Voici des réponses aux questions les plus fréquemment posées. Il ne s'agit généralement pas de donner des réponses définitives, mais plutôt de décrire un éventail de réponses proposées dans le milieu ufologique, et de poser les bases d'une discussion.

Que sont les ovnis ?

Les ovnis, mieux décrits sous le terme de PAN, regroupent toute une variété de phénomènes différents. Certains finissent pas être identifiés (phénomènes naturels, avions, canulars, etc.), tandis que d'autres restent encore inexpliqués. Il est donc impossible de fournir une réponse unique à cette question. Les ovnis sont : plein de choses, dont des choses compréhensibles et des choses difficilement compréhensibles.

Pourquoi n'arrive-t-on pas à résoudre le mystère des ovnis ?

Il y a plusieurs approches du problème qui sont effectivement vouées à l'échec :

Croyez-vous aux ovnis ?

La particularité de la croyance est de ne pas nécessiter de preuve. C'est ce qu'on appelle "la foi" en religion. On croit en un mythe, une rumeur ou une religion par conviction, par intuition, mais sans jamais demander de preuve indubitable. C'est de l'ordre de l'intime, et personne n'a à revenir là-dessus. Que les croyants croient, que d'autres croient le contraire, c'est leur affaire, et rien que la leur.

RR0 aborde quant à lui la question des ovnis de manière différente, en marge de toute croyance. Il s'agit simplement de chercher à comprendre un phénomène inexpliqué. Une telle approche implique notamment de ne pas considérer qu'une seule d'explication du phénomène, mais toutes. Etudier les ovnis n'est donc pas croire en une explication particulière, mais chercher à expliquer. Diverses théories d'explications existent dans le milieu ufologique, et l'hypothèse extra-terrestre n'est pas la seule qui y soit défendue.

Pourquoi n'y a-t-il pas d'études sérieuses sur les ovnis ?

Tout d'abord il y a eu plusieurs études sérieuses - ou se présentant comme telles - sur les ovnis. Il s'agit notamment de :

Ainsi que les travaux individuels de scientifiques tels que Condon, Hynek, McDonald.

Cependant il reste vrai que la communauté scientifique dans son ensemble n'a jusqu'ici accordé que très peu d'attention au sujet des ovnis, aussi n'y a-t-il pas de consensus informé sur la base d'études scientifiques, car :

  • la recherche n'est pas soutenue pas des fonds publics : c'est vrai. Néanmoins, quelques chercheurs ont réussi à mener à bien des projets individuels à petite échelle. On notera que les projet GEPAN/SEPRA en France et Hessdalen en Norvège ont reçu une certaine aide publique. Plus récemment, une modeste recherche officielle a été entreprise au Chili. Il n'y a cependant pas de comparaison possible entre le soutien accordé à ces chercheurs et celui dont bénéficie ne serait-ce qu'un sous-secteur de l'astronomie ou de la géophysique.
  • on présume qu'il n'y a pas de données valant d'être examinées : cela est dementé par le panel de Pocantico, qui recommande que de future études se concentrent sur des cas qui comportent autant de données physiques que possible, aussi que des témoignages crédibles.
  • on peut avoir l'impression que le projet Colorado et le rapport Condon ont réglé la question : le point est rejeté en considérant le rapport Kuettner, entre autres (voir les détails du projets pour sa critique).
  • l'intérêt pour la question est considéré comme "peu respectable" :

Pourquoi les ovnis se ressemblent-ils tous ?

D'abord, tous les ovnis ne sont pas identiques. Si l'image d'épinal — et une majorité d'observations il est vrai — les décrit sous forme de "soucoupes" ou objets lenticulaires, on en trouve de nombreux autres à l'apparence de cigares, sphères, ovoïdes, ou celle d'une simple lumière monochromique ou de différentes sources colorées.

