Après une présentation des enquêtes américaines et françaises sur les O.V.N.I., l'auteur distingue la validité des observations de leur explication, expose les trois thèses qui s'opposent sur cette dernière, et souhaite que le monde scientifique fasse une place plus ample à leur étude.
Il y a quelques mois encore, nous n'aurions pas estimé opportun d'aborder dans une revue sérieuse la question des O.V.N.I., car elle nous
apparaissait encore n'être aucunement sérieuse. Depuis, des entretiens avec des personnes de divers bords, la
participation à des débats et la lecture de plusieurs publications, surtout l'ouvrage récemment traduit de l'américain
de l'astronome J. Allen Hynek
, Les Objets volants non
identifiés ?n1Éditions Belfond, , 320 p., 32 F. L'édition originale est de . Hynek est actuellement directeur de l'Observatoire de Dearborn, Northwestern University. Il a étudié pendant plus de vingt ans les O.V.N.I. et a été durant près de dix ans conseiller scientifique auprès de l'U.S. Air Force pour les questions d'O.V.N.I. dans l'enquête dont nous parlons plus loin.n2[Note de RR0] Le catalogue de la BnF ne connaît pas d'édition Belfond de de ce livre : sa traduction française, par Maud Sissung, paraît chez Tallandier en , puis chez J'ai lu en , Belfond en et Robert Laffont en .,
nous ont conduit à penser que cette affaire, en dépit des vues aberrantes qui s'y rencontrent, présente cependant
certains aspects sérieux.
Par l'expression « Objets volants non identifiés », en abrégé O.V.N.I.n3En anglais Unidendified Flying Objects, en abrégé U.F.O. La qualification « soucoupes volantes » qui se rencontre encore dans la littérature de vulgarisation est à bannir, parce qu'elle suggère une image des O.V.N.I. qui est le plus souvent inexacte., il faut entendre des phénomènes « célestes » observés, surtout depuis , dans presque tous les pays du monde et par des personnes de conditions très diverses, et qui semblent inexplicables. Ils se partagent, selon la classification de Hynek, dans les quatre catégories suivantes : lumières nocturnes, disques diurnes, objets reconnus par radar en même temps que par observation optique, rencontres rapprochées. Cette dernière catégorie se subdivise en trois types de cas, selon que la rencontre est sans effets physiques, avec effets physiques sur la matière vivante ou inerte, notamment sur le sol, ou enfin qu'elle semble mettre en jeu des êtres animés — souvent appelés humanoïdes.
Avant d'en venir à la question de la validité des allégations au sujet de ces phénomènes, il nous faut présenter un bref historique des enquêtes et études scientifiques auxquelles ont donné lieu les O.V.N.I. Car, ne pouvant aboutir par eux-mêmes à un jugement assuré sur cette question si complexe et si délicate, les non-spécialistes — qui sont le plus grand nombre des lecteurs de cette revue —, tout en pouvant trouver dans les explications que nous apporterons des éléments d'appréciation, attendent de nous avant tout des arguments d'autorité ; ils souhaitent que nous leur disions ce que les scientifiques pensent de la question. Or, à cet égard, on a vu se répandre dans le grand public l'opinion qui résultait des travaux des scientifiques américains, de loin les plus développés sur le sujet, que les O.V.N.I. n'existent pas, qu'il s'agit ou bien d'objets parfaitement identifiés, ou bien d'illusions, ou bien de mystifications. Nous allons voir, et c'est le grand mérite de Hynek de l'avoir montré, que cette conclusion négative est loin d'être aussi scientifique qu'on pourrait le croire et même qu'elle est fort contestablen4Le livre de Hynek a fait l'objet d'un long compte rendu, très favorable, de Bruce C. Murray, professeur de géologie et d'astronomie au California Institute of Technology, dans la très sérieuse revue américaine Science (vol. 177, , pp. 688-689) . Cette approbation aurait pu être aisément contestée grâce à la pratique anglo-saxonne des lettres à l'éditeur. Or, jusqu'à présent, la revue n'a publié aucune lettre à ce sujet.. Nous aurons ensuite à signaler des travaux scientifiques poursuivis, notamment en France, qui concluent en beaucoup de cas à la réalité des O.V.N.I.
