est une année record en observations d'ovnis aux USA, et les et n'échappent pas au phénomène. Cependant le soir de ces journées vont marquer les esprits plus encore, avec des observations visuelles confirmées par radar au-dessus de la capitale et un véritable carousel (merry-go-round) au-dessus de Washington.

19 Juillet

8 ovnis détectés par le radar de l'Aéroport National de Washington
8 ovnis détectés par le radar de l'Aéroport National de Washington

Ce soir-là , 5 lueurs étranges manoeuvrent au-dessus de la Maison Blanche, de la ville et de ses env irons. A , 8 contrôleurs aériens prennent leur quart de à l'aéroport national de Washington. Parmi eux, Ed Nugent, Jim Ritchey, James Copeland, dirigés par Harry G. Barnes. La nuit est claire.

Ils sont notamment détectés par le radar de la CAA à l'aéroport.

, Barnes arrive au bureau du superviseur, laissant Ed Nugent sur l'écran principal.

Echos radars enregistrés par le radar de l'Aéroport National de Washington le 20 Juillet
Echos radars enregistrés par le radar de l'Aéroport National de Washington le 20 juillet

, 7 échos apparaissent soudainement (A) sur le cadran sud-ouest de l'écran, juste à l'est et un peu au sud de la base de Edwards : soit ils arrivent depuis une haute altitude, soit ils ont pénétré dans la zone en moins de (le temps de rafraichissement de l'écran radar). Nugent demande à Copeland d'aller chercher Barnes. Les deux consoles affichent les mêmes échos. Barnes appelle la tour et a Howard Cocklin : ce dernier indique qu'ils détectent les mêmes cibles et qu'il peut même voir un des objets dans le ciel nocturne sous la forme d'une lumière brillante orange. Maintenant réellement alarmé, Barne appelle l'ADC.

Lorsqu'il revient sur l'écran principal les objets se sont séparés. 2 sont au-dessus de la Maison Blanche, un autre près du Capitole (B).

A minuit, le Pentagone est survolé par des objets semblables, repérés et enregistrés sur les échos radars de la base de Newcastle. Les objets volent à une vitesse variant de 160 km/h (100 miles/h) à 480 km/h, accélérant brusquement à des vitesses phénoménales (7200 miles/h).

Contact de Andrews

Barnes, sans quitter ses yeux de l'écran, contacte la base de Andrews, à travers le Potomac dans le Maryland. Andrews confirme les cibles, aux mêmes endroits.

L'observation de l'aéroport national de Washington est confirmée par un autre radar local, et la base USAF de Andrews est contactée :

Tour de Washington : Tour de Andrews, voyez-vous ? Avez-vous un avion en vue à l'Ouest-Nord-Ouest ou à l'Est de votre aéroport se déplaçant vers l'Est ?

Andrews : Non, mais nous venons juste d'avoir un appel du centre. Nous le recherchons.

Nous avons une grande cible qui apparaît sur notre zone. Il vient juste sur le flanc Ouest de notre aéroport - le flanc Nord-Ouest de son eastbound. Il va passer juste à travers la portion Nord de votre terrain en direction de l'Est. Il est à environ un quart de mile de la piste Nord-Ouest - juste au-dessus du côté de votre piste Nord-Ouest maintenant.

Qu'est-ce qui se passe avec votre cible maintenant ?

Elle est toujours en direction de l'Est. Elle est venue directement au-dessus des terrains de Andrews et est maintenant à 5 miles à l'Est.

D'où est-elle venue ?

Nous l'avons repérée à environ 7 miles à l'Est, légèrement Sud-Est, et nous la suivons depuis. Le Centre la suit depuis plus longtemps.

Est-ce qu'elle a une trajectoire erratique ?

Elle maintient une trajectoire droite, en direction de l'Est.

Ici Andrews. Notre repérage radar indique qu'il a eu une grande et grosse cible ici au Nord-Est d'Andrews. Il indique qu'il en a 2 autres plus au Sud du terrain.

Oui, eh bien le centre en a environ 4 ou 5 autour de la station de Portée de Andrews. Le Centre travaille sur un avion des lignes nationales - le centre le travaille et le vectorise autour de sa cible. Il est venu autour d'Andrews. Il a vu l'un d'entre eux - ressemblant à un météore. (Garbled).. Went by him.. or something. Il dit qu'il en a un à environ 3 miles de son aile droite à présent. Il y a tellement de cibles autour d'ici qu'il est difficile de dire parce qu'elles ne se déplacent pas très vite.

Et son altitude ?

Eh bien, il doit être au-dessus des 8000 pieds puisque nous ne l'avons plus sur le radar.

