Mutilations de bétail

FBI (Ce document ne contient ni recommandations ni conclusions du FBI. Il est la propriété du FBI et est prêté à votre agence ; lui et son contenu ne doivent pas être distribués hors de votre agence), mercredi 25 avril 1979
Page 1 du document d'origine
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Le samedi 20, une conférence se tint à la Bibliothèque Publique d'Albuquerque à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Cette conférence fut présidée par le sénateur Harrison Schmitt, républicain, du Nouveau-Mexique, et le procureur des Etats-Unis R. E. Thompson d'Albuquerque. La conférence fut convenue à 09 h. La session du matin fut suivie par des représentants de diverses agences des forces de l'ordre, des représentants des médias d'informations, et le grand public. A peu près 180 personnes assistèrent à la conférence lors de la session du matin. Cette session dura jusqu'à 12 h environ.

Le sénateur Schmitt ouvrit la conférence en expliquant son but. Il dit, Cette audition est pour définir la portée du problème et le fondement à une aide fédérale et examiner comment le federal pourrait être impliqué. Le procureur des États-Unis R. E. Thompson expliqua à ceux assistant à la conférence que la juridiction fédérale pour les enquêtes menées par le FBI est limitée aux zones approuvées par le Congrès. Le procureur des États-Unis Thompson dit qu'il y avait une violation possible d'un statut fédéral nécessitant que les appareils soient marqués et identifiés de manière appropriée. Il expliqua que ce statut pourrait potentiellement avoir été violé en raison des signalements du fait que l'appareil non-identifié a été observé dans les zones de mutilations de bétail.

Le sénateur Schmitt expliqua que son équipe et d'autres ont cherché dans les statuts fédéraux et ont conclu qu'il existait une juridiction fédérale possible sous le titre 18 du code des États-Unis, sections 7 et 13, ayant avoir avec les violations de la loi d'état des terres indiennes ou fédérales. Le sénateur Schmitt exprima son espoir que le FBI puisse mener une enquête sur les mutilations de bétail sous ces statuts. Le sénateur Schmitt déclara à la que le FBI coordonnerait l'enquête sur les mutilations de bétail.

Page 2 du document d'origine
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Forest S. Putman, Agent Spécial en Charge (SAC), Bureau du FBI d'Albuquerque, expliqua à la conference que le Département de la Justice avait donné l'autorité du FBI pour enquêter sur ces mutilations de bétail ayant eu lieu ou pouvant avoir lieu sur des terres indiennes. Il expliqua de plus que le FBI d'Albuquerque examinerait ces mutilations par rapport aux mutilations intervenant sur les terres indiennes à des fins de comparaisons et contrôle, en particulier là où les mêmes modes opératoires sont remarqués. Le SAC Putman dit que pour que cette question soit résolue, les faits entourant ces mutilations devraient être rassemblés et informatisés.

Le procureur du district Eloy Martinez de Santa Fe (Nouveau-Mexique), dit à la conférence que son district judiciaire s'était porté candidat à une subvention de 50 000 $ de l'Administration d'Aide aux Forces de l'Ordre (LEAA) dans le but d'enquêter sur les mutilations de bétail. Il expliqua qu'il y avait un espoir qu'avec les fonds de cette subvention, une unité d'enquête puisse être établie dans le seul but de résoudre le problème des mutilations. Il dit que de son point de vue une telle unité enquêtrice pourrait servir de Q.-G. à toutes les responsables des forces de l'ordre enquêter sur les mutilations, en particulier, servirait de dépôt aux informations développées afin que ces informations puissent être correctement coordonnées. Il dit qu'une telle unité ne coordonnerait pas seulement ces informations, mais prendrait aussi en charge les soumissions à un labo qualifié pour les indices comme les photographies. M. Martinez dit qu'une audition se tiendra le mercredi 24 avril 1979, dans le but de déterminer si cette subvention sera aprouvée.

