Physical Review Letters publie la première mesure
directe d'un temps de séjour négatif en mécanique quantique. Lorsqu'un photon résonnant
traverse sans être diffusé un nuage d'atomes de rubidium, il ressort si tôt qu'il semble y avoir séjourné une durée
négative — effet connu depuis , mais que les physiciens tenaient pour un artefact : seul
l'avant de l'impulsion, longue par le principe d'incertitude de Werner Heisenberg,
passerait sans encombre. Pour trancher, les atomes eux-mêmes sont cette fois interrogés au moyen d'une mesure faible
— un laser sonde de faible intensité dont on relève les variations de phase, assez imprécise pour ne pas déclencher
l'effet Zénon quantique qui figerait le système, et dont la moyenne sur des millions de tirs livre le temps
d'excitation. Le résultat coïncide exactement avec le temps négatif déduit des instants d'arrivée des photons,
coïncidence que nul n'avait anticipée, et ne peut, lui, s'expliquer par la seule déformation de l'impulsion.
L'expérience ne contredit pas la physique standard et n'ouvre aucune voie au voyage dans le temps, mais établit que
ce temps de séjour négatif a un effet physiquement mesurable sur la matière traversée s1https://doi.org/10.1103/gjfq-k9dv, s2Physicists have measured ‘negative time’ in the lab, s3Strange quantum experiment shows “negative time” is more than an illusion | ScienceDaily, .
La collaboration Double Chooz publie dans Physical Review Letters la première mesure du flux d'antineutrinos émis par un réacteur nucléaire à
l'arrêt et par ses piscines de combustible usé. Le détecteur, enterré à quelque 400 m des deux cœurs de la
centrale de Chooz (Ardennes, France) et rempli de plus de 30 m³ de scintillateur
liquide, identifie les antineutrinos par la double signature lumineuse de la désintégration bêta inverse sur un
proton. L'analyse porte sur 17,2 jours de données acquises en , les deux tranches étant
complètement arrêtées, et recense une centaine d'événements candidats. Ces antineutrinos proviennent de la
décroissance bêta des produits de fission à vie longue accumulés dans l'oxyde d'uranium irradié ; leur spectre
s'accorde aux simulations de l'inventaire de combustible résiduel, ainsi validées expérimentalement pour la première
fois. La performance tient à la maîtrise du bruit de fond, le flux d'un réacteur éteint valant environ un centième
de celui d'un réacteur en marche : d'où une voie de vérification indépendante des inventaires de combustible
usé, enjeu central des garanties de non-prolifération. Conçue à l'origine pour l'étude des oscillations de
neutrinos, Double Chooz avait contribué à la mesure de l'angle de mélange θ₁₃ s4https://doi.org/10.1103/dr26-j19g, doi.org, août 2026s5First measurement of antineutrinos from spent nuclear fuel | EurekAlert!, août 2026s6https://physics.aps.org/articles/v19/s94, physics.aps.org, août 2026.
Nature publie une mesure de
polarisation en rayons X du magnétar 1E 1547.0−5408, étoile à neutrons de
2,1 s de période dotée d'un champ magnétique de surface supérieur à 1014 gauss. L'observation
combine le satellite IXPE et le télescope NICER de la NASA au radiotélescope Murriyang de Parkes (Australie), et donne un
degré de polarisation de 65 % à 2 keV, atteignant près de 80 % dans la bande 2-3 keV à certaines
phases de rotation. Les angles de polarisation X et radio suivent tous deux le rotating vector
model, d'où les auteurs déduisent que les axes magnétique et rotationnel sont presque alignés et que l'objet
est vu par le pôle. Cette géométrie s'accorde mal aux modèles d'émission de surface supposant une propagation non
réfractive de la lumière, mais s'explique si la biréfringence du vide gouverne la propagation des photons dans la
magnétosphère : cet effet d'électrodynamique quantique, prédit en par Werner Heisenberg et Hans Euler puis reformulé par Julian Schwinger en , veut qu'un champ magnétique intense confère au vide
des indices de réfraction dépendant de la polarisation. Les auteurs se gardent d'annoncer une détection et parlent
d'une prédiction de longue date mais non confirmée ; une analyse indépendante d'une pose IXPE de 500 ks
sur le même magnétar, publiée en , aboutit au contraire à une géométrie inclinée où une tache
chaude unique de 1,2 km de rayon suffit à rendre compte de la polarisation sans invoquer la biréfringence s7Client Challenge, août 2026s8Rare ultra-magnetic star the key to solving a quantum cold case | Swinburne, août 2026s9[2601.15452] The long quest for vacuum birefringence in magnetars: 1E 1547.0-5408 and the elusive smoking gun, lundi 24 août 2026 à 22:10.
