Les témoignages d'observation de PAN
mentionnent parfois un son (sifflement, bourdonnement, bruit sourd), mais souvent aussi son absence, le silence étant
alors présenté comme une caractéristique étrange du phénomène.
un bruit ambiant auquel le témoin s'est habitué (voiture vitres fermées, ventilation, radio) masque un bruit
extérieur qui ne le dépasse pas d'une dizaine de dB, alors que l'atténuation d'un bruit avec la distance est
subjectivement négligée. Dans un exemple inspiré d'une enquête du GEIPAN, un
conducteur passe ainsi sous un avion gros porteur au
décollage sans l'entendre ;
le son d'un avion lointain parvient plusieurs secondes après son image, alors que l'avion s'est déjà déplacé de
plusieurs kilomètres ;
par effet Doppler, le son émis vers l'avant d'un avion est plus aigu, donc plus amorti par l'air et moins bien
entendu avec l'âge, si bien qu'un avion qui s'approche s'entend moins bien qu'un avion qui s'éloigne, comme lors
du vol de nuit de la Patrouille de France près d'Apt en ;
un avion supersonique n'est audible qu'à l'intérieur de son cône de Mach ;
le vent, le brouillard, la neige, le relief et les bâtiments modifient le niveau, la hauteur et la direction
apparente des sons.
Elle recommande donc de recueillir, lors de chaque enquête, les caractéristiques auditives du témoin, son environnement proche, le son perçu (direction, niveau, hauteur,
timbre, durée), les conditions météorologiques
et les éventuels enregistrements, ces derniers pouvant, s'ils sont nombreux, permettre de calculer la position ou la
trajectoire de la source s3Fedoce, Gaelle : L'apport possible des mathématiques et de l'informatique (Fedoce), Atelier CAIPAN, GEIPAN, mardi 8 juillet 2014s4Fedoce, Gaelle : Cas « étranges » classiques, analyse des témoignages de PAN, Atelier CAIPAN, GEIPAN, mardi 8 juillet 2014.