Marius Dewilde et son fils le long de la voie ferrée
Dewilde et son fils le long de la voie ferrée

Marius Dewilde, habite avec sa femme et son fils dans une petite maison isolée au milieu des bois et des champs, à 2 km du petit village de Quarouble (Nord). Devant sa maison, un petit jardin entouré d'une palissade. La voie ferrée des houillères nationales, qui va de Saint-Amand à Blanc-Misseron, longe ce jardin, et à côté se trouve le passage à niveau n° 79.

Les "soucoupes volantes" ? Connais pas ou plutot, j'en entends parler comme tout le monde, mais pour moi, c'est de la foutaise. (...) J'ai pu acheter une télévision : en , ce n'est déjà pas si mal Dewilde, M. & Mary, Roger-Luc: Ne résistez pas aux extra-terrestres, Editions du Rocher 1980, ISBN 2-268-00085-0.

Rencontre

Le , Dewilde va faire une rencontre.

Ma femme est d'ailleurs en train de la regarder tandis que moi, je préfère lire mon journal : en tant qu'ancien marin un article me passionne, il s'agit du drame de l'Abeille.

Les témoignages divergent. Si l'on se réfère à des récits contemporains Guieu, Jimmy: Black-out sur les Soucoupes Volantes, chapitre 5, 1956 :

Ma femme et mon fils venaient de se coucher, et je lisais au coin du feu. L'horloge accrochée au-dessus de la cuisinière marquait , lorsque mon attention fut attirée par les aboiements de mon chien kiki. La bête hurlait à la mort. Croyant à la présence de quelque rôdeur dans la basse-cour, je pris ma lampe de poche et sortis.

Tandis que l'on se réfère au livre co-écrit par Dewilde lui-même avec Roger-Luc Mary mais 26 ans plus tard Dewilde, M. & Mary, Roger-Luc: Ne résistez pas aux extra-terrestres, Editions du Rocher 1980, ISBN 2-268-00085-0:

Soudain, Kiki, mon chien, se met a aboyer d'une façon anormale depuis sa niche qui est a l'extérieur de la maison.
- Qu'est-ce qui lui prend ? questionne ma femme.
- Je n'en sais rien, je vais aller voir.
Je pose mon journal, prends une torche électrique et sors de la maison ou ma femme demeure assise devant le poste de télévision Dewilde-Mary 1980.

Le témoignage se poursuit :

En arrivant dans le jardin j'apperçus sur la voie ferrée, à moins de 6 m de ma porte, à gauche, une sorte de masse sombre. C'est un paysan qui aura dételé sa charette, pensais-je d'abord. Il faudra que j'avertisse les agents de la gare demain dès la première heure pour qu'ils l'enlèvent, sinon il y aura un accident (les paysans utilisent parfois le ballast de la voie ferrée pour rentrer leurs récoltes, car les chemins, dans ce terrain marécageux, sont assez médiocres).

A ce moment, mon chien arriva vers moi en rampant, et tout à coup, sur ma droite, j'entendis un bruit de pas précipités. Il y a là un sentier que l'on appelle "le sentier des contrebandiers", car ceux-ci l'emprutent parfois, la nuit [pour franchir la frontière franco-belge]. Mon chien s'était de nouveau tourné vers cette direction et avait recommencé à aboyer. J'allumai ma lampe électrique et projetai son faisceau lumineux vers le sentier.

Ce que je découvris n'avait rien de commun avec des contrebandiers : 2 "êtres" comme je n'en avais jamais vu, à 3 ou 4 m de moi à peine, tout juste derrière la pallisade, qui seule me séparait d'eux, marchaient l'un derrière l'autre en direction de la masse sombre que j'avais remarquée sur la voie ferrée.

L'un d'eux, celui qui marchait en tête, se tourna vers moi. Le faisceau de ma lampe accrocha, à l'endroit de son visage, un reflet de verre ou de métal. J'eus nettement l'impression qu'il avait la tête enfermée dans un casque de scaphandre. Les 2 êtres étaient d'ailleurs vêtus de combinaisons analogues à celles des scaphandriers. Ils étaient de très petite taille, probablement moins de 1 m, mais extrêmement larges d'épaules, et le casque protégeant la "tête" me parut énorme. Je vis leurs jambes, petites, proportionnées à leur taille, me sembla-t-il, mais par contre je n'aperçus pas de bras. J'ignore s'ils en avaient.