Le NOIRLab de la NSF annonce que deux équipes ont saisi une supernova dès son premier instant explosif. Le ,
le télescope spatial Einstein Probe détecte un bref éclair de rayons X mous, EP260321a, en
provenance d'une galaxie
située à quelque 500 millions d'années-lumière ; en moins
d'une heure, les télescopes au sol y découvrent une supernova en train de s'allumer, SN 2026gzf. Les deux
équipes identifient indépendamment cet éclair comme une percée de choc (shock breakout),
l'instant où l'onde de choc traverse la surface de l'étoile et libère la
première lumière de l'explosion. Attendu dans toute explosion stellaire, le phénomène ne dure que de quelques
secondes à quelques heures : en vingt ans, un seul autre cas avait été clairement identifié en rayons X (SN 2008D,
en ). L'objet est une supernova de type Ic à raies larges (Ic-BL), classe habituellement dotée de
jets relativistes et associée aux sursauts gamma — mais le suivi multi-longueurs d'onde ne trouve ici ni jet, ni
rémanence, ni sursaut gamma, et la percée de choc est la plus faible jamais associée à une Ic-BL alors que
l'explosion, elle, ne l'est pas ; les auteurs avancent que le jet a pu être étouffé par la surface de
l'étoile ou par la matière circumstellaire. La progénitrice est une étoile de Wolf-Rayet née avec une vingtaine de
masses solaires, dépouillée de son hydrogène puis de son hélium par des épisodes irréguliers de perte de masse ayant
formé plusieurs coquilles autour d'elle : c'est la première fois que l'environnement pré-explosion d'une étoile
ainsi dénudée est cartographié. Le résultat établit que les Ic-BL énergétiques ne produisent pas toujours de sursaut
gamma, et donc que les étoiles massives disposent de plus de manières de mourir qu'on ne le pensait s10Astronomers Catch Massive Star’s Death From the First Explosive Moment | NOIRLab, s11EP260321a/SN 2026gzf: The Faintest Shock Breakout Associated with a Broad-lined Supernova, The Astrophysical Journal Letters, mardi 14 juillet 2026s12A Multiwavelength View of the First Type Ic-BL Supernova with an Einstein Probe X-Ray Shock Breakout, The Astrophysical Journal Letters, mercredi 5 août 2026.
L'université de Kyoto annonce avoir utilisé la Terre entière comme détecteur de matière
sombre. Les recherches d'axions convertissent d'ordinaire ceux-ci en photons à l'aide d'aimants de
laboratoire, dont l'étendue est nécessairement limitée ; les auteurs exploitent au contraire le champ
magnétique terrestre et la cavité Terre-ionosphère, résonateur naturel qui amplifie les ondes électromagnétiques
autour de 8 Hz. La théorie existante ne traitait que les fréquences inférieures à 1 Hz : ils
construisent un cadre tenant compte de la conductivité électrique de l'atmosphère, qui porte les prédictions jusqu'à
quelque 30 Hz, et l'appliquent à dix ans de données géomagnétiques ( à ) de l'observatoire
d'Eskdalemuir (Écosse, Royaume-Uni). Pour une gamme de masses d'axions ultralégers — de 19 à
21 ordres de grandeur plus légers que l'électron —, les limites obtenues sur le couplage axion-photon sont environ
cent fois plus serrées que la meilleure contrainte antérieure d'une expérience au sol, et rivalisent avec celles
tirées des observations X de Chandra et de NuSTAR. Étendue aux photons sombres,
qui produisent des ondes électromagnétiques même sans champ magnétique, la même analyse fait apparaître plusieurs
signaux candidats dont la nature reste à déterminer s13Searching for dark matter with the world's biggest detector | KYOTO UNIVERSITY, s14Signature of Axion Dark Matter in Low-Frequency Terrestrial Electromagnetic Fields: Formulation and Predictions, Progress of Theoretical and Experimental Physics, samedi 23 mai 2026s15Axion Dark Matter Search from Terrestrial Magnetic Fields at Extremely Low Frequencies, Progress of Theoretical and Experimental Physics, lundi 8 juin 2026s16Searching for dark photon dark matter from terrestrial magnetic fields, Physical Review D, lundi 11 mai 2026.
