Annexe U

SECRET DECLASSIFIE

lundi 16

MEMORANDUM POUR : Directeur Adjoint pour le Renseignement Scientifique

DE : F. C. Durant

SUJET : Rapport des r�unions de la Commission de Conseil Scientifique du Bureau du Renseignement Scientifique sur les Objets Volants Non Identifi�s, 14-18 Janvier 1953

Objectif

L'objectif de ce memorandum est de prèsenter :

  1. Un bref historique des r�unions de la Commission de Conseil O/SI sur les Objets Volants Non Identifi�s (Partie 1),
  2. Un supplément non officiel au Rapport de la Commission officiel à AD/SI d�terminant des commentaires et suggestions supplémentaires des Membres de la Commission qu'ils avaient considérés comme non appropri�s pour inclusion dans le rapport formel (Partie 2).

Partie 1 : Historique des r�unions

général

Après considération du sujet des "Objets Volants Non Identifi�s" à la r�union du 4 D�cembre de l'Intelligence Advisory Committee, l'action suivante a été accept�e : le Director of Central Intelligence :

a. Enrôlera les services de scientifiques sélectionnés pour examiner et appr�cier les éléments disponibles � la lumi�re de théories scientifiques disponibles.... Suivant la d�l�gation de cette action au Directeur Adjoint du Renseignement Scientifique et une enquête pr�liminaire, une Commission de Conseil de scientifiques sélectionnés a été assembl�e. En coopération avec l'Air Technical Intelligence Center, les récits de cas d'observations signalés et matériels associés seront rendu accessibles pour leur étude et considération.

Etaient prèsents à la r�union initiale (mercredi 14 janvier, 09:30) : Dr. H. P. Robertson, Dr. Luis W. Alvarez, Dr. Thornton Page, Dr. Samuel A. Goudsmit, M. Philip G. Strong, lieutenant-colonel Frederick C. E. Oder (Division P & E), M. David B. Stevenson (Division W & E), et le r�dacteur. Le membre de la Commission, Dr. Lloyd V. Berkner, a été absent jusqu'� vendredi après-midi. Messieurs Oder et Stevenson étaient prèsents tout au long des sessions pour se familiariser avec le sujet, reprèsenter l'intérêt substantiel de leurs Divisions, et assister dans le support administratif des r�unions (une liste du personnel concerné par les r�unions est donn�e en Tableau A).

Mercredi matin

L'AD/SI a ouvert la r�union, examinant l'intérêt de la CIA pour le sujet et l'action entreprise. Cet examen inclut la mention du Groupe d'Etude de l'O/SI d'ao�t 1952 (Strong, Eng and Durant) culminant avec le briefing du DCI, le briefing de l'ATIC du 21 Novembre, la considération de l'IAC du 4 D�cembre, la visite à l'ATIC (Chadwell, Robertson et Durant), et la préoccupation de l'O/SI sur les dangers potentiels pour la s�curit� nationale indirectement li�s à ces observations. M. Strong a �num�r� ces dangers potentiels. Suivant cette introduction, le Dr. Chadwell passe la parole au Dr. Robertson en tant que Président de la Commission. Le Dr. Robertson a �num�r� les éléments disponibles et demand� que des rapports et lettres spécifiques soient pris en considération par certains individus prèsents (Tableau B). Par exemple, les récits de cas impliquant des observations radar ou radar et visuelles ont �t� sélectionnés pour le Dr. Alvarez alors que les rapports de ph�nom�nes de Boules Lumineuses Vertes, lumi�res nocturnes, et programmes d'investigation sugg�r�s ont été dirig�s vers le Dr. Page. Suivant ces remarques, les images des films des observations à Tremonton, Utah (mercredi 2 juillet 1952) et Great Falls, Montana (15 Ao�t 1950) ont été montrées. La r�union a été ajourn�e à 12 h 00.

Mercredi après-midi

La 2de r�union du Panel s'est ouverte à 14:00. Le lieutenant R. S. Neasham, USN, et M. Harry Woo du Laboratoire d'Interpr�tation Photo de l'USN, Anacostia, ont prèsent� les résultats de leurs analyses des films mentionnés ci-dessus. Cette analyse a �voqu� une discussion considérable telle qu'�labor�e ci-après. A côté des membres de la Commission et du personnel de la CIA, le capitaine E. J. Ruppelt, le Dr. J. Allen Hynek, M. Dewey J. Fournet, le capitaine Harry B. Smith (2-a-2), et le Dr. Stephen Possony étaient prèsents.

Suite à la prèsentation du Labo d'Interpr�tation Photo, M. E. J. Ruppelt a parlé pendant près de 40 mn des m�thodes de l'ATIC pour la prise en charge et l'évaluation des signalements d'observations et leurs efforts pour am�liorer la qualité des rapports. La r�union a été ajourn�e à 17 h 15.

Jeudi matin

Les 3? et 4? r�union du Panel se sont tenues jeudi 15 janvier, commen�ant à 09 h 00 avec une pause de 2 h pour d�je�ner. Aux côtés des membres du Panel et du personnel de la CIA, M. Ruppelt et le Dr. Hynek étaient prèsents aux 2 sessions. Dans la matin�e, M. Ruppelt a poursuivi son briefing sur les proc�dures de collecte et analyse de l'ATIC. Le soutien du Projet Stork à l'Institut Memorial Battelle, à Columbus, a été décrit par le Dr. Hynek. Un certain nombre de récits de cas ont été discutés en détail et un film de mouettes a été montré. Une pause de 2 h pour d�je�ner a été prise à 12 h 00.

Jeudi après-midi

A 14:00 le lieutenant-colonel Oder a donn� un briefing de 40 mn sur le Projet Twinkle, le projet d'enquête men� par le Centre de Recherche M�t�orologique de l'Air Force à Cambridge (Massachusetts). Dans ce briefing il a mis en avant les nombreux problèmes de la mise en place et le pilotage d'instrumentation de surveillance 24-h de cam�ras de patrouille à la recherche d'observations d'ovnis.

