Claude Ptolémée (110-160)
Ptolémée
 |
Pages de l'Amageste
 |
Astronome grec de l'école d'Alexandrie, c'est à lui qu'on doit de connaître les travaux d'Hipparque (-160/-125) souvent cité dans le fameux ouvrage La grande syntaxe mathématique (140) transmis par les arabes à l'occident sous le nom d'Almageste. C'est un catalogue des étoiles et une conception harmonieuse et géométrique de l'univers, accompagné de notions de trigonométrie.
Géocentrisme
Le système géocentrique de Ptolémée place la terre immobile au centre de l'univers et autour tournent dans l'ordre : la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne et les étoiles accrochées à la 8ème sphère.
Pour expliquer le mouvement des planètes, Ptolémée construit des combinaisons de mouvements circulaires et uniformes.
Les planètes décrivent des petits cercles dénommés épicycles, le centre de chaque épicycle étant lui-même en mouvement circulaire et uniforme autour de la Terre (le déférent), une manière d'expliquer les mouvements rétrogrades des planètes et leurs variations de luminosité. Pour rendre mieux compte de la réalité de certains phénomènes il affine son modèle en introduisant le point équant (aujourd'hui considéré comme une hérésie du point de vue cinématique). Indépendamment de cette conception, Ptolémée envisageait le monde comme composé de 2 régions :
-
Les épicycles de Ptolémée, censés expliquer les marches observées de Jupiter, Saturne et du Soleil autour de la Terre
 |
Une région élémentaire qui comprenait les 4 éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu.
- Une région éthérée qui entourait la 1ère et comprenant 11 cieux tournant autour de la Terre et au delà desquels se trouvait l'empyrée (séjour des bienheureux).
Le géocentrisme ne sera remis en question que 14 siècles plus tard avec Copernic et Kepler.
Auteur de :
- Composition ou syntaxe mathématique
- retraduite par les traducteurs arabes et renommée Almageste (Al en arabe suivi d’un superlatif grec signifiant « le plus grand »)
- La Physique
- Les Météorologiques
(-350/-340) — On y trouve les premières descriptions de mirages : L'air distant et dense agit bien sûr normalement comme un mirroir..., c'est la raison pour laquelle lorsqu'il y a un vent d'est les promontoires sur la mer semblent élevés au-dessus d'elle et que tout apparaît anormalement grand [373 b, livre 3 < p. 253 de l'édition de la Loeb Library]. Une mention semblable apparaît dans les Problèmes : Pourquoi, lorsque le vent d'est souffle, toutes les choses paraissent-elles plus grandes ? [Problems II, Harvard University Press, Cambridge, 1965 - traduction anglaise de W. S. Hett].
- traduit en anglais par H. D. P. Lee, Harvard University Press, Cambridge, 1962
- Les Mécaniques
- Les traités Sur le ciel, Sur la génération et la Corruption
- L’Histoire des animaux
- Le Mouvement des animaux
- La Génération des animaux