Ce fait est parfois cité comme une preuve du manque d'imagination de témoins, soit affabulateurs, soit victimes de leur inconscient — et ce au mépris des traces physiques laissées au sol, des échos radars ou films video enregistrés, comme de coutume. Mais considérerait-on comme sans imagination un indigène éloigné de toute civilisation s'il décrivait systèmatiquement les mêmes grands oiseaux passer au-dessus de sa forêt ? Ne le décrirait-ils pas toujours de la même façon, avec leurs deux grandes ailes et leurs deux petites à l'extrémité de leur queue, et le vacarme assourdissant qui accompagnait toujours leur vol ? Il est vrai qu'il pourrait citer des variantes : certains avaient des griffes sur leurs ailes, tournant très vite, mais on en voit de moins en moins. Aujourd'hui, ils sont plus fins et argentés, et volent beaucoup plus vite.

Outre cette objection, on parle aussi parfois des problèmes d'aérodynamisme et de propulsion liés à la forme de soucoupe (je ne m'y connais pas plus que le commun des mortels en aérodynamisme, mais je pensais tout de même qu'une telle forme ovoïde, vers laquelle tendent toutes nos voitures d'aujourd'hui, n'était pas un si mauvais parti en matière de pénétration dans l'air, mais bon, passons). J'ose toutefois espérer que des être aussi technologiquement avancés que le doivent être des extraterrestres nous visitant sont passés depuis longtemps à d'autres méthodes de propulsion que celles que nous utilisons actuellement. On peut en effet raisonnablement supposer que de tels engins utilisent des méthodes plus évoluées, liées à la manipulation de l'espace-temps, ou plus simplement de la MHD, technique de propulsion déjà expérimentée aujourd'hui et amenant l'air (ou plutôt l'absence d'air) à aspirer le véhicule plutôt que le véhicule à pénétrer dans l'air. Notons au passage qu'une telle technique implique la ionisation de particules aux abords de l'engin, produisant ainsi une luminescence caractéristique pouvant être mise en correlation avec celle observée chez les ovnis.

Pourquoi des extraterrestres nous ressembleraient-ils ?

C'est une des questions les plus controversées. Il est vrai que les occupants d'ovnis, lorsque les témoins ont l'occasion de les apercevoir, ont la plupart du temps une apparence humanoïde (un tronc, 2 bras, 2 jambes), même s'ils possèdent diverses autres différences telles que l'aspect de leur tête (forme souvent macrocéphale, yeux grands et en amande, bouche mince, nez petit, voire presque inexistant), de leur corps (plus grand, ou plus souvent plus petit), ou de leurs membres (nombres de doigts), de leur pilosité, etc.

Cette apparence, relativement proche de la nôtre, est-elle probable ? Cette question a souvent été évacuée à l'aide d'arguments tels que l'anthropomorphisme, la pâle copie d'oeuvres de science-fiction, et le manque d'imagination en général. Ce reproche est d'ailleurs fait aussi bien aux scientifiques amateurs de théories exobiologiques qu'aux personnes affirmant avoir observé de tels êtres de leur propres yeux, de surcroit dans des appareils ayant, eux aussi, une forme redondante.

Cette contestation systématique de la similitude repose sur un postulat simple : l'univers étant virtuellement infini, il ne peut être habité que par une infinité de formes de vie différentes. Nous ne représentrions qu'un exemple de forme de vie bien spécifique, issu d'un contexte bien spécifique, et la probabilité pour la nature de générer une forme de vie semblable à la nôtre serait pratiquement nulle.

Ce raisonnement paraît bien simpliste, contradictoire, et basé sur des données inexactes.