De à , l'U.S. Air Force a mené une très vaste
enquête sur les O.V.N.I. L'ensemble de la documentation réunie a été rassemblée dans un dossier intitulé « Livre bleu ». Sur ces bases, à la demande de l'U.S.
Air Force, une Commission de chercheurs de l'Université de
Colorado, créée en , a établi un rapport de quelque 1000 pagesn5Scientific Study of Unidentified Flying Objects, New York, Bantam Books, . Ce livre est épuisé. . Ce rapport, d'ailleurs assez mal construit, s'ouvre sur
un résumé du président de cette Commission, le Dr Condon
.
Celui-ci ne rejette pas directement la conclusion qui s'en dégage, à savoir que 25% des cas étudiés par la Commission
ont été reconnus valablement observés et inexplicables ; mais, en insistant surtout sur le cas où les observateurs
prétendaient que les O.V.N.I. devaient être interprétés comme des visites d'êtres extra-terrestres, alors qu'on avait
démontré qu'ils étaient victimes d'illusions, le Dr Condon amenait son lecteur à conclure qu'il n'y avait rien de
sérieux dans l'affaire des O.V.N.I.n6Nous retrouvons cette opinion dans le journal Le Monde des , d'habitude mieux informé : Le rapport avait conclu à l'absence de preuves directes et convaincantes de l'existence de soucoupes volantes
.
Le rapport lui-même, ainsi que le montre Hynek, appelle plus d'une réserve. Contrairement à l'approbation qu'il reçut
de l'Académie nationale des Sciences, sa méthodologie apparaît fort discutable. De
plus, il faut noter que le Dr Saunders
, le principal « investigator » de la Commission, c'est-à-dire celui qui étudiait directement les faits, fut exclu de
la Commission pour « incompétence », alors que le livre qu'il publia sur la questionn7U.F.O's: Yes!, New York, The New American Library, ., à partir de ces faits, et dont les conclusions sont beaucoup plus
positives, est d'une méthodologie plus sûre que celle du rapport Condonn8En dépit des conclusions assez négatives du rapport Condon, les travaux sur les O.V.N.I. se poursuivent aux États-Unis. Ainsi, l'Association américaine pour l'Avancement des sciences a fait place à un large débat sur les O.V.N.I. à l'un de ses récents Congrès. Voir le compte rendu qui en a été publié par Carl Sagan
et Thornton Page
(Cornell University Press, Ithaca (U.S.A.) et Londres, .).
En dehors des États-Unis, des enquêtes et des travaux assez nombreux, de moindre ampleur, mais conduits pour une assez large part de manière scientifique, ont été consacrés aux O.V.N.I., surtout au cours de ces dernières années ; ils ont conclu que, dans un nombre notable de cas, on se trouve en présence de faits indubitables bien qu'inexplicables. Cependant, la majorité des scientifiques refusent encore ces conclusions.
Parmi ces travaux, nous limitant à la France, nous signalerons ceux de Claude Poher
,
ingénieur en aéronautique et télécommunications, pilote d'avion, qui est actuellement chef de la division
fusées-sondes du Centre national français d'Etudes spatiales. Nous en exposerons plus
loin les intéressantes conclusionsn9Il convient aussi de signaler les travaux de P. Guérin
, maître de recherches au C.N.R.S. Voir notamment son article dans Science et Avenir, ..
Si nous voulons voir un peu clair dans l'affaire des O.V.N.I.,
il importe de distinguer les faits et leur explication. Un des principaux défauts du rapport Condon est précisément
de n'avoir pas suffisamment opéré cette distinction. Elle permet notamment de mieux situer les divergences de vues
au sujet des O.V.N.I. Les unes portent sur la validité des faits observés, les autres sur l'explication des
observations reconnues valables. Aussi refusera-t-on comme non pertinente la question souvent posée : Etes-vous
pour ou contre les O.V.N.I. ?
