Klass
Klass

Klass naît à Des Moines en et grandit à Cedar Rapids (Iowa). En obtient un Bachelor of Science en ingéniérie électronique de l'Université d'état de l'Iowa. Il travaille par la suite comme ingénieur en avionique (électronique embarquées dans les avions) pour General Electric.

Journalisme

Déclarant ne pas aimer écrire sous quelque forme que ce soit, il commence néanmoins à graviter dans la sphère du journalisme technique et, en finit par s'essayer à la rédaction d'articles pour Aviation Week. Il écrira notamment les premiers articles sur la technologie secrète de guidage par inertie (), le guidage et la détection de missiles infrarouges (), ou l'ère émergente de la micro-électronique () qui dépeint à l'époque comme une révolution dans le domaine.

Ovnis

En , Klass a acquis le statut de journaliste spécialisé dans l'aérospatiale à Washington. Cet Eté-là, invité à participer à la discussion d'un comité de l'IEEE sur les ovnis, Klass a besoin de potasser le sujet. Il vient de lire dans le Wall Street Journal une critique favorable de Incident à Exeter de John G. Fuller, qui contient de nombreux rapports de boules lumineuses près de lignes à haute tension. Klass pense tout de suite à un phénomène atmosphérique bizarre semblable à la foudre en boule. A partir de ce jour il va chercher à expliquer toutes les observations d'ovnis, et va acquérir une réputation de rationaliste James Moseley ira jusqu'à dire en boutade que l'ufologie avait besoin de Klass, toute religion ayant besoin de son Satan.

En il écrit Secret Sentries in Space, sur la technologie des satellites espions, et reçoit en le prix de l'Assocation des Ecrivains d'Aviation/Espace (— qu'il recevra encore en , , et ). En , Klass se marie avec Nadya, échappée de la Bulgarie communiste avec son fils.

En il publie un livre d'explications de cas d'ovnis Klass, P. J.: Ufos Explained, New York: Random House, 1974 que Arthur C. Clarke qualifie de vent d'esprit sensé dans un domaine où il en manque tristement Book review, New York Times.

CSICOP

En , Klass participe à la fondation du CSICOP, et officie à son Conseil Exécutif depuis cette époque. Il préside également le Sous-Comité OVNI du CSICOP, et a contribué à de nombreux articles sur les ovnis dans le journal de l'organisation, le Skeptical Inquirer.

A propos des archives déclassifiées du FBI, Klass déclare :

On peut faire dire n'importe quoi à ces documents, mais remarquez que vous ne trouverez nulle part la moindre trace de l'existence de martiens. Le seul passage ambigu concerne des militaires des années 1950s adeptes de la théorie des vaisseaux interplanétaires. Cela signifie qu'il y avait aussi des allumés dans les forces armées !

En il publie un livre Klass, P. J.: UFOs : The Public Deceived, New York, Prometheus Books, 1983, pp. 303-304, dans lequel il présente notamment des principes concernant les cas d'ovnis : un mécanisme de propagation et essoufflement des observations d'ovnis :

  1. Des personnes pourtant honnêtes et intelligentes qui sont soudainement exposées à un événement bref et inattendu, particulièrement s'il implique un objet non familier, peuvent faire des erreurs grossières en tentant de décrire précisément ce qu'ils ont vu.
  2. En dépit des limitations intrinsèques de la perception humaine, lorsqu'ils sont exposés à des événements brefs, inattendus et inhabituels, certains détails remémorés par l'observateur peuvent être relativement exacts. Le problème auquel fait face l'enquêteur est d'essayer de distinguer les détails exacts de ceux qui sont grossièrement inexacts. Cela pourrait se révéler impossible tant que la véritable identité de l'ovni n'est pas déterminée, de sorte que dans certains cas cela pose un problème insoluble.
  3. Si une personne observant un objet inhabituel et non familier conclut qu'il s'agit probablement d'un vaisseau spatial d'un autre monde, il peut facilement en déduire que l'objet réagit à sa présence ou ses actions, alors qu'en réalité il n'y a aucun lien de cause à effet.
  4. Les medias donnant beaucoup d'importance à un témoignage d'ovni au moment de son apparition, ne consacrent par la suite que peu ou pas d'espace ni de temps à rapporter une explication prosaïque du cas une fois que tous les faits ont été découverts.
  5. Aucun observateur humain, y compris du personnel aérien expérimenté, ne peut estimer avec précision une distance/altitude ou la taille d'un objet non familier dans le ciel, à moins d'être très près d'un objet familier dont la taille ou l'altitude est connue.
  6. Une fois que les informations de la presse font croire au public qu'il pourrait y avoir des ovnis dans les parages, de nombreux objets naturels et artificiels qui, surtout lorsqu'ils sont vu la nuit, peuvent adopter des caractéristiques inhabituelles dans l'esprit de spectateurs pleins d'espérances. Leurs signalements d'ovnis s'ajoutent à leur tour à l'excitation de masse, ce qui encourage encore plus d'observateurs à rechercher des ovnis. Cette situation se nourrit d'elle-même jusqu'à ce que les médias perdent leur intérêt dans le sujet, et alors le "soufflé" retombe rapidement.
  7. Lorsqu'il tente de déterminer si un signalement d'ovni est un canular, un enquêteur devrait se baser sur des éléments physiques, ou sur leur absence là où ils devraient se trouver, et éviter de dépendre de de la bonne foi des personnes impliquées.
  8. L'incapacité d'enquêteurs même expérimentés à expliquer pleinement et catégoriquement un signalement d'ovni par manque d'information, même après un effort rigoureux, ne permet pas pour autant d'étayer l'hypothèse de vaisseaux extraterrestres qui visiteraient la Terre.
  9. Lorsqu'une lumière observée dans le ciel nocturne est supposée être un ovni et qu'elle est signalée à un opérateur radar, à qui on demande de chercher sur son écran une cible non identifiée, un signal "inconnu" sera presque toujours trouvé. A l'inverse, si une cible non identifiée est repérée sur un écran radar une nuit est suspectée d'être un ovni, un observateur envoyé ou interrogé à qui on a demandé de chercher une lumière dans le ciel fera presque à chaque fois une telle observation.
  10. De nombreux cas d'ovnis paraissent intriguants et inexplicables parce que les enquêteurs ayant travaillé sur ce cas n'ont mobilisé suffisamment d'efforts rigoureux pour leur enquête.