Gabe Valdez, de la police d'état du Nouveau Mexique à Dulce (Nouveau Mexique), rapporta avoir enquêté sur la mort de 90 têtes de bétail ces 3 dernières années, ainsi que 6 chevaux. L'officier Valdez dit être convaincu que les mutilations des animaux n'ont pas été l'œuvre de prédateurs en raison de la manière précise des découpes.

L'officier Valdez dit avoir enquêté sur les mutilations de plusieurs animaux ayant eu lieu sur le ranch de Manuel Gomez de Dulce (Nouveau Mexique).

Manuel Gomez s'adressa à la conférence et expliqua avoir perdu 6 animaux de morts inexpliquées qui furentr trouvées dans des conditions de mutilation ces 2 dernières années. De plus, Gomez dit que lui et sa famille vivent la peur et l'angoisse à cause des mutilations.

Page 3 du document d'origine
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David Perkins, directeur du Département de Recherche à l'Ecole Libre de Farasita (Colorado), montra une carte des Etats-Unis contenant des centaines de punaises colorées identifiant les sites de mutilations. Il dit comment il recueillit systématiquement les données depuis 1975, et n'avait jamais connu de plus grand défi. Il dit, La seule chose qui soit sensée à propos des mutilations est qu'elles sont totalement insensées.

Tom Adams de Paris (Texas), qui a examiné les mutilations de manière indépendante pendant 6 ans, a dit que son enquête avait montré que des hélicoptères étaient presque toujours observés dans la zone des mutilations. Il dit que les hélicoptères n'ont pas de marques d'identification et volent de manière anormale, non sécurisée, ou à des altitudes illégales.

Le Dr. Peter Van Arsdale, professeur assistant au Département d'Anthropologie de l'Université de Denver, suggéra que les personnes enquêtant sur les mutilations de bétail adoptent l'approche systématique et examinent tous les types d'indices écartant une des théories proposées telles que la responsibilité de visiteurs extraterrestres ou des cultes sataniques.

Richard Sigismund, sociologue à Boulder (Colorado), présenta un argument qui avancait la théorie que les mutilations de bétail sont potentiellement liées à l'activité des ovnis. De nombreuses autres personnes firent des présentations de type semblable exposant leurs théories sur la possibilité que les mutilations sont la responsibilité de visiteurs extraterrestres, de membres de cultes sataniques, ou de quelque agence gouvernementale inconnue.

Le Dr. Richard Prine, vétérinaire légal du Laboratoire Scientifique de Los Alamos (LASL) de Los Alamos (Nouveau-Mexique), écarta la possibilité que les mutilations aient été faites par autre chose que des prédateurs. Il dit avoir examiné 6 carcasses et de son avis les prédateurs éaient responsable des mutilations de tous les 6.

Le Dr. Claire Hibbs, une représentante du Laboratoire d'Etat de Diagnostic Vétérinaire de l'Université d'état du Nouveau-Mexique à Las Cruces (Nouveau-Mexique), dit qu'il était récemment allé au Nouveau-Mexique, mais qu'avant cela, il avait examiné des mutilations découvertes au Kansas et au Nebraska. Le Dr. Hibbs dit que les mutilations tombaient dans 3 catégories : les animaux tués et mutilés par des prédateurs et charognards, les animaux mutilés parès la mort par des instruments aiguisés et les animaux mutilés par des farceurs.

Page 4 du document d'origine
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Tommy Bland de Lewisville (Texas) dit à la conférence qu'il étudiait les activités ovni depuis 22 ans et les mutilations depuis 12 ans. Il expliqua que les mutilationsanimales remontaient au début de 1800 en Angleterre et en Ecosse. Il précisa aussi que les mutilations animales n'étaient pas confinées au bétail, mais cita des incidents de mutilations sur des chevaux, des chiens, moutons et lapins. Il dit aussi que les mutilations ne sont pas seulement d'envergure nationale, mais internationale.

D'autres intervenants à la conférence suggérèrent des manières d'approcher une enquête des mutilations, exhortant à un accès à un équipement technologique et des individus formés technologiquement.