Cette question doit se décomposer en deux questions nettement distinctes, la
seconde étant une question alternative : 1. « Reconnaissez-vous que certaines observations d'O.V.N.I.
correspondent à une réalité objective qui, en raison de son étrangeté, ne peut être rangée parmi les réalités
actuellement connues ?
2. Si oui, pensez-vous que cette réalité pourra être expliquée dans le cadre des lois physiques actuelles, ou bien qu'elle ne pourra l'être que sur la base de conceptions d'une tout autre nature ?
Les allégations relatives à des observations d'O.V.N.I. reposent soit sur ce que dit avoir perçu (vu, entendu, ressenti) un observateur, soit sur des faits physiques, soit sur les deux à la fois.
S'agissant de ce qu'a perçu un observateur, la première question est de savoir dans quelle mesure cette perception peut être considérée correspondre à une réalité objective. Dans le plus grand nombre des cas, les allégations relatives à ces perceptions ont été reconnues purement subjectives (erreur, illusion, fabulation) ou bien mensongères. Mais, dans une minorité de cas, qui n'en sont pas moins cependant fort nombreux, ces perceptions se sont révélées avoir un fondement objectif. Ceci, sur la base de l'emploi, bien évidemment très prudent, des critères suivants :
Nous en venons au second type de manifestations de la réalité des O.V.N.I. : leurs effets physiques tangibles. Dans ce cas, la réalité d'un O.V.N.I. est alléguée au nom d'une « objectivation », associée ou non à des témoignages du type précédent, qui est susceptible d'être caractérisée de manière scientifique. Il s'agira soit d'effets optiques (photographie, films), soit d'effets « matériels ». Ces derniers, particulièrement étranges et cependant dûment contrôlés, en de nombreux cas, se classent dans les deux principales catégories suivantes : traces de brûlures sur le sol ; action, probablement de nature magnétique, se traduisant notamment par l'immobilisation d'une automobile, l'extinction de ses phares, l'arrêt de sa radio.
Mais pour conclure à la réalité d'un O.V.N.I., il faut démontrer que les objets dont la réalité a été ainsi reconnue ne peuvent aucunement se ranger parmi les objets « naturels ». Il faut prouver leur « étrangeté ». Cette preuve ne peut être apportée que par des spécialistes : astronomes, météorologues, physiciens. Ceux-ci ont été amenés en de nombreux cas à conclure que tel objet, déclaré O.V.N.I. par un observateur non spécialiste, était en fait un phénomène parfaitement naturel : météorite entrant dans l'atmosphère, planète, étoile, etc. Mais en d'autres cas, assez nombreux, ces spécialistes ont dû reconnaître que l'objet aperçu ne pouvait se ranger parmi les objets connus. Il faut signaler notamment l'étrangeté du comportement des O.V.N.I. observés à distance rapprochée ; ainsi, la rapidité avec laquelle ils changent de direction.
