Leonard H. Stringfield
Stringfield

Stringfield naît en 1920. Au lycée, on le surnomme "Webster" parce qu'il aurait mémorisé la totalité du dictionnaire. Il obtient son diplôme en 1939.

En 1941, après avoir appris l'attaque de Pearl Harbor, il rejoint la 5ème Air Force près de Wright Field. Il sert en Australie, aux Philippines et au Japon, d'abord comme journaliste puis comme membre du renseignement et du contre-espionnage.

Observation

Leonard H. Stringfield
Stringfield

En 1945 Stringfield est témoin d'une observation :

C'était le , pendant la période délicate de la rééddition japonaise. J'étais l'un des 12 spécialistes de la 5ème Air Force embarqués à bord d'un (bimoteur) C-46 allant de Ie-Shima à Iwo Jima où nous devions faire une escale technique pour rejoindre aussitôt après l'aérodrome d'Atsugi, près de Tokyo. Personnellement, j'avais la charge du renseignement. Nous devions arriver au Japon 3 jours avant les principales forces d'occupation. Nous approchions, volant à 3000 m, dans un ciel de grand soleil, quand, par un hublot de tribord, je vis à ma grande stupeur 3 objets en forme de poire. Ils étaient d'un blanc éclatant, comme du magnésium brûlant, et approchaient du C-46 en route parallèle. Tout à coup le moteur de gauche flancha. Je devais apprendre plus tard que les aiguilles magnétiques des appareils de navigation étaient devenues folles. Le C-46 perdit de l'altitude. L'huile se mit à jaillir du moteur défaillant et le pilote donna l'alerte. On prévint l'équipage et les passagers de se préparer au grand plongeon. Je ne me souviens pas de ce que j'ai pensé ou fait pendant les minutes effrayantes qui suivirent. Mais la dernière vision fugitive que j'eus des 3 engins les plaçait à environ 20° en élévation par rapport à nous. Cependant, toujours en formation serrée, ils disparurent dans un banc de nuages. Aussitôt, le moteur défaillant se remit à tourner rond. L'avion reprit de l'altitude et nous mena sans encombre à Iwo Jima.

Par la suite Stringfield entre chez Chemed, Corp., en 1950. Il va travailler pour la division de la Companie Chimique DuBois, dont il créera le département artistique. En parallèle il se passionne pour les ovnis, et durant plus de 30 ans servira diverses organisations ufologiques majeures dans le domaine des relations publiques, finissant dans le Comité Directeur du MUFON.

CRIFO (1953-1957)

StringField devient Directeur du Civilian Research Interplanetary Flying Objects (CRIFO) et publie leur revue mensuelle Orbit. De StringField coopére également avec le centre de filtrage de l'ADC examinant des rapports d'ovnis en Ohio. En plus de rédiger [StringField 1957] racontant ses activités au CRIFO, StringField va rapporter de nombreuses histoires de crashs d'ovnis, au travers de ses Status Reports.

NICAP (1957-1970)

Leonard StringfieldA partir de 1957 il publie son premier livre, et devient conseiller en relations publiques pour le NICAP.

Blue book (1967-1968)

De 1967 à 1968, il sert comme Coordinateur des Premiers Signalements pour le projet de l'Université du Colorado, examinant les rapports d'ovnis pour une étude scientifique possible.

Il est enquêteur associé dans l'Ohio du Sud-Ouest pour le CUFOS.

De 1977 à 1978 il conseille Eric Gairy lors de ses efforts pour mettre en place une agence de recherche ufologique dans le cadre des Nations Unies.

Il correspond notamment avec Jean Sider.

Retraite

En 1981, devenu Directeur des Relations Publiques de la société, il part en retraite. Il reçoit le Prix Annuel du MUFON pour ses contributions au sein du Comité des Directeurs de cette association.

A l'été 1992, un légionnaire (membre de la légion américaine) avec qui Timothy Cooper a pris contact lui donne le Rapport d'Accident Aérien de Twining. Cooper transmet le document à Stringfield, qui le publie dans son Status Report n° 5 en 1994.

Stringfield meurt le .

Auteur de :