En effet, si l'on fait l'inventaire, justement, des données dont nous disposons, nous nous apercevons que nous n'avons à ce jour observé qu'une seule forme de vie intelligente : nous-même. Ce simple fait aurait déjà dû évoquer chez les esprits simplites un calcul de probabilité simple : dans l'état actuel de nos connaissances, le nombre de possibilités se résumé à 1, et l'on pourrait d'ors-et-déjà faire le calcul simpliste de la probabilité d'une forme d'une vie extraterrestre : identique à la nôtre. Même en imaginant rencontrer, au contraire, une forme de vie totalement différente de la nôtre, cela laisserait une probabilité de 50 % à la forme de vie humaine, puis 33 % si l'on en rencontre une troisième, etc, le domaine des possibles augmentant de 1 à chaque fois. Mais empressons-nous d'avouer, bien volontiers, que ce raisonnement est, lui aussi, simpliste. Il s'agit d'une réponse simpliste à une argumentation simpliste.

Si l'on choisit maintenant d'attaquer le fond du problème, on réalise bien vite qu'il ne s'agit pas de savoir si "Dieu joue aux dés" comme disais Einstein avec la vie, mais bien de déterminer, au travers de notre définition de la vie intelligente, quels sont les caractéristiques qui lui sont favorables, voire nécessaires.

Peut-être une bonne manière, bien que peu poétique, d'illustrer le processus aboutissant à la vie intelligente est de le considérer comme une fonction, au sens mathématique du terme. Cette fonction prend en paramètre le temps, et exploite diverses constantes représentant le contexte initial, propice ou non à l'émergence de la vie intelligente. Une caractéristique importante de cette image réside dans la formule de la fonction, qui est constante : comme tout système, l'univers à ses lois. Nous en avons découvert une partie, et, pour l'instant, aucune ne semble varier. Pour autant que nous le sachions, les lois de notre univers sont immuables. Parmi ces lois, il en existe une, ou une série, définissant les conditions nécessaires à l'émergence de la vie, et d'autres, plus spécifiques encore, définissant celles nécessaires à l'émergence de la vie intelligente. Si l'univers offre une infinité de contextes différents, cela ne signifie pas pour autant que ces contextes s'appliquent à des lois différentes. Une infinité de contextes s'appliquent aux mêmes lois, dont celle de la vie.

Une seconde étape consiste à se remémorer le principe de causalité, lui aussi encore incontesté : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ceci signifie que les mêmes contextes produisent les mêmes formes de vie. Si l'on prend l'infinité - infinité contestable d'ailleurs - de contextes que l'univers est susceptible de fournir, il en est une partie qui est propice de développement de la vie, et une partie plus réduite propice au développement de la vie intelligente. Pour reprendre l'image de la fonction, nous dirons que ces contextes font partie du domaine de définition de la fonction vie. Toute la question réside alors dans la largeur de ce domaine de définition. Plus les conditions nécessaires à la vie intelligente sont exigeantes, et plus ce domaine sera restreint. Plus ce domaine est restreint, et plus les résultats de la fonction sont semblables. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et des causes semblables produisent des résultats semblables.

Je ne serais donc pas étonné, s'il m'arrivait de rencontrer un être extraterrestre, de trouver un grand nombre de similitudes avec lui, simplement parce que sa fonction dans le système que représente l'univers est proche de la mienne, et qu'il doit donc répondre à des contraintes semblables.

Un dernier point peut être évoqué : la science à beau proposer des lois, des théories ou des postulats, elle se doit de les reconsidérer lorsqu'elle est confrontée à des faits en contradiction avec ces lois. Si nous venons à rencontrer des êtres à forme humanoïde (certains déclarent l'avoir déjà fait), il nous faudra bien y trouver une explication. Si nous sommes un jour confrontés à des appareils extraterrestres ayant toujours la même forme, il faudra aussi y trouver une raison. La différence fait peur parce qu'évoquant l'inconnu, mais il semble que la similitude effraie aussi par les questions qu'elle pose.

Pourquoi des vaisseaux spatiaux extraterrestres s'écraseraient-ils ?

Il peut en effet sembler étonnant que des engins supposés posséder une technologie plus avancée que la nôtre puissent s'écraser comme de simples avions.