Le chef Raleigh Tafoya de la tribu Apache Jicarilla, et Walter Dasheno, gouverneur du Pueblo de Santa Clara, parlèrent chacun brièvement à la conférence. Tous 2 parlèrent du bétail qui avait été trouvé mutilé sur leurs terres respectives. Le gouverneur Dasheno dit être préoccupé par l'étendue de la juridiction des agences enquêtant sur la question et le chef Tafoya dit que certains de son peuple ayant perdu des têtes d'élevage avaient été menacés. Il ne développa sur ces menaces.

Carl W. Whiteside, enquêteur du Bureau d'Enquête du Colorado, dit à la conférence qu'entre avril et décembre 1975, son bureau avait enquêté sur 203 rapports de mutilations de bétail. Il dit qu'en plus son bureau avait mené une enquête secrète dans le but d'essayer de résoudre le problème des mutilations. Il dit que pendant l'enquête de son bureau, de nombreux élements de preuve furent soumis à l'Hôpital pour Grands Animaux de l'Université d'état du Colorado et que tous les vols d'hélicoptères civils et militaires furent surveillés lors de cette enquête. Whiteside dit, Malheureusement, la plupart de ces efforts ne produisirent aucun résultat. Il dit qu'ils furent incapables de situer de quelconques véhicules non-identifiés dans les airs ou sur le sol près des carcasses qui furent trouvées. Il dit que son groupe soumit 35 carcasses au laboratoire pour examen. Seules 19 de celles soumises furent considérées assez récentes pour procéder à un examen et sur ces 19, 9 furent déterminées être des mutilations volontaires. Il dit que sur ces 9, il fut conclu que 2 avaient été faites par des farceurs. Whiteside dit que son organisation mit même en place un programme de témoin anonyme avec la coopération du Denver Post, mais que cela ne déboucha sur aucune information pour aider à une solution de la question.

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Lors de l'après-midi du vendredi 20, des officiers des forces de l'ordre rencontrèrent le procureur des États-Unis R. E. Thompson pour une réunion spéciale. À cette conférence se trouvaient des représentants du FBI et de nombreux officiers des forces de l'ordre du Nouveau-Mexique. Assistaient également des enquêteurs du Nebraska, Colorado, Montana et Arkansas. Lors de la conférence, il fut insisté sur une tentative de déterminer la manière la plus appropriée d'approcher la solution des mutilations de bétail. Les responsables décidèrent que la direction de l'enquête devrait être la responsibilité d'une de 3 agences — le FBI, le Bureau du Procureur du District de Santa Fe (Nouveau-Mexique) qui s'était porté candidat pour la subvention de la LEAA, ou la Police d'Etat du Nouveau-Mexique. Le procureur des États-Unis Thompson conclut que d'ici 2 semaines, il serait déterminé laquelle des 3 agences constituerait le groupe d'enquête principal et quelle serait la responsabilité de l'agence pour la collecte des données sur les mutilations. Le procureur des États-Unis Thomson précisa que le FBI devrait recevoir un accord de Washington, que le groupe du procureur du District de Martinez devrait recevoir la subvention de la LEAA et que la Police d'Etat du Nouveau-Mexique devrait obtenir une autorisation de sa hiérarchie.

Lors de cette session de la conférence, des enquêteurs de l'Arkansas indiquèrent avoir examiné 28 cases de mutilations de bétail et que leur conclusion était que tous les cas étaient l'œuvre de mutilateurs intentionnels et non de prédateurs. L'examen des carcasses soumises par leurs enquêteurs a été fait par le Labo Légal de l'Université d'état Oklahoma.

L'enquêteur présent à la conférence du Montana exprima son opinion que les carcasses trouvées au Montana avaient aussi été mutilées par des efforts délibérés et non par des prédateurs.

L'ensemble des enquêteurs présents lors de cette session recommanda qu'il y ait une unité de collecte centralisée qui puisse coordonner les informations de toutes les régions. Egalement, l'ensemble des enquêteurs recommanda qu'une procédure et un formulaire standards soient adoptés pour l'enquête sur des mutilations futures. Ils recommandèrent que les indices soient examinés par un pathologiste vétérinaire qualifié.