Le , à Chabeuil (Drôme), Lucette Leboeuf se promène avec sa petite chienne Dolly et s'arrête pour cueillir des mûres le long d'une haie. Revenant vers sa maîtresse, la chienne tombe soudainement à l'arrêt : Le chien commença à aboyer, puis à hurler lamentablement. Elle se retourna et vit le petit animal au bord d'un champ de blé, devant quelque chose qu'elle prit d'abord pour un épouvantail. Mais en s'approchant elle vit que "l'épouvantail" n'était autre qu'une petite combinaison de plongeur faite d'une matière plastique translucide ; haute de 90 cm ou un peu plus, avec une tête également translucide, et soudain elle comprit qu'à l'intérieur de la combinaison était une Chose, et que derrière le "casque", dont la transparence était un peu brouillée, 2 yeux la regardaient ; du moins, elle eut l'impression que c'étaient des yeux, mais ils étaient plus grands que des yeux humains. Tandis qu'elle prenait conscience de tout cela, la combinaison de plongeur commença à avancer vers elle, à pas pressés, tout en se dandinant.

La témoin, terrifiée, hurle et s'enfuit en courant pour se cacher dans un fourré. La peur me faisait claquer des dents. Quand elle essaie de repérer à nouveau le petit être casqué et aux bras non visibles elle ne voit rien, mais tous les chiens du village aboient furieusement. Soudain, un grand objet métallique et rond, ressemblant à une grosse toupie mécanique d'enfant, mais dont le dessous était plat s'élève en sifflant de derrière un bouquet d'arbres, bascule, et prend la direction nord-est à grande vitesse. Des gens situés à proximité et qui ont entendu la femme crier , dont le mari de madame Leboeuf, accourent vers elle. Ils la trouvent prostrée, sans voix. A l'endroit où l'on a vu l'objet rond s'élever, on découvre un cercle d'environ 3 m de diamètre où les mûriers et les buissons ont été écrasés : Sur le bord de cette empreinte circulaire, une branche d'un des acacias, grosse de plus de 6 cm, pendait, cassée par une pression venue du dessus. Une branche d'un autre acacia, qui pendait à environ 2,30 m au-dessus du cercle, était entièrement dépouillée de ses feuilles. Les quelques premiers mètres de blé dans le sillage de l'objet lors de son envol étaient aplatis en forme de rayons de roue.

Elle aura selon toute vraissemblance observé la même créature qu'un agriculteur 10 jours plus tôt, et que Marius Dewilde le . Elle la décrira également comme un enfant dans un sac plastique, avec des yeux plus grands que les yeux humains.

Le Figaro, 30 septembre 1954 Combat, 30 septembre 1954 Le Parisien, 30 septembre 1954. Carrouges: 116 Vallée, J.: Anatomy 70 Vallée, J.: cas n° 19, "Rapport sur l'analyse de 200 observations documentées faites en 1954"