Roswell, à mon avis, est une impasse. C'est une erreur tactique majeure que de baser l'argumentaire en faveur des ovnis uniquement sur un cas qui dispose de si peu d'éléments scientifiques et est entouré de tant de témoignages si ambigüs et contradictoires Vallée, J.: "Jacques Vallée - A Man of Many Dimensions", Sub Rosa n° 4, 2006-03

Roswell est défendue par certains Bourdais, Gildas:, Stanton T. Friedman comme une icône de l'ufologie, quitte à en faire l'arbre qui cache la forêt. Le grand public a assimilé le terme à la créature présentée par Pradel, sans comprendre qu'il s'agissait du nom de la ville près de laquelle une mystérieuse épave fut retrouvée écrasée.

Les événements

Différents lieux de crash rapportés

Déflagration

Le , au nord-ouest de Roswell (Nouveau Mexique), par temps orageux, le fermier William Ware Brazel, entend une violente déflagration.

Découverte

Dès le lendemain, au petit matin du , il découvre sur ses terres un amas de débris provenant d'un objet qu'il ne parvient pas à identifier. Après avoir récupéré quelques-uns des matériaux, Brazel se rend chez ses voisins, Floyd et Loretta Proctor, et leur fait part de sa découverte.

Signalement

Le , venant avec le projet d'acheter un nouveau pickup Jeep, Brazel arrive dans son camion à Roswell (comté de Chaves), emportant avec lui des échantillons de débris. Il commence par contacter le bureau météo de la ville, qui lui conseille de s'adresser plutôt au sheriff du comté, George Wilcox.

Ensemble, ils appellent la base militaire de Roswell. L'officier de renseignement de la base, Jesse A. Marcel, vient à peine de poser son plateau au Club des officiers qu'on le prévient de l'appel. Au bout du fil, Wilcox, avec Brazel à ses côtés :

Il y a ici un homme, un fermier, qui est venu à la ville pour vendre ses laines. Il vient juste de tondre son mouton, et il m'a dit quelque chose d'étrange et vous devriez être au courant de cela.

Eh bien, je suis toutes ouies.

Le nom de cet homme est Brazel. Il dit avoir trouvé quelque chose sur sa ferme qui s'est écrasé, le jour d'avant ou quelques jours avants, et il ne sait pas ce que c'est. Il dit que que cela pourraît bien être intéressant que vous enquêtiez dessus. Je sais que vous êtes l'officier de renseignement de la base.

Bon, bien... où puis-je le rencontrer ?

Eh bien, il va partir d'ici ou , mais il est à mon bureau en ce moment. Si vous voulez venir et lui parler maintenant, il sera là à vous attendre.

Frank Joyce appelle comme à son habitude le shériff en quête de nouvelles. Wilcox lui parle de l'histoire Brazel qui est à côté de lui, et Joyce interroge Brazel par téléphone.

Marcel arrive et Brazel lui raconte tout. Marcel, considérant que l'avis de son colonel est nécessaire, propose à Brazel de l'accompagner à la base. Brazel, qui a des choses à faire en ville, propose plutôt qu'ils se retrouvent dans 1 h. Un rendez-vous est entendu au bureau de Wilcox.

De retour à Roswell AFB, Marcel parle de l'affaire au colonel William Hugh Blanchard, qui recommande de partir sur les lieux avec le personnel nécessaire. Marcel repart avec le capitaine Sheridan Wear Cavitt, du CIC. Il retrouvent Brazel comme prévu, et partent tous les 3 vers les lieux du crash. Il arrivent cependant trop tard, et doivent passer la nuit dans la cabane de Brazel.

Champ de débris

Maggie et William Brazel
La cabane où Brazel vivait, et où Marcel et Cavitt ont dû passer la nuit du 6
Le site supposé du crash aujourd'hui
Le site du crash

Le , Brazel amène sur les lieux du crash Marcel et Cavitt, qui passent leur journée à ramasser les débris.

En soirée, Brazel est interviewé (enregistré mais jamais diffusé) au domicile de Walt Whiltmore, le propriétaire de KGFL.