à 16 h 15 le Brigadier-général William M. Garland rejoint la r�union avec l'AD/SI. Le général Garland exprime son soutien des efforts de la Commission et �met 3 opinions personnelles :

  1. Qu'une plus grande utilisation des officiers de renseignement de l'Air Force dans le domaine (pour enquête de suivi) semble souhaitable, mais qu'ils nécessitent un briefing complet.
  2. Qu'un effort vigoureux doit être fait pour d�classifier les rapports autant que possible.
  3. Qu'un accroissement dans la Section de l'ATIC d�di�e � l'analyse des ovnis a été indiqu�e.

La r�union est ajourn�e à 17:00.

Vendredi matin

La 5�me session du Panel assembl�e à 09:00 avec le m�me personnel prèsent qu'�num�r� pour jeudi (� l'exception du brigadier-général Garland). De 09:00 à 10:00 il y a eu une discussion et une étude générale des éléments de référence. Egalement, le Dr. Hynek a lu un article prépar� faisant certaines observations et conclusions. A 10 h 00 M. Fournet a donn� un briefing de ses 15 mois d'expérience � Washington en tant qu'Officier du Projet pour les ovnis et ses conclusions personnelles. Il y a eut une discussion considérable de récits de cas individuels d'observations auxquels il a fait référence. Suivant la prèsentation de M. Fournet, un certain nombre de récits de cas supplémentaires ont été examinés et discutés avec messieurs Fournet, Ruppelt, et Hynek. La r�union a été ajourn�e à 12 h 00 pour d�jeuner.

Vendredi après-midi

Cette session a ouvert à 14 h 00. Aux côtés des membres du Panel et du personnel de la CIA, le Dr. Hynek était prèsent. Le Dr. Lloyd V. Berkner, en tant que Membre de la Commission, était prèsent à cette r�union pour la 1ère fois. L'avancement des r�unions a été examiné par le Président de la Commission et des conclusions pr�liminaires ont été atteintes. Une discussion générale a suivit et des recommandations pr�liminaires ont été considérées. Il a été admis que le Président devrait �laborer une �bauche de rapport de la Commission à AD/SI cette soir�e pour examen le matin suivant. La r�union a été ajourn�e � 17 h 15.

Samedi matin

A 09 h 45 le Président ouvre la 7�me session et soumis une �bauche brute du Rapport de la Commission aux membres. Ce brouillon a été examiné et approuv� auparavant par le Dr. Berkner. Les 2 h 30 suivantes ont été consomm�es à la discussion et r�vision du brouillon. A 11 h 00 l'AD/SI a rejoint la r�union et signalé qu'il avait montré et discuté une copie du brouillon brut initial au Directeur du Renseignement, USAF, dont la réaction était favorable. A 12 h 00 la r�union a �t� ajourn�e.

Samedi après-midi

A 14 h 00 la 8�me et dernière r�union du Panel s'est ouverte. Une discussion et la reformulation de certaines phrases du Rapport ont occup� les premières heures (une copie du rapport final est jointe comme tableau C). Ceci a été suivi d'un examen du travail accompli par la Commission et un nouvelle formulation des opinions et suggestions de chaque Membre de la Commission sur des détails considérés comme non adéquats pour une inclusion dans le rapport formel. Il a été admis que le r�dacteur incorporerait ces commentaires dans un rapport interne pour l'AD/SI. Le mat�rial ci-dessous reprèsente cette information.

Partie 2 : Pr�occupations et suggestions de la Commission

général

Les Membres de la Commission ont été impressionn�s (comme l'ont été les autres, dont le personnel de l'OS/I) par le manque de donn�es probantes dans la grande majorit� des récits de cas ; également, par le manque de suivi prompt principalement d� à la taille modeste et les installations limit�es de la section de l'ATIC concernée. Parmi les récits de cas d'observations significatives discutées en détails étaient les suivants :

Bellefontaine, dans l'Ohio (vendredi 1 août 1952); Tremonton, Utah (2 Juillet 1952); Great Falls, Montana (15 Ao�t 1950) ; Yaak, dans le Montana (1 septembre 1952); R�gion de Washington, D.C. (19 Juillet 1952); et Haneda A.F.B., au Japon (mardi 5) ; Port Huron, dans le Michigan (mardi 29 juillet 1952); et Presque Isle, dans le Maine (vendredi 10 octobre 1952).

Après examen et discussion de ces cas (et près de 15 autres, avec moindre détails), le Commission conclut que des explications raisonnables pourraient être sugg�r�es pour la plupart des observations et que par d�duction et m�thode scientifique, il pourrait être induit (considérant des donn�es supplémentaires) que d'autres cas pourraient être expliqu�s d'une manière semblable. Le panel a mis en avant que, à cause de la bri�vet� de certaines observations (i.e. 2 à 3 s) et l'incapacité des témoins à s'exprimer eux-m�mes clairement (parfois), il ne pourrait pas être attendu d'explications concluantes pour des cas signalés. De plus, il a été considéré que, normalement, résoudre la plupart des observations constituerait un grand effort en pure perte, à moins qu'une telle action ne bénéficie d'une formation et d'un programme �ducatif (voir ci-dessous). Les �crits de Charles Fort ont été référenc�s pour montrer que des choses étranges dans le ciel avaient été r�pertori�es durant des centaines d'années. Il semble évident que qu'il n'y ait pas eut une seule explication pour la une majorit� des choses observ�es. La prèsence de spécialistes radar et en astronomie au sein du panel s'est r�v�l�e une fois opportune dans leur reconnaissance confiante de ph�nom�nes li�s à leurs domaines. Il a été apparent que les spécialistes de domaines supplémentaires tels que la psychologie, la m�t�orologie, l'aérodynamique, l'ornithologie et les opérations a�riennes militaires �tendraient la capacité du panel à reconnaêtre de nombreuses autres catégories de ph�nom�nes peu connus.