Les premières secondes de stupeur passées, je me précipitai vers la porte du jardin avec l'intention de contourner la palissade et de leur couper le sentier pour capturer au moins l'un deux. Je n'étais plus qu'à 2 m des 2 silhouettes quand, jaillissant soudain à travers une espèce de carré de la masse sombre que j'avais d'abord aperçue sur les rails, une illumination extrêmement puissante, comme une lueur de magnésium [aux reflets verts ?], m'aveugla. Je fermai les yeux et voulus crier, mais je ne le pus pas. J'étais comme paralysé. Je tentai de bouger, mais mes jambes ne m'obéissaient plus.

Affolé, j'entendis comme dans un rêve, à 1 m de moi, un bruit de pas sur la dalle de ciment qui est posée devant la porte de mon jardin. C'étaient les 2 êtres qui se dirigeaient vers la voie ferrée.

Enfin, le projecteur s'éteignit. Je retrouvai le contrôle de mes muscles et courus vers la voie ferrée. Mais déjà la masse sombre qui y était posée s'élevait du sol en se balançant légèrement à la façon d'un hélicoptère. J'avais pu toutefois voir une sorte de porte se fermer. Une épaisse vapeur sombre jaillissait par-dessous avec un léger sifflement [en émettant un vent chaud et une odeur d'ozone ?]. L'engin monta à la verticale jusqu'à 30 m environ, puis, sans cesser de prendre de l'altitude, piqua vers l'Ouest en direction d'Anzin. A partir d'une certaine distance, il prit une luminosité rougeâtre. Une minute plus tard, tout avait disparu Michel. Aimé: A propos des soucoupes volantes - Mystérieux Objets Célestes, 1958.

Après avoir un peu repris ses esprits, Dewilde va réveiller sa femme, puis un voisin. Il court ensuite à la gendarmerie la plus proche de la petite localité de Onnaing, à 2 km de là. Il est si ému et ses propos semblent si décousus qu'on le prend pour un fou et le prie de rentrer chez lui sans l'entendre.

Dewilde se rend alors au commissariat de police, où il arrive vers . Le commissaire Gouchet accepte de l'entendre. Dewilde tremble de tous ses membres et est pris de contractions intestinales. Gouchet écarte l'hypothèse d'une comédie ou simulation, et son rapport va déclencher une triple enquête.

Enquête

Dewile témoignant à la télévision, depuis les actualités Pathé de l'époque jusqu'à Temps X Pathé Actualités, 1954

Le lendemain matin Dewilde reçoit la visite d'un journaliste de La Voix du Nord, qui vient l'interviewer. Rapidement dans la journée, c'est une foule qui vient voir Dewilde . Tandis qu'un cordon de police empeche des curieux d'envahir le terrain qui entoure la maison, la femme de Dewilde est interrogée par Couchet, et débarquent la Gendarmerie de l'Air et la DST pour prendre à leur tour la déposition de Dewilde. Les Polices de l'Air de Lille et de Paris arrivent aussi, munies d'appareillages. Les ordres fusent de toutes parts, et chacun réclame une priorité d'action : a cet égard, ce sont des militaires revetus d'une combinaison antiradiations qui s'imposent en tout premier lieu : le locataire de Dewilde, toute sa famille, lui-même, les animaux et le terrain sont soumis à la detection des compteurs Geiger. Résultat de l'opération: La radioactivité est supportable pour l'être humain et les animaux.

Dewilde répond aux enquêteurs
Dewilde répond aux enquêteurs

L'enquête sur les lieux est brusquement interrompue par un grincement strident, suivi d'un grondement sourd : un train, passant lentement pour ne pas provoquer d'accident parmi l'attroupement, a provoqué un affaissement de la voie tandis que ses roues patinaient sur les rails. L'affaissement s'est produit a l'endroit même ou se trouvait l'objet vu par Dewilde. Le machiniste immobilise sa locomotive, met pied à terre pour aller utiliser le téléphone de la cour de la maison, tandis que les enquêteurs, stupéfaits, constatent une friabilité anormale de la voie et du ballast. Quelques instants plus tard, le machiniste s'écrie : - Le téléphone ne fonctionne pas.- Je sais, répond Dewilde, il ne fonctionne plus depuis l'atterrissage. - Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ? gronde la voix d'un militaire. En effet les piles, d'apparence neuves, sont vidées. Dewilde montre alors sa torche électrique et son poste transistors, déchargés également.

