Problèmes perceptifs

Wertheimer, Michael

La perception joue un rôle dans le signalement de tout objet volant non identifié. Quelqu'un perçoit — i.e., voit, entend, sens, etc.— quelque chose, et c'est sa conclusion concernant ce qu'était ce qu'il a perçu qui résulte en un signalement d'ovni.

Ce chapitre est dédié à certains principes de perception bien connus, avec une mention spéciale quant à la manière dont ils s'appliquent aux processus résultant en des signalements d'ovnis. Les récits de base de perception et des détails supplémentaires sur les sujets considérés peuvent être trouvés dans des textes standard tels que Bartley Bartley, S. H. Principles of Perception. New York: Harper, 1958., von Fieandt von Fieandt, K. The World of Perception. New York: Dorsey, 1966., Dember Dember, W.N. The Psychology of Perception. New York: Holt, 1960., Beardslee et Wertheimer Beardslee, D. & M. Wertheimer, (Eds). Readings in Perception. Princeton, N.J.: Van Nostrand, 1958., Gibson Gibson, J.J. The Perception of the Visual World. Boston: Houghton Mifflin, 1950., Forgus Forgus, R.H. Perception: The Basic Process in Cognitive Development. New York: McGraw-Hill, 1966., et Boring Boring, E.G. Sensation and Perception in the History of Experimental Psychology. New York: Appleton-Century-Crofts, 1942.. Dans le même temps, de brèves introductions aux problèmes généraux de perception ont été rédigés par Hochberg Hochberg, J. Perception. Englewood Cliffs, N.J.: Prentice-Hall, 1964. et Leibowitz Leibowitz, H.W. Visual Perception. New York: Macmillan, 1965..

Notre discussion dans ce chapitre est organisée autour de la séquence d'événements physiques, physiologiques, psychologiques, et sociaux qui débouchent sur les signalements d'ovnis. Cette séquence d'événements commence généralement par quelque véritable événement physique distal (un changement ou source d'énergie éloigné de quelque distance de l'observateur), résultant en la transmission d'energie aux organes sensoriels de l'observateur. L'énergie qui arrive à l'organe sensoriel de l'observateur, le stimulus proximal, est codée en événements neuronaux, produisant des sensations combinées en perceptions et finalement en connaissance. Par ce processus, l'observateur prend conscience que se passent quelques phénomènes particuliers ayant des caractéristiques particulières en un endroit à quelque distance et direction particulière de l'observateur.

Un signalement débouche de cette séquence seulement si la connaissance de l'observateur est telle qu'elle produit en lui la conviction que ce qu'il a vécu devrait en fait être signalé.

La plupart des observations signalées en lien avec les phénomènes ovnis étant visuelles, nous considérerons chacune des étapes suivantes en termes, principalement, de processus de perception visuelle.

L'événement distal

Un événement réel, physique précède généralement le signalement d'un ovni. Le chapitre 2 de la section 6 traite en détails certains des événements distals qui pourraient donner lieu à des signalements d'ovnis. En section 4 ci-dessous sont considérés les signalements émergeant malgré l'absence de tout stimulus extérieur à l'observateur. Pour l'objectif de la présente discussion, cependant, nous n'avons besoin que de souligner le fait que les événements distals donnant lieu à des signalements d'ovnis impliquent toujours la transmission de quelque forme d'énergie. Comme nous l'avons mis en avant plus tôt, cette énergie est généralement dans le spectre visible.

Processus de transmission

L'énergie est transmise depuis la source distale et arrive à un organe de sens, où il produit un stimulus proximal sous la forme d'un changement d'énergie auquel l'organe de sens est adapté. Mais l'énergie arrivant à l'organe de sens n'est pas une copie exacte de l'énergie qui a quitté la source distale. Elle est atténuée et déformée, et est souvent une version incomplète de l'originale Brunswik, E. Perception and the Representative Design of Experiments. Berkeley, Calif.: Univ. of California Press, 1956.. Si, comme la plupart des sources d'énergie, la lumière transmise ou réfléchie obéit à la loi des carrés inverses, l'énergie arrivant à l'organe de sens est bien moindre qu'à la source. De plus, les caractéristiques du medium à travers lequel l'énergie est transmise déforment et perturbent l'énergie. Par exemple, la brume, le brouillard au sol, la fumée, la pluie, la neige, le brouillard, la poussière, les inversions et discontinuités de température et d'autres phénomènes atmosphériques peuvent causer une forte atténuation. Ils peuvent également déformer l'énergie en filtrant de manière sélective ou en modifiant certains composants.

