Le Loch Ness est un lac d'eau douce s'étendant sur 42 km dans les Highlands d'Ecosse (Royaume Uni), dont il est le lac le plus profond, pouvant atteindre 282 m par endroits, avec une moyenne de 150 m. Il se trouver au sommet de la faille géologique de Great Glen Steffens 10.

Colomban sauvant l'homme attaqué par le monstre
Colomban sauvant l'homme attaqué par le monstre

La 1ère observation répertoriée d'une créature mystérieuse près du Loch remonte à 565, lorsque Saint Colomban Le missionnaire irlandais qui introduit le christianisme en Ecosse, en route pour visiter le roi des Pictes et ayant fait une halte près du Loch, voit des locaux enterrer le corps d'un pauvre homme repêché après s'être fait mordre par une bête habitant le lac. Saint Colomban envoie alors un compagnon nager dans la rivière, qui attire l'attention de la créature tapie au fond du lac ; celle-ci s'élève et bougea de manière menaçante vers le nageur. Alors que les autres regardent terrifiés, Saint Colomban fait le signe de croix et commande au monstre de partir au nom de dieu Adamnan (Author: Adomnán of Iona): "How an aquatic monster was driven off by virtue of the blessed man's prayer", Life of Colombo, Chapter 28 < Clark & Pear 366.

En 1527, Duncan Campbell parle d'une bête terrible sur la rive du loch.

En 1771, un ancêtre de Patrick Rose voit une créature monstrueuse qui est un croisement entre un cheval et un chameau Lettre au Scotsman.

En 1879, un groupe d'enfants se trouve du côté de la rive nord lorsqu'ils repèrent une petite tête attachée à un long cou qui se tourne d'un côté à l'autre. Selon la créature est grise.

En 1880, à Drumnadrochit, E. H. Bright et son cousin voient un monstre gris sombre au long cou sortir d'une zone boisée et se dandiner sur ses 4 pattes vers le loch.

En 1890, une gitane se trouvant sur la berge nord fait constamment un détour menant au-delà des collines de sorte qu'elle ne passe plus jamais par le même endroit. On supposera qu'elle avait rencontré une créature inconnu correspondant à la description du monstre.

En 1912, des enfants jouant à la Inchnacardoch Bay du loch disent avoir vu, depuis juste quelques yards de distance, un animal ressemblant à un chameau au long cou. Il entra dans l'eau, puis disparu dans les vagues.

En 1919, l'épouse de Peter Cameron se trouve dans la zone du lac lorsqu'elle voit comme MacGruer – une créature avec une tête semblable à celle d'un chameau (et ayant une couleur semblable à chameau) avec un long cou et 4 pattes.

Alors qu'il visite Invermoriston en avril 1923, Alfred Cruickshank roule sur la route lorsqu'il voit un "monstre" au dos voûté, couleur "vert kaki". Les pattes de la créature ressemblent à celles d'un éléphant, qui a des palmures au pieds. Il estime que le corps fait de 3 à 3,6 m de long, et la queue 3 m.

Le 10 mai à 07:30, William Miller et D. McGillvray voient une créature d'abord stationnaire, comme un hippopotame géant, puis se déplaçant en arc avant de se submerger.

En août 1929 à 09:30, Mme Cumming et encore D. McGillvray voient à nouveau une grosse bosse de la taille d'un cheval, d'abord immobile, puis plongeant dans un splash.

En 1930-07, Ian J. Milne et 2 autres personnes voient une bosse de 20 pieds (6 m) de long se déplacer jusqu'à 15 noeuds.

La créature qu'aurait observé le colonel Fordyce
La créature qu'aurait observé le colonel Fordyce

Un matin de 1932-04 le colonel L. McP. Fordyce et sa femme suivent à la trace une créature décrite comme un croisement entre un grand cheval et un chameau avec des bosses sur le dos, aux longues jambes et au long cou, surmonté d'une petite tête, et à la démarche d'un éléphant. La créature, apparemment hirsute, traverse la route pour se diriger vers le loch Scots magazine, 1990 < Dash, Mike, 1991.

En , Mme Eleanor Price-Hughes dit avoir vu une grande créature sortir de derrière des buissons et disparaître dans le loch. On dira cependant qu'il s'agissait d'un canular.