A l'occasion de son retour à la base tard dans la nuit, Marcel fait une halte à son domicile, dans la ville de Roswell. Il est du matin, mais l'incident lui semble suffisamment extraordinaire pour qu'il réveille sa femme et son fils, fier de pouvoir leur montrer les vestiges d'une "soucoupe volante".

Communiqués

Les événements s'accélèrent le Blanchard organise une réunion avec les principaux officiers de la base afin de discuter de l'affaire. Il ordonne au major Edwin Easley de placer des postes de garde sur les routes accédant au champ de Brazel. Cavitt, lui, retourne sur le lieux du crash, accompagné du sergent-chef Lewis Rickett.

Extrait du Times de Londres, le 8 Juillet
Extrait du Times de Londres du 8

A (vers midi ?), il appelle le lieutenant Walter G. Haut, l'officie r chargé des relations publiques, pour lui demander de rédiger un communiqué annonçant la capture d'un disque volant et l'apporter lui-même à la presse Roswell Statement, San Francisco Chronicle, 9 juillet 1947 "Une 'soucoupe volante' tombe entre les mains des Américains", Le Parisien Libéré, 9 juillet 1947. Lorsque Haut demande s'il peut voir l'objet, Blanchard lui répond que c'est impossible.

Haut apporte le communiqué peu avant à la presse : les radios KGFL, George Walsh de KSWS qui transmet la nouvelle à l'AP, puis Arthur Quiddy au Roswell Morning Dispatch, un journal du matin qui ne peut donc plus publier la nouvelle. Le jour-même, le Roswell Daily Record publie la nouvelle en couverture "RAAF Captures Flying Saucer On Ranch in Roswell Region", Roswell Daily Record, 8 Juillet 1947.

L'après-midi, les militaires de Roswell confisquent à Whiltmore la bande enregistrée de l'interview qu'il a faite de Brazel.

Transport pour analyse

, un bombardier B-29 décolle de la base de Roswell avec à son bord Marcel et quelques sacs de débris. Un 2nd appareil emporte un container scellé, également chargé de l'étrange marchandise. A peine arrivé à Fort Worth, ce précieux colis est transféré dans un autre avion en partance pour Washington. Un appel téléphonique du général Clements MacMullen, dirigeant alors le SAC, ordonne que le container soit immédiatement transféré à Washington pour être ensuite acheminé à la base de Wright Field.

Oliver Wendell Henderson, un des pilotes du 509ème Groupe de Bombardiers de Roswell, aurait transporté non seulement les débris, mais également 4 petits corps surmontés de larges têtes, couverts de vêtements d'une mantière qu'il n'avait jamais vue auparavant.

Pendant ce temps, une conférence de presse est organisée dans le bureau du général Roger M. Ramey, à Fort Worth. Marcel y montre les débris de réflecteurs radars en aluminium. L'explication officielle est donnée : la soucoupe volante n'était qu'un ballon météo. Une explication officielle semble convenir aux journalistes qui vont lâcher l'affaire. James BondJohnson prend des photos.

A , le bureau du FBI de Dallas transmet par télex une information fournie par un service de la 8ème armée Telex du FBI sur l'incident de Roswell, FBI, 8 juillet 1947, 18:17.

Le lendemain l'explication du ballon météo est relayée par le Fort Worth Star Telegram et le Roswell Daily Record, qui reprend une interview de Brazel. Son fils Bill découvre toute l'histoire et la photo de son père à la Une du Albuquerque Journal, et part avec sa sœur Shirley à a ferme, où son père n'est toujours pas revenu.

Les films

En , un film fera le tour des télévisions du monde entier, présenté comme l'autopsie d'un extraterrestre récupéré du crash de Roswell. Il sera fortement contesté de diverses parts, y compris par certains partisans de l'HET, présentant le film comme une manoeuvre de ridiculisation de l'affaire.

Encore des photos ?

En est dévoilée une photo, rapidement identifiée comme celle d'une momie d'enfant égyptienne. Greewald, J.: "Probable Hoax or Easily Explainable / Misidentified", The Black Vault, 2015-05-06

Les enquêtes

En , Rickett reçoit l'ordre d'assister Lincoln LaPaz dans le Nouveau Mexique pour tenter de déterminer la vitesse et la trajectoire de l'objet qui s'est écrasé au Nord de la ville de Roswell. Lui et LaPaz découvrent un point d'impact possible à environ 5 miles au nord-ouest du champ de débris. Il découvrent des matériaux identiques à ceux que Rickett avait manipulé, et sont stupéfaits de constater que le sable du terrain du haut-désert s'est crystallisé, apparemment suite à une exposition à une forte chaleur.