La turbulence de l'air et des inhomogeneités particulières de température peuvent produire des déformations majeures dans l'énergie transmise avant qu'elle devienne un stimulus proximal Minnaert, M. The Nature of Light and Colour in the Open Air. New York: Dover, 1954.. L'intensité, la "forme", la couleur, la direction et d'autres attributs peuvent tous être grossièrement altérés. Les phénomènes de turbulence atmosphérique peuvent, par exemple, faire que des montagnes éloignées vues à travers un désert chauffé to shimmer et changer leur forme eerily à la manière d'une amibe. D'autres types de mirages bien connus, discutés en détail dans le chapitre 4 de la section 6, sont des mirages supérieurs et inférieurs résultant d'inhomogeneités aiguës de température dans l'air.

D'autres modifications de l'énergie transmise interviennent lorsque l'énergie passe à travers le verre, le plastique, l'échappement d'un avion à réaction, au-dessus d'une surface chauffée, etc. avant d'atteindre l'observateur.

Souvent l'énergie transmise est tant modifiée par les caractéristiques du medium à travers lequel il a été transmis que le stimulus proximal est loin d'être un replica exact de l'énergie qui a quitté la source d'énergie distale.

Le stimulus proximal

A côté des phénomènes précédents d'attenuation et de déformation, le stimulus proximal lui-même pourrait être relativement appauvri. Il pourrait être difficile de dire, d'après le seul stimulus proximal, quelles sont les caractéristiques réelles de l'objet distal Brunswik, E. Perception and the Representative Design of Experiments. Berkeley, Calif.: Univ. of California Press, 1956.. Une ambiguité intervient, par exemple, dans les estimations de taille et de distance. Un petit objet proche dégagera la même image sur la rétine que le fera un plus grand et plus éloigné. Les ovnis sont souvent observés dans des conditions n'offrant aucun cadre de référence à partir duquel une distance et une taille pourraient être inferrés. Sans un tel cadre de référence clair, le jugement de la taille et de la distance est extrêmement difficile ou impossible. Ainsi, un objet inconnu, vaguement défini dans le ciel indifférentié peut apparaître comme étant d'une taille quelconque ou à n'importe quelle distance, en fonction des inférences faites par l'observateur. S'il suppose que l'objet est de la taille d'une automobile, il inférera sa distance en termes de cette taille. Mais s'il suppose qu'il est de la taille d'une tasse à thé, il inférera qu'il est bien plus proche de lui. Même si l'objet est à moins de quelques yards de l'observateur, les jugements de distance et de taille peuvent être grossièrement inexacts par manque d'un cadre de référence, parce que la seule image rétinienne ne fournit typiquement pas (et en particulier dans le cas des ovnis) suffisamment d'informations à l'observateur pour permettre de déterminer si elle a été projetée par un objet énorme, très éloigné, par un de taille moyenne à distance modérée, ou pas un petit tout proche.

Un exemple typique de cette ambiguité est trouvé dans les signalements de témoins de la ré-entrée de fragments du satellite soviétique Zond-4, le 3 mars 1968 vers 21:45 (EST). 3 témoins signalèrent avoir vu un objet unique voyageant à une vitesse énorme à une altitude ne dépassant pas 2000 à 5000 pieds. Le témoin cité est cadre supérieur d'une grande ville des US. Un autre groupe de témoins du même événement signala qu'il était à peu près au niveau du sommet des arbres et avait été vu de manière très claire et se trouvait juste à quelques yards de distance. Ils estimèrent qu'il faisait 175 à 200 pieds de long. Un pilote privé vit plus de 1 objet se déplaçant à une vitesse très élevée et estima l'altitude à 30 000 pieds. Un pilote de ligne et son équipage signalèrent les objets comme orientés dans une direction Nord-Nord-Est avec une grande accéléraion et au-dessus de 60 000 pieds d'altitude. Les observateurs regardaient en fait plusieurs morceaux de débris de satellite entrant dans l'atmosphère à une altitude d'environ 100 miles et à une vitesse de 18 000 miles/h environ Sullivan, Walter. "Rocket Re-entry Termed UFO." Denver-Post, New York Times, 2 July 1968..