Près de la voie, un officier attire l'attention de tous : - Venez voir ici ! Il y a un creux, une sorte de cuvette sur une longueur d'au moins 6 m, il y a également des traces sur le travers du ballast et des entailles sur les traverses des rails.

Comme Gouchet, ils prennent l'histoire au sérieux. Le , tous 3 se rendent à nouveau sur les lieux pour tenter d'éclaircir le mystère.

Dewilde répond aux gendarmes venus mener l'enquête
Dewilde répond aux gendarmes venus mener l'enquête

La 1ère hypothèse envisagée est celle d'un hélicoptère clandestin faisant de la contrebande. Elle est cependant rejetée, à la vu des fils télégraphiques empêchant tout atterrissage sur le lieu.

On examine alors mètre par mètre le terrain contigu à la voie ferrée ou les 2 êtres auraient pu laisser des empreintes de leurs pas. Aucune empreinte n'est trouvée, mais le terrain, dur, y semble peu propice.

Sur la voie ferrée, 3 traverses de bois portent les mêmes marques, fraîches et propres, 5 enfoncements de 4 cm2 disposés de manière symétrique. Elles correspondent à un poids de 30 t environ selon l'estimation des ingénieurs des chemins de fer qui sont consultés.

De plus, les pierres du balast sont devenues friables comme si on les avait calcinées à haute température. Par ailleurs, l'enquête révèle plusieurs témoins dans les environs qui confirment le passage de l'ovni ce soir-là dans le ciel de la région.

Les enquêteurs civils (dont Marc Thirouin) qui étudient le cas Dewilde coopérèrent de très près avec la police locale, mais il y a aussi d'autres personnes sur les lieux, notamment des représentants de la police de l'air venus de Paris. Quand on procède à une enquête concernant les pierres trouvées calcinées à l'endroit où Dewilde a vu la soucoupe, il s'avére que la police elle-même ne peut obtenir de renseignements sur les résultats de ces analyses. Le chef de la police locale déclare : L'organisme officiel qui travaille en liaison avec la police de l'air appartient au ministère de la Défense nationale. Le seul nom de ce ministère exclut quelque communication que ce soit.

 Dewilde répond aux enquêteurs
Le magazine Radar relate l'histoire de Dewilde

Par la suite Dewilde souffre de coliques et d'une perte de souffle. Son chien restera désormais nerveux, jusqu'à sa mort 6 mois plus tard.

En , Dominique Caudron propose que Dewilde ait initialement pris pour un vaisseau extraterrestre un fourgon de contrebandiers Caudron, D.: "L'étonnante confusion de Quarouble", Oncle Dom, 2016-09-13 .

Autres phénomènes

2 ou 3 jours plus tard, on découvrira 3 vaches mortes dans une pâture. Une autopsie révèlera que les bêtes étaient évidées de leur sang (comme dans la plupart des cas de mutilation de bétail).

Une semaine plus tard, un agriculteur rencontrera une créature identique et sera immobilisé de la même manière près de Cenon (Gironde). Ces créatures ressemblent à celle que Lucette Lebœuf rapportera avoir vu le .

Un 2nd événément... confidentiel

Le , la police confirme que Dewilde a fait une 2nde déclaration, concernant un objet qu'il avait vu auprès de sa maison. Toutefois, dit la police :

Dewilde et sa famille auraient décidé, par crainte de mauvaise publicité, de ne mettre personne dans la confidence en ce qui concerne ce 2nd événement. C'est pourquoi aucun des journaux locaux n'en fera mention.

De plus elle fait savoir aux enquêteurs civils — poliment mais fermement — qu'elle tiendra dorénavant confidentiels tous autres renseignements se rapportant à de tels incidents.

Livre

En , Dewilde téléphone à Guieu et lui dit : J'ai des révélations extraordinaires à vous livrer, j'habite Tours et ne peux me déplacer. L'année suivante sort un livre de "révélations" co-écrit avec Roger-Luc Mary. On y trouve le récit suivant :

Quelques jours plus tard, Dewilde se serait retrouvé dans un hopital où l'on enferme, indifféremment, aussi bien les fous, "les individus dangereux" que les lepreux. Pendant plusieurs jours il aurait été emené en fourgon pendant de route, sans ceinture ni lacets, dans un camp militaire (une ancienne prison civile), où il aurait retrouvé médecin (un commandant qui officie dans le service du professeur Merle d'Aubigne), piqûres qui l'auraient maintienu dans un état semi-comateux, et interrogatoires répétés où on lui aurait posé sempiternellement la même question : Vous n'avez pas tout dit, n'est-ce pas ? Suivant le conseil d'un infirmier, il se serait fait doux comme un agneau et il n'aurait rien rajouté à ses dépositions précédentes. Un manège qui aurait duré .