Sur l'absence de danger

Le panel conclut unanimement qu'il n'y avait aucune évidence d'une menace directe pour la s�curit� nationale dans les objets observ�s. Des cas de "Foo Fighters" ont été cités. Ils s'agissait de ph�nom�nes inexpliqu�s observ�s par des pilotes d'appareils durant la 2de guerre mondiale dans les th�êtres d'opérations Europ�ens comme de l'Extr�me-Orient où des "boules de lumi�res" auraient volé près ou avec l'appareil et man?uvr� rapidement. Ils étaient considérés comme des ph�nom�nes �lectrostatiques (semblables à des feux de Saint Elme) ou �lectro-magn�tiques ou peut-être des r�flexions de lumi�res depuis des cristaux de glace dans l'air, mais leur cause ou nature exacte ne fut jamais définie. Robertson et Alvarez ont tous deux été concerné par l'investigation de ces ph�nom�nes, mais David T. Griggs (professeur de G�ophysique à l'Universit� de Californie� Los Angeles) est considéré comme ayant été la personne la plus instruite sur ce sujet. Si le terme "soucoupes volantes" avait �t� populaire dans les années 1943 à 1945, ces objets auraient été nommé ainsi. Il a été int�ressant que dans au moins 2 cas examiné l'objet observ� a été cat�goris� par Robertson et Alvarez comme probablement des "Foo Fighters", à ce jour inexpliqu�s mais non dangereux ; ils n'étaient pas pour autant heureux d'écarter les observations en leur donnant des noms. Cependant leur sentiment était que ces ph�nom�nes ne dépassent pas le domaine de la connaissance actuelle des sciences physiques.

Syst�me de signalement de l'Air Force

L'opinion du panel a été qu'une partie de la préoccupation pour les ovnis de l'Air Force (malgré l'anxi�t� du Commandement de la D�fense Aérienne au sujet des pistes radar rapides) a été probablement causée par la pression publique. Le résultat aujourd'hui est que l'Air Force a institu� un canal adapté pour recevoir les signalements de pratiquement tout ce que quelqu'un voit dans le ciel et ne parvient pas à comprendre. Cela a été particulièrement encourag� dans des articles populaires sur ce sujet et d'autres, tels que le voyage spatial et la science-fiction. Le résultat est la réception massive de signalements de bas niveau qui tendent à surcharger les canaux de communication avec du matériel plutôt peu pertinent par rapport à des objets hostiles qui pourraient apparaêtre un jour. La Commission admet généralement que cette masse de signalements de piêtre qualité contient peu, sinon aucune donn�e scientifique et n'a été d'aucune valeur. Plut�t au contraire, il a put être dangereux d'avoir un service militaire adoptant la préoccupation du public pour des lumi�res nocturnes faisant des m�andres. L'implication étant, l'agence int�ress�e étant militaire, que ces objets étaient ou auraient pu être des menaces potentielles directes pour la s�curit� nationale. En conséquence, le besoin d'att�nuation s'est imposé de lui-m�me. Des commentaires sur un programme �ducatif possible sont �num�r�s ci-dessous.

L'opinion du Dr. Robertson a été que le problème des "soucoupes" s'est r�v�l� être différent en nature de celui de la d�tection et de l'investigation des missiles guid�s allemands V-1 et V-2 avant leur utilisation opérationnelle dans la 2de guerre mondiale. Dans cette opération de renseignement de 1943 à l'année d'avant (Crossbow), il y eut un renseignement excellent et en 1944 il y eut une preuve matérielle de l'existence de "matériel" obtenu de véhicules �cras�s en Su�de. Cette preuve fournit à l'équipe enqu�trice une base sur laquelle op�rer. L'absence de tout "matériel" résultant d'observations d'ovnis inexpliqu�es pr�te une nature "d'opération du saint esprit" au problème de l'ATIC. Le résultat de leur enquête, à ce jour, indique fortement qu'il n'existe aucun indice d'acte hostile ou de danger. De plus, le système de signalement actuel serait d'une valeur limit�e dans le cas de la d�tection d'une attaque ennemie par des appareils conventionnels ou des missiles guid�s ; dans de telles conditions du "matériel" serait disponible au moins une fois.

Artefacts d'origine extraterrestre

Il a été int�ressant de noter qu'aucun des membres de la Commission ne rechignaient à accepter que cette terre puisse être visit�e par des êtres extraterrestres intelligents de quelque sorte, un jour. Ce qu'ils n'ont pas trouvé a été une quelconque preuve reliant les objets observ�s a des voyageurs de l'espace. M. Fournet, dans sa prèsentation, a montré comment il a �limin� chacune des causes connues et probables lui laissant l'"extra-terrestre" comme la seule restant dans de nombreux cas. L'expérience de Fournet en tant qu'ing�nieur aéronautique et officier de renseignement technique (Officier du Projet BlueBook pendant 15 mois) ne pourrait être prise à l�g�re. Cependant, la Commission n'a pu accepter aucun des cas cités par lui parce qu'il s'agissait de rapports bruts, non évalu�s. Des explications terrestres des observations ont été sugg�r�es dans certains cas et dans d'autres la durée de l'observation était si courte qu'elle causait la suspicion d'impressions visuelles. Il a été not� par le Dr. Goudsmit et d'autres que des artefacts extraterrestres, s'ils existaient, ne sont pas une raison de s'alarmer ; plutôt, ils sont dans le domaine du sujet des ph�nom�nes naturels pour étude scientifique, simplement comme les rayons cosmiques l'ont été à l'époque de leur découverte il y a 20 ou 30 ans de cela. Cela a été une attitude à laquelle le Dr. Robertson n'a pas concouru, ce dernier pensant que de tels artefacts constitueraient une grande et immédiate préoccupation non seulement pour les U.S. mais pour tous les pays (rien de tel qu'une menace commune pour unir les peuples !). Le Dr. Page a not� que la connaissance astronomique actuelle du système solaire rend l'existence d'être intelligents (tels que nous connaissons le terme) ailleurs que sur la terre très improbable, et la concentration de leur attention par quelques moyens contr�lables sur quelque continent de la terre tout à fait absurde.

