Nous décrivons les observations simultanées de PANs en plein jour par plusieurs observateurs (équipage et passagers) à bord de 2 appareils civils en des endroits largement espacés. Les enregistrements de données radar du CTA, et des communications radio rapportant les événements en temps réel au Contrôle de Traffic Aérien, sont examinés à côté de documents de la CAA, interviews de témoins et autres sources. Une reconstruction détaillée de la géométrie de l'observation est proposée. Nous décrivons des tentatives d'explication des phénomènes avec l'aide de conseillers experts et de ressources professionnelles dans les domaines de la météorologie, optique atmosphérique, géophysique et autres.

Il s'est révélé possible d'éliminer un certain nombre de théories avec un degré de confiance raisonnablement élevé, mais nous ne sommes pas parvenus à identifier de manière concluante les PANs observés. Nous avons trouvé que 2 théories avaient quelque capacité à expliquer au moins une majorité des caractéristiques observées et pourraient constituer une base d'explication future. Mais nous gardons à l'esprit qu'une capacité d'expliquer ne constitue pas une explication.

Ces 2 théories ont impliqué des phénomènes optico-atmosphériques (des reflets spéculaires du soleil sur une couche de brume surplombant une inversion de température locale) ou géophysiques (liés aux "lumières sismiques" ou LS). Mais chaque théorie possède des problèmes intéressants. Comme nous l'indiquons dans nos Conclusions : Il pourrait se révéler possible pour d'autres enquêteurs d'adapter ces théories et d'améliorer ainsi la correspondance avec l'observation, ou un travail ultérieur pourrait exclure de manière catégorique l'une ou toutes d'entre elles. Une 3ème candidate - un faux mirage dû à une très forte inversion de température près de la côte bretonne - a été gardée hors de contention par un problème apparemment insurmontable.

Nous sommes parvenus à montrer que des histoires largement diffusées dans les media, décrivant d'énormes phénomènes jusqu'à 1 mile de large et détectés par radar étaient basées sur de la spéculation et des incompréhensions. De nombreux articles d'actualités furent grossièrement exagérés et inexacts. Cependant, comme nous l'indiquons par la suite :

Nous sommes incapables d'expliquer les observations de PAN de manière satisfaisante sans, soit a) écarter au moins certaines caractéristiques significatives des signalements, ou b) faire violence à au moins une optique météorologique conventionnelle ou une phénoménologie de LS conventionnelle. Nous espérons que les lecteurs de ce rapport le trouveront utile pour décider lequel (s'il y en a un) de ces cours d'action semble le plus raisonnable et économique.