Une des hypothèses avancées à ce sujet est que, ces appareils ayant la mauvaise habitude de se trouver près d'installations militaires (au Nouveau Mexique par exemple), il soit possible que les ondes émises par les installations radar de grande puissance situées dans leur environnement interfèrent sur le mécanisme contrôlant ces appareils. C'est en l'occurence ce qui est laissé entendre dans des documents sujets à caution, comme certains documents MJ à propos de l'incident de Roswell. Nous nous trouverions donc devant des appareils, soit sensibles à des effets inopérants sur des appareils terriens évoluant dans les mêmes zones, soit osant voler dans des zones dangereuses pour tous types d'appareils et ce à plusieurs reprises même après un premier crash - faut être bête, à moins d'améliorer la technologie des appareils, et dans tous les cas devant des êtres incapables de résoudre ce problème technique.

Face à cette hypothèse discutable, on en trouve d'autres : des humains dans le secret - militaires généralement - auraient trouvé le moyen de faire s'écraser ces appareils. Cela impliquerait toutefois que nombre de pays disposent de ces moyens probablement techniquement complexes et couteux, ce qui est peu probable, en particulier aux alentours des zones de crash répertoriées, dans quelque jungle ou désert aride. Mais après tout, ne sont-ce pas des endroits idéaux pour des installations secrètes ? Enfin, tout simplement, les crashes seraient ceux d'appareils top secret bien terriens. Mais pourquoi ne pas invoquer simplement le "secret défense" pour couper court aux hypothèses ufologiques ?

Peut-être cette question est-elle celle apportant le plus de l'eau au moulin d'une autre hypothèse de complot : celui visant à nous faire croire que les ovnis existent, dans quel but obscur. Les histoires de crashes ne seraient alors que des inventions orchestrées par les services secret de quelque(s) pays, afin de nous conditionner à un comportement quelconque - soumission, apathie... - face à la reproduction programmée de tels phénomènes. Il peut également être interressant pour des dirigeants militaires d'étudier la réaction de soldats face à l'apparition d'un ovni. S'ils n'osent pas tirer sur ces êtres venus d'un autre monde, n'est-ce pas là un avantage tactique pour le simulateur d'ovni ?

Pourquoi des extraterrestres ne montreraient pas au grand public ?

C'est la question de Fermi : S'il sont partout, où sont-ils ?, répondant à la théorie communément admise que, étant donné le nombre de galaxies dans l'univers (100 milliards) et le nombre d'étoiles dans chaque galaxie (100 milliards également), la vie s'est très certainement développée ailleurs, y compris la vie "intelligente". Si l'on ajoute un modèle de colonisation de la galaxie de proche en proche sur des dizaines de milliers d'années, on en conclut que notre galaxie devrait d'hors et déjà être colonisée et que nous devrions déjà avoir connaissance d'autres civilisations.

La question est pertinente. Dans le cadre de l'Hypothèse Extra-Terrestre, plusieurs thèses sont avancées.

Le choc culturel

L'histoire de notre monde nous l'a souvent prouvé, les races primitives, en général, n'ont pas survécu à la rencontre avec des civilisations plus avancées. Les anthropologistes appellent cela le "choc culturel", et, dans l'hypothèse où l'humanité devrait rencontrer une civilisation extraterrestre, nous devrions nous y préparer.

Un tel choc ne serait d'ailleurs certainement pas que culturel, mais aussi un boulversement social et économique majeur pour la planète.

d'autant plus dans le cadre de la thèse du "complot" où la volonté de garder le secret vient plus d'autorités supérieures humaines que du côté des hypothétiques extraterrestres. Toujours dans le cadre de cette thèse, ces autorités auraient négocié avec nos visiteurs un délai de préparation du public à la nouvelle, afin d'éviter un boulversement culturel, social et économique majeur pour la planète. C'est dans cette phase que nous nous trouverions actuellement, où médias, films, actualité, magazines, débats et ouvrages divers seraient volontairement ou involontairement influencés pour démocratiser l'idée de l'existence et de l'arrivée sur Terre d'êtres extraterrestres.