Prise en chasse

Barnes demande si ils envoient des jets. Les jets de Andrews sont à NewCastle, Delaware (près de Wilmington) alors que leur piste est en travaux. Barnes dit aux autres contrôleurs que des jets doivent venir de Delaware, ce qui veut dire à au moins une demi-heure. Pendant plusieurs minutes ils suivent les objets.

Ritchey qu'un d'entre eux suit à vol de ligne Capital qui vient de décoller. Le pilote, le capitaine "Casey" Pierman, est dirigé vers l'objet (D). Lorsqu'alors, la vitesse de l'objet était de 130 miles/h. Soudain, à l'étonnement des contrôleurs, la cible disparaît. Juste après Pierman rappelle : il indique avoir vu la chose, mais qui a disparu d'un trait en 3 à 5 s. Cela indique que l'objet est passé d'une vitesse de 130 à 500 miles/h en un temps très court.

La base d'Andrews prévient l'ADC. 2 chasseurs nocturnes F-94 reçoivent l'ordre de décoller, mais des réparations retardent leur mission pendant plusieurs heures. Après leur décollage, les objets mystérieux ont disparu. Les chasseurs réatterrissent, mais les objets apparaissent à nouveau sur les écrans radar. Dans les heures qui suivent, les chasseurs poursuivent des cibles illusoires, mais en vain. Ils parviennent à voir les ovnis, mais les lumières des objets inconnus s'assombrissent alors qu'ils s'approchent. Une communication constante est maintenue avec le radar au sol, et alors que les pilotes ont les ovnis en vue, ils sont également visible par le radar au sol. Les ovnis sont également observés par des membre de l'équipage d'un B-29, ainsi que des vols commerciaux.

Par la suite un écho fait un virage à 90° (E). Un autre objet inverse le sens de sa course : depuis une vitesse de 100 miles/h, l'objet s'est complètement arrêté et changé de direction en moins de 5 s.

L'opérateur de la tour Joe Zacko, sur l'écran ASR conçu pour détecter les objets à grande vitesse, signale des objets voyageant à une vitesse incroyable au-dessus de la base du terrain Andrews vers Riverdale. Zacko appelle Cocklin et tous deux calculent la vitesse de 2 miles/s, soit 7200 miles/h. D'après le trajet il semble clair que l'objet est descendu verticalement dans le rayon de l'ASR, est resté à niveau quelques secondes, puis est remonté à nouveau à une vitesse effarante.

Les jets n'arrivent toujours pas. Les objets tournent autour de Washington (D. C.) depuis 2 heures. Des hommes de la tour et des pilotes font des observations visuelles. Par deux ou trois fois Barnes note que les objets partent au loin au moment où il indique aux pilotes les directions à suivre pour l'interception. Pas une fois les pilotes ne sont assez près pour voir les lumières.

Les ovnis disparaissent, et il est environ 2 h du matin quand les jets de l'USAF arrivent à Washington. 5 mn après le départ des jets, les ovnis reviennent partout au-dessus de Washington. L'un d'eux suit l'avion de ligne Capital (D) près de l'aéroport, puis part au loin.

A , des jets d'interception, envoyés par NewCastle et retardés par une précédente enquête sur des ovnis au New Jersey, arrivent sur les lieux. Les ovnis disparaissent, puis réapparaissent après leur départ au-dessus de la Maison Blanche et du Pentagone. A un moment, des opérateurs qui suivent les événements depuis la base d'Andrews voient une imposante sphère orange brillante, en vol stationnaire au-dessus de la base.

A , c'est la fin des observations.

26 Juillet

À partir de , les opérateurs radar de divers aéroports ainsi que des pilotes de ligne signalent de nombreux échos radar non-identifiés au-dessus de la région de Washington, à différentes vitesses. Les pilotes repèrent des lumières non-identifiées Cas Blue Book non expliqué.

A , entre 6 et 12 lueurs paraissent de nouveau, à une telle vitesse qu'il ne peut s'agir d'avions, si rapides soient-ils.

A la base de l'USAF de Andrews (Maryland, Washington, D. C.), on continue d'observer et de détecter des ovnis dans la zone de Washington, D.C. tout au long de la nuit Cas Blue Book n° 1661 non expliqué.

Photo

La fameuse photo prise par un touriste allemand... Disney

On verra plus tard apparaître des ajouts tardifs à ce cas par divers média comme la firme Disney, et des photos dont il n'a pas été question à l'époque des observations. On voit sur cette photo le Capitol de Washington apparemment survolé par des lumières.

Inversion de températures ?

