Ministère de la Défense

Directorate of Scientific Intelligence and Joint Technical Intelligence Committee

Objets Volants Non Identifiés

Rapport de la Session de Travail sur les "Soucoupes Volantes"

Juin 1951

Rapport DSI/JTIC

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Introduction : Historique

  1. Les objets volants non-identifiés furent signalés en premier après la guerre en Suède à l'été 1946, et il y eut pendant des mois un nombre considérable d'observations prétendues, principalement en Suède, mais aussi quelques-unes en Norvège, Finlande et Allemagne. Les descriptions données étaient habituellement d'une certaine sorte de missile sans ailes à très haute vitesse, circulaire ou en forme de cigare, émettant parfois des lumières brillantes, et parfois du son. Les rapports attirèrent une attention considérable dans la presse, où les objets devinrent connus sous le nom de "fusées fantômes" ou "bombes spectres." Les signalements s'éteignirent après l'été 1946, et très peu sont apparu depuis la fin de cette année.
  2. Le 1er signalement d'une "soucoupe volante" vint des Etats-Unis en juin 1947; le nom surgit parce que l'observateur (M. K. Arnold de Boise, Idaho) décrivit ce qu'il avait vu comme un disque semblable à une soucoupe. Le rapport reçut beaucoup de publicité, et fut rapidement suivi de nombreux autres. Depuis lors, des signalements d'observations ont été fait par intervalles en grands nombres, principalement aux Etats-Unis, mais aussi de certaines autres parties du monde, dont la Grande Bretagne, où il y eut une manifestation notable durant l'été et l'automne 1950. Les objets signalés sont devenus populairement connus sous le titre générique de "soucoupes volantes", mais les descriptions données ont inclu non seulement des objets volants à l'apparence de disques du type "soucoupe" d'origine, mais aussi des torpilles sans ailes ou des corps en forme de cigare, des objets sphériques ou en forme de ballon, et des phénomènes lumineux de types divers.
  3. Les observations signalées ont été presque exclusivement visuelles ; des signalements de sons quelconques associés ont été rares. En aucun cas un élement tangible, matériel ou objectif n'a été soumis. Il est par conséquent extrêmement difficile, si ce n'est impossible, d'arriver à quoi que ce soit comme une preuve scientifique de la nature des phénomènes.

Examen des éléments antérieurs

  1. Une investigation systématique et étendue de l'ensemble des incidents signalés aux Etats-Unis a été menée entre 1948 et 1950 par l'U.S.A.F., en conjonction avec la Rand Corporation, le Dr. Hynek, un astronome bien connu de l'Université d'état d'Ohio, et d'autres consultants spécialistes. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX nous avons été autorisés à étudier 2 rapports (le projet "Sign" et le projet "Grudge") couvrant l'investigation des incidents jusqu'au début de 1949. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
  2. Sur les observations scandinaves de 1946, le projet "Grudge" rapporte ce qui suit : —
    Le Personnel de la Défense suédoise a mené une étude complète des premiers incidents. Plusieurs milliers de rapports ont fait l'objet d'une enquête approfondie et ont été cartographiés, avec les conclusions résultantes que tous les éléments obtenus des observations étaient explicables en termes de phénomènes astronomiques.
  3. Concernant les signalements aux Etats-Unis, le projet "Grudge" cite l'opinion de la Rand Corporation après un examen de 172 incidents : à ce jour, nous n'avons rien trouvé qui contredirait sérieusement des explications rationnelles simples des divers phénomènes en termes de ballons, appareils conventionnels, planètes, météores, morceaux de papier, illusions d'optique, plaisantins, signalements psychopathologiques, et assimilés.
    En résumant leurs propres conclusions et celles de leurs consultants, les auteurs du rapport "Grudge" concluèrent au final que, sur les 228 incidents considérés, 30 doivent être déconsidérés par cause de manque d'éléments substantiels, tandis que 164 peuvent être expliqués de manière satisfaisante. Pour le reste des 34, contenant des éléments, il n'y a pas d'explication toute faite apparente, si les éléments sont acceptés comme exacts et fiables. Lors que les facteurs psychologiques et physiologiques sont pris en considération, l'opinion est exprimée que tous ces incidents peuvent également être expliqués de manière rationnelle.
  4. Tous les incidents les plus spectaculaires, dont on a fait grand cas récemment dans la presse et les publications britanniques, ont été complètement expliqués. 2 exemples peuvent être cités.
    L'incident à Fort Knox, Kentucky, en janvier 1948, qui causa la mort du lieutenant Mantell, U.S.A.F., est pleinement analysé, et tous les élements recueillis dans le rapport "Grudge". La conclusion est atteinte que sans aucun doute et en tout état de cause le lieutenant Mantell rencontra la mort en poursuivant la planète Vénus, qui était d'une luminosité inhabituelle la nuit en question.
    Nous avons été informés, en conversation avec un membre de l'équipe d'enquête des Etats-Unis, que le signalement encore plus sensationnel de la découverte d'une "soucoupe volante" écrasée, remplie des restes d'être très petits, fut finalement admise être une fabrication complète par son auteur.
  5. Le rapport "Grudge" inclut une courbe de "distribution de fréquence" des rapports d'incidents reçus entre mai 1947 et décembre 1948. Ceci montre une tendance marquée vers des pics dans les quelques semaines suivant immédiatement un incident ayant reçu une grande publicité, et est intéressant pour indiquer la mesure dans laquelle des observations pourraient avoir une origine psychologique.
  6. La conclusion finale atteinte par les américains est que l'ensemble des signalements d'objets volants non-identifiés pourrait être catégorisé comme étant soit —
    1. des méprises de divers objets conventionnels (e.g., appareils, ballons, météores ou météorites, étoiles, boules de feu);
    2. une forme d'hystérie de masse ; ou
    3. des canulars délibérés.