Il passent en tout 3 semaines à interroger des témoins et effectuer les calculs qui feront partie du rapport officiel de LaPaz pour le Pentagone. Rickett ne verra pas ce rapport, mais LaPaz lui confiera penser que l'objet en question était une sonde interplanétaire non pilotée.

Rickett continue à chercher des réponses, mais Cavitt de discuter du sujet avec lui.

En 1948, Rickett rencontre à nouveau LaPaz, à Albuquerque. Ce dernier est toujours convaincu que l'objet écrasé près de Corona venait d'une autre planète. Dans toutes les réunions qu'il a eut avec diverses agences gouvernementales, dit-il, il n'a jamais rien appris qui contredise cette position.

Friedman

En , Stanton Friedman, un physicien canadien consacrant sa vie à la recherche ufologique, est invité à donner une conférence à l'université de Louisiane, à Baton Rouge. Les radios et télévisions de la ville profitent de sa présence pour le convier dans diverses émissions. Après l'une de ses interventions, Friedman échange quelques mots avec le patron d'une station de télévision locale. Parlant des ovnis, celui-ci lui dit : La personne avec qui vous devriez parler est Jesse Marcel. Il a touché les morceaux de l'un de ces trucs.

C'est ainsi que Friedman prend contact avec l'un des témoins majeurs de l'incident de Roswell. Sa surprise est grande lorsqu'il découvre un ancien militaire d'une honnêteté irréprochable, prétendant avoir eu dans ses mains les débris d'un engin non identifié.

Devant l'importance de l'affaire, Friedman décide de démarrer son enquête, et écrit avec Charles Berlitz, en , son premier ouvrage consacré au crash de Roswell. D'autres prendront le relais comme William Leonard Moore, Don Berliner, Kevin Douglas Randle et Donald Schmidt, aidés par le FUFOR, le MUFON et le CUFOS, les trois plus grandes organisations ufologiques américaines. Plusieurs centaines de témoins directs ou indirects sont retrouvés grâce au travail de fourmi réalisé par les enquêteurs. Des milliers de pages de rapports s'amoncellent et permettent de reconstituer lentement le puzzle de l'un des événements les plus controversés de l'histoire de l'USAF. Si l'on en croit les témoins, l'objet écrasé à Roswell en 1947 serait bel et bien d'une importance capitale, suffisamment pour que des menaces aient été proférées à l'encontre des témoins et que le secret soit conservé sous la chape de plomb du silence.

Au fil de leur enquête, les ufologues découvrent de plus en plus de témoins faisant allusion à ces corps, comme Glenn Dennis, l'employé des pompes funèbres à qui on demanda le temps nécessaire pour obtenir des cercueils de petite taille, ou encore Grady "Barney" Barnett, ingénieur de réputation irréprochable. Ces nouveaux témoignages conduisent progressivement les ufologues à considérer 2 lieux de crash : le champ de Mac Brazel ou l'on aurait retrouvé les débris d'une explosion, puis le site du crash lui-même, situé à quelques dizaines de kilomètres de là. Aujourd'hui, si le doute plane toujours quant à la nature de l'objet écrasé dans le désert du Nouveau Mexique en 1947, on sait maintenant de façon certaine que l'USAF avait à l'époque quelque chose à cacher.

Todd et Mogul

A partir de , Robert Greer Todd découvre l'existence du projet Mogul qui pourrait expliquer l'incident.

Schiff, le GAO et l'USAF

Le paraît un article du Washington Post annonçant l'intention de Steven Schiff de demander au GAO de faire la lumière sur ce sujet controversé. Le le GAO avertit officiellement au Secrétaire à la Défense William J. Perry qu'il entame un audit sur les méthodes et procédures utilisées par le DoD pour acquérir, classer, conserver, et se débarrasser de documents gouvernementaux officiels en rapport avec des incidents de ballon, d'appareil et de crashes similaires.