Le , John et Aldie MacKay roulent le long du Loch Ness, rentrent d'une visite à Inverness vers chez eux à l'hôtel Drumnadrochit qu'ils gèrent, lorsque Aldie remarque une perturbation dans le lac qu'elle prend d'abord pour des canards en train de se chamailler. Cependant, en regardant de plus près, elle s'aperçoit que ce qu'elle voit au milieu du lac est une grande bête roulant et plongeant dans l'eau, provoquant ainsi une grande perturbation. L'observation est rapportée à un local game keeper et journaliste Alex Campbell déclarera avoir vu le monstre en pas moins de 18 occasions Campbell, Alex: "Strange Spectacle On Loch Ness", Inverness Courrier, 1933-05-02.

La créature qu'aurait observé Spicer
La créature qu'aurait observé le colonel Fordyce

En , F. T. G. Spicer et son éponse, revenant d'un voyage à Londres, roulent sur la route entre Dores et Foyes sur le berge sud, lorsqu'ils voient un objet horizontal, comme un tronc, émerger des buissons sur un côté de la route : il se déplace avec une ondulation saccadée et a une couleur semblable au gris d'un éléphant. Un détail curieux a l'air d'émaner de la région de son "épaule", comme s'il transportait quelque chose.

La récit de Spicer va toutefois s'embellir avec le temps, la créature décrite comme faisant de 6 à 8 pieds de long étant par la suite décrite comme faisant 25 et même 30 pieds Binns 1983 Campbell 1986. Suivant la nature supposée de l'animal, on parlera d'un bébé otarie transporté par sa mère, à l'apparence déformée par l'atmosphère chaude, ou d'un plésiosaure de 9 m transportant un agneau mort.

La photographie de Gray, et sa version modifiée pour étayer la thèse d'un labrador en train de nager
Photographie de Gray La photo de Gray modifiée pour étayer la thèse d'un labrador en train de nager

Le , Hugh Gray, un employé de la British Aluminium Company Works londonien en vacances dans le coin, rentre de l'église en marchant près de l'endroit où la rivière Foyers rejoint le lac, lorsqu'il voit à 500 ou 800 m un objet de dimensions considerables s'élever hors des eaux calmes du loch, jusqu'à une hauteur estimée à 3 pieds environ. Il se saisit immédiatement de son appareil photo prêêave; l'emploi et prend une série de 5 photos avant que le loch se redevienne calme.

Résident local : 'Espèce de bête sans cervelle – sors de notre vue tant que tu peux ! Sais-tu que la Chambre des Communes, 1933, a l'oeil sur toi !' (la question du Monstre du Loch Ness fut soulevée à la Chambre hier)
Résident local : "Espèce de bête sans cervelle – sors de notre vue tant que tu peux ! Sais-tu que la Chambre des Communes, 1933, a l'oeil sur toi !" (la question du Monstre du Loch Ness fut soulevée à la Chambre hier) "News: Government protection for 'Nessie'", National Archives of Scotland, 2010-04-19

Gray pense cependant que ce qu'il a photographié n'est qu'anecdotique et la pellicule reste dans son appareil durant les 3 semaines qui suivent, jusqu'à ce que son frère la fasse développer mais 1 seule des images ressort.

Intéressé, le Daily Mail de Londres publie la photo. 4 techniciens de la firme Kodak, à qui une analyse est demandée, déclarent n'y déceler aucun trucage.

Bien que Gray indique ne pas savoir ce qu'il a bien pu photographier, diverses personnes y vont de leurs interprétations. Le docteur Maurice Burton, zoologue, pense qu'il s'agit d'une loutre en train de plonger, alors que F. W. Holiday, un écrivain bien connu sur le milieu de la pêche, êu'il s'agit d'une sorte de vert marin géant. Certains avançent aussi que le flou de sa photographie cache en fait le cliché plus banal de son golden labrador en train de nager.

Cette année-là, suite aux diverses observations et à la publication d'articles et photographies dans des journaux, on demande au Scottish Office de confirmer l'existence d'un "monstre" ou "serpent de mer" dans le Loch Ness. Une question parlementaire question est planifiée à la Chambre des Communes, demandant si, dans l'intérêt de la science, une enquête devrait être faite sur l'existence du monstre. La question est ridiculisée par la presse à l'époque.