Maudite ufologie

Cette même année, Klass envoie une lettre à James Moseley, contenant son point de vue définitif sur le problème des ovnis :

La dernière volonté et testament de Philip J. Klass:

Aux ufologues qui me critiquent publiquement,… ou même qui ont des pensées peu aimables à mon sujet en privé, je laisse et lègue ici :

La malédiction ovni :

Peu importe combien de temps vous vivrez, vous n'en saurez jamais plus sur les ovnis que vous n'en savez aujourd'hui. Vous n'en saurez jamais plus sur ce que sont réellement les ovnis, ou d'où ils viennent. Vous n'en saurez jamais plus sur ce que le gouvernement des U.S. sait vraiment sur les ovnis que vous n'en savez aujourd'hui. Sur votre lit de mort, vous serez tout aussi mystifié par les ovnis que vous l'êtes aujourd'hui. Et vous vous souviendrez de cette malédiction Klass, P.: Lettre à James E. Moseley, Saucer Smear, 10 octobre 1983 < Moseley, J. & Pflock, K.: Shockingly Close to the Truth!, pp. 323-324.

Documents MJ

Klass
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En Klass analyse les documents MJ. Le premier coup donné à leur authenticité concerne à la signature de Harry S. Truman, apposée sur un mémorandum adressé au Secrétaire de la Défense James Vincent Forrestal. Invariablement, sur tous les documents officiels, le "T" de la signature recouvre le texte au-dessus de lui : or, ce n'est pas le cas sur le document du MJ-12. Après d'importantes recherches, Klass, met la main sur une lettre de Harry Truman datée du 1er octobre 1947, comportant une signature strictement identique. La probabilité de reproduire sa propre signature de manière identique, 2 fois dans sa vie, est tellement faible que la découverte est considérée par beaucoup comme particulièrement intéressante. Dans le cadre de cette enquête il réalise également une interview de Richard C. Doty Interview téléphonique de Richard Doty, 8 janvier 1988.

En , l'Association des Ecrivains d'Aviation/Espace lui décerne le prix Lauren D. Lyman Award pour une carrière distinguée par les qualités d'intégrité, de précision et d'excellence dans le reportage.

En un anesthésiste de l'hôpital Johns Hopkins lui coupe la parole en traumatisant, et paralisant de manière définitive une de ses cordes vocales. Cependant son esprit et son stylo demeurent intacts. Cette année-là, il propose que l'observation séminale du Mont Rainier ait en fait été celle de météores Klass, P. J.: "Were Kenneth Arnold's UFOs Actually Meteor-Fireballs?", Skeptics' UFO Newsletter #46, 1997-07. En , la Société Royale d'Aéronautique (Londres) lui accorde le prix Boeing Decade of Excellence pour sa carrière, et en , avec l'aide de ses amis, l'Union Astronomique Internationale renomme l'astéroïde 1983 RM2/7277 en "Klass".

Klass décède le .

Klass, P. J.: Ufos--Identified Klass, P. J.: Secret Sentries in Space, 1971 Klass, P. J.: Ufo Abductions : A Dangerous Game, 1989 Klass, P. J.: The Crashed Saucer Cover-Up, 1993 Klass, P. J.: The Real Roswell Crashed-Saucer Coverup, 1997 Klass, P. J.: Bringing Ufos Down to Earth, 1997 Clark, Jerome E.: "Phil Klass vs. The "UFO Promoters"", Fate magazine, 1981-02 "Philip J. Klass Collection, 1948-2000", American Philosophical Society