Le lancement d'engins spatiaux (ou de tests de missiles) s'accompagne souvent de réentrée de débris de fusée, qui peuvent donner des phénomènes lumineux (directs ou indirects dans le cas de traînées) analogues aux météores.
D'autre part, afin d'étudier notre atmosphère, certaines fusées destinées à la recherche peuvent libérer des nuages de baryum ou de sodium à haute altitude. Ces nuages brillants en expansion, de couleurs changeantes, sont très bien visibles du sol et peuvent donner lieu à des confusions. Il est facile de les clarifier en s'adressant au Centre Spatial responsable de tels lancements, et qui prévient d'ailleurs généralement la presse des lancements.
En haute altitude, les gaz éjectés par un étage de fusée (allumage de désorbitation, purge de carburant) se dilatent en un vaste nuage dont la vapeur d'eau gèle instantanément. Éclairé par le Soleil alors que le sol est déjà dans la nuit, ce nuage peut paraître très brillant, changer rapidement de forme et, si l'étage tourne sur lui-même, dessiner une spirale. Quelques kilogrammes d'eau suffisent à produire l'effet .
Le , pendant la retransmission du 14ᵉ vol d'essai du lanceur Starship de
SpaceX, un tel panache apparu près de l'étage après le largage des satellites est présenté sur les réseaux sociaux
comme un mothership
extraterrestre shape-shifting
. Les images complètes du vol
montrent pourtant le nuage se former puis se disperser, comme lors des lancements précédents .