Reid

En décembre, Mme Reid (épouse du receveur des postes de Inverfarigag), voit au sol, depuis sa voiture, une créature à fourrure de 2 m de long, à la tête ronde, avec une crinière et des pattes courtes et épaisse, qu'elle compare à un hippopotame.

Wheterell examinant les empreintes sur la berge avant que des moulages de plâtre soient pris et envoyés au British Museum
Le Monstre du Loch Ness est un fait, pas une légende, titre le journal le

Le journal envoie alors une équipe mener son enquête, dirigée par Marmaduke Arundel Wetherell Acteur, producteur de film, chasseur de "gros gibier" auto-proclamé qui arrive au loch le 18 et recrute un bateau pour chercher la bête. Il pense utiliser ses talents de pisteur pour chasser le monstre dans son repaire. Des rapports journaliers paraissent.

Wheterell examinant les empreintes sur la berge avant que des moulages de plâtre soient pris et envoyés au British Museum
"Duke" Wheterell examinant les empreintes sur la berge avant que des moulages de plâtre soient pris et envoyés au British Museum

De fait, au bout de 2 jours au Loch, Wetherell déclare avoir trouvé des empreintes sur la berge du loch "Big-Game Hunter Finds Fresh Tracks of 'Four-Fingered Sea Beast' at Loch Ness", Times de New York (USA), ven 22 déc 1933 "Spoor of Amphibian Found at Loch Ness", Gazette de Montréal (Canada), 1933-12-22, p. 15.

Des moulages de plâtre sont réalisés et envoyés au British Museum d'histoire naturelle pour être examinés. Les empreintes sont découvertes avoir été faites par la patte gauche d'un hippopotame empaillé (en fait transformé en porte-parapluies) David Martin et Alistair Boyd, Nessie - The Surgeon's Photograph. Le Daily Mail congédie alors Wetherall, et laisse tomber l'histoire. C'est un Wetherell plus qu'irrité qui en 1934-01 part d'Ecosse pour rentrer chez lui, à Twickenham Wetherell mourra dans les années 1950s.

Grant Témoignage de Grant
Grant et une représentation de son témoignage Witchell, N.: The Loch Ness Story, Penguins Books, Harmondsworth, 1975, Middlesex

C'est ce même mois, En attendant à l'époque les témoignages continuent d'affluer, comme celui de W. Arthur Grant (21 ans, étudiant en médecine vétérinaire) qui, la nuit du 5, vers 01:00, roule en moto le long du loch près de Loch, lorsqu'il voit un grand objet sombre devant lui sur la route. Alors qu'il s'approche, l'animal court à travers la route, manquant de percuter Grant. A la clarté lunaire, il voit un animal à la petite tête semblable à une anguille, avec des yeux ovales, un gros corps avec une large queue, et ce qui ressemble à 4 jambes se terminant en palmes. Il estime qu'elle faisait 18 à 20 pieds de long et avait une peau sombre semblable à celle d'une baleine.

it had a head rather like a snake or an eel, flat on the top with a large oval eye, longish neck and somewhat large tail. The body was much thicker towards the tail than was the front portion. In color it was black or brown and had skin rather like that of a whale

Connaissant quelque chose à l'histoire naturelle je peux dire que je n'ai jamais rien vu de tel dans la vie comme l'animal que j'ai vu, dit-il. Ca avait l'air d'un hybride entre un plésiosaure et un membre de la famille des phoques Costello, Peter: In Search of Lake Monsters.

Il avouera toutefois plus tard à Alex Menzies qu'il s'agissait d'un canular : étant tombé de sa moto, il dit à sa mère qu'elle avait été endommagée à cause du monstre qui l'avait fait tomber.

En février, sous la clarté lunaire, à Inchnacardoch Bay, sous la clarté lunaire, Jean MacDonald et Patricia Harvey voient une créature au corps de 6 pieds (3 m) de long, épais et gris sombre dans sa partie supérieure, s'affinant vers la queue qui semble plus claire en-dessous. La créature avance sur 4 pattes grosses et courtes et traverse le courant.