Observation de Tremonton (Utah)

Ce cas a été considéré significatif en raison des excellents éléments documentaires sous la forme de films Kodachrome (près de 1600 images). La Commission a étudi� ces films, le récit du cas, l'interpr�tation de l'ATIC, et re�u un briefing par des reprèsentant du Laboratoire d'Interpr�tation Photo de l'USN sur leur analyse du film. Cette équipe a consacr� (� la demande de l'Air Force) près de 1000 heures-homme de temps professionnel et sous-professionnel à la préparation de trac�s d'images individuelles du film, montrant le mouvement apparent et relatif des objets et la variation de l'intensit� de leur lumi�re. L'opinion des reprèsentants du P.I.L. est que les objets observ�s n'étaient pas des oiseaux, ni des ballons, ni des avions, ni des r�flexions parce qu'il n'y avait aucun clignotement alors qu'ils traversaient 60 à d'arc et étaient, par conséquent, auto-lumineux. Les trac�s de mouvement et variation d'intensit� de lumi�re des objets ont été affichés. Alors que les Membres de la Commission étaient impressionn�s par l'enthousiasme, l'industrie et la port�e de l'effort évidents de l'équipe du P.I.L., ils n'ont pu accepter les conclusions atteintes. Des raisons à cela ont été les suivantes :

  1. Un objet semi-sph�rique peut ais�ment produire une r�flexion de la lumi�re du soleil sans "clignoter" sur un trajet de 60 à d'arc.
  2. Bien qu'aucune donn�e n'ait été disponible sur l'"albedo" d'oiseaux ou de ballons en poly�thyl�ne dans la lumi�re brillante du soleil, les mouvements, taille et brillance apparents des objets ont été considérés comme suggérant fortement des oiseaux, en particulier après que la Commission ait visionn� un court film montrant la haute r�flexivit� de mouettes dans la lumi�re du soleil brillante.
  3. La description du P.I.L. des objets observ�s comme circulaires, bleuêtres-blancs de couleur serait attendue dans le cas de r�flexions spéculaires de la lumi�re du soleil depuis des surfaces convexes où la brillance de la r�flexion obscurcirait d'autres portions de l'objet.
  4. Les objets dans le cas de Great Falls sont considérés comme ayant probablement été des avions, et les lumi�res brillantes de telles r�flexions.
  5. Il n'y a pas de raison valide pour la tentative de relier les objets dans l'observation de Tremonton à ceux de l'observation de Great Falls. Ceci peut avoir été d� à une mauvaise compréhension de leurs directives. Les objets dans l'observation de Great Falls sont fortement suspect�s d'être des r�flexions d'avions connus pour avoir été dans la région.
  6. Le changement d'intensit� dans les lumi�res de Tremonton était trop grand pour accepter l'hypothèse du P.I.L. que le mouvement apparent et l'intensit� changeante indique une vitesse extr�mement �lev�e dans des trajectoires orbitales petites.
  7. Le manque apparent de recommandations aux enquêteurs par ceux familiers avec les signalements et explications d'ovnis.
  8. L'analyse de l'intensit� lumineuse des objets faite à partir de copies plutôt que du film d'origine. Le film originel est not� comme ayant un fond bien plus clair (affectant la brillance relative de l'objet) et les objets y sont apparus bien moins brillants.
  9. La m�thode pour obtenir des donn�es d'intensit� lumineuse semble incorrecte en raison de l'inadéquation de l'équipement et des suppositions contestables dans la réalisation des moyennes de lectures.
  10. Aucune donn�e n'a été obtenue sur la sensibilit� du film Kodachrome à une lumi�re de diverses intensit�s en utilisant le m�me type de cam�ra aux m�mes ouvertures de lentille.
  11. Les fr�quences de "boug�" des mains (que l'on obtient d�s le début du film de Tremonton) n'ont pas été enlevées des trac�s des "graphiques de passages simples" à la fin du film.

La Commission a fortement pens� que les donn�es disponibles sur cette observation étaient suffisantes pour une identification cat�gorique si d'autres donn�es étaient obtenues en photographiant des ballons "oreillers" en poly�thyl�ne l�ch�s près du site sous des conditions m�t�o similaires, vérifier les vols et caractéristiques de r�flexion d'oiseaux avec l'aide d'ornithologues comp�tents et calculer les forces "G" apparentes agissant sur les objets suivant leurs trajectoires apparentes. Il a été conclu que les résultats de tels tests m�neraient probablement à des explication honorables de valeur dans un programme �ducatif ou de formation. Cependant, la Commission note que le co�t en effort de main d'œuvre technique nécessaire pour suivre et expliquer chacun d'un millier ou plus de signalements re�us par les canaux chaque année (1900 en 1952) ne pourraient être justifiés. Il a été considéré qu'il y aura toujours des observations, pour lesquelles des donn�es complètes manqueront, qui ne pourront être expliqu�es qu'avec un effort disproportionn� et avec un d�lai de temps très long, si jamais on y parvient. Le long d�lai dans l'explication d'une observation tend à �ter toute valeur de renseignement. Le programme �ducatif ou de formation devrait avoir comme objectif principal l'�limination du sentiment populaire que toute observation, indépendamment de la piêtre qualité des donn�es, devrait être expliqu�e en détails. L'attention devrait être dirig�e vers la nécessité parmi les scientifique que de nouveaux ph�nom�nes, pour être accept�s, doivent être complètement document� et de manière convaincante. En d'autres mots, la charge de la preuve est à l'observateur, pas à celui qui explique.