La loi

Selon une autre thèse, celle d'extraterrestres "bienfaiteurs", nous serions protégés de toute intervention extérieure par une loi "cosmique" visant à faire respecter un principe de non-ingérence entre civilisations du cosmos. Nous n'aurons donc connaissance de nos "frères de l'espace" que lorsque nous seront capables d'aller les voir, moment auquel nous seront accueillis dans cette bienveillante "confédération galactique". Force est toutefois admettre que, d'après le nombre d'observations recensé, cette règle de "non-ingérence" à été maintes et maintes fois transgressée !

L'évolution

Une dernière thèse considère que nous serions nous-même le produit d'une civilisation extraterrestre, et que notre évolution ferait partie du système. La plupart des religions et des phénomènes perçus comme miracles ne seraient alors que la manifestation de ces initiateurs et surveillants du système "Terre". A quoi doit aboutir ce système ? Quelle type d'êtres humains doit-il engendrer, selon le programme de ces "créateurs" ? Peut-être ne constituons-nous qu'une machine à réfléchir exploitée par d'autres, peut-être ne devons-nous que prendre soin de la planète, peut-être devons nous devenir des êtres encore "meilleurs" que nos créateurs eux-mêmes.

Pourquoi les autorités chercheraient-elles à cacher la vérité sur des extraterrestres ?

En supposant que les autorités aient effectivement quelque chose à cacher au public concernant les ovnis et/ou extraterrestres, on peut imaginer ce que ces autorités auraient à craindre si le grand public venait à apprendre un beau matin que des extraterrestres existent bien - comme nous le supposions - qu'ils nous surveillent ou sont arrivés sur terre depuis longtemps et que les gouvernements en place collaborent en secret avec eux depuis plusieurs dizaines d'années :

  • La fin de la confiance : Après un mensonge pareil, les gouvernements perdraient toute crédibilité auprès du public.
  • La panique : Ensuite un inévitable facteur de panique, ainsi qu'un renversement total des valeurs. Que ceux qui n'y croient pas se remémorent les effets dévastateurs dur canular radiophonique involontaire d'Orson Welles en 1934 : paniques, folies et suicides.

Serions-nous donc alors condamnés, de par notre immaturité supposée, à ignorer à jamais tout contact éventuel avec une civilisation extraterrestre ? Probablement non, la situation du secret n'étant pas viable à long teme. La seule solution serait alors d'habituer le public à cette idée boulversante de manière progressive, afin d'éviter toute réaction brusque.

Le fait que nous soyons actuellement en cours de "conditionnement" à cette idée, principalement au travers des organes médiatiques modernes (télévision, cinéma, livres), est une théorie actuelle.

Comment un secret aussi important pourrait-il filtrer ? Comment un secret aussi important pourrait-il ne pas filtrer ?

On remarquera tout d'abord que la question inverse est tout aussi souvent posée : comment un secret aussi important pour l'humanité aurait-il pu être gardé ? Une chose est certaine cependant, si ce secret existe, il a été mal gardé ; et s'il n'existe pas, nous sommes manipulés (par nous-mêmes ?).

Pourquoi les ovnis n'apparaissent-ils qu'aux USA ?

Tout d'abord, les ovnis n'apparaissent pas qu'aux Etats-Unis. Si on en observe effectivement beaucoup dans ce pays, on en rapporte également en France, Grande-Bretagne, Espagne, Scandinavie, Russie, Afrique du Nord, Afrique du Sud, l'Afrique Centrale, Japon, Nouvelle-Guinée, Australie et Nouvelle-Zélande, Brésil, Chili, et Amérique Centrale.

On a cependant l'impression que, malgré tout, l'essentiel de l'actualité ufologique émane des Etats-Unis depuis le début des années 1980s. Comment expliquer cela ?

