Son = onde de pression = propagation d'une vibration, c'est-à-dire d'un mouvement ou d'une pression
Vibration d'une corde :
Vibration d'une lame :
⇨ Le son ne se propage qu'en présence de matière !
L'onde acoustique est :
On parle de propagation en champ libre lorsqu'aucun obstacle ne gêne la propagation. Dans ces conditions, le front d'onde (ensemble des points atteints par l'onde en même temps) est sphérique. Ce n'est vrai qu'à proximité des sources sonores et en altitude.
Inversement, on parle de champs diffus lorsqu'il y a superposition d'une onde directe et d'ondes renvoyées (réfléchies) par des parois.
Dans les calculs, les ondes sont généralement considérées planes (plans infinis parallèles entre eux et perpendiculaires à la direction de propagation) ou sphériques et constituées de la somme d'ondes pures.
| Matériaux | Célérité du son (en m/s) |
|---|---|
| Air | 343 |
| Eau | 1 480 |
| Glace | 3 200 |
| Verre | 5 300 |
| Acier | 5 200 |
| Plomb | 1 200 |
| Titane | 4 950 |
| PVC (Mou) | 80 |
| PVC (Dur) | 1 700 |
| Béton | 3 100 |
| Hêtre | 3 300 |
| Granit | 6 200 |
| Péridotite | 7 700 |
| Sable sec | 10 à 300 |
La célérité est la vitesse du son, c'est-à-dire la vitesse de déplacement du front d'onde. Elle dépend de la densité et de l'élasticité (module de Young des solides) ou de la compressibilité adiabatique (liquides et gaz).
Le son se déplace plus vite dans les solides que dans les liquides, et encore moins vite dans les gaz.
Dans l'air, la vitesse du son (voisine de 340 m/s) dépend du taux d'humidité, de la pression atmosphérique, de la température, … Penser au cas particulier du brouillard en présence duquel tous les sons sont amortis !
La fréquence `f` est le nombre d'oscillations par seconde, en Hz (Hertz). La période `T` est l'inverse de la fréquence. La longueur d'onde `lambda` est la distance parcourue par l'onde pendant une période.
Remarques :
Un son pur est composé d'une fréquence unique, sinusoïdale.
Un son composé est périodique mais non sinusoïdal, et peut se décomposer (spectre) en une superposition de sons purs.
Un son harmonique est un son composé dont les composantes (harmoniques) ont des fréquences proportionnelles à une fréquence fondamentale.
Le bruit est un son composé de fréquences sans rapport entre elles et distribuées de façon continue dans une bande de fréquences.
L'amplitude d'un son se mesure généralement en dB (décibels), unité de mesure logarithmique.
Il s'ensuit, par exemple :
Dans le cas d'une onde sphérique, en doublant la distance entre la source sonore et le point d'écoute, on augmente par 4 la surface de la sphère de front d'onde représentative de l'énergie totale → la perte est de 6dB.
Dans le cas d'une onde plane en conditions de propagation idéales (pas d'amortissement), l'énergie est conservée → perte théorique nulle.
En pratique, la perte est fortement liée à l'environnement et aux conditions de propagation : de 1 à 10 dB (voire plus) à chaque fois que la distance est doublée.
Il existe une échelle de mesure pondérée par la sensibilité de l'oreille humaine à chaque fréquence. Ce sont les dBA.
Attention : des niveaux sonores ne s'additionnent pas en dB !
Si `L_1` et `L_2` sont les niveaux sonores respectifs, en dB, de deux sources indépendantes, le niveau sonore résultant `L_I` est : `L_I = 10.log(10^(L_1/10) + 10^(L_2/10))`
Les courbes suivantes indiquent le niveau sonore résultant suivant les niveaux des sources. On constate que :
Tout comme la lumière, le son est réfléchi ou transmis (réfracté) par les parois, avec des caractéristiques géométriques de transmission assez voisines de celles connues en optique. On note que :
Si la réflexion est quasi-totale et que l'onde « revient » à son point de départ, c'est le phénomène de l'écho qui provoque par exemple une augmentation sonore de 3dB à 2m d'un mur plein.
Cas particulier : si l'angle incident est très élevé, il n'y a pas d'onde réfléchie, toute l'énergie est transmise en une onde de surface (se propageant parallèlement à l'interface et n'allant pas en « profondeur »).
