G-2

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Service de renseignement (espionnage et contre-espionnage) de l'US Army.

En 1947, le département G-2 est responsable de la dissimulation, du secret et de la sécurité de l'opération Paperclip. Il se doit de surveiller l'activité de toute personne pouvant représenter un risque pour le projet.

Le mardi 1er juillet, Kenneth Arnold voit les fragments de l'observation de Maury Island, comparés à des scories, mâchefer, mais pas les négatifs des photos égarées. Il appele le lieutenant Frank Brown, un officier de renseignements de la base de l'Armée de l'Air de Hamilton (Californie), pour lui demander de se joindre à l'enquête. Brown et un certain capitaine Davidson, tous deux du département G-2, prennent la route dans l'heure même, à bord d'un bombardier B-25. Ils s'entretiennent l'après-midi avec Fred Crisman dans la chambre d'hôtel d'Arnold. Brown dit qu'il doit retourner en Californie dans la nuit et ne peut donc visiter l'île. Mais il remplit un large carton de kilos de fragments métalliques avant de partir.

Le lendemain, tôt le matin, Crisman est au téléphone avec Arnold. Le B-25 où se trouvaient Brown et Davidson s'est écrasé près de Kelso. Tous deux sont morts. L'un des moteurs de l'avion a mystérieusement pris feu 20 mn après l'envol. Les fragments ne sont pas retrouvés. Arnold organise une expédition à Maury Island en compagnie de Crisman et Dahl, mais il s'avère que le moteur de leur bateau rend l'âme. Crisman promet de rappeler Arnold dès que le problème serait résolu. Il ne le fera jamais. Et ne rendra pas non plus les photographies. Il est devenu introuvable — d'après Dahl, il a quitté la ville pour affaires; d'après d'autres sources, il a été vu pour la dernière fois montant à bord d'un avion militaire en partance pour l'Alaska. Puis le fils de Dahl disparaît à son tour. De plus, il semble que quelque ait truffé de micros la chambre d'hôtel d'Arnold, transmettant aux journaux locaux les détails de ses conversations, même celles qu'il eut seul avec Brown et Davidson. Il contacte un autre officier de renseignements, un certain major Sanders, qui lui fait obstruction. Arnold, désormais profondément ébranlé, quitte la ville. Explication officielle : canular monté par les gardes-côtes pour se faire de la publicité. Cependant, ils ne sont pas poursuivis.

En janvier 1949 le Colonel Poland du G-2 envoie un mémo à l'initiative du Général Commandant de la 4ème Armée à Houston (Texas) pour le Directeur du Renseignement de l'Armée au Pentagone :

Des agences du Nouveau-Mexique sont particulièrement préoccupées par ces phénomènes. Elles sont de l'opinion qu'une puissance étrangère quelconque effectue des "tirs instinctinfs" à l'aide d'un quelconque appareil superstratosphérique conçu pour s'auto-désintégrer...

Une autre théorie avancée comme possiblement acceptable repose sur la supposition que le phénomène est le résultat d'expérimentations radiologiques militaires menées par une puissance étrangère, et donc, que les rayons pourraient être mortels ou désignés comme la cause des crashes d'avions arrivés récemment.

Une autre supposition... est qu'il est fort probable que les Etats-Unis mènent certaines expérimentations top-secrètes... Il est considéré que ces incidents sont d'une telle importance, particulièrement lorsqu'ils interviennent au voisinage d'installations sensibles, qu'un panel de scientifiques va être dépéché sur place pour étudier la situation dans l'objectif d'arriver à une solution à cet phénomène extraordinaire dans les meilleurs délais.

Good, T.: 1987.

Le 31 janvier, un agent du FBI en poste à San Antonio signale dans un rapport qu'il vient d'être informé par la division G-2 de la 4ème Armée que l'affaire des appareils aériens non identifiés, ou les phénomènes aériens non identifiés, connus aussi comme les disques volants, soucoupes volantes et boules de feu est considérée comme très secrète (top secret) par les officiers de l'Armée de Terre et de l'Armée de l'Air. Le mémo du FBI fait état d'une moyenne de 43 000 km/h pour les vitesses observées pour de tels objets lors d'observations récentes, et évoluant à une altitude située entre 9600 et 10 600 km. Les objets sont décrits comme terminant leur vol en descente brutalement verticale vers Los Alamos.

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