L'observation de Fort-de-France

Le lundi 20 septembre 1965, en escale à Fort-de-France (Martinique), Michel Figuet observe, en compagnie de l'équipage du Junon, mais aussi du sous-marin Daphné et du B.S.L. Rhône (un navire de soutien logistique), une grande boule lumineuse évoluant à 2 reprises des marins et des habitants de la préfecture martiniquaise et des personnels de l'observatoire météorologique.

A partir de cette date, il consacre la majeure partie de son temps à l'étude des ovnis. De retour à la vie civile, il mène de nombreuses enquêtes, collabore aux revues OVNI-Présence et LDLN.

Enquête

Figuet

Figuet commence par mener sa propre enquête sur place.

AAMT

Figuet relate son observation dans (UFO-Informations, n° 6, AAMT aUFO-Informations était un bulletin édité par la défunte (AAMT), un groupe d'étude des ovnis très implanté dans la région Drôme-Ardèche, d'où était originaire Figuet. En 1972 il incorpore le groupe, avec qui il mène ses premières enquêtes sur le sujet. ), mais cette fois en précisant un horaire :

Information des lecteurs. À bord du sous-marin Junon, un soir de septembre 1965 à 21:15.

[...] Nous avons observé un objet volant venant de l'ouest, direction canal de Panama, un objet rond de la couleur et la taille de la Lune, se déplaçant lentement au loin, à l'horizon sud. Il laisse derrière lui une traînée de grande largeur. Par la suite, l'objet est descendu vers les collines en décrivant 2 boucles. Puis il est resté en station. Il s'est formé alors un halo blanc autour ile lui. J'ai observé 2 traces rouges au-dessous. Soudain, l'objet a disparu ; seules, la traînée et son halo sont restées visibles encore <time class="duration">2 minutes</time>.

Puis, à 21:45, le halo blanc est apparu au même endroit, avec l'objet en son centre. Il est monté à nouveau pour faire le même trajet allant dans la même direction, toujours avec sa traînée, comparable à celle d'avions à réaction, mais plus large.

Personne n'a pensé à aller chercher un appareil photo, a-t-il ajouté.

LDLN

En mai 1975, Figuet décrit son observation dans LDLN n° 145 :

Situation du cas dans LDLN n° 145
Situation du cas dans LDLN n° 145 (mai 1975), p. 15

A bord du sous-marin Junon, un soir de septembre 1965 à 21:15.

J'étais alors quartier-maître chef timonier du Junon en escale de 10 jours à Fort-de-France (Martinique). Le tiers de l'équipage était en service et nous avons observé, venant de l'O de la direction du canal de Panama, un objet rond, de la couleur et la grandeur de la Lune, se déplaçant lentement au loin, pour nous à l'horizon S. Une trace de grande largeur restait derrière lui. Puis l'objet est descendu vers les collines au S en décrivant 2 boucles. Puis il a stationné, il s'est formé un halo blanc autour de lui, et j'ai observé 2 traces rouges autour de lui, et j'ai observé 2 traces rouges au-dessous. Soudain l'objet a disparu, seuls le halo et la traînée sont restés visibles <time class="duration">2 minutes</time> encore.

Le cas dans LDLN n° 145
Le cas dans LDLN n° 145 (mai 1975), p. 15

À 21:45, le halo blanc est apparu au même endroit. L'objet est apparu aussi. Il a remonté, effectuant le même trajet pour repartir dans la même direction, toujours avec sa traînée, comparable à celle des avions à réaction, mais plus large.

Monnerie

En 1993 Figuet transmet son témoignage à Michel Monnerie bM. Figuet, document envoyé à Michel Monnerie, reçu le 11 septembre 1993, archives nationales, site de Fontainebleau, 20000032, article 12..

Vallée

Jacques Vallée cVallée, J.: "Megawatts", Confrontations, .

Maillot

Eric Maillot envisage l'hypothèse d'une fusée/d'un missile et trouve l'existence de tirs de canons. Il transmet ses recherches à Manuel Borraz dAbrassart, J.-M.: "Épisode #73: L’observation de Fort-de-France", Scepticisme Scientifique, 2013-06-02.

Borraz

En 2010, Borraz confirme l'hypothèse de tirs de fusées-sondes depuis les Barbades eBorraz, M.: "Gerald, Michel, Jacques - Los avistamientos de Fort-de-France (1965) en perspectiva", Anomalia, 2010.