L'Instituto D'Or de Pesquisa e Ensino (IDOR, Brésil) publie dans PLOS
One la première étude de prévalence des interprétations que les témoins donnent à leurs expériences non
ordinaires. Les auteurs valident d'abord, sur 160 participants brésiliens, une extension du questionnaire contextuel
et interprétatif de l'Inventory of Nonordinary Experiences — toutes les catégories d'origine sont
confirmées, neuf nouvelles sont ajoutées —, puis l'administrent à un échantillon de population générale de 5 117
personnes, chacune rapportant l'une de 38 expériences non ordinaires : coïncidences improbables, sentiment de
présence, décorporation, expérience de mort
imminente, perception extra-sensorielle, visions, déjà-vu. La plupart des
traits de contexte et des interprétations suivent une distribution unimodale proche de la loi normale : si
hétérogènes soient-elles, ces expériences paraissent donc interprétées au travers d'un même jeu de croyances et
partagent des caractéristiques temporelles semblables. 20 % des participants rapportent un impact négatif
immédiat et 25 % une souffrance ou une gêne, mais 51 % jugent que l'expérience a eu à long terme des
effets globalement positifs sur leur vie — résultat que les auteurs lisent comme un indice de résilience et du rôle
protecteur que peuvent jouer ces états de conscience s17Making sense of the extraordinary – An investigation of the content and prevalence of appraisals of nonordinary experiences, PLOS One, mercredi 5 août 2026s18How humans process the extraordinary—most report positive long-term effects, phys.org, mercredi 5 août 2026.
Découverte du premier trou noir supermassif dormant jamais repéré
loin du centre de sa galaxie.
Invisible tant qu'il n'accrète pas, l'objet ne s'est trahi qu'en déchiquetant une étoile de passage :
l'événement de rupture par effet de marée TDE 2025abcr, détecté par la Zwicky Transient
Facility du mont Palomar grâce à un programme d'apprentissage automatique entraîné à reconnaître la signature
lumineuse de ces destructions et mis en service en . Le trou noir, de masse comparable à celui
du centre de la Voie lactée, se trouve à 9,3 kiloparsecs (quelque 30 000 années-lumière) du cœur de la
galaxie WISEA J014656.04−152214.7, à environ 750 millions d'années-lumière dans la constellation de la Baleine
— sans qu'aucune galaxie ne l'entoure, ce qui surprend les auteurs. Deux explications sont avancées : le noyau
résiduel d'une galaxie satellite absorbée et dépouillée de ses étoiles, ou l'éjection
du plus léger de trois trous noirs lors d'une interaction à trois corps consécutive à une fusion galactique. Le
résultat, paru le dans The Astrophysical Journal Letters, contredit
l'hypothèse selon laquelle les trous noirs supermassifs résident au centre des galaxies massives ;
l'observatoire Vera C. Rubin devrait en révéler des dizaines à des centaines par an s19Radware Bot Manager Captcha, s20First-Ever ‘Wandering’ Black Hole Spotted at the Edge of a Galaxy | College of Computer, Mathematical, and Natural Sciences | University of Maryland, s21A star’s violent death exposed a hidden supermassive black hole | ScienceDaily, .