La photo de Wilson
Photographie de Gray

Le 1934-04-01 Chaque 1er avril est un jour propice aux plaisanteries de tous genre, le jour de la "chasse au coucou", équivalent écossais du "fool's day" britannique, le colonel Robert Kenneth Wilson Egalement appelé "docteur" Wilson ou le "chirurgien" parce qu'il a une activité médicale de gynécologue près de Harley Street roule avec une "amie" Une femme mariée avec qui il a une liaison en direction du nord vers Inverness, à 2 miles environ de Invermoriston. A un moment celle-ci remarque quelque chose dans l'eau et s'écrit : Mon dieu, c'est le monstre ! Wilson prend alors une photographie. Sans affirmer qu'il s'agissait de "Nessie", il indique qu'il s'agit d'un animal qu'il n'a pu identifier Wilson mourra en Australie en 1969..

2ème photo de wilson
2ème photo de wilson

En fait en 1975-12, Ian Wetherell (63 ans), le fils Marmaduke, publiera sous forme de journal intime dans le Sunday Telegraph l'histoire suivante : lui et son père ont une fois fabriqué une photo du monstre du Loch Ness. L'article ne mentionne pas laquelle ni même Wilson, mais nomme Mauriceêrs comme co-conspirateur. Il faudra attendre 1994 pour que David Martin, un zoologue du Loch Ness et du projet scientifique Morar, ainsi que Alastair Boyd, un collègue chercheur, découvrent l'interview. Malheureusement, lorsqu'ils se rendent au pub tenu par Ian, ils apprennent qu'il est mort. Ils retrouvent toutefois Christian Spurling, le beau-fils de "Duke" Wetherell, qui vit sur la côte sud et à la santé fragile (90 ans). Après avoir gardé le secret pendant près de 6 décennies, il donne des réponses franches aux 2 chercheurs : suite au scandale du pied d'hippopotame et la rupture avec le Daily Mail qui s'ensuivit, Duke Wetherell aurait dit : Très bien, on va leur donner leur monstre. Son fils Ian (alors 21 ans) alla acheter le matériel : un jouet de sous-marin et plusieurs pots de pâte à bois. Christian, fils d'un peintre de marine, était féru de construction de maquettes. Tout ce que j'ai eu était un message de Wetherell disant "Est-ce que tu peux me faire un monstre ?" se souvient-il. Les fils de Wetherell travaillèrent les détails ensemble. Je me suis dis, "bon, c'est un monstre, donc ça doit avoir un long cou, je suppose, se souvient Christian. Je me suis juste assis et je l'ai fait. Il a été modelé avec l'idée d'un serpent de mer. Le "monstre" pris 8 jours pour être achevé. La tête, le cou et le corps furent construits sur la tour conning par étapes à mesure que la pâte à bois se solidifiait, avec un espace pour la clé à remonter mécanique. Du fil soudé en dessous lui donnait sa stabilité. Des essais furent menus dans un étang puis, probablement en février ou mars, Ian et Duke Wetherell retournèrent au Loch Ness. Par un jour calme, le monstre fut mis à flotter dans des eaux peu profondes. C'est Ian qui prit les photographies. La suite n'est pas totalement claire. Duke Wetherell mis clairement son ami Maurice Chambers dans la confidence. Il avait cependant besoin de quelqu'un de crédible. Est-ce que Chambers connaissait quelqu'un comme çà ? Oui, Robert Wilson. Wilson aurait donc prétendu que les photos étaient de lui à la demande de Wetherell pour leur accorder de la crédibilité. Wetherell se serait ainsi vengé du Daily Mail en fournissant une autre photographie accréditant l'existence du monstre.

En attendant en , à Borlum Bay, Margaret Munro est sur la plage quand elle voit une créature au grand corps gris sombre, au cou semblable à celui d'une girafe surmonté d'une petite tête. Elle semble avoir à l'avant 2 palmes ou pattes courtes.

Une des photos résultant de la campagne de Mountain
Une des photos résultant de la campagne de Mountain

Ayant lu le livre de Gould, Sir Edward Mountain décide de financer une surveillance adaptée. Il propose à une vingtaine de chômeurs de les payer pour rester assis au bord du lac avec des appareils photos, et promet une prime pour toute photo du monstre. L'opération commence le pour 5 semaines, .

