Une des 5 photos de nef ummite à San José de Valderas
Photo d'une nef ummite

Un jour de , DEI 98, le responsable de cette opération de diffusion d'informations, dicte une lettre annonçant aux différents contactés que plusieurs nefs, des navettes, sont sur le point de prendre contact avec le sol de notre planète, dont 1 à proximité de Madrid On apprendra, à travers des lettres qui parviendront plus tard, que la navette madrilène est censée ramener ce personnage dans sa planète d'origine, après un long séjour sur la Terre. Le dactylographe expédie cette lettre sans y prêter plus d'attention que les précédentes. Mais qu'elle n'est pas sa surprise de découvrir dans les journaux San Antonio, "¿Platillos Volantes Sobre Madrid?", Informaciones, 2 juin 1967 "¿Un platillo volante?", Pueblo, 2 juin 1967 du 2, la mention d'un atterrissage de soucoupe au-dessus du château de San José de Valderas, dans la banlieue de Madrid, la veille, c'est-à-dire la date indiquée dans la lettre.

Dès le lendemain, un autre article relaie des déclarations de Sesma "El 'platillo volante' visto en Madrid procede del planeta Urano", Madrid, Samedi 3 juin 1967, sur l'origine de la soucoupe. le journal Rien ne manque : traces au sol, témoins nombreux, etc.

Des objets prétendumment ummites. En fait un étuis de thermomètre et un produit fabriqué par Dupont de Nemours.
Des objets prétendumment ummites

L'objet observé à San José aurait atterri à Santa Monica, près du restaurant La Ponderosa, et Antonio Pardo mentionne d'autres témoignages et la présence d'étranges tubes métalliques, dont au moins 1 contient des lamelles d'une fine matière plastique portant le sceau d'Ummo.

Enquête

La première vérification est celle des nombreux témoins mentionnés, et des photographes. On découvre cependant que leur existence ne tient qu'à la parole de Peña et Antonio Pardo, le journaliste photographe introuvable dont le style rappelle celui de Peña Comme l'a signalé le psychiatre CarIos Berche Cruz, du CEI Martine Castello. Philippe Chambon. Isabelle Blanc, La Conspiration des étoiles. Robert Laffont. 1991. p. 149, qui possède un laboratoire photo et un appareil du même type. Hormis Peña, aucun témoin direct n'est retrouvé. Toutes les personnes interrogées renvoient vers d'autres témoins supposés ou vers le livre de Ribera et Farriols, ou encore le journal du lendemain, sans avoir rien vu elles-mêmes Manuel Carballal.

Fil ou rayure de négatif ? Les aveux de Ortuño et Peña semblent avoir tranché Benitez

En , Claude Poher, montre qu'un traitement approprié des photos prises à San José met en évidence un fil de suspension de la soucoupe Poher, C. "Les observations d'Aluche et de San José de Valderas ainsi que l'affaire Ummo : une supercherie de taille !", lnforespace n° 32, mars 1977 < LDLN n° 166, juin 1977, pp. 3-7 < Poher, C.: "Remarks on Aluche, San Jose de Valderas and the Ummo Affair - a Monstrous Hoax!", CUFOS Bulletin, printemps 1977, pp. 2-7. Un cliché de ce traitement sera exposé au stand du GEPAN lors d'un salon du Bourget.

Une autre étude de la photo par William H. Spaulding, expert en analyse photo du GSW, à partir d'une copie provenant d'Antonio Ribera. Là aussi le traitement révéle un fil de suspension Spaulding, W. H.: "Computer Photographic Analysis - San Jose de Valderas, Spain 1967", CUFOS Bulletin, printemps 1977, pp. 11-13.

L'authenticité des photos a cependant continué à être défendue. Il ne faut cependant pas confondre ceux affirmant que les négatifs n'ont pas été altérés (comme La Guardia civile espagnole après avoir examiné 5 négatifs originaux), de ceux contestant l'existence d'un fil Ribera, A. et Farriols, R. Un caso perfecto, Barcelone, Ed. Pomaire S.A., 1968. Fouéré, R.: Avant-propos de Phénomènes Spatiaux n° 51, mars 1977, l'assimilant à une rayure sur le négatif.

Aveux

Les "ummites" eux-mêmes ne chercheront pourtant pas à nier le faux, comme l'indique une de leurs lettres bien plus tard Lettre D116 du 23 mai 1979 : Des années plus tôt, mes frères ont diffusé, conjointement à des arguments en faveur de la thèse de l'identité ummiaoo, de fausses preuves qui pouvaient servir de couverture face à un degré élevé de crédulité de la part du réseau social de la Terre.

En , Peña explique les détails de sa mystification à Manuel Carballal, expliquant que pendant que son ami Vicente Ortuño tenait le support, il avait pris les photos en utilisant volontairement un film rapide et l'avait développé pour obtenir une forte granulation afin de faire disparaître le fil de suspension. Comme toutes les photos n'étaient pas réussies (on voyait parfois les mains de son compère), il dut couper le film pour sélectionner les meilleurs clichés.

Quant aux mystérieux tubes, c'étaient des étuis de thermomètre, dans lequel il avait placé des rubans de Tedlar, un fluorure de polyvinyle fabriqué par Dupont de Nemours, et que lui avait procuré un ingénieur de la NASA se trouvant alors en Espagne.

Holbecq, A.-J.: Ummo-sciences Caudron, D.: "'L'affaire' UMMO", 2004