Le Pentagone publie
via le système PURSUE la cinquième tranche de fichiers
déclassifiés sur les PANs : 41 documents, images, vidéos et
enregistrements sonores provenant du ministère de la Défense, du FBI, de la CIA, du département d'État et de l'Exécutif
présidentiel, le plus ancien datant de et le plus récent de . La pièce maîtresse
en est un rapport de renseignement accompagné de six vidéos sur un incident de au-dessus du
golfe d'Oman : l'équipage d'un avion-canonnier des forces spéciales AC-130J filme
ses écrans de capteurs au cours d'un exercice de tir réel et observe environ 25 occurrences de PANs, décrits
comme des orbes froides évoluant à basse altitude entre 400 et 2 100 km/h en formations diverses,
manœuvrant agressivement et paraissant réagir aux tirs du canon principal ; l'AARO n'a pas résolu le cas. Un formulaire d'audition FD-302 du FBI,
recueilli en auprès d'un ancien pilote militaire, rapporte qu'en , vers 4 h 30
du matin, les étoiles se sont
trouvées occultées au-dessus de la base de Bagram (Afghanistan) par un triangle équilatéral silencieux d'environ 150 m
d'envergure, filant d'ouest en est à altitude et vitesse constantes (quelque 280 km/h) sans aucun feu visible ;
un second pilote en fut témoin. La tranche comprend au total huit formulaires FD-302, la plupart assortis de rendus
d'artiste officiels, ainsi qu'une séquence du CENTCOM montrant un objet traversant le ciel d'une
ville du Moyen-Orient (), une vidéo infrarouge de deux objets lents suivis au capteur portatif par
un agent fédéral dans l'ouest des États-Unis (), une orbe rouge en rotation au-dessus du nord-est
des États-Unis () et une photographie déclassifiée d'un objet non identifié en orbite basse prise
depuis la navette Columbia en . Le Pentagone indique que d'autres tranches
suivront s22
Department of War Publishes Fifth Release of Unidentified Anomalous Phenomena Files on WAR.GOV/UFO > U.S. Department of War > Release | U.S. Department of War
, s23
Pentagon releases new batch of UFO files: "Did you see that?" - CBS News, s24PENTAGON RELEASES FIFTH TRANCHE OF UFO FILES — GUNSHIP UFO SWARM AND A 2002 AFGHANISTAN TRIANGLE REVEALED! - UAP Disclosure Reads, .
Une éclipse totale de Soleil traverse l'Arctique sibérien, l'est du Groenland, la côte ouest de
l'Islande et le nord de l'Espagne. La bande de totalité,
longue de quelque 8 300 km et large de 250 km en moyenne, est parcourue en 92 minutes ; la
durée maximale de la totalité, 2 min 18 s, est atteinte en mer à 17 h 46 TU au large de l'Islande. Quelque 15 millions de personnes se trouvent dans la
bande de totalité et près d'un milliard peuvent observer une phase partielle. C'est la première éclipse totale
visible depuis l'Europe continentale depuis celle du , la première en Islande depuis
— et depuis Reykjavík depuis —, et la première en Espagne depuis (voire
selon que l'on compte l'éclipse hybride de cette année-là). Le ciel islandais est entièrement couvert, mais
l'Espagne bénéficie d'un temps très majoritairement dégagé : la totalité y est observée de Zaragoza à León, en
Ségovie, Soria, Palencia et Zamora, ainsi qu'aux Baléares. Le Soleil étant alors très bas sur l'horizon, sa lumière
traverse une épaisseur d'atmosphère beaucoup plus grande qui, par diffusion Rayleigh, en retire les courtes
longueurs d'onde : la couronne, d'ordinaire blanche ou argentée, apparaît d'un or intense, tandis qu'une vaste
protubérance reste rose vif, son émission dominante étant la raie H-alpha de l'hydrogène (656,3 nm). Un avion
de recherche WB-57F de la NASA poursuit l'ombre à 15 km d'altitude au-dessus de la
couche nuageuse islandaise et engrange 2 min 56 s de totalité et plus de 2 To de données
multispectrales avec l'imageur SAMI ; l'ESA retransmet l'événement depuis
l'observatoire astrophysique de Javalambre (Teruel) et ses satellites MTG-I1, Proba-2 et Proba-3 imagent l'ombre
lunaire depuis l'orbite. L'éclipse ouvre une séquence ibérique de trois éclipses, avec une totalité sur l'Andalousie
et l'Afrique du Nord le et une éclipse annulaire le s25ESA - A look back at the 2026 total solar eclipse, dimanche 13 septembre 2026 à 11 hs26NASA Shares Views of August Solar Eclipse from Ground, Air, Space - NASA Science, août 2026s27https://www.timeanddate.com/eclipse/solar/2026-august-12, www.timeanddate.com, août 2026.