21 photographies sont prises, mais aucune ne se révèle vraiment concluante. Le capitaine James Fraser, embauché comme superviseur, reste au loch par la suite, prenant le film (aujourd'hui perdu) du 15 septembre. Après visionnage par des zoologues et professeurs d'histoire naturelle, il est conclu qu'il s'agit d'un phoque, peut-être un phoque gris.

L'affaire commence à faire du raffut outre-Atlantique "Scotland Stirred by Mysterious Loch Ness Sea Monster", Modern Mechanix, 1934-04 et à constituer une attraction touristique, attirant aussi des chasseurs de monstre. La police du comté, qui ne doute pas de l'existence du monstre, s'inquiète d'ailleurs du fait qu'on puisse le tuer Fraser, William (Chief Constable): "The Loch Ness Monster", Inverness-Shire Constabulary, Inverness, 1938-08-15.

Photo de Stuart
Photo de Stuart

Le , Lachlan Stuart prend une photo de mystérieux humps s'élevant du loch.

L'auteur Richard Frere révélera plus tard que Stuart lui aurait avoué que les humps n'étaient rien d'autre que les balles de foin.

2ème photo de wilson
La photo de McNab

Le , le directeur de banque Peter MacNab prend une photo de ce qui semble être quelque chose de grand se déplaçant dans les eaux du loch, près du château d'Urquhart.

Le , Francesco Gasparini, un journaliste italien revendique dans un hebdomadaire de Milan la paternité du monstre, qu'il aurait inventé en 1933. Alors correspondant d'un journal de Milan, il amassait des centaines de coupures de presse britanniques, dont 2 lignes qui furent publiées dans un journal écossais à propos de pêcheurs d'Inverness qui avaient vu un poisson étrange.

Début août 1933 mon approvisionnement en nouvelles était encore plus faible qu'à l'habitude. J'eus l'inspiration de m'emparer de la question des poissons étranges. L'idée du monstre ne m'était jamais venue, mais alors je remarquais que le poissons étrange n'aurait pas débouché sur un long article, et je décidais de promouvoir l'être imaginaire au rang de monstre sans plus tarder.

Mais le monstre lui échappa. Le jour suivant, dit Gasparini, il fut forcé d'inventer des récits de témoins oculaires, soutenus par la couleur locale d'un livre de géographie. Au moment où il commença à planifier la mort ou l'évasion du monstre, des témoignages en longueur apparaissaient dans d'autres journaux. Je dûs vivre avec. La presse britannique s'était saisie de mon petit monstre et en avait fait un géant. La légende gagna d'ampleur. Des "photographies" du monstres et de superbes dessins, basés sur les récits de témoins oculaires furent publiés un peu partout. Appelé affecteusement "Nessie", le monstre devint une institution nationale. Cependant, Le monstre du Loch Ness n'a jamais existé. Je l'ai inventé. Je l'admets – mais je ne m'en excuse pas, affirmera Gasparini Foster, Allen: "Loch Ness Monster 'Invented'", The Irish Times, 2009-01-26.

Illustration de l'observation de MacLeod
Illustration de l'observation de MacLeod Witchell, N.: The Loch Ness Story, Penguins Books, Harmondsworth, 1975, Middlesex

Le , Torquil MacLeod observe pendant 9 mn aux jumelles, à une distance de 1 mile environ, une créature apparemment gigantesque (peut-être de 60 pieds de long) avec des palmes. Elle est grise et a une projection que Macleod décrit comme semblable à une trompe d'éléphant. La créature est apparemment à moitié sur terre, et à la fin de l'observation elle se courbe en U et se renverse dans l'eau, apparemment sans faire beaucoup d'éclaboussures étonnant pour un animal de cette taille ?.

MacLeod fournit un croquis de son observation, mais on conteste qu'il ait pu voir ce qu'il décrit avec les jumelles dont il disposait, étant donnée sa position sur la rive opposée. MacLeod est aussi critiqué en tant qu'observateur non-neutre, étant un fervent partisan de l'existence du monstre, qui attendait depuis longtemps de faire une observation Binns 1983.