Les estimations de vitesse sont tout simplement aussi ambiguës que les estimations de taille et de distance, comme le montre ce qui précède. L'image rétinienne, et les changements successifs qui s'y font, peuvent être les mêmes pour un objet petit et proche se déplaçant lentement que pour un grand objet distant se déplaçant rapidement. La vitesse apparente dépend du déplacement relatif au sein d'un cadre, plutôt que d'un déplacement absolu à travers la rétine Brown, J.F. "The visual perception of velocity", Psychol. Forsch, 14 (1931), pp. 199-232..

Les caractéristiques du mouvement sont également ambigüs de manière inhérente, en particulier si l'objet en mouvement n'est pas familier. Un stimulus proximal qui s'élève réellement pourrait être produit par un objet s'élevant et s'éloignant de l'observateur ou s'élevant et s'approchant de lui. Sa trajectoire réelle pourrait être parfaitement horizontale, s'il est au-dessus du niveau de l'oeil et approche de l'observateur. Il pourrait même être un objet dont la trajectoire réelle descend si la trajectoire est du type à finalement passer au-dessus de la tête de l'observateur. D'autres mouvements du stimulus distal pourraient encore produire le même stimulus proximal.

Des changements dans la taille du stimulus proximal sont également ambigüs. Ils pourraient être dûs à l'approche ou la recession de l'objet, ou à des changements dans sa taille alors qu'il reste stationnaire. Un objet dont le stimulus proximal croît graduellement peut en fait s'éloigner de l'observateur, si l'image rétinienne grandit plus vite qu'elle se rétrécirait en raison de la seule récession.

Pas plus que la forme du stimulus proximal ne représente univoquement la forme de l'objet distal. De nombreux objets distaux différents pourraient projeter la même image rétinienne formée parce qu'à une orientation donnée ils présentent la même section de coupe. Réciproquement, à l'exception du cas d'une sphère, un objet distal donné peut produire de nombreuses formes différentes de stimulation proximale. Considérez un disque plat. Dans différentes orientations par rapport à l'observateur, il pourrait ressembler à une ligne verticale, une ligne horizontale, une ligne inclinée, un objet en forme de cigare dans diverses positions, un cercle, ou de nombreuses formes d'ellipses.

Codage neural : sensation

Il est clair d'après ce qui précède que ce qui est physiquement accessible à l'observateur, le stimulus proximal, n'est en aucune manière une réplique exacte, pleine d'informations, non-ambigüe de l'événement d'origine, la source d'énergie distale. Les distortions que nous avons considéré jusqu'ici sont purement physiques ; des instruments précis les répertorieraient de manière comparable à la manière dont les organes des sens humains les répertorieraient. Avec notre discussion de la sensation, nous entrons dans la peau de l'observateur, et devons considérer les événements physiologiques et psychologiques intervenant en lui.

Lorsque le stimulus proximal atteint les cellules d'un récepteur sensible à l'énergie contenue dans le stimulus, les cellules transforment la lumière, le son, la chaleur, etc. en impulsions transportées le long des fibres nerveuses. Les impulsions voyagent de cellule en cellule vers le centre du cerveau, le thalamus, et de là vers la couche externe du cerveau, le cortex cerebral. Une sensation dépend des messages arrivant à un centre sensoriel plus élevé dans le cerveau en combinaison avec d'autres événements intervenant simultanément dans ces centres.

Ce qui se déroule effectivement dans les zones sensorielles du cortex dépend de nombreuses choses. Ainsi le fait qu'une lumière faible soit effectivement vue est fonction de combien l'oeil est adapté à l'obscurité ou à la lumière. Si quelqu'un entre dans un cinéma sombre depuis une rue brillamment éclairée par le soleil, au début il peut à peine, si ce n'est du tout, distinguer les sièges et les autres gens, mais après un moment dans l'obscurité, les choses qui lui étaient auparavant invisibles deviennent visibles. Réciproquement, si l'oeil est resté dans l'obscurité pendant un moment une lumière modérément intense apparaîtra si brillante qu'elle en sera aveuglante, et il pourrait être impossible de dire ce qu'est la source de la lumière, même si elle serait facilement reconnaissable pour l'oeil adapté à la lumière. Clairement la sensation produite par un stimulus visuel proximal particulier varie grandement avec l'état d'adaptation de l'oeil.