Investigation des incidents au Royaume Uni

  1. Au cours de l'été et de l'automne 1950 la presse britannique fit une publicité considerable à des signalements de prétendues observations de corps lumineux voyageant à grande vitesse, généralement après la tombée de la nuit, mais parfois de jour. Le Ministère de l'Air reçu également un certain nombre de lettres de membres du public contenant des signalements semblables. Une de celles-ci, d'un chauffeur de locomotive de Derby, qui était clairement un observateur prudent et précis, donna une excellente description de ce qui était sans aucun doute une météorite. Nous n'avons pas tenté de quelconque enquête systématique de l'ensemble des éléments présentés, mais ne pouvons trouver aucune raison de supposer qu'un quelconque des phénomènes signalés ne puisse être expliqué de manière similaire N.D.T.: Ceci est un exemple typique de réductionnisme; dans certains cas, lorsque les observations furent signalées à approximativement le même moment depuis des localités largement éloignées, ceci fut sans aucun doute l'explication.
  2. 3 incidents furent officiellement signalés par des officiers expérimentés de stations de la R.A.F.. Ceux-ci ont fait l'objet d'enquêtes aussi détaillées que possible en ce qui concerne des rapports d'observations visuelles.
  3. Le 1er juin 1950, le pilote d'un Meteor rapporta, une fois atterri à Tangmere qu'à 14 h 30, qu'alors qu'il volait à 20 000 pieds en direction de l'est au-dessus de la zone de Portsmouth, il avait observé un objet voyageant à très grande vitesse sur une course réciproque, entre 1000 et 2000 pieds au-dessus de lui et environ à 1200 yards à tribord. Il décrivit l'objet comme circulaire et d'apparence métallique brillante. Il ne put donner aucune estimation réelle de sa vitesse, mais pensa qu'elle devait être d'environ 800 noeuds. Il l'observa pendant 15 s environ, période durant laquelle il avait regardé away to port and back, n'ayant aucune difficulté à retrouver l'objet à nouveau.
    Tangmere fit des demandes à la station radar de Wartling, et fut informée que, à peu près au même moment que celui du signalement du pilote, le Contrôle en Service et 3 opérateurs radar avaient observé une réponse inhabituelle sur le P.P.I., qui semblait être dû à une cible se déplaçant entre 1300 et 1650 noeuds, approchant d'abord puis s'éloignant de la station. Le Contrôleur indiqua que la réponse avait l'air d'être très épaisse, laissant plus de rémanence derrière qu'une réponse habituelle. L'opérateur, observant sur un écran distinct, dit qu'elle était mince, courte et plus faible qu'un appareil, et qu'une série de "fenêtres" apparût dans l'espace entre les points successifs.
    La trajectoire de recul de la cible radar ayant pu correspondre avec la trajectoire de l'objet rapportée par le pilote du Meteor, toutes les personnes concernées furent interrogées par un membre de la Branche de Recherche du Commandement de Chasseurs, dont les données ci-dessus ont été extraites du rapport. Il fut établit qu'il y avait en fait une incohérence de 10 mn entre les moments des 2 signalements, qui furent estimés comme individuellement précis à ± 1 mn. Il doit par conséquent être conclu qu'il n'y avait aucun lien entre la réponse P.P.I. inhabituelle et l'observation visuelle du pilote.
    Nous pensons que la réponse radar peut-être expliquée très simplement comme due à l'interférence d'un autre émetteur, un phénomène ayant souvent été observé, et décrit en détail en annexe A. Il est impossible d'être totalement affirmatif quant au rapport du pilote. En supposant qu'il ne fut pas simplement la victime d'une illusion d'optique, l'explication la plus probable, qui est confirmée par sa description de l'objet comme étant "circulaire," impliquant un corps sphérique, est qu'il a vu un ballon météorologique et a grandement sur-estimé sa vitesse. Nous ne pouvons trouver aucune raison quelle qu'elle soit d'adopter une quelconque hypothèse moins simple.