Dangers associés potentiels

Les Membres de la Commission ont été d'accord avec l'opinion de l'O/SI que, bien qu'une preuve d'une quelconque menace directe de ces observations soit complètement manquante, des dangers li�s pourraient très bien exister, résultant de :

  1. Mauvaise identification de véritable artefacts ennemis par le personnel de défense.
  2. Surcharge des canaux de signalements d'urgences avec de "fausses" informations (analogie du "rapport signal sur bruit -- Berkner).
  3. Subjectivit� du public à l'hyst�rie de masse et grande vuln�rabilit� à une guerre psychologie ennemie possible. Bien que n'étant pas la préoccupation de la CIA, les 2 premiers de ces problèmes pourraient sérieusement affecter le système de renseignement de la D�fense Aérienne, et devraient être étudi�s par des experts, peut-être sous l'ADC. Si les ovnis deviennent discr�dit�s en une réaction à la peur des "soucoupes volantes", ou si les canaux de signalement sont satur�s avec des signalements faux ou mal document�s, notre capacité à d�tecter une activité hostile sera réduite. Le Dr. Page note qu'un examen ou filtrage plus comp�tent des observations signalées à ou près de la source est nécessaire, et que ce peut être mieux accompli par une programme �ducatif.

Localisation g�ographique des observations non identifi�es

La carte prépar�e par l'ATIC montrant les localisations g�ographiques d'observations officiellement signalées et non inexpliqu�es (1952 seulement) a �t� examinée par la Commission. Cette carte montre des regroupements dans certaines régions strat�giques telles que Los Alamos. Ceci pourrait être expliqu� sur la base d'une garde attentive de 24-h et l'attention à des mesures de s�curit� près de tels endroits. D'un autre côté, il n'y a pas eu d'observations au voisinage d'établissements d'E.A. sensibles associés alors qu'il y a eut parfois des cas multiples d'observations inexpliqu�es dans des régions non strat�giques. De plus, il ne semble pas y avoir de relation logique avec les centres de population. La Commission ne peut trouver d'explication pr�te pour ces regroupements. Il a été not�, cependant, que si des artefacts terrestres devaient être observ�s il serait probable qu'ils seraient d'abord vus près de régions étrangères plutôt que le centre des U. S.

Instrumentation pour obtenir des donn�es

La Commission est d'opinion que le programme actuel de l'ATIC de placer 100 cam�ras st�r�o 35 mm peu co�teuses dans les mains de divers op�rateurs de tour de contrôle d'aéroports produirait sans doute peu de donn�es de valeur li�es aux ovnis. Cependant, il est reconnu qu'une telle action tendrait à apaiser la préoccupation du public pour le sujet jusqu'� ce qu'un programme �ducatif ait fait son effet. Il a été considéré que la fourniture de ces cam�ras a été en partie le résultat de la pression publique en Juillet 1952. Avec les piêtres résultats du programme de surveillage 24-h par instrumentation du Projet Twinkle long de 1 an (2 images de film ne montrant rien de distinguable), un programme �tendu d'observation du ciel n'est pas considéré comme pouvant rendre beaucoup de donn�es directes de valeur.

Il y a eu une discussion considérable sur la possibilité de "patrouille du ciel" par des astronomes amateurs (Hynek) et par des cam�ras à grand angle (Page). Le Dr. Page et le Dr. Robertson ont mis en avant qu'aujourd'hui une fraction considérable du ciel est connue ? et l'est depuis de nombreuses années ? sous surveillance chaque nuit claire dans plusieurs programmes d'observation de météores et aurores ainsi que des programme de cartographie du ciel dans les divers lieux listés ci-dessous. Bien que l'attention de ces astronomes soit largement orient�e vers les objets identifi�s plutôt que non identifi�s, aucun cas d'object non identifi� fon�ant n'est connu du Dr. Page ou du Dr. Hynek. Un tel objet aurait très certainement été signalé s'il avait été trouvé sur les plaques photographiques de patrouille. Un cas a été cité où un astronome a refus� d'interrompre son exposition pour photographier une observatoire supposée dans une partie différente du ciel. Ceci a amen� le Dr. Hynek à d�clarer que, si un programme d'observation pourrait être adjoint à des programmes astronomiques pr�vus, cela impliquerait un co�t faible et le personnel astronomique entra�n� pourrait photographier l'observation d'un objet non identifi�. La localisation de certain de ces programmes et leurs directeurs sont considérés être :

  1. Universit� de Harvard, Cambridge et Nouveau-Mexique (patrouille météores)-Whipple.
  2. Observatoire de Yerkes, Universit� of Chicago et Fort Davis, Texas (plusieurs programmes) ? Meinel (aurores), Kuiper (ast�ro�des), Morgan (cam�ra grand angle).
  3. Universit� d'Alaska, Fairbanks (aurores) ? Elvey
  4. Observatoire de Dominion, Ottawa (météores) ? Millman
  5. Observatoire de Palomar, Californie (carte du ciel) ? Minkowski
  6. Obseravtoire de Lick, Californie (carte du ciel) ? Shane

Il a été admis par la Commission qu'aucun programme soutenu par le gouvernement de patrouille optique du ciel au niveau national n'est valable à l'époque actuelle, et que l'encouragement des astronomes amateurs à entreprendre un tel programme pourrait avoir l'effet inverse de donner plus d'importance aux histoires de "soucoupes volantes" dans l'esprit du public. Cependant, la question de cam�ras des scope radar pour enregistrer des �chos radar particuliers servirait à plusieurs objectifs, dont la meilleure compréhension des interférences radar ainsi que l'identification d'ovnis.

