Monnerie naît en .

LDLN

Michel Monnerie
Monnerie

Restaurateur d'oeuvres d'art aux Archives Nationales et astronome amateur dans le "civil", Monnerie est un membre influent de LDLN à partir de au moins, et fait partie de son comité de rédaction.

Le , sur France Inter, Jean-Claude Bourret formule une conclusion de sa série d'entretiens sur les ovnis, aux côtés de Claude Villers. Monnerie y est invité et annonce que LDLN organise une soirée de surveillance du ciel national pour le lendemain. En fait l'objectif de cette soirée à grands renforts de publicité était de vérifier les conséquences d'une préparation psychologique de l'opinion. Le lendemain, aucune photo n'est envoyée à l'émission. Bourret en conclut que la sensibilisation de l'opinion publique par les moyens audio-visuels ne provoque pas une augmentation des témoignages Bourret, J.-C.: 1976. Le RésUFO, mis en place par Monnerie, sera un échec.

Nouvelle ufologie

Michel Monnerie
Monnerie Agostinelli, A.

C'est à la suite de telles expériences que Monnerie, quelques années plus tard, va poser les bases d'une nouvelle hypothèse d'explication du phénomène, la très controversée Hypothèse Socio-Psychologique (HSP).

A cette époque où le doute gagne Monnerie, la revue LDLN laisse s'installer dans ses colonnes des débats d'un genre nouveau sur la nature du phénomène. On parle manifestations parapsychologiques Viéroudy, Pierre:, on invoque des théories psychiatriques Jean-Jacques Jaillat, qui interpréte le phénomène à la lueur des théories de Carl Gustav Jung ou psychanalytiques Josiane et Jean d'Aigure dans La Revue des Soucoupes Volantes à propos des affaires d'enlèvements. Assez rapidement, en , Monnerie publie un ouvrage qui va faire sensation par son revirement "sceptique" : Il y liquide les soucoupes comme autant de méprises et propose une explication psychologique du phénomène : influencés par le mythe extraterrestre, les témoins confondraient, selon Monnerie, des objets banals de leur environnement avec des soucoupes volantes. Il développe dans ce livre la théorie du "rêve éveillé", et tente d'expliquer les observations d'ovnis par un phénomène d'auto-hypnose. Pour expliquer les traces au sol, il invoque un temps un autre phénomène extraordinaire : la psychokinèse Monnerie, M.: Et si les ovnis n'existaient pas ?, Les Humanoïdes Associés, 1977, p. 152.

Scornaux avec Alejandro Agostinelli, Pierre Lagrange et Michel Monnerie chez Francoise Jazón à Paris, en 1988
Jacques Scornaux, Alejandro Agostinelli, Pierre Lagrange et Monnerie chez Françoise Jazón à Paris, en 1988 Agostinelli, A.

L'effet de surprise est total. Au début, le débat est courtois. Mais il change rapidement de ton : les ufologues et les lecteurs des revues ufologiques font bientôt un sort à Monnerie. Les partisans de l'idée que les ovnis ne se résument pas à des méprises et renvoient à la manifestation d'une intelligence non humaine réagissent très mal à l'HPS. Jusqu'alors, seuls les contradicteurs rationalistes affirmaient que les ovnis n'existaient pas. Il était facile de mettre un terme à la discussion en expliquant qu'ils ne connaissaient rien au dossier. Désormais la contradiction vient de l'intérieur de l'ufologie, d'ufologues qui connaissent parfaitement la casuistique. Les revues et bulletins soucoupiques commencent à se remplir d'articles discutant l'HPS et cette nouvelle soucoupologie sceptique.

Monnerie, M.: Mystérieuses soucoupes volantes, chapitre 14 de LDLN, Albatros 1974 Monnerie, M.: Le Naufrage des Extraterrestres, Nouvelles Editions Rationalistes 1979