Les études statistiques auxquelles s'est livré Claude Poher
sur un ensemble de cas d'O.V.N.I. reconnus tels, c'est-à-dire non réduits à des
phénomènes connus à la suite des examens scientifiques dont nous venons de parler, paraissent venir en confirmer le
caractère objectifn10Les travaux de Claude Poher sont exposés dans Science et Vie () et dans une interview publiée dans la revue Postes et Communications ().. Les O.V.N.I. ainsi étudiés présentent en effet statistiquement des
traits qui ne se rencontreraient pas s'ils étaient purement subjectifs. Ils obéissent à des lois indépendantes de la
volonté des témoins :
Ceux qui, sans cesse plus nombreux, reconnaissent, après une étude sérieuse, la réalité du phénomène O.V.N.I. et, parmi eux, un nombre croissant de scientifiques (qui ne constituent cependant encore qu'une minorité), se partagent nettement et même s'opposent vivement en ce qui concerne l'explication du phénomène. Trois thèses s'affrontent :
Il est très délicat et très difficile de se prononcer sur la mesure dans laquelle ces hypothèses, surtout la dernière, peuvent être accueilliesn11En dépit de l'ostracisme de nombreux scientifiques qui frappent a priori de discrédit tout ce qui peut être dit ou écrit en ce domaine par des auteurs qui ne sont pas professionnellement des chercheurs, même lorsqu'ils ont une culture scientifique sérieuse, nous tenons à signaler deux articles judicieux d'Aimé Michel
, qui suit depuis longtemps la question des O.V.N.I., dans La France Catholique des et .. Aussi nous voyons-nous
contraints de nous limiter sur ce sujet à deux séries de remarques :
Si étrange que puisse paraître un phénomène, le scientifique a le devoir de tout faire pour l'expliquer à l'aide des lois existantes. Or, pour le moment, les tentatives dans ce sens sont loin d'être épuisées. Certaines pistes d'explication apparaissent mériter spécialement d'être explorées. Ainsi, récemment, dans une revue américaine de physique hautement autorisée, on voyait suggérée l'hypothèse que le phénomène O.V.N.I. pourrait peut-être s'expliquer par des processus où interviendrait l'antimatière — ce qui montre, soit dit en passant, qu'il y a des scientifiques avertis qui prennent le phénomène O.V.N.I. au sérieuxn12L'hypothèse avancée par certains astronomes, selon laquelle les O.V.N.I. ne seraient pas autre chose que des robots américains ou russes, nous paraît inacceptable. On ne voit aucunement comment on pourrait réaliser des robots ayant le si étrange comportement des O.V.N.I., ni l'intérêt que les Américains ou les Russes pourraient avoir à construire de tels engins, alors qu'ils disposent notamment de satellites de constitution et de fonctionnement beaucoup plus simples, qui les informent de façon très satisfaisante sur ce qui se passe à la surface de la Terre.. L'histoire des sciences nous encourage dans une telle voie. Ainsi, dans les années trente, on a cru un moment que le phénomène radioactif dit « rayonnement beta » imposait l'abandon du principe de la conservation de l'énergie. Or, on dut reconnaître, après des discussions âpres et passionnées, que ce phénomène laissait intact ce principe. Mais, à l'opposé, on doit noter qu'une explication satisfaisante des phénomènes mécaniques et électromagnétiques n'a pu être trouvée que par la création d'une théorie physique absolument nouvelle, la relativité.
Bien que, comme nous l'avons dit, dans un nombre notable de cas d'O.V.N.I. dûment reconnus objectifs et appartenant à la catégorie des phénomènes rapprochés, l'observation semble suggérer la présence dans les O.V.N.I. d'êtres intelligents, on comprend que les esprits scientifiques refusent d'accepter une telle interprétation. Car leur devoir est de rejeter toute explication qui nie le déterminisme scientifique. Elle pourrait nous ramener à un « animisme », à une conception de l'univers où le miracle est permanent, dont la science s'est dégagée avec tant de peine il y a quatre siècles, et qui constituait alors le principal obstacle à son développement. Ce refus apparaît d'autant plus justifié que, dans l'hypothèse d'extra-terrestres, « l'inconnue » se redouble. En effet, ces êtres intelligents seraient eux-mêmes d'une tout autre constitution (longévité) que les humains ; de plus, si grande que puisse être la vitesse de leurs « véhicules », qui ne pourrait dépasser la vitesse de la lumière que dans une tout autre physique, difficilement imaginable, les immenses distances qui nous séparent des autres planètes rendent une « visite » hautement improbable. Il est vrai que certains tiennent une hypothèse « médiane », à savoir que les O.V.N.I. ne sont pas habités mais guidés à distance par des systèmes de signaux. Mais, ici encore, on se heurte à de sérieuses difficultés en raison des dizaines, des centaines ou des milliers d'années que requiert la transmission des signaux de commande.
Pour rejeter définitivement l'hypothèse des extra-terrestres — dont personnellement, nous doutons beaucoup —, il faudra donner une explication déterministe des phénomènes observés, ce qui ne sera pas facile. En tout cas, nous comprenons tout à fait l'opposition et même l'indignation des scientifiques, lorsqu'ils voient des revues de vulgarisation laisser entendre que l'interprétation des O.V.N.I. comme des visites d'extra-terrestres en est l'explication la plus plausible et la plus « naturelle ».