Probl�me d'interférence Radar mutuelle

Ce problèmes caractéristique d'opération radar où le signal pulsant (d'approximativement la m�me fr�quence) depuis une station A peut être r�cup�r� sur l'�cran d'une station B et montrer une piste à haute vitesse ou une s�rie de points a été reconnue comme ayant probablement caus� un certain nombre de signalements d'ovnis. Ce problème a �t� soulign� par des informations re�ues indiquant la préoccupation de l'ADC à résoudre ce problème d'identification de signal avant l'utilisation en service d'appareils à très grande vitesse ou de missiles guid�s (1955 à 1956). Le Dr. Berkner pense qu'une réponse à ce problème a été l'utilisation d'un "filtre doppler" dans le circuit récepteur. Le Dr. Alvarez a sugg�r� que le problème pourrait être mieux adress� avec l'utilisation d'une "jitter contr�l�" où l'op�rateur recevant des "pistes très rapides" (de l'ordre de 1000 à 10000 miles/h) op�rerait un circuit qui alt�rerait l�g�rement le taux de fr�quence de pulsation de sa station. Si le signal re�u à l'�cran avait été caus� par une interférence mutuelle avec une autre station, la piste se montrerait alors à une distance différence du centre de l'�cran, si elle apparaissait encore. Le Dr. Alvarez a considéré que cette solution technique était plus simple et co�terait bien moins qu'un "filtre doppler".

Ph�nom�nes inexpliqu�s de rayons cosmiques

Deux cas signalés ont été examinés : 1, au Mont Palomar (Californie), en octobre 1949, lorsque des compteurs de rayons cosmiques ont d�passé leur échelle en quelques secondes apparemment alors qu'un "V" de soucoupes volantes était observ� visuellement ; et 2, une s�rie d'observation par l'"Association des Observateur d'Oiseaux de Los Alamos" de août 1950 à janvier 1951, lorsque des compteurs de co�ncidence de rayons cosmiques se sont comport�s étrangement. Des diagrammes des circuits et des enregistrements étaient disponibles pour ce dernier, et le Dr. Alvarez a rapidement put mettre en avant que les donn�es enregistr�es étaient sans aucun doute dues à des effets des instruments qui auraient été reconnus comme tels pour des observateurs plus expériment�s. L'implication que des effets radioactifs aient été corr�l�s avec des objets volants non identifi�s dans ces 2 cas a �t�, par conséquent, rejet�e par la Commission.

Programme �ducatif

Le concept de la Commission d'un large programme �ducatif int�grant les efforts de l'ensemble des agences concernées a été qu'il devrait y avoir 2 objectifs majeurs : formation et "d�montage". L'objectif de formation résulterait en la reconnaissance appropri�e d'objets illuminés inhabituellement (i.e., ballons, r�flexions d'avions) ainsi que de ph�nom�nes naturels (météores, boules de feu, mirages, nuages luminescents). Reconnaissance visuelle comme radar sont concernées. Il y aurait de nombreux niveaux dans une telle �ducation depuis le personnel enr�l� jusqu'au personnel de commandement et de recherche. L'importance relative et le degré d'explication des différents programmes correspondraient aux catégories de service (i.e., op�rateurs radar ; pilotes ; op�rateurs de tour de contrôle ; personnel du Corps des Observateurs au Sol ; et officiers et hommes enr�l�s dans d'autres catégories). Cette formation résulterait en une r�duction marqu�e des signalements caus�s par des erreurs d'identification et de la confusion résultante.

L'objectif de "d�boulonnage" résulterait en la r�duction de l'intérêt du public pour les "soucoupes volantes" qui �voque aujourd'hui une forte réaction psychologique. Cette �ducation pourrait être accomplie par des m�dias de masse comme la t�l�vision, le cin�ma, et les articles populaires. La base d'une telle �ducation serait de véritable récits de cas ayant d'abord sembl� intriguants mais expliqu�s par la suite. Comme dans le cas des tours de passe-passe, il y a beaucoup moins de stimulation si le "secret" est connu. Un tel programme devrait tendre � réduire la cr�dulit� actuelle du public et par conséquent leur susceptibilit� d'ourdir une propagande hostile. La Commission note que l'absence générale de propagande Russe bas�e sur un sujet avec de si nombreuses possibilités évidentes d'exploitation pourrait indiquer un possible politique officielle Russe.

Les Membres de la Commission ont eu diverses suggestions quant à la planification d'un tel programme �ducatif. Il a été fortement ressenti que des psychologues familiers avec la psychologie de masse devraient conseiller sur la nature et la port�e du programme. A cet effet, le Dr. Hadley Cantril (Universit� de Princeton) a été sugg�r�. Cantril est l'auteur de Invasion from Mars (une étude de la psychologie de panique, �crite sur la fameuse �mission de radio d'Orson Welles en 1938) et a depuis réalis� des études en laboratoire avanc�es dans le domaine de la perception. Les noms de Don Marquis (Universit� du Michigan) et Leo Roston ont été mentionnés et comme susceptibles d'être psychologues consultants. Egalement, une personne famili�re avec les techniques de communication de masse, peut-être un expert en publicité, serait utile. Arthur Godfrey a été mentionné comme un �ventuellement un canal de communication de valeur touchant une audience de masse de certains niveaux. Le Dr. Berkner a sugg�r� le Special Devices Center de la Marine US (ONR), Sands Point, L. I., comme une organisation potentiellement int�ressante pour assister un tel programme �ducatif. Les techniques d'enseignement utilisées par cette agence pour l'identification d'avions durant la dernière guerre ont été citées comme un exemple d'une tâche d'�ducation similaire. La Jam Handy Co. qui a réalis� les films de formation de la 2nde guerre mondiale (films de cin�ma et diaporamas) a également été sugg�r�e, ainsi que les dessins anim�s de Walt Disney, Inc.. Le Dr. Hynek a sugg�r� que les astronomes amateurs aux U.S. puissent constituer une source potentielle de talent enthousiaste pour diffuser la bonne parole. Il a été considéré que les clubs d'affaires, les lyc�es, collèges, et stations de t�l�vision seraient tous ravis de coop�rer à la prèsentation de films de type documentaire s'ils étaient prépar�es d'une manière int�ressante. L'utilisation de véritables cas montrant d'abord le "myst�re" puis l'"explication" serait d'une grande force.

