L'identité du cameraman est protégée pour l'instant. Si jamais il décide de faire surface, on verra. Je sais que plusieurs trouvent ces raisons insuffisantes mais vous oubliez qu'il a plus de 80 ans et qu'il voit la vie d'une tout autre façon que vous ou moi. Il ne veut pas de problèmes ni du brouhaha que cela pourrait causer. (...) Nous avons couvert toutes les croyances et la réaction a été assez mauvaise. La majorité on quitté avant la fin (...). Il est arrivé à Roswell par avion puis par route pendant quelques heures jusqu'au site. (...) Le véhicule a été récupéré près d'une réserve Apache non loin d'un endroit appelé White Sands. (...) La caméra n'avait pas de téléobjectif chaque fois qu'une prise rapprochée était nécessaire, le cameraman devait se rapprocher. Il portait les mêmes vêtements de protection que les médecins, ce qui veut dire que la caméra n'était pas facile à manipuler. Malgré tout, toute les prises sont assez bonnes. (...)

Paragon video est une expérience de notre distributeurs

Le , il annonce :

Colin Andrews est venu à mon bureau il y a 2 jours avec une équipe de responsables chinois [en fait Johsen Takano et un certain professeur Chiang d'un groupe ufologique taiwanai].

L'année dernière dans le cadre d'un échange d'informations avec la CIA leur avait montré leur film de Roswell. Les 4 responsables dans ma pièce confirmèrent que mon film provenait du même lot que celui qu'ils avaient vu... Comme vous pouvez vous y attendre ce fut un moment excitant pour nous tous.

Pour certains, le film arrive à point. Nous sommes à 2 ans du 50ème anniversaire du crash et le GAO consacre une enquête spéciale aux événements de .

Selon Santilli, le film provient d'un caméraman militaire américain, du nom de Jack Barnett, rencontré lors d'un voyage aux USA en . Il aurait été convoqué par le général McMullen à Roswell, mi-, alors qu'il se trouvait à Saint Louis (Missouri) en train de filmer pour l'USAF les essais d'un prototype d'hélicoptère de Mac Donnell, le "Little Henry". Ensuite, il aurait quitté l'armée et aurait filmé la 1ère grande apparition sur scène d'Elvis Presley au milieu des années 1950s. Aujourd'hui, à plus de 80 ans, il coulerait une retraite paisible quelque part aux USA. Santilli aurait acquis le film en .

Le au Musée de Londres, projeté pour la 1ère fois par Santilli, le film attire des journalistes de nombreux pays, venus découvrir "l'extraterrestre de Roswell".

Immédiatement, on engage des enquêteurs pour traquer le mystérieux caméraman et éclaircir l'affaire de l'extraterrestre de Roswell. Aux USA, Bob Kiviat de Fox Network loue les services d'un des plus gros cabinets de détectives privés du pays. En Angleterre, John Purdie, plusieurs fois primé pour ses documents sur Channel 4, s'occupe de l'enquête et de la réalisation d'une émission spéciale. D'autres équipes se mettent à la tâche au Japon, au Brésil et en Allemagne, sans résultat.

San-Marin

Le se tient le 3ème symposium international de San-Marin, Italie, où Mantle est invité à parler du film en compagnie de Chris Carry. Ce dernier arrive avec 7 images du film. 2 projections privées sont organisées, au Grand Hotel puis dans une salle souterraine du symposium, à . A chaque fois, les personnes admises (une petite centaine, dont des directeurs du CUN, la presse, des autorités locales, Bruno Mancusi, le journaliste espagnol intéressé par les ovnis Javier Sierra) sont fouillées pour vérifier qu'elles ne portent pas d'appareils photos ou de caméras Russo, Edoardo: "Roswell Autopsy Showing in Italy", CISU, 1995.

Le film est presenté au 8ème Congrès International d'ufologues de Sheffield, Grande Bretagne, les et . Jean-Jacques Vélasco se déclare très circonspect. Pour lui, il est clair que Santilli venait faire du business. Les scientifiques étaient tout à fait minoritaire.

Ce mois-là, Stanton T. Friedman rencontre Santilli, le producteur qui prétend détenir l'original du film sur l'autopsie d'un extraterrestre, tourné à Roswell en . Friedman visionne le document et observe : Rien dans ce film ne relie ce que l'on voit du crash de Roswell, ou d'ailleurs. Rien ne cadre. Quant aux précisions de personnes, de lieu ou de date, l'ufologue trouve les affirmations de Santilli confuses notamment à propos du prétendu cameraman... Il a refusé toute authentification du film ou de son cameraman. Il n'y a aucun élément de preuve dans tout cela.