  4. Les 2 incidents restants furent signalés par le Royal Aircraft Establishment de Farnborough, et les officiers concernés furent interrogés par les membres de cette Session de Travail.
    Le lieutenant/F Hubbard, un pilote expérimenté, dit qu'à 11 h 27 le 14 août 1950, lui et 2 autres officiers sur le terrain d'aviation entendirent un bruit de ronflement subdued, comme un moteur Diesel, qui les amena à chercher dans le ciel au-dessus d'eux. Le temps était beau et la visibilité bonne. Les 2 autres officiers ne virent rien, mais le lieutenant/F Hubbard, qui était le seul à porter des lunettes de Soleil, indique avoir vu presque directement au-dessus de lui au premier regard, un objet qu'il décrit comme un disque plat, de couleur gris perle léger, d'environ 50 pieds de diamètre à une hauteur estimée de 5000 pieds. Il indiqua qu'il le garda sous observation pendant 30 s, période durant laquelle il voyagea, à une vitesse estimée de 800 à 1000 miles/h, orienté vers les 100°, exécutant une série de S-turns, oscillant de sorte des reflets de lumières vinrent de différents segments alors qu'il se déplaçait.
    Nous n'avons aucune raison de douter que le lieutenant/F Hubbard a honnêtement décrit sa propre impression de ce qu'il a vu, mais nous trouvons impossible de croire qu'un appareil particulièrement non conventionnel, de vitesse exceptionnelle, ait pu voyager sans grande altitude, au milieu du matin d'un bel été, au-dessus d'un quartier peuplé et concerné par l'air comme Farnborough, sans attirer l'attention de plus de 1 observateur. Nous concluons que soit le lieutenant/F Hubbard a été la victime d'une illusion d'optique, soit qu'il a observé un appareil de type relativement normal et s'est laissé abuser sur sa forme et sa vitesse.
  5. Le lieutenant/F Hubbard fut également concerné dans l'autre incident, lorsque, à 16 h 09 le 5 septembre 1950, il se tenait sur la tour d'observation avec 5 autres officiers, regardant au sud en anticipation of the display by the Hawker 1081. Le ciel était obscurci à peu près aux 3/8èmes, avec une base nuageuse de strato-cumulus à 4000 pieds. A à peu près le même moment ils virent tous, à une distance estimée de 10 à 15 miles, un objet qu'ils décrivirent comme étant un disque plat, de couleur gris perle léger, et d'à peu près la taille d'un bouton de chemise. Ils l'observèrent tous suivre une trajectoire de vol rectangulaire, consistant une une succession de "chutes de feuille morte," un autre étirement horizontal, et ainsi de suite ; finalement il plongea vers l'horizon à grande vitesse. La schéma fut estimé être exécuté quelque part au-dessus de la zone de Guildford-Farnham.
    Le lieutenant/F Hubbard était convaincu que les objets qu'il vit en ces 2 occasions étaient identiques ; les autres observateurs s'accordèrent sur le fait que le 2nd objet correspondait à la description qu'ils avaient donnée du 1er.
    Nous n'avons aucun doute que tous ces officiers ont en fait vu un objet volant d'un type ou d'un autre. Nous ne pouvons, cependant, au regard des éléments d'identification de cet objet, qui n'a été vu qu'à longue distance, with the earlier one as of any value whatever. De plus, nous trouvons à nouveau impossible de croire qu'un appareil non conventionnel, manoeuvrant pendant un certain moment au-dessus d'une zone peuplée, n'aurait pas pu attirer l'attention d'autres observateurs. Nous concluons que les officiers ont en fait vu quelque appareil relativement normal manoeuvrant à une distance visuelle extrême, et ont été amenés par le signalement précédent à penser qu'il représentait quelque chose d'anormal – un exemple intéressant d'un signalement en induisant un autre. Nous sommes renforcés dans cette conviction par le vécu de l'un de nos numéros (le Chef d'Escadrille Formby, de la R.A.F.) relatée en annexe B et qui illustre la facilité avec laquelle des identifications erronnées pourraient être faites, même par des observateurs expérimentés.