Ainsi que cet exposé l'aura, pensons-nous, fait apparaître, l'affaire des O.V.N.I. vient mettre en échec la distinction très nette qui est habituellement établie entre vraie science et fausse science. Alors que, le plus souvent, la communauté scientifique est unanime pour accepter de prendre en considération ou au contraire de rejeter telle catégorie de phénomènes ou de problèmes n13On rencontre une situation similaire en plusieurs autres domaines. C'est ainsi que, en dépit du refus de la majorité des scientifiques de les prendre au sérieux, les phénomènes para-psychologiques paraissent pour une part notable offrir une objectivité qui appellerait leur prise en considération par la science., ici nous la voyons hésitante, partagée ; du moins, une minorité de scientifiques estime que, dans les innombrables observations alléguées comme objets non identifiés, une fraction, faible sans doute, mais nullement négligeable, doit être retenue comme constituant des faits objectifs et irréductibles aux processus physiques actuellement connus.
Mais l'affaire des O.V.N.I. manifeste un autre trait inhabituel du comportement des scientifiques, par où il paraît
s'éloigner sensiblement de l'idéal que nous lui prêtons communément. Un certain nombre de scientifiques refusent de
prendre en considération et d'étudier en tant que faits les phénomènes d'O.V.N.I., estimant a priori
que les O.V.N.I. n'existent pas. Comme le dit Hynek, ces scientifiques fondent leur position sur cette curieuse
argumentation : Cela ne peut exister, donc cela n'existe pas.
Cependant, tout en n'admettant pas qu'elle puisse
atteindre cette forme extrême, nous comprenons la réticence de nombreux scientifiques en face de l'affaire O.V.N.I.
C'est que, en effet, les scientifiques ont de sérieuses raisons de craindre, s'ils manifestent qu'ils accordent une
valeur scientifique à la question des O.V.N.I., de se voir présentés au grand public, par un amalgame dont il existe
déjà plus d'un exemple, comme favorables à la thèse de la visite des extra-terrestres n14Un exemple
typique de cet amalgame nous est fourni par le titre d'un récent petit ouvrage sur les O.V.N.I. pourtant plutôt sérieux, A la recherche des extra-terrestres, dû à Robert Frédérick (Bordas-poche, ). Notons que cet ouvrage comporte des indications intéressantes sur les observations d'O.V.N.I. au cours de l'histoire depuis l'Antiquité, mais elles auraient à être contrôlées, certaines paraissant bien légères..
Mais si les scientifiques refusent de s'occuper des O.V.N.I. nous risquons de voir le grand public, qui ne se soucie aucunement de l'aspect scientifique du problème, ne s'intéresser aux O.V.N.I. que parce qu'ils satisfont son attrait pour le merveilleux, pour l'extraordinaire, se laisser séduire encore davantage par des explications gravement imprudentes et souvent extravagantesn15Selon une enquête récente, 51 % de la population des États-Unis est convaincue que le phénomène O.V.N.I. doit être attribué à l'action d'êtres extra-terrestres doués d'intelligence.. Aussi faut-il souhaiter, et ce sera notre conclusion, que le monde scientifique, avec, bien entendu, toute la prudence qui s'impose en une telle matière, fasse à l'étude des O.V.N.I. une place plus ample que celle qui lui a été réservée jusqu'icin16Pour de tels travaux il conviendrait d'associer aux astronomes, aux météorologues et aux physiciens, des psychologues et des sociologues.. Bien sûr, maints autres problèmes scientifiques qui, actuellement, faute de ressources suffisantes, ne peuvent être convenablement étudiés, sont de plus grande importance que celui des O.V.N.I. Néanmoins, il vaut bien la peine de consacrer quelques moyens en vue d'essayer d'apporter un peu de lumière sur une question qui échappe à l'heure actuelle à toute explication sérieuse, et qui, par l'exploitation souvent malhonnête qui en est faite, trouble si gravement les esprits.