Paris

En France, Jacques Pradel diffuse le , pour la 1ère fois au monde, des extraits du film de l'autopsie, dans le 1er numéro de son émission l'Odysée de l'Etrange, sur TF1. Après 4 mois d'investigation, le journaliste Nicolas Maillard, chargé de l'enquête, retrouve l'ensemble des cameramen de l'explosion de Trinity (le 1er essai de bombe atomique) encore en vie. Aucun ne s'avère être Barnett. Grâce à la collaboration d'un historien de la base aérienne de March, Maillard retrouve également des images du projet secret de l'USAF "Little Henry", ou Mac Donnell XH-20. Cet hélicoptère ne semble avoir été filmé que par 2 personnes : Bill Schmitt et Chester Turk, 2 cameramen de Mac Donnell Aircraft. Chester Turk est décédé et Schmitt n'a jamais quitté le Missouri. Reste alors la piste d'Elvis Presley, dont Jack Barnett aurait filmé une prestation historique. Maillard retrouve ainsi la trace de Bill Randle qui fut le plus jeune disc-jockey des USA. En , lors d'un concert de Bill Haley et Pat Boone à Cleveland, il fit monter sur scène un jeune rocker inconnu : Elvis Presley. Pour tourner cette courte séquence, il engagea un cameraman de Chicago, Jack Barnett, décédé en , puis vendit une option sur les droits en à Ray Santilli. Nicolas Maillard retrouve des amis de Barnett qui lui donnent des renseignements précis : Barnett n'a jamais été militaire, il travaillait en pour les actualités cinématographiques de la Fox et enfin, compte tenu de la date de son décès, il n'aurait jamais eu un seul contact avec Santilli. Ainsi, aucune preuve ne permet de déterminer l'origine du film. Jean-Pierre Petit est invité par Pradel afin d'apporter certains commentaires sur le film et la possibilité de l'existence d'une vie extraterrestre Wathelet, Thierry: "Interview de Nicolas Maillard", UFOCom, 1997-12-26.

Le lendemain, VSD fait sa une avec la tête de la créature, et titre la 1ère photo d'un extra-terrestre "La créature tombée du ciel", VSD n° 930, 22 juin 1995.

Le , le film entier est diffusé dans l'Odyssée de l'Etrange. Interrogé dans le bloc opératoire de la clinique Pereire de Levallois-Perret, Hauts-de-Seine, le docteur Patrick Braun, chirurgien international à Paris, se dit convaincu que l'autopsie a été faite sur un corps véritable et non sur un mannequin. La créature du film ne semble pas être une anomalie de la nature terrestre. Le docteur Braun et une autre spécialiste, le docteur Josiane Pujol, expert judiciaire en odontologie légale et anthropologie médico-légale, considèrent qu'aucune pathologie connue ne peut expliquer un tel ensemble de malformations "Jacques Pradel et le 'vrai faux' extraterrestre", Le Monde, 22 octobre 1995.

Pradel malmène Santilli, en direct, parlant notamment de son associé obscur Volker Spielberg. Par la suite l'équipe de l'Odyssée de l'Etrange tente d'en savoir plus sur Volker Spielberg. Ils l'ont au téléphone, le filment plusieurs fois de loin, en caméra cachée, afin d'obtenir les preuves des bonnes relations qu'il entretient avec Ray Santilli, mais ne peuvent finalement poursuivre leur enquête, TF1 ayant décidé de mettre fin à l'émission en raison de la mauvaise presse reçue par l'affaire de Roswell. Une cassette vidéo est tout de même commercialisée par TF1 Video 12 000 exemplaires à 134 FF en rayon en France en septembre, et 10 000 de plus proposées en octobre.

Une diffusion publique a lieu le mercredi 28, ou des chaînes de télévision du monde entier diffusent 20 mn de film acheté.

Le Sur Arte, émission spéciale intitulée "Extraterrestres, la preuve" et animée par Michel Polac, pour démystifier les escroqueries télévisuelles. Un pastiche du document présenté dans l'Odyssée de l'Etrange (crash d'un ovni en ex-URSS) est réalisé par des spécialistes de l'image fabriquée et des hommes de science sont invités à le commenter.

Confessions

Le , Sky 1 TV diffuse l'émission "Eamon Investigates - Alien Autopsy". Santilli et Gary Shoefield racontent une nouvelle version de l'histoire. Si Santilli maintient avoir vraiment visionné un film d'extraterrestres et l'avoir acheté à un ancien caméraman US, le fait qu'il ait dû attendre 2 ans avant de pouvoir réunir l'argent nécessaire à son achat l'aurait rendu quasiment inexploitable. A cette date, le film reçu était à 95 % entièrement oxydé, les 5 % restants en très mauvais état.