Quelles que soient leurs caractéristiques, les parois minces ont peu d'influence sur la propagation des ondes sonores tant que leur épaisseur reste trop faible devant la longueur d'onde. Or, pour mémoire, la longueur d'onde d'un son de 20Hz est de 17m, alors que celle d'un son de 4000Hz est de 8,5cm et celles d'un son de 16kHz de 2cm. Par suite, il est extrêmement difficile d'éviter la propagation des sons graves alors que les sons aigus sont d'autant plus faciles à stopper que la plupart des matériaux les amortissent (les absorbent).
Un vitrage simple représente une atténuation sonore de l'ordre de 15 à 25 dB selon, par exemple, la qualité de la vitre et de la menuiserie, alors qu'un vitrage à isolation phonique renforcée (double voire triple vitrage avec gaz spécial) peut représenter une atténuation jusqu'à 37dB.
Dans une voiture, fermer les vitres aura un impact dépendant également de la qualité des joints. C'est en effet moins la vitre elle-même qui crée l'atténuation que l'effet « caisson » de l'habitacle. Vitres fermées, il constitue en effet une sorte de « poche » d'air dans laquelle l'onde a du mal à pénétrer. Cela se remarque particulièrement par la différence entre vitre légèrement entrouverte et vitre totalement fermée. Suivant les véhicules, l'atténuation peut également aller de 15 à plus de 30dB.
Lorsqu'une onde sonore rencontre un objet présentant des arêtes, ces arêtes deviennent le centre d'ondes sphériques se propageant dans de nouvelles directions.
En présence d'une ou plusieurs sources sonores permanentes de même fréquence, des conditions particulières de fréquence et de propagation des ondes peuvent produire un phénomène dans lequel certains éléments sont fixes dans le temps. Il n'y a plus, en apparence, de propagation d'une onde, mais vibration stationnaire.
Explication classique : Imaginons une personne immobile sur une plage, les pieds dans l'eau. Une vague lui touche les chevilles par exemple toutes les 3 secondes. Si la personne se déplace en courant vers le large, elle va à la rencontre des vagues et se fait alors mouiller les chevilles plus souvent. Inversement, si elle revient vers le sable, les vagues l'atteindront moins souvent.
Le phénomène est le même : les fronts d'ondes émis précédemment s'éloignent à vitesse identique dans toutes les directions. Mais dans le même temps, la source sonore se déplace et les nouvelles ondes émises sont plus proches des précédentes vers l'avant que vers l'arrière. La longueur d'onde est donc plus courte (fréquence élevée, son aigu) vers l'avant que vers l'arrière (fréquence basse, son grave). Autrement dit, si la source sonore se rapproche, la longueur d'onde résultante diminue et le son devient plus aigu. Si la source sonore s'éloigne, elle augmente et le son devient plus grave.
Particulièrement connues dans le cas des vagues.
Les mouvements imposés aux particules par l'onde qui les atteint s'additionnent. Cela entraîne une augmentation du mouvement global de la particule ou, inversement, une diminution de ce mouvement.
Utilisé volontairement dans le domaine de l'antibruit :
Remarque : il y a « battement » (sensation d'un bruit unique mais de niveau sonore variant régulièrement) en cas d'interférence entre 2 sons se déplaçant dans la même direction et d'amplitudes voisines mais de fréquences légèrement différentes. C'est le cas, par exemple, lors de l'approche d'un hélicoptère.
Ce sont des zones où le son ne parvient que difficilement. Elles peuvent être dues à des écrans, talus, parois, … Dans certains cas, ce sont des « fossés » qui vont constituer des écrans (difficile à concevoir mais constaté parfois dans la nature).
On constate également des effets de « trou noir » acoustique : au fur et à mesure de son « avancée » dans le « trou », le son est diffracté et « dispersé » (ce qui peut de plus créer des interférences à effet antibruit) ou transmis dans les parois sous forme d'ondes de surface. L'énergie parvenant à l'extrémité est quasiment nulle. Cela peut se produire par exemple entre des immeubles ou dans des vallées de montagne.
Phénomène « inverse » de la zone d'ombre, le principe du guide d'ondes est le même que celui des fibres optiques pour la lumière. Le son est « ramené » au centre du guide. Ils sont classiques dans notre environnement : onde sonore « longeant » un ruisseau, un groupe d'immeubles, des « couches » atmosphériques, … Une simple conversation peu parfois être entendue à plusieurs kms.