Le matin du , peu après 6 h, un promeneur voit un objet blanc argenté immobile au-dessus d'un champ de blé, devant la lisière d'un bois, près de Maffliers (Val-d'Oise). Il part moins de 20 secondes plus tard, sans bruit. L'enquête du GEIPAN, qui a reconstitué la scène sur place avec lui à plusieurs reprises, n'a pas trouvé d'explication satisfaisante .
Le témoin, un homme de 37 ans, chef d'équipe, promène sa chienne chaque jour travaillé, par le même chemin depuis six mois. Il quitte son domicile à , longe la RN1, passe la voie ferrée Persan-Beaumont/Montsoult par un petit pont, puis remonte un chemin de terre qui longe la voie à sa gauche, avec un champ de blé encore vert à sa droite et un petit bois au fond du champ .
Il marche tête baissée, le téléphone à la main, pour envoyer un texto (l'écran affiche ) quand sa
chienne, une jeune Beauceronne de huit mois qui marche devant lui, s'arrête net, tourne la tête vers la droite et
revient en courant se coller à ses jambes, la queue entre les pattes. Il tourne la tête et voit, juste au-dessus
du champ de blé
, devant le bois et plus bas que la cime des arbres, un objet très lumineux mais pas
éblouissant
, d'un blanc argenté
, plat au-dessous, légèrement bombé au-dessus
et pointu aux deux
bouts, sans hublot ni coupole. Aucun bruit. Il reste figé une dizaine de secondes .
Une averse tombe alors d'un coup. L'objet monte de quelques mètres, tout droit, au point de cacher la cime des
arbres, s'incline (son bout gauche vers le haut, le droit faisant pivot), puis part vers la gauche et vers le ciel,
dans le sens de sa longueur, en l'espace de 1/4 de seconde
. Le témoin ne réussit pas à le suivre des yeux :
pas eu le temps de suivre
, et il ne peut donner aucun point de passage dans le ciel . Il rentre chez lui, choqué, appelle le GEIPAN vers
et est entendu par la gendarmerie dans
l'après-midi.
Le GEIPAN refait le trajet avec le témoin le , relève au GPS le point d'observation (49,07893 N, 2,32734 E, 122 m) et lui fait pointer trois fois chaque bord du phénomène avec un appareil photo. Recalés sur un panorama de la lisière à 100 pixels par degré et sur un repère du paysage mesuré sur une vue aérienne, ces pointages placent le phénomène entre les azimuts 349,35° et 357,85° : 8,5° de large pour 0,5° d'épaisseur, sa base à 0,36° au-dessus de la limite du champ (entre 0,13° et 0,6°), devant une lisière distante de 535 m et haute de 26 m. Le témoin dessine avec l'enquêteur les cinq étapes du mouvement sur une photo prise depuis ce point .
L'heure est corrigée de la dérive du téléphone, mesurée à deux reprises contre une horloge radio-pilotée : le
début de l'observation se situe entre et . Le Soleil s'est levé
à et se trouve à 55° d'azimut, 1,7° au-dessus de l'horizon, caché par les nuages : le ciel est
gris
, bas
, couvert à 8/8 à la station de Creil, où une averse est relevée
entre 5 h et 6 h .
D'autres visites ont lieu le , puis en au lever du Soleil, avec des caméras et des drones, pour chercher un reflet (façade nord d'un bâtiment et silos à 1,3 km, filets de vergers), sans que les conditions de l'observation puissent être reproduites .
La première hypothèse est celle du Soleil levant, aperçu entre deux couches de nuages bas : la forme, une portion de disque au ras de l'horizon, l'heure, 17 minutes après le lever, la luminosité et la couverture nuageuse lui correspondent. Mais le Soleil est à plus de 54° à droite du phénomène (57° de son bord droit, 65° de son bord gauche), un écart qu'aucune imprécision ne couvre, et le phénomène paraît près de dix fois plus grand que le disque solaire, argenté quand le Soleil du lever est jaune orangé, et il s'incline avant de partir.
Les autres hypothèses examinées (lumière passant à travers le bois, arc blanc dans la brume, reflet sur un bâtiment, des silos ou des filets de vergers, lentille d'air au-dessus du blé, trouée dans les nuages éclairant un banc de brume, plans de maïs lointains flous) sont écartées ou jugées trop improbables. Aucun mouvement aérien n'est relevé par la brigade de gendarmerie de l'air .
Le GEIPAN classe le cas D1 (inexpliqué, consistance moyenne), avec une étrangeté de 0,62, en notant des conditions
météorologiques très particulières et non reproductibles . Laurent Chabin
en a fait une simulation avec son logiciel SimOvni 2 .