Conclusions et recommandations

  1. Lorsque le seul matériel disponible est une masse d'éléments purement subjectifs, il est impossible de donner quoi que ce soit approchant une preuve scientifique que les phénomènes observés sont, ou ne sont pas, causés par quelque chose d'entièrement nouveau, tel qu'un appareil d'origine extraterrestre, développé par des êtres nous étant inconnus selon des lignes plus avancées que tout ce dont nous pouvons avoir idée. Nous sommes, cependant, convaincus que ce volume des observations rapportées ne nécessite pas une telle explication, et peut être expliqué plus simplement. Il existe un très vieux principe scientifique, généralement attribué à William d'Occam, qui indique que l'hypothèse la plus probable est la plus simple nécessaire à expliquer les observations.
    Nous pensons que ce principe devrait être appliqué au cas présent, et en conséquence conclure que toutes les observations signalées étaient dûes à l'une ou l'autre des causes suivantes : —
    1. Phénomènes astronomiques ou météorologiques de types connus.
    2. Identification erronées d'appareils conventionnels, ballons, oiseaux ou autres objets normaux ou naturels.
    3. Illusions d'optiques et delusions psychologiques.
    4. Canulars délibérés.

Nous considérons qu'aucun progrès ne sera fait en tentant une enquête plus poussée sur des éléments non-coordonnés et subjectifs, et que des résultats catégoriques ne pourraient être obtenus qu'en organisant à travers tout le pays, ou le monde, une observation continue des cieux par un réseau co-ordonné d'observateurs visuels, équippés d'appareils photographiques, et aidés d'un réseau de stations radar et détecteurs de sons. Nous devrions considérer ceci, sur la base des éléments disponibles jusqu'ici, comme une entreprise singulièrement vaine. Nous recommandons en conséquence très fortement qu'aucune autre investigation des phénomènes aériens mystérieux rapportés ne soit entreprise, à moins et tant que des éléments matériels ne deviennent disponibles.

Metropole Buildings, W.C.2.


Annexe A

Une note sur une réponse radar inhabituelle par M. G. E. G. Graham, D.S.I. 1

En référence à une réponse inhabituelle observée à Wartling le 1er juin 1950, il est suggéré que le signal observé fut reçu directement d'un autre émetteur radar, peut-être embarqué, dans la région de Portsmouth-Ile de Wight. Celui-ci sera appelé émetteur "occidental".

En supposant que les pulsations de modulation de l'émetteur "occidental" soit isochronique avec celles du dispositif de Wartling, et que la pulsation du premier intervenait toutes les, disons, 1 à 2 millisecondes moins le temps des transmissions plus tard que celle du dernier, le signal reçu aurait été visible sur l'affichage P.P.I. De plus, à moins que l'émetteur "occidental" soit très éloigné il est probable que le signal reçu ait été de grande amplitude et serait donc, comme indiqué dans le rapport, apparu très épais laissant plus de rémanence derrière qu'une réponse habituelle.

Il est raisonnable de supposer que les rythmes de répétition mentionnés ci-dessus ne seraient pas restés identiques pendant plus de quelques secondes. Une dérive relativement petite dans les rythmes de répétition produira un changement considérable dans l'intervalle de temps entre la pulsation de l'émetteur et l'instant firing of the receiver time base. Ceci résulterait en un grand déplacement du signal reçu le long du scan, qui serait interprété comme un mouvement de grande vitesse de la "cible" en direction radiale. Il sera apprecié que si à l'instant de la 1ère observation le rythme de répétition de l'émetteur "ouest" était supérieur mais approchant lentement celui du dispositif de Wartling, la "cible" apparaîtrait stationnaire, et à mesure que le rythme de répétition "ouest" tomberait sous celui du dispositif de Wartling, la "cible" apparaîtrait to open range rapidly. Il pourrait en outre être noté que l'on s'attendrait à des réflexions depuis des objets (collines, &c) relativement proches du P.P.I., ce qui pourrait donner l'impression d'"ombres" entre les points successifs comme cela est décrit dans le rapport.

Annexe B

Une observation de "soucoupe volante" par le Chef d'Escadrille Formby, R.A.F.

Alors the la rifle range à Tipner, Portsmouth, un objet ayant l'apparence d'une "Soucoupe Volante" fut observé au loin. La visibilité était bonne, ne rêgnant qu'un ciel sans nuages et un soleil éclatant. L'objet fut localisé et observé au télescope (grossissement x 20), et donna l'apparence d'être un disque brillant circulaire se déplaçant selon une trajectoire de vol régulière. Ce n'est qu'après que l'observation se soit maintenue pendant plusieurs minutes, et que l'altitude de l'objet ait changé de sorte qu'il ne reflète plus la lumière du soleil vers l'oeil de l'observateur, qu'il fut identifié comme étant un appareil parfaitement normal.

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