Nature publie la description de MoM-BH*-1,
source ponctuelle extrêmement rouge repérée au télescope spatial James Webb lors du relevé Mirage or Miracle. À un décalage vers le rouge de 7,76, sa lumière a été émise quelque 660 millions
d'années après le Big
Bang. L'objet est quasi invisible dans les filtres bleus, éclatant dans les rouges, presque dépourvu de
métaux, et présente le saut de Balmer le plus profond jamais mesuré à quelque distance que ce soit — un rapport de
7,7, plus du triple de ce que peut produire la population stellaire la plus rouge connue — ainsi qu'une émission de
l'hydrogène anormalement large creusée de profondes raies d'absorption. Les auteurs y voient un trou noir d'environ
100 000 masses solaires enfoui dans une enveloppe d'hydrogène dense de 10 à 100 unités astronomiques de
diamètre, qui absorbe et diffuse le rayonnement du disque d'accrétion : la rougeur serait ainsi produite sans
aucune poussière, ce qui lève l'objection principale opposée à l'interprétation classique. La luminosité observée
dépasse d'un facteur 1011 ce que la fusion nucléaire pourrait fournir à cette échelle, ce qui exclut une
étoile et implique
une accrétion à la limite d'Eddington ou au-delà. Chacun des petits points rouges (little red
dots) que le James Webb détecte depuis dans presque tous ses champs
profonds — omniprésents dans l'Univers primitif, pratiquement absents de l'Univers actuel, et dont la nature est
l'une des questions les plus débattues de l'ère JWST — serait une telle étoile-trou noir enchâssée dans une
galaxie ordinaire, MoM-BH*-1 ayant ceci de particulier qu'elle éclipse totalement sa galaxie hôte. Le trou noir
n'est pas résolu et sa masse n'est qu'inférée par ajustement de simulations sur un spectre ; la variabilité de
+30 % en deux mois relevée par les auteurs est qualifiée par eux-mêmes de provisoire s28Client Challenge, août 2026s29Astronomers discover a brand-new type of astrophysical object: A black hole star | MIT News | Massachusetts Institute of Technology, dimanche 13 septembre 2026 à 10:01s30JWST spots a bizarre “black hole star” 100 billion times brighter than a star | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:56.
La collaboration STAR publie dans Science une analyse
de collisions produites au RHIC, l'accélérateur du Brookhaven National Laboratory exploité de à , portant sur la
question de savoir quel constituant du proton porte le nombre baryonique. La description conventionnelle en attribue
un tiers à chacun des trois quarks de valence, par analogie avec la charge électrique ; une hypothèse
concurrente, formulée dans les années 1970 puis développée par Dmitri Kharzeev en ,
veut qu'il soit porté par la jonction baryonique, configuration gluonique non perturbative en forme d'Y
reliant les trois quarks. La mesure porte sur le rapport du nombre baryonique net à la charge électrique nette dans
des collisions d'isobares ruthénium-ruthénium et zirconium-zirconium, ainsi que sur la distribution en rapidité du
rendement en protons nets dans des collisions photonucléaires. Le rapport observé est environ deux fois plus élevé,
et la distribution moins asymétrique, que ne le prédisent les modèles où les quarks de valence transportent le
nombre baryonique : dans un proton accéléré, la jonction, plus lente parce que constituée de gluons emportant
chacun une faible fraction de l'impulsion, serait plus facilement freinée que trois quarks séparés, puis attirerait
trois quarks issus du vide pour former un nouveau baryon émis perpendiculairement aux faisceaux. Rien n'est observé
directement : la mesure est indirecte et son interprétation dépend des modèles auxquels les données sont
comparées, l'article se bornant à conclure qu'elles défavorisent l'image des quarks de valence. La conservation du
nombre baryonique n'est pas en cause, non plus que la composition en quarks du proton ; le lien avec
l'asymétrie matière-antimatière cosmologique, mis en avant par les communiqués, reste spéculatif s31https://doi.org/10.1126/science.ads5962, doi.org, août 2026s32Gluons May Play Central Role in Baryon Number Conservation | BNL Newsroom, août 2026s33https://news.rice.edu/news/2026/scientists-uncover-new-clue-how-protons-maintain-their-identity, news.rice.edu, août 2026.