2èmement, l'état d'alerte de l'observateur peut affecter la manière et même s'il va sentir un stimulus donné. S'il est assoupi, fatigué, intoxiqué, étourdi, malade ou drogué, il sera un instrument moins sensible, moins précis, plus sujet à l'erreur pour détecter des stimuli. Des décharges spontanées dans les centres sensoriels du cerveau pouraient être interprétées par lui comme des événements distaux, même s'il pourrait ne pas y avoir de stimulus proximal correspondant. En plus de ces conditions physiques, les états de tension extrême ou d'anxieté peuvent également produire non seulement un état d'alerte réduit mais une tendace accrue à mal interpréter ou déformer les sensations.

3èmement, des événements sensoriels concomitants peuvent modifier les sensations. Un bruit fort, une absorption dans un livre, une concentration sur une émission télévisée, etc. peuvent make one less likely to notice something else. En fait, un stimulus pourrait actually inhiber les événements neuraux produits par un autre. Dans une expérience aujourd'hui classique, des enquêteurs ont enregistrés les explosions d'activité neurale dans le nerf auditif d'un chat dont l'oreille était stimulée par des clics ; lorsqu'un rat en cage fut placé devant le chat, les impulsions dans le nerf auditif cessèrent, bien que les clics continuaient toujours aux mêmes rythme et intensité Hernandez-Peon, R., H. Scherrer, and M. Jouvet. "Modification of electrical activity in cochlear nucleus during 'attention' in unanesthetized cats", Science, 123 (1956), pp. 331-332..

4èmement, diverses anomalies sensorielles peuvent modifier la sensation. Une proportion estimable de la population est aveugle aux couleurs à un certain degré ; de nombreuses personnes sont nearsighted, ou farsighted, résultant des contours flous, tandis que l'astigmatisme résulte en diverses aberrations de formes. Phen there are the phosphenes, ou phénomènes entoptiques : sensations visuelles produites par pression sur le globe oculaire, ou de conditions telles que des décharges neurales spontanées au sein de l'oeil. On peut obtenir intentionnellement des formes flottantes brillantes, de teinte brillante en fermant les yeux et en appliquant une pression continue modérée sur les paupières avec les doigts - des fascinating swirling abstract s'ensuivront, avec des couleurs constamment changeantes.

Cinquièmement, il existe plusieurs types d'images différées, ou images persistant après que le stimulus les ayant originellement produites ait cessé. Dans une image différée positive les sensations sont les mêmes que celles dans le stimulus induisant, tandis que dans une image différée négative elles sont inversées. Si, dans l'obscurité, une lumière brillante est allumée et éteinte devant l'oeil, l'image rémanente de la lumière peut être vue flotter étrangement alentours, se déplaçant avec les yeux de l'observateur, pendant jusqu'à 1 mn ou plus. L'image peut rester stationnaire, sembler partir ici ou là, et changer de taille apparente, en fonction de l'endroit où on la projète. La couleur change typiquement à mesure que l'image gradually fades. La couleur peut varier dans tout le spectre, et alterne typiquement entre la couleur de la lumière d'origine et son complément. Les images différées négatives sont plus courantes que les positives, et sont produites en fixant pendant un moment un endroit particulier du champ visuel. Les caractéristiques de l'image différée négative sont opposées à celles du stimulus inducteur. Ainsi là où le stimulus d'origine était blanc, l'image différée est noire ; là où elle était noire dans le stimulus l'image est blanche ; là ou le stimulus était rouge l'image est verte ; là où le stimulus était bleu l'image est rouge-orangée ; et ainsi de suite. Les images différées négatives fluctuent comme les positives, fading in and out. Plus longtemps le stimulus inducteur a été fixé et plus grand est le contraste dans le stimulus inducteur, et plus longtemps l'image différée persiste. La taille apparente des images différées, positives comme négatives, dépend de la distance à la surface sur laquelle elles sont projetées : plus éloignée est la surface, plus grande semble être l'image.

