Aristarque Aristarque
Aristarque de Samos

Philosophe grec.

Calculs de distances

En appliquant des raisonnements géométriques aux corps célestes, Aristarque parvient vers -270 déterminer les distances relatives de la Lune et du Soleil : lorsque Lune = 1er quartier l'angle Soleil-Lune-Terre = 90° ; il mesure Lune-Terre-Soleil = 87°, en déduit Terre-Soleil = 19 Terre-Lune (en réalité 400 fois, erreur due la réfraction). Grâce aux éclipses de Lune, il estime le diamètre de la Terre 3 fois diamètre de celui de la Lune et le diamètre du Soleil 7 fois le diamètre de la Terre.

Héliocentrisme

Ce dernier résultat, même s'il est faux (le diamètre du Soleil est bien plus grand encore, 109 fois celui de la Terre), amène Aristarque douter qu'un objet aussi énorme puisse tourner autour d'un corps beaucoup plus petit comme la Terre. Il en vient remettre en question le système géocentrique d'Aristote et en propose un autre dans lequel le Soleil est le véritable centre du monde, et où toutes les planètes, sauf la Lune (qui est en fait un satellite naturel de la Terre), gravitent autour de ce centre.

Archimède fait mention dans l'Arénaire des idées Aristarque : On sait que la plupart des astronomes appellent univers la sphère qui a pour centre le centre de la Terre et dont le rayon va du centre du soleil au centre de la Terre. C'est ce qu'on apprend en lisant les écrits des astronomes. Aristarque Aristarque a publié d'autres hypothèses. Dans celles-ci, il admet parmi d'autres principes que l'univers est bien plus grand qu'on ne le dit. Il émet l'hypothèse que les étoiles fixes et le Soleil demeurent immobiles, que la Terre tourne suivant une circonférence de cercle autour du Soleil, qui est située au milieu de l'orbite de la Terre, et qu'enfin la grandeur de la sphère des étoiles fixes, disposée autour du même centre que celui du Soleil, est telle que le cercle la circonférence duquel on suppose que la Terreévolue a le même rapport avec la distance des étoiles fixes que le centre d'une sphère avec sa surface.

Mais cette vision tombe dans l'oubli faute d'apporter des preuves, au profit de la vision géocentrique alors soutenue par Aristote, dans la droite ligne platonnicienne. Elle ne sera reprise que 1700 ans plus tard par Copernic qui en aura connaissance de par la lecture des Oeuvres morales de Plutarque et il l'évoquera dans son livre De Revolutionibus orbium coelestium.