à La Parapsychological
Association tient à l'université de Sydney (Australie) sa 68e convention
annuelle, pour la première fois fusionnée avec la conférence annuelle d'une société nationale — la 10e de
l'Australian Institute of Parapsychological Research — sous le titre Parapsychology
Dialogues 2026. Le discours présidentiel s'intitule Les parapsychologues pratiquent-ils une pseudoscience ?
et la J.B. Rhine Address est prononcée par une anthropologue. Éric Dullin y présente l'analyse de plus de 2 000 cas de poltergeist rapportés de l'Antiquité à nos jours, l'un des plus
vastes corpus jamais soumis à un congrès ; une équipe internationale incluant Bruce Greyson
cartographie la lucidité terminale chez l'enfant ; un Imagery Cultivation Model est proposé en
alternative au ganzfeld, protocole dominant de la recherche sur la perception
extra-sensorielle depuis les années 1970 ; et une table ronde sur l'éthique de l'entraînement au psi réunit notamment Joseph McMoneagle, premier visionneur à distance du programme militaire américain Star Gates34Parapsychology Dialogues 2026 – Parapsychological Association, dimanche 13 septembre 2026 à 11:05s35
Parapsychology Dialogues 2026
, mercredi 20 mai 2026 à 21:30.
Un analogue proche des petits points rouges (little red dots) que le télescope spatial James Webb détecte par milliers dans
l'Univers primitif est identifié dans WISEA J123635.56+621424.2, galaxie spirale surnommée Saguaro et vue à un décalage vers le rouge de 2, soit quelque 3,3 milliards d'années après le
Big Bang. Son noyau
compact est brillant dans l'ultraviolet et l'infrarouge mais très faible dans le visible, signature même de ces
objets, et l'observatoire Chandra n'y relève qu'une émission X ténue, celle d'un noyau actif
fortement obscurci — explication possible du fait que les points rouges lointains restent invisibles en rayons X.
Surtout, simuler numériquement l'éloignement de la galaxie efface ses bras
spiraux et ne laisse que le noyau rouge : leur isolement apparent tiendrait donc pour partie à un biais
d'observation, et non à l'absence de galaxie hôte. Le résultat ne
porte que sur un objet et ne saurait valoir pour toute la classe s36Radware Bot Manager Captcha, août 2026s37Webb’s mysterious little red dots may be hiding entire galaxies | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:26.
La collaboration GlueX, installée dans le hall D du JLab (Virginie), rapporte deux structures hadroniques
inattendues. L'objectif initial était d'observer pour la première fois par photoproduction l'état Y(2175), candidat
XYZ repéré en par BaBar (SLAC) puis confirmé par BES (Chine) et Belle
(Japon) dans des collisions électron-positon. Un faisceau de photons polarisés de haute énergie,
produit par conversion des électrons du CEBAF sur une plaquette de diamant, a été envoyé sur
une cible d'hydrogène liquide. Y(2175) n'a pas été observé — l'analyse fixe une limite supérieure sur sa production
photonique — mais deux signaux apparaissent à des masses voisines : Y(2240), vers 2,24 GeV, avec une
signification de 5 σ, et X(1830), vers 1,82 GeV, à 3 σ seulement. La nature de ces structures reste
indéterminée : méson hybride à gluons excités, tétraquark ou état moléculaire sont autant d'hypothèses
ouvertes, et X(1830) demande confirmation. Paru le dans Physical Review
Letterss38https://doi.org/10.1103/jsfs-nq46, doi.org, août 2026s39Search in Strange Quark Sector Reveals New Particle Possibilities | Jefferson Lab, août 2026.
Première diffraction de rayons X du diamant comprimé par choc jusqu'à
sa fusion, à quelque 1 térapascal — trois fois la pression au centre de la Terre, davantage qu'au cœur de Neptune et d'Uranus —, l'état créé
par laser ne durant qu'une nanoseconde. La température de fusion mesurée s'accorde aux simulations quantiques et corrige de plus de mille degrés
(quelque 20 %) une mesure vieille d'une vingtaine d'années. Elle confirme que le diamant flotte sur le carbone
liquide, mais ne montre aucune phase cristalline intermédiaire avant la fusion, contrairement à ce que suggéraient
des expériences antérieures — effet attribué à la cinétique d'un choc unique, qui piège la structure diamant.