Il est tout d'abord indéniable que les américains sont très friands de ce genre de phénomène. Les théories de conspirations ont toujours eu un grand succès chez ceux-ci et l'un des principaux hobbies d'une frange d'américains extrêmistes est depuis de nombreuses années d'accuser leur gouvernement des pires machinations. De cet intérêt particulier naît donc un écho amplifié, dont ne bénéficient pas d'autres pays et d'autres cultures moins rompues au battage médiatique. Ce fait est d'ailleurs indépendant d'une hypothèse extraterrestre ou non.

Ceci s'il l'on considère l'HET, ont peut imaginer des extraterrestres préferrant s'intéresser, voire traiter avec les USA en raison de la position de leader dans le monde sur de nombreux domaines (militaire, scientifique en particulier). Toutefois il semble peu crédible qu'ub pays choisisse de traiter un contact d'une telle importance tout seul [Marchetti]. Il semble également tout aussi peu crédible que l'ensemble des autres pays n'en arrive pas à découvrir le pot aux roses. Une fois celui-ci découvert, et dans l'hypothèse d'une volonté de dissimulation de l'événement de la part de ces pays, la focalisation du phénomène sur un pays donné pourrait être une stratégie de décrédibilisation efficace en vue de conserver le secret. Mais ceci relève du machialvélique, voire de la paranoïa.

Pourquoi les ovnis n'apparaissent-ils qu'à notre époque ?

Une réponse similaire à la question précédente pourrait être avancée. Notre époque, médiatique à excès, offrant une capacité de communication évidemment inégalée jusqu'alors (cette page en est un exemple), est capable de donner un écho mondial à un événement isolé.

Ainsi, on ne sera pas étonné d'apprendre que de nombreuses manifestations d'ovnis, ou apparentées à des ovnis, n'ont pas attendu notre époque pour avoir lieu, remontant, selon les sources, au moyen-âge, voire à des dizaines de milliers d'années. Les origines de ces phénomènes antérieurs supposés ne seraient d'ailleurs pas forcément les mêmes que ceux que nous pouvons connaître aujourd'hui.

Pourquoi des extraterrestres visiteraient-ils la Terre ?

L'univers est effectivement bien grand, et il y aurait donc bien d'autres choses plus intéressantes que nous dans cet univers. Des choses bien plus intéressantes qu'une civilisation en plein évolution et une planète pleine de ressources.

Ceci étant dit, ne sachant toujours pas si nous sommes seuls dans l'univers, nous ne pouvons qu'avoir encore bien moins de certitudes quant à notre intérêt par rapport à d'autres phénomènes biologiques ou non de l'univers. Ce type de question est donc semblable à celle de l'anthropomorphisme, et sa réponse aussi : si l'on peut considérer comme anthropocentriste l'idée que des extraterrestres trouvent un intérêt à nous visiter, tout aussi anthropocentriste est celle considérant qu'ils auraient un intérêt à ne pas le faire !

Pourquoi des ovnis enlèveraient-ils des gens ?

Pourquoi des ovnis mutileraient-ils du bétail ?

C'est un grand mystère. L'hypothèse des expériences scientifiques ou génétiques (le boeuf étant génétiquement extrêmement proche de l'homme) tiens aussi peu debout que lorsqu'elle s'applique aux petits extraterrestres ramasseurs de fleurs ou de pommes de terres. Depuis les siècles qu'ils récoltent ces échantillons, gageons que leurs analyses ont abouti. Même si l'on tente d'accepter cette explication, il reste difficile de comprendre pour quelle raison ces êtres n'élèveraient-ils pas eux-même leur propre bétail cobaye, au sein de quelque endroit désert ou souterrain leur tenant lieu de base secrète. Pourquoi venir les chercher la nuit chez des fermiers américains ? Pourquoi les vider de leur sangs ? Pourquoi découper uniquement les muqueuses ?

Cela reste un grand mystère. Encore une fois, les questions sans réponses ont l'inconvénient de n'en laisser qu'une probable : la manipulation. Mais dans quel but ?