Le chapitre précédent a décrit la séquence d'événements physiques, physiologiques et psychologicques par lesquels la perception d'un phénomène est combinée à des conceptions antérieures. Dans ce chapitre nous allons passer en revue certains éléments sur la manière dont ceci procède en fait, et dont les conceptions, parfois après une interprétation significative, produisent un signalement.

La question sous-jacente à cette discussion est celle-ci : les erreurs d'interprétation et de signalement sont-elles suffisamment courantes pour rendre crédible l'assertion que le phénomène ovni dans son ensemble, ou du moins le résidu de cas non identifiés, est le résultat de ces processus (plus des canulars délibérés) ? Les données montrent que cette assertion est en fait crédible, bien que, bien sûr, nous ne pouvions prouver que cela s'applique aux objets non identifiés.

  1. Perception : objects et phénomènes dans l'atmosphère
  2. Conception : la réentrée des débris de Zond 4
  3. Conception : réentrée des débris de Titan 3 C-4
  4. Conception : la grande boule de feu du 9 Février 1913
  5. Remarques supplémentaires sur les perceptions et concepts
  6. Signaler
  7. Signalements : le nombre crédible de "soucoupes volantes"
  8. Conclusions
    Références

Conclusions

Comme nous l'avons déjà indiqué, certaines personnes étudiant le problème ovni ont utilisé l'argument, soit directement soit par implication, qu'il n'y avait pas de fumée sans feu, i.e. que certains des signalements d'ovnis doivent impliquer des phénomènes véritablement extraordinaires tels que des vaisseaux spatiaux extraterrestres ou des effets météorologiques inconnus. Ce chapitre s'adresse à la question : est-il concevable et défendable que tous les signalements d'ovnis puissent résulter de méprises, illusions, conditions inhabituelles et fabrications ?

La réponse apparaît clairement affirmative, bien que we claim no proof that all reports can be so explained. Nous avons examiné un processus en 3 étapes : une perception est reçue de quelque apparition inhabituelle ; une conception est créée en interprétant le percept et en le combinant à des concepts précédents ; un signalement est finalement fait à un enquêteur ou dans quelque document public. Chaque étape introduit des possibilités d'erreur.

Le nombre de phénomènes et de combinaisons de phénomènes pouvant produire des percepts inhabituels est si énorme qu'aucune enquête ne peut démarrer avec une liste d'explications a priori et s'attendre à ce qu'une d'entre elles corresponde à chaque cas. La variété est effectivement infinie et on doit réaliser qu'en fait l'enquêteur demande un rapport chaque fois qu'un percept inhabituel est généré. A l'évidence, ce sera fréquent.

Nos données démontrent au-delà du doute que non seulement que des concepts étranges et erronés sont largement formés, mais aussi que ces concepts erronés sont souvent précisément ceux mis en évidence dans le phénomène ovni. Peut-être suite à leur popularisation dans la littérature sur les ovnis, le phénomène s'auto-alimente dans une certaine mesure.

Finalement, les procesus de signalement sont démontrablement tels qu'un rapport signal-sur-bruit très bas est généré. C'est-à-dire, que certaines forces sociales entrent en conflit avec une présentation claire, concise et approfondie des signalements d'ovnis. Le sarcasme est employé aux dépends de la logique. Tout un corps de littérature existe grêce aux aspets sensationnels du problème.

En conclusion, il apparaît que le nombre d'événements réellement extraordinaires, i.e. des observations de vaisseaux spatiaux extraterrestres ou des phénomènes physiques-météorologiques totalement inconnus, peut être limté dans la portion 0-2% de l'ensemble des rapports disponibles, avec 0 n'étant pas exclu comme résultat défendable.

Références