Le résultat intéresse autant les modèles d'intérieur des planètes géantes glacées que la fusion inertielle, où des
chocs initiaux plus faibles pourraient suffire à faire fondre les capsules, gain que les auteurs ne tiennent que
pour une prédiction de modèle s40Client Challenge, août 2026s41Scientists crushed diamond beyond Neptune-like pressures—and solved a 20-year mystery | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:10.
Explication d'une anomalie observée depuis des décennies sans
qu'aucune théorie ne l'ait prédite : certains noyaux atomiques émettent bien plus de rayons gamma de basse
énergie qu'ils ne le devraient, sans qu'on puisse dire lesquels le feront. En séparant deux états de désintégration
d'un isotope du cuivre vers le zinc 70 — l'un correspondant à une transition électrique, où les protons
changent de position, l'autre à une transition magnétique, où protons et neutrons retournent leur moment magnétique
interne —, le Facility for Rare Isotope Beams établit que seule la seconde produit l'excès, et donc
la nature magnétique du phénomène. La mesure a demandé une semaine de prise de données continue et ne porte que sur
un noyau. L'enjeu déborde la physique nucléaire fondamentale : la probabilité qu'un noyau capture un neutron
dépend de ces émissions gamma, et avec elle les modèles de synthèse des éléments lourds dans les supernovæ et les fusions d'étoiles à neutrons s42Client Challenge, août 2026s43Hidden magnetism inside atoms may explain mysterious gamma rays | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:02.
Le forum Metabunk de Mick
West établit que la pièce maîtresse de Not For Disclosure: The Truth about UFOs, the World's Best Kept Secret, ouvrage de l'avocat britannique
Jonathan Caplan publié le chez Century (Penguin Random House) et
vendu comme documentaire, est un photogramme de tournage du filmThe Day the Earth Stood Still (). L'image y est légendée photo originale d'une
soucoupe avec des chaises au premier plan ; peut-être la seule photo disponible d'un engin récupéré en
possession des forces américaines ; le tirage non recadré porte au premier plan une ardoise de plateau
lisant SET STILL — WISE A-634 — Ext. Space Ship, du nom du réalisateur Robert Wise, que le recadrage du livre supprime exactement. Le crédit renvoie à Wood and Wood
Enterprises, diffuseurs des documents
Majestic, dont l'image serait l'un des accompagnements — indice supplémentaire de leur caractère
apocryphe. La couverture reprend par ailleurs la photographie de McMinnvilles44Caplan book contains photo from The Day the Earth Stood Still (1951) | Metabunk, dimanche 13 septembre 2026 à 11:12s45Not For Disclosure, août 2026.
La collaboration ALICE du CERN met en
évidence un plasma de quarks et de gluons — l'état de la matière qui emplissait l'Univers durant son premier
millionième de seconde — dans des collisions oxygène-16 et néon-20 à 5,36 TeV par paire de nucléons, soit des noyaux beaucoup plus petits qu'on ne le
croyait nécessaire. L'écoulement anisotrope des particules produites conserve la géométrie des noyaux incidents :
figure ronde pour l'oxygène, allongée en quille de bowling pour le néon, conforme à la déformation connue de ce
noyau. La méthode inverse la démarche traditionnelle, qui lit la structure nucléaire à basse énergie, et cela dans
l'institut même où Aage Bohr obtint le prix Nobel de physique pour ces
travaux. La taille minimale d'un système capable de former un tel plasma reste inconnue ; des collisions
d'hélium-4 sont prévues pour la chercher s46https://doi.org/10.1103/gymp-vp87, doi.org, août 2026s47Physicists create a tiny “Big Bang” with surprisingly small atomic nuclei | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:43.
Test de la loi de la gravitation mené à la plus grande
échelle jamais atteinte. L'effet Sunyaev-Zeldovich cinétique — la légère altération que le déplacement d'un amas de galaxies imprime au fond diffus cosmologique,
émis quelque 380 000 ans après le Big Bang — est mesuré
par le télescope Atacama Cosmology Telescope sur des centaines de milliers d'amas séparés de
dizaines à des centaines de millions d'années-lumière. Leur attraction
mutuelle décroît presque exactement selon la loi en carré inverse énoncée au XVIIe siècle par Isaac Newton pour le Système solaire et reprise par la relativité générale d'Albert Einstein.