La Commission est convaincue que la planification et l'ex�cution d'un tel programme ne serait pas chose ais�e. Le groupe d'enquête actuelle à l'ATIC devrait, nécessairement, être intimement int�gr� pour assistance par rapport non seulement aux cas historiques mais aussi aux cas actuels. Les cas récents sont probablement bien plus susceptibles d'être expliqu�s que les plus anciens; d'abord, en raison de l'expérience de l'ATIC et, ensuite, de leur connaissance des explications les plus plausibles. Le panel pense qu'une certaine expansion de l'effort de l'ATIC serait certainement nécessaire pour soutenir un tel programme. Il a été considéré innappropri� d'indiquer exactement quelle grandeur d'Organigramme serait requise. Le capitaine Ruppelt de l'ATIC à proposé officieusement, aux fins d'analyse et d'évaluation des signalements :

  1. un panel d'analystes de 4 officiers
  2. 4 officiers enquêteurs
  3. un officier de briefing
  4. un officier de liaison avec l'ADC
  5. un officier de donn�es m�t�o et ballons
  6. un consultant astronomique
  7. un chef de groupe, avec assistant administratif, commis d'archives et st�nographes.

Cette proposition a globalement rencontr� un commentaire favorable. La Commission considère que, avec le soutien de l'ATIC, le programme �ducatif de "formation et d�boulonnage" décrit ci-dessous pourrait être nécessaire pour un minimum de 1 an et demi à 2 ans. Au terme de cette période, les dangers li�s aux "soucoupes volantes" devraient s'être grandement réduits sinon �limin�s. La coopération d'autres services et agences militaires concernés (i.e., Federal Civil Defense Administration) serait nécessaire. Dans l'enquête sur les cas significatifs (tels que l'observation de Trementon, Utah) des expérimentations contr�l�es pourraient être nécessaires. Un exemple serait la photographie de "ballons oreillers" à différentes distances sous des conditions m�t�o semblables sur le site. L'aide de 1 ou 2 psychologues et r�dacteurs et d'un sous-traitant pour produire les films de formation serait de plus nécessaire. La Commission a considéré que les efforts de l'ATIC, temporairement �tendus comme nécessaire, pourraient être plus utiles en mettant en œuvre toute action en résultat de ses recommandations. L'expérience et les archives de l'ATIC pourraient être int�ressantes pour le programme d'�ducation du public comme celui de formation du service envisag�s. Le Dr. Robertson au moins est de l'opinion que, après que la cr�dulit� publique ait été att�nu�e et les organisations de service, telles que l'ADC, form�es pour exfiltrer les fausses observations les plus facilement expliqu�es, il y aurait toujours un rôle pour une section de l'ATIC de taille très modeste pour s'occuper du r�sidu d'éléments pouvant avoir une valeur de renseignement scientifique. Cette section devrait se concentrer sur le suivi �nergique (peut-être sur le conseil de membres qualifiés du Comit� de Conseil Scientifique de l'Air Force) de ces cas semblant indiquer des �lements �tayant des artefacts ennemis non conventionnels. Des signalements de tels artefacts seraient attendus principalement depuis des avant-postes occidentaux à une proximité bien plus proche du Rideau de Fer que Lubbock, Texas !

Groupes d'enquête officieux

La Commission a prit connaissance de l'existence de tels groupes comme le "Civilian Flying Saucer Investigators" (Los Angeles) et l'"Aerial Phenomena Research Organization (Wisconsin). Il a été considéré que de telles organisations devraient être surveill�es en raison de leur potentielle grande influence sur les pensées de masse si des observations r�pandues devaient intervenir. L'irresponsabilit� apparente et l'utilisation possible de tels groupes dans des buts subversifs devraient être gard�es à l'esprit.

Augmentation du nombre d'observations

Le consensus de la Commission a �t�, sur la base de l'histoire du sujet, que l'on peut raisonnablement s'attendre à une nouvelle augmentation du nombre d'observations cet Et�.

Tab A - Rapport de la Commission Scientifique sur les Objets Volants Non Identifi�s

  1. Suivant la demande du Directeur Adjoint du Renseignement Scientifique, la Commission soussign�e de Consultants Scientifiques s'est r�unie pour évaluer toute menace possible pour la s�curit� nationale posée par les Objets Volants Non Identifi�s ("Soucoupes Volantes"), et pour faire des recommandations dessus. La Commission a re�u les �lements tels que prèsent�s par les agences de renseignement inform�es, principalement le Centre de Renseignement Technique de l'Air, et a proc�d� à un examen d'une sélection des meilleurs incidents document�s.
  2. Comme résultat de ses considérations, la Commission conclut :
    1. Que les éléments prèsent�s sur les Objets Volants Non Identifi�s ne prèsentent aucune indication que ces ph�nom�nes constituent une menace physique directe pour la s�curit� nationale.
    Nous pensons fermement qu'il n'y a pas de residu de cas indiquant des ph�nom�nes attribuables à des artefacts étrangers capables d'actes hostiles, et qu'il n'y a pas de preuve que le ph�nom�ne indique le besoin d'une r�vision des concepts scientifiques actuels.
  3. La Commission conclut par conséquent :
    1. Que l'importance continuelle sur le signalement de ces ph�nom�nes, dans ces temps p�rilleux, résulte en une menace pour le fonctionnement ordonn� des organes protecteurs de la politique de la nation.
    Nous citons comme exemples l'obstruction de canaux de communication par des signalements non pertinents, le danger d'être dirig� par de fausses alarmes continuelles pour ignorer de réelles indications d'action hostile, et l'entretien d'une psychologie nationale morbide dans laquelle une propagande hostile talentueuse pourrait induire un comportement hyst�rique et une perte de confiance dommageable en l'autorit� de service constitu�e.
  4. Afin de renforcer plus efficacement les dispositifs nationaux pour la reconnaissance opportune et la prise en charge appropri�e de véritables indications d'action hostile, et de minimiser les dangers concomitants référenc�s ci-dessus, la Commission recommande :
    1. Que les agences de s�curit� nationale entreprennent les actions indispensables pour d�pouiller les Objets Volants Non Identifi�s du statut spécial qu'ils ont re�u et l'aura de myst�re qu'ils ont malheureusement acquise ;
    2. Que les agences de s�curit� nationale instituent des politiques sur le renseignement, la formation et l'�ducation du public con�ues pour préparer les défenses matérielles et le moral du pays pour reconnaêtre plus promptement et pour r�agir plus efficacement à de véritables indications d'intention ou d'action hostile.