Le rapport Weaver, Richard L. (colonel): Report of the Air Force regarding research on the "Roswell Incident", USAF, 1994-7. McAndrew, J. (Capt.) (1997). The Roswell Report: Case Closed. Washington, DC: U.S. Government Printing Office. est basé sur une recherche particulièrement documentée appuyée par des documents officiels, des rapports techniques, fims, photographies, et interviews de personnes qui furent impliquées dans ces événements.

Par la suite le député Schiff redemande plus d'informations au GAO, sous la forme des archives de la base de Roswell à la période du crash, ainsi que les réglements militaires alors en vigueur pour signaler des crashes semblables à celui de Roswell. Après une enquête supplémentaire dans de nombreuses archives, le GAO répond à nouveau que certaines archives administratives ont été détruites (sans que l'on sache quand, par qui, ni pourquoi) et que 2 documents restants parlent de la récupération d'un ballon équipé de réflecteur radar. Concernant les procédures de signalement des crashes, elles étaient bien requises à l'époque (un rapport devait être rédigé et conservé de manière permanente), mais pas aux ballons General Accounting Office: "Results of a Search for Records Concerning the 1947 Crash Near Roswell, New Mexico", lettre rapport à l'honorable Steven H. Schiff (Chambre des Représentants), 28 juillet 1995, GAO/NSIAD-95-187.

Rapport anniversaire définitif

En , à l'occasion du 50ème anniversaire du crash, et suite à la découverte d'autres éléments dans les archives, l'USAF publie un autre rapport McAndrews, James: "The Roswell Report: Case Closed", Headquarters United States Air Force, 1997 adressant notammant les témoignages de découvertes de corps. Outre que les débris provenaient probablement du crash d'un ballon en haute altitude, il conclut les témoignages de corps "extraterrestres" ont pu être des mannequins anthropomorphiques utilisés dans les projets Excelsior et High Dive de ballon en haute altitude (couramment transportés dans des bodybags, et dont des doigts cassés auraient pu faire penser à des êtres ayant moins de 5 doigts), et que le témoignage d'une "créature" marchant dans l'hôpital de la base USAF de Walker a pu être causée par l'épisode du capitaine Dan D. Fulgham (des jours après un accident de ballon dans lequel sa tête fut bloquée sous la gondole d'un ballon), dont les blessures à la tête furent décrites par ses propres collègues comme "grotesques". Ces conclusions proposent en particulier que les témoignages ont apparemment agrégé dans les quelques jours de l'affaire de Roswell des événements distincts qui eurent lieu des années plus tard :

En le Bureau du Ministère de l'USAF conclut une recherche exhaustive de fichiers en réponse à la demande du GAO. Le rapport conclut que le précédesseur de l'USAF, l'USAAF, a récupéré des débris d'un projet de ballon de l'AAF, portant le nom de code "Mogul". Les documents trouvés décrivant les recherches menées sous le projet Mogul, dont la plupart ne furent jamais classifiés (et publiquement disponibles) sont collectés, fournis au GAO, et publiés en un volume pour faciliter d'accès au grand public.

Le rapport discute les résultats de cette recherche exhaustive et identifie les sources probables des propos de "corps extraterrestres" à Roswell. Contrairement aux allégations, nombre des documents sont des descriptions non classifiées et largement publiées de réalisations de l'Air Force. D'autres descriptions de "corps" apparaissent comme être des incidents dans lesquels des membres de l'Air Force furent tués ou blessés en service.

Les conclusions sont :

Les activités de l'Air Force qui se déroulèrent durant une péq> de nombreuses années ont été consolidées et sont aujourd'hui représentées comme ayant eu lieu dans 2 ou 3 jours de .

Les "extraterrestres" observés dans le désert q>uveau Mexique étq> en fait des mannequins anthropomorphiques de test qui étaient transportés en l'air par des ballons de haute altitude de l'U.S. Air Force pour des recherches scientifiques.

Les activités militaires "inhabituelles" dans le désert du Nouveau Mexiquq>ient des opérations de lancer et récupération de ballons de recherche en haute altitude. Les rapports d'unités militaires qui ont toujours semblé arriver peut après le crash d'une soucoupe volante pour récupérer la soucoupe et l'"équipage", étaient en fait des descriptions précises du personnel de l'Air Force engagé dans des opérations de récupération de mannequins anthropomorphiques.