Perception

La perception est le processus d'identifier l'objet distal. L'observateur interprète les entrées neurales comme dues à un objet, lui affectant des caractéristiques particulières, comme la distance, la direction, la forme, la couleur, etc. La quantité d'interprétation que l'observateur doit employer pour arriver au percept final dépend en partie de la clarté, du manque d'ambiguité de l'entrée. Ainsi les lettres sur cette page imprimée sont raisonnablement claires et non ambigües ; il existe un ample cadre de référence, et le stimulus distal est clairement structuré : l'observateur peut obtenir un percept relativement précis de ce que les stimuli distaux sont réellement. Mais si le cadre perceptif est appauvri, comme cela est vrai de la plupart des conditions dans lesquelles les ovnis sont signalés, alors le perceivant doit s'engager dans bien plus d'interprétation avant d'arriver à un percept.

Typiquement, la perception résulte en une conclusion claire, catégorique sur les caractéristiques des objets perçus, même si l'entrée est logiquement, géométriquement ou optiquement insuffisante pour spécifier ces caractéristiques de manière non ambiguë. Pour les objets dans le ciel, encore une fois, en particulier les objets non familiers, les forme, taille, distance, direction, vitesse sont toutes basiquement indéterminées dans le stimulus proximal, et pourtant le processus de perception fonctionnent de manière à fournir à chacune une valeur particulière dans n'importe quel cas donné.

La forme apparente dépend de l'orientation de l'objet par rapport à l'observateur. Les taille, distance et vitesse dépendent les unes des autres de manière complexe : les suppositions automatiques d'un observateur concernant l'une d'entre elles déterminent dans une large mesure la manière dont il percevra les autres. La direction et le mouvement apparents dépendent d'un cadre de référence ; ainsi des nuages, par exemple, sembleront typiquement se déplacer à angles droits par rapport à une ligne de référence comme la ligne du toit d'une maison ou la partie du cadre d'une fenêtre sur laquelle quelqu'un se concentre tout en regardant à travers la fenêtre les nuages en déplacement.

Un mouvement apparent peut être induit chez un objet en fait stationnaire par un certain nombre de manières. La Lune pourrait sembler se déplacer alors que les nuages la recouvrant partiellement semblent rester stationnaires. Le paysage pourrait sembler se déplacer dans une direction opposée à celle à laquelle l'oeil a auparavant été exposé, comme lorsque quelqu'un assis dans un train qui vient de s'arrêter, ou regarde sur le versant d'une colline à côté d'une chute d'eau juste après avoir contemplé la chute d'eau pendant un moment. Normalement un objet seul dans un terrain complètement non structuré semblera bientôt se déplacer, même s'il est en fait stationnaire. Ce phénomène, l'autokinésie, est souvent étudié par des psychologues expérimentaux qui demandent à des sujets de rapporter l'apparence d'un point de lumière dans une chambre totalement obscure. Une lumière s'éteignant semble typiquement se rétrécir lorsqu'elle le fait. Une lumière s'allumant alors qu'une autre s'éteint peu, dans des conditions de temps et d'espace adéquates, be made to look as though the light that went off had moved to the place where the light went on.

L'élévation angulaire, ou position apparente au-dessus de l'horizon, d'objets est généralement pas du tout estimée très précisément. La différence from 0° ou from 90° d'angles près de l'horizon ou près du zenith tend à être substantiellement surestimée. Tout ce qui est au-delà de 45° ou même 30° au-dessus de l'horizon est souvent rapporté comme au-dessus de soi.

Les couleurs sont parfois perçues par interpretation seulement. L'oeil adapté à l'obscurité n'est pas sensible à la couleur, bien que l'herbe soit toujours perçue comme verte, et une banane comme jaune. Il existe également des phénomènes de contraste de couleur ou d'induction de couleur : un petit morceau de papier gris sur un fond vert vif prend une teinte rougeâtre ; sur un fond bleu vif il prendra une teinte jaunâtre. Le même morceau de papier gris a l'air sensiblement plus clair sur un fond noir que sur un fond blanc.

En général, pour tout simplement toutes les caractéristiques perceptibles, la perception fonctionne typiquement de manière à ce que le percept, tel que le percepteur en est conscient, soit considérablement plus clair, moins ambigü et moins vague que ne le garanti le véritable stimulus proximal physique.