Nous sugg�rons que ces objectifs puisse être achev�s par un programme int�gr� con�u pour rassurer le public sur l'absence totale de l'indice de forces inamicales derri�re le ph�nom�ne, pour former le personnel à reconnaêtre et rejeter les indications fausses rapidement et de manière efficace, et pour renforcer les canaux normaux pour l'évaluation et la réaction rapide à de véritables indications de mesures hostiles.

/s/ Lloyd V. Berkner
Associated Universities, Inc.

/s/ H. P. Robertson, Président
California Institute of Technology

/s/ S. A. Goudsmit
Brookhaven National Laboratories

/s/ Luis W. Alvarez
University de Californie

/s/ Thornton Page
Universit� Johns Hopkins

Tab B - Panel de Conseil Scientifique sur les Objets Volants Non Identifi�s

14-17 Janvier 1953

NCAS Editor's Note: Le tableau B n'était pas inclus dans le rapport Condon d'origine. L'élément d�sign� dans le texte comme TAB 'B' était en fait TAB 'C', la liste de documents, comme indiqu� dans l'INDEX du Rapport Robertson affiché ci-avant. En raison de cette omission, le TAB 'B' tel qu'il appara�t ici n'est pas pagin�; la pagination d'origine Condon la r�sume en TAB 'C'.

Membres
Organisation Domaine de comp�tence
Dr. H. P. Robertson California Institute of technology Physique, systèmes d'armement (Président)
Dr. Luis W. Alvarez Universit� de Californie Physique, radar
Dr. Lloyd V. Berkner Associated Universities, Inc. G�ophysique
Dr. Samuel Goudsmit Brookhaven National Laboratories Structure atomique, problèmes statistiques
Dr. Thornton Page Office of Research Operations, Universit� Johns Hopkins Astronomie, Astrophysique
Membres associés
Dr. J. Allen Hynek Universit� de l'Etat d'Ohio Astronomie
M. Frederick C. Durant Arthur D. Little, Inc. Fus�es, missiles guid�s
Auditionn�s
Brigadier-général William N. Garland général commandant, ATIC Renseignement scientifique et technique
Dr. H. Marshall Chadwell Directeur adjoint, O/SI, CIA Science et renseignement scientifique
M. Ralph L. Clark Deputy Assistant Director, CIA Renseignement scientifique et technique
M. Philip G. Strong Chief, Operations Staff, O/SI, CIA Renseignement scientifique et technique
M. Stephen T. Possony Acting Chief, Special Studies Group, D/I USAF Renseignement scientifique et technique
Capitaine Edward J. Ruppelt, USAF Chief, Aerial Phenomena Branch, ATIC, USAF Renseignement scientifique et technique
M. Dewey J. Fournet, Jr. The Ethyl Corporation Ing. A�ro
Lt. R. S. Neasham, USN Laboratoire d'Interpr�tation Photo de l'USN, Anacostia Interpr�tation photo
M. Harry Woo Laboratoire d'Interpr�tation Photo de l'USN, Anacostia Interpr�tation photo

Tab C - Commission de Conseil Scientifique sur les Objets Volants Non Identifi�s

14-17 Janvier 1953

El�ments prèsent�s

  1. 75 récits de cas d'observations de 1951 à 1952 (sélectionnés par l' ATIC comme les mieux document�s).
  2. Rapports de statut et d'avancement de l'ATIC du projet Grudge et du projet Blue Book (noms de code pour l'étude de l'ATIC sur le sujet).
  3. Rapports d'avancement du projet Stork (nom de code pour le travail contractuel du Battelle Memorial Institute aidant l'ATIC).
  4. Rapport de Synth�se des Observation à la Base Air Force de Holloman (Nouveau-Mexique).
  5. Rapport du Centre de Recherche de l'USAF, Cambridge (Massachussetts), Investigation sur les Ph�nom�nes de "Boules lumineuses vertes" (projet Twinkle).
  6. Outline d'une investigation sur les ovnis proposée par la base a�rienne de Kirtland (Projet Pounce).
  7. Films des observations à Tremonton, Utah, 2 Juillet 1952 et Great Falls, Montana, Ao�t 1950.
  8. Rapport de synth�se de 89 cas sélectionnés d'observations de diverses catégories (formations, lumi�res clignotantes, survol, etc.).
  9. Brouillon du manual: "How to Make a FLYOBRPT," prépar� à l'ATIC.
  10. Graphique Showing Plot of Geographic Location of Unexplained Sightings in the United States during 1952.
  11. Chart Showing Balloon Launching Sites in the United States.
  12. Charts Showing Selected Actual Balloon Flight Paths and Relation to Reported Sightings.
  13. Charts Showing Frequency of Reports of Sightings, 1948-1952.
  14. Charts Showing Categories of Explanations of Sightings.
  15. Kodachrome Transparencies of Polyethylene Film Balloons in Bright Sunlight Showing High Reflectivity.
  16. Film de mouettes dans la lumi�re brillante du soleil montrant une haute r�flectivit�.
  17. Rapports de renseignement sur l'intérêt de l'USSR pour les observations US.
  18. Samples of Official USAF Reporting Forms and Copies of Pertinent Air Force, Army and Navy Orders Relating to Subject.
  19. Sample Polyethylene "Pillow" Balloon (54 inches square).
  20. "Variations in Radar Coverage," JANP 101 (Manual illustrating unusual operating characteristics of Service radar).
  21. Miscellaneous official letters and foreign intelligence reports dealing with subject.
  22. Copies of popular published works dealing with subject (articles in periodicals, newspaper clippings and books).