Selon cette théorie il y aurait eu dans le ciel de Washington, ce jour-là, une couche d'air très chaude située entre 2 couches d'air très froides. Cela aurait eut pour conséquence de créer des mirages visuels et des blips radar virtuels. Par exemple une déviation de faisceaux lumineux provenant du sol (genre lampadaire) réfractés et réfléchis par la couche d'air chaude. Même principe avec l'écho radar d'une voiture se déplaçant au sol réfléchie par la couche d'air chaud donnant ainsi l'impression que cet écho provient d'un objet se mouvant dans le ciel.

Le problème des inversions de température dans l'atmosphère terrestre est connu dans le milieu du contrôle radar aérien.

Helas, difficile de dire si de tels phénomènes atmosphériques peuvent expliquer les observations faites au-dessus de Washington. Cependant, cette théorie ne pourrait pas expliquer de manière satisfaisante les faits observés et détaillés par les temoins.

...en fait les reflets de l'éclairage public, probablement sur une vitre

Cette théorie fut avancée par Donald Menzel. En 1967 James E. McDonald démontre toute l'absurdité de la thèse avancée par Menzel (et qui servit d'explication officielle au grand bonheur des autorités militaires de l'époque) au sujet de cet incident :

Les contrôleurs des radars de la CAA insistent aujourd'hui encore sur le fait que les échos étaient des échos forts et bons, différant totalement des retours d'objets au sol, retours qui sont bien connus et dus à des anomalies de propagation, elles-mêmes imputables à des inversions de températures. L'explication officielle publiée à l'époque fut que les échos radar étaient dus à une propagation anormale, et que les observations visuelles étaient causées par des effets de réfraction dus aux mêmes inversions de température déjà responsables des anomalies dans le fonctionnement des radars. J'ai examiné les données fournies par les radiosondages pour les 2 nuits, j'ai calculé les gradients des indices de réfraction et j'ai découvert, après avoir tenu compte des effets de traînée dans les radiosondes, que des retours radar n'avaient pas pu avoir lieu. La suggestion qu'une inversion de température du genre de celle que font apparaître les données fournies par les radiosondages pour cette nuit-là, à Washington, ait pu provoquer les effets visuels rapportés est absolument absurde

Objets Volants non identifiés, le plus grand problème scientifique de notre temps ?, par James E. McDonald, numéro spécial du GEPA, pp.49-50.

Il faut également ajouter que des avions intercepteurs décollèrent à multiples reprises lors de cet incident. Les militaires n'engagent jamais de telles procédures sans au préalable avoir un minimum de renseignement, notamment sur la matérialité ou non de l'objectif.

Les "photos" ne s'expliquent évidemment aucunement par la propagation anormale d'ondes radar, elles n'ont rien à voir avec cela. Les photos dont il est question ici sont des reflets de lampes et éclairages de rue et de bâtiments sur l'objectif de l'appareil.

Les anomalies radars étaient en effet bien connues des radaristes avant cette affaire, certains considèrent que l'astronome Donald Menzel un des 2 astronomes conseillers scientifique de l'Air Force l'autre étant Josef Allen Hynek en faisait une utilisation abusive pour écarter des observations radar d'ovni, arrangeant ainsi la tendance sceptique de l'Air Force (Hynek n'étant pas plus que Menzel compétent en matière de radar et de météorologie, ne sortait pas de son champ de connaissances et s'en tenait à indiquer si oui ou non des cas d'ovnis avaient une explication dans un phénomène astronomique).

McDonald était un physicien de haut niveau et précisément spécialiste du système optique atmosphérique et des radars, ceux-ci étant utilisés en météorologie. Dans Objets Volants non identifiés, le plus grand problème scientifique de notre temps ?, il explique à quel point les explications de Menzel seraient ridicules.

Dans ce cas de Washington, il est absurde d'expliquer les observations à l'AP pour des raisons compréhensibles par un profane, notamment :

De plus, seul Menzel considérait qu'une inversion de température avait été là sans aucune base; en réalité une simple invention. McDonald a évidemment consulté les données météorologiques de ces journées et trouvé qu'aucune teelle inversion n'avait pu créer les échos radars.

Tout au plus, on peut déplorer qu'en ce qui concerne l'AP, le journaliste a pensé qu'il y ait une "querelle d'expert", alors qu'il n'y a aucune querelle : l'expert est McDonald et il n'y a eu aucun autre expert pour apporter la moindre objection, tandis que Menzel, nullement un expert de ces questions, n'a fait que mettre hors contexte la question que les radaristes s'étaient posée de façon légitime sur le moment, envisageant l'AP. Klass a par la suite rédigé des choses encore plus délirantes sur le sujet, dont de nombreux autres rationalistes se satisfont, n'envisageant la question que sous l'angle des photographies alléguées en ignorant les données réelles de ces observations.

Références :