Dewilde aurait alors parlé au savant Georges Claude, lui aussi détenu classé "dangereux" ou "fou". Il aurait conversé avec lui longuement, et ce dernier ne lui aurait semblé ni dangereux, ni fou. Claude avait voulu vendre son invention a la France, laquelle avait refusé parce qu'elle la jugeait aussi inutile que coûteuse, et Claude avait alors trouvé acquéreur en Allemagne. Les nazis en avaient attribué la paternité à Wernher vonBraun. On m'accuse, maintenant de trahison ! lui aurait dit Georges Claude. Mais si j'ai trahi, pourquoi n'informe-t-on pas l'opinion publique ? Parce que j'aurais mon mot a dire !

Electrochocs, penthotal, séances d'hypnose... Finalement, Dewilde se serait demandé si, à son insu, il n'aurait pas craqué : J'ai probablement parlé. Un soir on l'aurait éveillé, emmené dans un fourgon qui, à l'aube, serait arrivé au bord de la mer (laquelle, il n'en sais rien). Encore sous l'effet des "calmants", il aurait tout de même entendu le bruit des vagues dans l'obscurité de la nuit et respiré, à pleins poumons, l'air salin. On l'aurait alors poussé vers des marches qu'il auraient descendues, l'amenant devant un blockhaus, gardé par des fusiliers marins. L'officier qui l'accompagnait aurai alors désigné des meurtrières dans la masse de béton : - Regardez a l'intérieur. Dewilde aurait alors obtempéré et, tétanisé, n'en croyant pas ses yeux. L'officier lui aurait alors murmuré à l'oreille : - Est-ce bien cela que vous avez vu ? Dans une grande pièce, à l'intérieur de l'édifice, il aurait vu un énorme engin de forme lenticulaire, long d'environ 10 m et parfaitement éclairé. Il l'aurait observe tandis qu'il se situait en contrebas par rapport à son angle de vue. - Est-ce que l'engin que vous avez vu ressemble à celui-ci ? aurait insisté l'officier. Dewilde aurait alors dégluti difficilement. - Il m'est impossible de répondre affirmativement, car je n'ai vu aucun detail lors de la nuit du 10 Septembre, sinon la forme approximative de l'engin. À la grande surprise de Dewilde, l'officier aurait semblé se contenter de cette réponse et l'aurait laissé tout à son observation, qui aurait duré au moins , après quoi, on l'aurait ramené chez lui, à Quarouble.

A peine après son retour, une Jeep de l'Armée de Terre se serait arrêtée devant sa maison. À son bord 1 commandant, 1 capitaine et 2 hommes de troupe en armes. Suivi de près par le capitaine, le commandant se serait approché : - Monsieur Dewilde, donnez-nous la boîte. - La boîte ? Quelle boîte ? - Allons... vous savez bien la boîte ! - Je ne sais pas de quoi vous parlez. - Nous savons ou elle se trouve, monsieur Dewilde. Eh bien, dans ce cas, vous n'avez qu'à la prendre. Le commandant aurait alors eu un sourire cironspect. C'est ce que nous allons faire. Dewilde aurait alors vu, à son grand étonnement, les 2 officiers et les 2 soldats se diriger vers la cave, et réapparaître quelques instants plus tard avec une boîte. - Monsieur Dewilde, déclare le commandant, on vous paiera cet objet. On vous le paiera très cher. La somme que vous recevrez sera vraiment très importante. Mais Dewilde n'entendra plus jamais parler de cette boîte, ni de l'argent promis par le commandant.

Aujourd'hui Magazine, 1977-11-22 Lefeuvre, A. & Zurcher, E., Les apparitions d'humanoïdes, 1979 Vallée, Jacques: cas n° 10, "Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954" Carrouges, M.: "Les invariants de Quarouble", Inforespace n° 50, 1980-03 Temps X, 1981-01-02