Cognition

Le jugement, la conviction ou la croyance de quelqu'un sur l'identité et la signification véritables de quelque chose, c'est-à-dire, la cognition qu'il en a, sont considérablement affectés par le set, l'attente et la suggestion mentales. Tout observateur est prêt à percevoir la réalité d'une certaine manière. Les sets et attentes de l'observateur émanent de ses expériences, opinions et croyances, y compris celles dérivées de la suggestion. L'observateur recherchant des visages dans des motifs de nuages ou de feuilles peut les trouver facilement. Setting soi-même à voir la lettre "e" sur cette page rend les e plus saillants, plus remarquables. Vous n'étiez probablement pas conscient à cet instant de la presse de la chaussure sur votre pied gauche avant qu'elle soit mentionnée dans cette phrase. Ce que l'on remarque, à quoi on porte attention, répond, et la manière dont on l'interprète, ce que cela signifie pour quelqu'un, sont profondément affectés par les attitudes, expériences passées, opinions et croyances de quelqu'un Bruner, J.S. & C.C. Goodman. "Value and need as organizing factors in perception", J. Abnorm. Soc. Psychol, 42 (1947), pp. 33-44.; Dember, W.N. The Psychology of Perception. New York: Holt, 1960.; etc..

L'influence sur la cognition de tous ces facteurs internes est particulièrement forte dans de situations de stimulus appauvri comme celles dans lesquelles les signalements d'ovnis sont typiquement générés. La personnalité de l'observateur, sa rigidité, du absolutisme, sa compétence en réflexion scientifique, sont intérêt et sa croyance dans les ovnis, sa préparation et sa capacité à considérer des interprétations alternatives de ce qui est perçu, etc. affecte substantiellement les conclusions de l'observateur, typiquement sans qu'il soit conscient de cette influence.

Le signalement

Que l'observateur fasse un signalement, et, si c'est le cas, à qui et dans quelle forme, varie selon l'individu et la situation. Un observateur effrayé, ou orienté vers l'autorité, est plus susceptible de faire un signalement que celui qui n'est pas préoccupé, ou qui ne sait pas à qui faire un rapport formel. Une fois que l'observateur a décidé de faire un signalement, la manière dont il est questionné peut affecter son contenu de manière substantielle. La quantité de détail et même les détails en eux-mêmes, peuvent être considérablement affectés par la manière et la forme du questionnement par le destinataire du rapport. Les questions ouvertes (e. g., Dites-moi ce que vous avez vu) résultent en des réponses moins déformées que ne le font des question fermées (e. g., L'avez-vous vu plus longtemps ou moins longtemps que 10 s, ou, Vous ne voulez pas dire qu'il a effectivement fait un vol stationnaire, n'est-ce pas ?) ; des biais de l'interviewer peuvent grandement influencer le comportement du répondant Rosenthal, R. Experimenter Effects in Behavioral Research. New York: Appleton-Century-Crofts, 1966.. Le témoignage est connu pour être assez peu fiable en particulier sous la pression de questions orientées, directes, d'un interrogateur hypercritique ou incrédule, ou insistant sur des détails au sujet desquels la mémoire du témoin est floue. La mémoire du percept comme la cognition, est sujette aux effets déformants de la motivation, la personalité, set, la suggestion, etc.

Une évaluation

Les signalements d'ovnis sont le produit d'une longue chaîne d'événements, depuis le stimulus distal jusqu'au signalement final ; à chaque lien de cette chaîne se trouvent des sources de distortion. Les détails de signalements spécifiques, sont, par la nature-même des processus de sensation, perception, cognition et signalement humain, susceptibles d'être douteux. Ainsi tous signalements, même ceux d'observateurs généralement considérés comme crédibles, doivent être regardés avec précaution. Aucun signalement n'est un récit entièrement objectif, impartial et complet d'un événement distal objectif. Tout signalement d'ovni contient l'élément humain ; dans une mesure inconnue mais substantielle il est sujet aux effets de distortion de transmission d'énergie à travers un medium imparfait, au manque de corrélation parfaite entre objet distal et stimulus proximal, et aux ambiguités, interprétations et subjectivité de la sensation, perception et cognition.