Branscomb
Branscomb

Branscomb nait le à Durham (Caroline du Nord). En il obtient une licence de physique (summa cum laude) de l'Université de Duke, puis un doctorat de Harvard en .

A partir de il est physicien chercheur au NBS. Là il est rédacteur-en-chef des Revues de Physique Moderne, directeur de la Division de Physique Atomique, au milieu des années 1960s il co-fonde le JILA sur le campus de l'Université du Colorado à Boulder, une entreprise de recherche de partenariat entre le NBS/NIST et l'Université. De à , le président Johnson l'inclut dans son Comité de Conseil Scientifique.

Projet Colorado

Branscomb connait Edward Ulher Condon et Robert Low. Dans un mémo, ce dernier relate combien Branscomb était opposé au projet Colorado, considérant que cela reviendrait à admettre la réalité des ovnis. Branscomb se souvient de cette époque de négociations préalables au projet, dont "l'astuce" d'orientation sceptique du projet évoquée par Low, comme les réflexions de Condon lui-même :

Je sais par moi-même que Bob Low avait bien utilisé le mot "astuce" au sens où vous le définissez. Les scientifiques, américains comme britanniques, l'utilisent fréquemment pour désigner une solution intelligente ou ingénieuse à un problème. Le mot "schéma" à une ambigüité semblable (cet épisode m'a appris une leçon, et j'ai évité d'utiliser "astuce" dans ce sens) ...

Condon avait demandé à l'origine que le projet OVNI soit entrepris au sein du JILA, et la proposition fut débattue par les Membres. Nous décidâmes, en partie parce que... Condon avait décliné mettre en place un ensemble de procédures et garde-fous impliqués dont nous pensions qu'elles seraient nécessaires pour préserver l'integrité d'un projet si controversé. ... Certains d'entre nous étaient préoccupés par le fait qu'il faisait confiance à trop de gens et pourrait bien être victimisé, comme cela arriva en fait...

Je me souviens, très bien, d'une longue discussion avec Ed Condon dans son bureau... lorsqu'il envisageait de prendre le projet. Il me dit qu'il pensait que les chances qu'il puisse trouve des preuves d'un ovni d'origine extraterrestre étaient infinitésimales, un million contre un. "But", dit-il avec la lueur dans l'oeil trahissant un véritable scientifique sur la piste d'une découverte remarquable, "s'il y a une chance, même la chance la plus éloignée qu'il y ait quelque chose là, je veux être celui à le découvrir".

Dans ce sens, lui et James E. McDonald partagaient la même motivation, venant de traditions intellectuelles différentes. Chacun d'entre eux voulait un cliché dans immortalité qui serait venu de la découverte la plus étonnante dans l'histoire humaine. Contrairement à McDonald, cependant, Condon, le véritable scientifique, comprit l'aveuglement. Plus l'incitation à découvrir est forte, plus la tentation de laisser tomber est la garde de quelqu'un.

En 1969, il en nommé directeur du NBS par Richard Milhous Nixon.

Il quitte cependant le NBS en 1972 pour devenir directeur scientifique et vice-president d'IBM. En 1980 James Earl Carter le nomme au Comité Scientifique National, dont il est président jusqu'en .

Il sert à l'Académie Nationale d'Ingéniérie, la NAS, l'Institut de Médecine et l'Académie Nationale de l'Administration Publique. Il est directeur de l'AAAS, et membre du Comité Gouverneur du NRC.

Il y reste jusqu'à sa retraite et rejoint la faculté de Harvard en 1986, où il est professeur émérite.