Les mentions de "corps extraterrestres" à l'hôpital de Roswell Army Air Field étaient plus probablement le résultat d'une combinaison de 2 incidents distincts :

  1. un accident d'appareil KC-97 de 1956 dans lequel 11 membres de l'Air Force perdirent la vie ; et
  2. un incident de ballon piloté de 1959 dans lequel 2 pilotes de l'Air Force furent blessés.

Cette même année est publiée un livre Moore, C. B. & Saler, Benson, & Ziegler, Charles A..:: UFO Crash At Roswell - The Genesis of a Modern Myth, Smithonian Institution, 1997.Charles B. Moore, le scientifique qui avait en 1979 indiqué que la description des débris ne collait pas avec un ballon, déclare avoir été abusé par ces descriptions abusives faites par William Moore (appareil ayant creusé un sillon lors de son crash), et penser que l'explication la plus probable des débris est le vol de ballon n° 4 de la New York University (NYU). Kent Jeffrey, fer de lance de l'International Roswell Initiative, annonce également qu'il adhère finalement à la thèse du ballon Mogul "'Roswell Declaration' author disavows saucer story", CNI News, 1997-5 Jeffrey, K.: "Roswell - Anatomy of a Modern Myth", 1997-6-19.. L'affaire Roswell connaîtra d'autres déceptions, telles les décrédibilisations de James R. Ragsdale ou de Frank Kaufmann à sa mort en 2001.

Aujourd'hui, de par sa popularité, le terme "Roswell" devient générique au fil des années. On parle de "Roswell Chinois", "Roswell du Michigan" ou "Roswell canadien".

Bloecher, Ted: "Hoaxes and errors", The Report of the 1947 UFO Wave, 1967. Berlitz, C. & Moore, W. L.: The Roswell incident: New Evidence in the Search for a Crashed UFO, G. P. Putnam's Sons, 1980. Réédité 1988 Burbank, Californie: Fair Witness Project, 1982. Réédité Berkley Publishing Group, 1988. Randle, K. D., & Schmitt, D. R. (1991). UFO Crash at Roswell. New York: Avon Books. Randle, K. D., & Schmitt, D. R. (1994). The Truth about the UFO Crash at Roswell. New York: Avon Books Friedman, S. et Berliner, D. Crash at Corona, 1992 The Roswell Report - Facts versus Fiction in New Mexico Desert, USAF, 1995. Rodeghier, M. et Chesney, Mark, The Air Force Report on Roswell - An absence of evidence, IUR, septembre/octobre 1994, volume 19, n° 5, CUFOS Pflock, Karl T.: Roswell: Inconvenient Facts and the Will to Believe, O.P. Editions, 1994. Pflock, K. T. (1995). Roswell in Perspective. Mt. Ranier, MD: Fund for UFO Research, OCLC 31771598 - une monographie en forme de livre présentant les résultats en cours de son enquête. NICAP, The Roswell Incident - Case directory Roswell case summary, CUFOS Projet 1947, Roswell Barret, William P.: "Now Where Was It Those Aliens Crashed?", Crosswinds, août 1996. Lagrange, P.: La rumeur de Roswell, La Découverte, 1996. Korff, Kark K.: The Roswell UFO Crash: What they Don't Want You to Know. New York: Prometheus Books, 1997. Printy, Timothy: Roswell : A fable for Modern Times, 1997. Rudiak, David: Roswell proof — Une mine de références (chronologie, articles de presse, etc.) sur l'affaire et un travail d'interprétation du mémo Ramey. Balthaser, Dennis: Truthseeker At Roswell. Hutchinson, B. The Roswell files. Printy, Timothy. Popular Roswell myths, Juillet 2002-Juillet 2003. Gutierez, Grégory: Roswell-fr.org — Site collaboratif francophone. Bourdais, G. Roswell - Enquêtes, secret et désinformation, JMG, 2004. Alessandri, R.: "Roswell : Le ballon Mogul se renforce", Univers Ovni, 1er janvier 2011