C'est à ce moment que Shoefield et Santilli auraient décidé d'en reconstruire une version à partir des souvenirs de ce dernier. Ils engagèrent le sculpteur britannique John Humphreys, un ancien employé de Shoefield, qui mit 3 semaines pour façonner les mannequins de latex, à partir de sculptures d'argile. Il utilisa des cerveaux de mouton, une patte de mouton pour l'articulation de la jambe et des entrailles de poulets, achetés au marché de viande de Smithfield. Il joua même l'un des "chirurgiens". Les rares images utilisables du film authentique d'origine auraient même été introduites dans la "reconstruction", bien que Santilli et Shoefield ne puissent les désigner. John reçut des images très précises avec lesquelles travailler et ce qu'il a fait était du pur génie, dira Santilli.

Image extraite du film Alien Autopsy sorti par la Warner en . Aux commandes des effets spéciaux, Humphreys recrée sa créature.
Image extraite du film 'Alien Autopsy' sorti par la Warner en 2006. Aux commandes des effets spéciaux, Humphreys recrée sa créature.

Mais Santilli ne s'arrête pas là : il révèle aussi que l'interview du caméraman était aussi un faux. Quelqu'un qu'ils prirent littéralement dans la rue et auquel ils demandèrent de lire un texte. Le film des débris, où des panneaux métalliques à 6 doigts sont présentés est également un faux, un travail "artistique", comme les tiges en "I" dont certaines ont été confectionnées à partir de l'arrière de sa voiture. Il a également été réalisé par John Humphreys.

Humphreys confirme l'histoire, qu'il n'avait confiée jusqu'alors qu'à sa femme : le film a été réalisé par lui, Santilli et 3 autres personnes dans un appartement de Camden (Londres), en . Lui-même y apparaît comme le chirurgien en chef. Ce fut un sentiment très, très étrange de savoir que j'avais joué un rôle-clé là-dedans, dira-il. Après le tournage, les mannequins furent coupés en morceaux et jetés dans des poubelles de Londres "Salford man admits alien autopsy fake", Manchester Online, 6 avril 2006 "Max Headroom creator made Roswell alien", Sunday Times, 16 avril 2006 "I made the Roswell alien", BBC, 2006-04-07 .

Le 04-07, la Warner sort un film retraçant l'histoire d'une fausse autopsie par "Ray" (joué par Declan Donnelly) et "Gary", produit entre autres par Santilli et Shoefield. Les effets spéciaux sont bien sûr de John Humphreys qui, 11 ans plus tard, a recréé ses créatures à l'identique.

Le , Mantle se rend en train à Londres pour rencontrer à nouveau Santilli et son associé Shoefield. Ils déjeûnent agréablement et Santilli montre à Mantle des images de film enfermées dans une sorte de plexiglass, lui déclarant qu'il s'agit d'images du film d'autopsie d'origine de Mantle, P.: "Alien Autopsy - Game Over", UFO Digest, 2 mars 2008.

Quelques jours plus tard Russel Callaghan, rédacteur-en-chef de UFO DATA magazine, reçoit un coup de fil de Spyros Melaris, qui dit avoir dirigé l'équipe qui a réalisé le faux film d'autopsie. Callaghan, ami de Mantle, avertit ce dernier qui obtient à son tour de nombreux détails de la part de Melaris. Tous 2 s'arrangent pour que Melaris fasse sa première déclaration publique à la conférence annuelle UFO Data, le à Pontefract (West Yorkshire, Grande Bretagne). C'est Melaris qui recruta Humphreys.

Malgré les aveux de ces personnes, Gildas Bourdais considère que la preuve de leur participation au film n'est pas apportée et que ce dernier est probablement une entreprise de désinformation visant à ridiculiser l'affaire Roswell.

Ant & Dec

La séquence extrait de la comédie de Ant & Dec en

En un autre film est posté sur Youtube, prétendant montrer un extraterrestre sur un brancard dans un hangar militaire. Il s'agit en fait d'un extrait de la comédie britannique Alien Autopsy de "Ant et Dec" (Anthony McPartlin et Declan Donnelly) sur le film de l'autopsie Isaac Koi: "Koi UFO Video 041: "New" black and white alien autopsy footage (Ant and Dec movie)", Isaac Koi.com, 2017.

Références :