2ème photo de wilson
Des membres de la Loch Ness Monster Investigation Team scrutant le loch en 1968-08

En 1962 est créé le Loch Ness Phenomena Investigation Bureau Plus tard le Loch Ness Investigation Bureau (LNIB) puis Loch Ness Investigation (LNI), qui entreprend l'exploration du lac avec les appareils les plus modernes de l'époque.

En , à Achnahannet, un témoin du LNI dit avoir vu une créature inconnue estimée à 5 m de long. Il la filme plus tard alors qu'elle serpente près de la berge, mais à 4 km de distance environ.

Cependant, par manque de finances et de preuves concrètes, le bureau est fermé en 1972.

Au début des années 1970s, Frank Searle, un ancier capitaine de l'armée, arrive au loch pour chercher le monstre. Il prend un certain nombre de photos, dont beaucoup sont publiées dans les media, mais qui seront toutes diagnostiquées fausses.

La photo de Rines La photo de Rines
Photos de Rines

En , Robert Rines, avocat et inventeur qui déposera plus de 800 brevets, entreprend ses propres recherches aux méthodes originales : il recrute un parfumeur pour concocter une senteur qui pourrait attirer la créature, et entraîne des dauphins à porter sur eux des cameras.

Il finit par publie une photographie prétendant montrer une nageoire de la bête, si convaincante qu'elle attire l'intérêt de scientifique de Harvard et de la Smithsonian Institution.

Photo de 1972
Une des photos résultant de la campagne de Mountain

En , une nouvelle expédition fut organisée avec un matériel de détection plus sophistiqué. Plusieurs photographies montrent : une partie d'un corps rosâtre Le torse antérieur, le cou et la tête d'un animal vivant ainsi que 2 courts ailerons.

La meilleure photo montre la tête de l'animal. Elle a été prise de profil et l'on peut observer une gueule ouverte et plusieurs excroissances formant des cornes. Les scientifiques, après analyse des différentes photos, ont décrit l'animal de la manière suivante : un animal d'une longueur total de 6 m avec un cou épais de 45 cm, une gueule de 22 cm de long et 13 cm de large, des cornes de 15 cm, écartées de 25 cm Il est à souligner que les photos rapportées par cette expédition ébranlèrent sérieusement les scientifiques les plus sceptiques.

Cependant, de nombreux experts estiment qu'il n'y a là pas matière à certitude. On ne peut les en blâmer étant donné l'aspect très flou des prises de vue. D'une manière générale, les scientifiques hésitent par peur du ridicule. Certains comme le professeur Maurice Burton, attaché au département d'histoire naturelle du British Muséum, se sont montrés de fervents partisans de l'existence du monstre pour subitement devenir les adversaires les plus acharnés. Le zoologue hollandais Oudemans a, lui, consacré deux mémoires au monstre et a conclu à son existence.

Une des photos résultant de la campagne de Mountain
Photo de 1972

Le 1977-05-21, Anthony Shiels se trouve au château d'Urquhart quand il prend une nouvelle photo saisissante, presque trop belle pour être vraie.

En 1995-09, près de Urquhart Castle, Lorna Taylor voit une tête, un cou et un corps sortir du loch.

En , un visiteur américain sur la plage entre Dores et Foyers voit une créature, qu'il estime entre 10 et 15 m de longueur, avec un long cou, détaler dans l'eau.

La description la plus courante de la créature étant celle d'un reptile aquatique à long cou réputé éteint depuis l'événement qui fit disparaître les dinosaures au Cretacé-Tertiaire il y a 65 millions d'années, les partisans de cette théorie citent d'autres survies d'animaux préhistoriques comme le coélacanthe, qui aurait dû s'éteindre en même temps que le plésiosaure mais fut redécouvert au large des côtes de Madagascar en 1938.

