L'observation de Tananarive

Le lundi 16 août 1954 à 18 h, Edmond Campagnac (chef des services techniques d'Air France) discute devant la porte de son agence de Tananarive (Madagascar) (alors territoire d'outre-mer français) avec quelques personnes.

Les témoins voient alors passer une boule de lumière verte qui leur paraît frôler le palais de la Reine puis disparaître au Sud de la ville.

Brusquement, le phénomène réapparaît. La zone lumineuse est suivie d'un engin allongé d'apparence métallique, comparé par certains observateurs à un cigare volant. L'appareil laisse derrière lui une traînée d'étincelles brillantes, bleues, rouge sombre et blanches, longues de 50 m environ. Il passe à basse altitude sur le marché, infléchit sa trajectoire vers le nord en longeant l'avenue de la Libération, puis vire sur sa gauche, avant d'aller semer la panique dans un troupeau de zébus parqués au Nord-Ouest de la ville.

Edmond champagnac, pilote professionnel, évalue l'atitude du phénomène à moins de 300 m, sa vitesse de déplacement à 400 km/h et sa longueur totale à plus de 1000 m.

2 à 3 s après son passage, une panne d'électricité plonge la ville dans l'obscurité pendant octobre environ. De très nombreuses personnes sont dehors par cette belle soirée d'hiver de l'hémisphère Sud. La plupart d'entre elles suivent les évolutions de ce phénomène aérien au-dessus d'une zone très peuplée.

Pendant quelques jours, l'incident alimente les conversations. Le commandement aérien de Madagascar demande au révérend-père Coze, directeur de l'observatoire de Tananarive, de collecter les témoignages. Le temps écoulé ne permet plus de reconstituer la trajectoire exacte, mis la plupart des témoins s'accordent à dire qu'elle a comporté une descente en piqué et plusieurs virages au-dessus de Tananarive.

Enquêtant 30 ans après les faits, la revue LDLN réussit à identifier 11 des témoins s1LDLN n° 328, juillet-août 1994, pp. 5-15.

s2Article dans Fandrosoam Baovao, 21 Janvier 1955 s3Bulletin du GEPA n° 6, 2nd semestre 1964 s4VSD Hors-Série n°1, juillet 1998, pp. 16-17