Cependant, quand bien même des specimens de cet animal existeraient-ils encore, plusieurs objections existent quant à leur survie dans le Loch Ness :

  • Si l'on admet que le plésiosaure était probablement un reptile à sang froid, celui-ci aurait plutôt besoin d'eaux tropicales chaudes (on l'on ne signale pas aujourd'hui de tels spécimens), tandis que la température moyenne du Loch Ness n'est que de 5,5 °C (42 °F).
  • Même en admettant que le plésiosaure était (ou serait devenu) à sang chaud, il aurait besoin d'une quantité de nourriture dépassant celle offerte par le Loch Ness pour pouvoir maintenir l'activité nécessaire à de tels animaux.
  • On ne dispose pas d'éléments substantiels dans la structure osseuse des plésiosaures fossilisés qui indiquent une capacité sonar (comme celle des dauphins et des baleines) qui serait nécessaire dans le Loch Ness, où la visibilité est limitée à moins de 15 pieds à cause de sa forte concentration en tourbe. En conséquence, la lumière du jour ne pénètre pas profondément dans l'eau, limitant ainsi la quantité d'algues photosynthétiques (ce qui réduit aussi la quantité de plancton et de poissons dans la chaîne alimentaire). Des indices fossiles indiquent que les plésiosaures étaient des chasseurs à vue, et il est donc probable que l'eau teintée de tourbe du Loch Ness permette à de tels animaux de chasser la quantité de nourriture limitée à des niveaux suffisants.
  • En , Leslie Noè du musée Sedgwick de Cambridge fit remarquer que l'ostéologie du cou rend absolument certain que le plésiosaure ne pouvait pas soulever sa tête hors de l'eau comme un cygne "Why the Loch Ness Monster is no plesiosaur", New Scientist, 2 novembre 2006, excluant la possibilité que Nessie soit un plésiosaure, si l'on s'en tient à la plupart des photos et témoignages.
  • Le Loch date de la fin de la dernière ère glacière, il y a environ 10 000 ans. Avant cela, il fut gelé pendant près de 20 000 ans MacDonald Docherty, Frank (M.A.): "A Geological View of Loch Ness and Area", Legend of Nessie.

Peter Costello posa la théorie que Nessie et d'autres monstres de lac réputés appartiennent en fait à une espèce inconnue d'otaries à long cou. Cette théorie est étayée par plusieurs observations du monstre sur terre, où la créature se serait dandinée vers le Loch après avoir été surprise, à la manière des otaries. Cependant, toutes les espèces connues de pinnipèdes sont généralement visibles sur terre le jour pour prendre le soleil ; une chose que l'on a jamais vu Nessie faire.

R. T. Gould suggéra cette possibilité et Roy Mackal la lista comme la plus probable.

Certains ont théorisé que Nessie pourrait être une anguille géante. Ils pensent qu'une anguille aurait pu énormément grandir afin de manger des poissons plus gros, ou qu'une espèce d'anguille plus grande habite le Loch. Mais les anguilles ne sortent pas de l'eau à la manière d'un cygne comme le décrivent certaines observations.

Frank Holiday a proposé que Nessie et d'autres monstres de lacs comme Morag puissent être expliqués par un invertébré géant, et cité le Tullimonstrum éteint comme un exemple de forme. Il dit que cela fournit une explication aux observation sur terre et à la forme variable du dos, et relie cela à la description médiévale de dragons sous le terme de "vers".

Le à l'occasion des Earth System Processes Organisée conjointement par la Geological Society of America et la eological Society of London de Edinburgh (Ecosse), le Dr Luigi Piccardi, un géologue italien Le Dr Piccardi avait expliqué une année auparavant que le site de Delphes, en Grèce, avait été choisit en raison de la présence de failles souterraines qui se croisaient à la verticale de l’oracle, permettant à des gaz hallucinogènes d’intoxiquer les prêtresses dévolues à ce rôle., émet l'hypothèse que des phénomènes géologiques pourraient être à l'origine du mythe. La remontée à la surface de bulles de gaz et les vagues produites par les secousses sismiques les plus importantes expliqueraient selon lui certaines observations indirectes, laissant supposer la présence d’un animal que les cryptozoologues imaginent semblable au plésiosaure du temps jurassique Piccardi, L. (C.N.R, Centro di Studio dell’Appennino e delle Catene Perimediterranee, Via G. La Pira 4, Firenze 50121 Italie): "Seismotectonic Origins of the Monster of Loch Ness" < Clerc, Stéphane R.: "Le Monstre du Loch Ness", 2005.

L'agence géologique du gouvernement britannique, la British Geological Survey, a cependant réfuté sa théorie, en raison de l’inexactitude de certaines corrélations mises en avant entre les observations rapportées du monstre du Loch Ness et les occurrences des tremblements de terre.