Le résultat contraint sévèrement les théories de gravité modifiée telles que MOND, qui prédisaient
une décroissance plus lente, et renforce d'autant l'hypothèse de la matière
sombre pour rendre compte de la masse manquante — sans rien dire de ce dont cette matière est faite s48https://doi.org/10.1103/rk8v-rcm3, doi.org, août 2026s49https://penntoday.upenn.edu/news/gravity-follows-newton-and-einsteins-rules-even-cosmic-scales, penntoday.upenn.edu, août 2026.
Premier courant stellaire d'amas globulaire identifié hors de la Voie lactée. Un amas globulaire
en orbite se fait peu à peu arracher ses étoiles par la marée
de sa galaxie hôte ;
celles-ci ne se dispersent pas mais poursuivent la même orbite, formant un ruban mince dont la forme garde la trace
du champ de gravité subi. On en connaît des dizaines dans la Voie lactée, aucun ailleurs : ils se confondent
avec la lumière de leur galaxie. Celui-ci a été
repéré dans des images d'archive du télescope spatial Hubble autour d'UGC 9050-Dw1, galaxie
ultra-diffuse située à quelque 115 millions d'années-lumière et dont la rareté
des étoiles offrait
un fond exceptionnellement sombre. Des milliers de simulations reproduisant le ruban en déduisent la masse totale de
la galaxie et la répartition de sa matière
sombre, en accord avec les estimations antérieures mais par un instrument entièrement nouveau. Les creux et
grumeaux que de petites concentrations de matière
sombre laisseraient en traversant de tels rubans en feraient une sonde de sa structure ; les relevés d'Euclid (ESA) et du Nancy Grace Roman (NASA) devraient en révéler bien d'autres. Paru le
dans Natures50Client Challenge, août 2026s51A ghostly ribbon of stars reveals hidden dark matter | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:35.
L'ESO publie la première image nette du compagnon de Bételgeuse,
supergéante rouge d'Orion parmi les étoiles les plus
observées du ciel. Son existence avait été avancée voici environ un siècle pour rendre compte de certaines
variations d'éclat de l'astre, sans qu'aucune observation ne parvienne à le détecter clairement. Deux études de
ayant prédit que sa séparation apparente serait maximale en , l'instrument
SPHERE du Very Large Telescope, dans le désert d'Atacama (Chili), a été braqué à cette
date sur l'étoile,
plusieurs mois étant ensuite consacrés au traitement des données. La détection n'a été possible que parce que
Bételgeuse B est plus massive que prévu — deux à trois masses solaires au lieu d'une — et par une technique de
post-traitement mise au point pour la recherche d'exoplanètes. Le dossier n'est pas définitivement clos : il
faudra revoir l'objet dans un an de l'autre côté de l'étoile, là où son orbite le prédit. Le grand assombrissement
de à , qui avait fait croire à une supernova imminente, avait déjà été attribué à un
nuage de poussière ; reste à savoir si le compagnon pèsera sur l'évolution de la supergéante et sur son
explosion à venir s52https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661023, doi.org, août 2026s53Astronomers find strongest evidence yet that Betelgeuse has a companion | ESO, .
Une réanalyse conclut que l'expansion de l'Univers
accélère toujours. Une étude sud-coréenne parue en avait soutenu que les supernovæ de type Ia, chandelles étalon de la
cosmologie, n'atteignent pas le
même éclat maximal à mesure que l'Univers vieillit ; il s'ensuivait que l'énergie
sombre faiblit et que l'expansion décélère déjà. Deux erreurs y sont relevées : l'âge de la galaxie hôte y est assimilé à
celui de l'étoile
progénitrice, et la correction par la masse stellaire de l'hôte — étape standard de la cosmologie des supernovæ — n'est
pas appliquée ; une fois l'environnement hôte correctement pris en compte, l'accélération demeure. La réponse
est cosignée par Adam Riess et Brian Schmidt, colauréats
avec Saul Perlmutter du prix Nobel de physique pour la découverte de
cette accélération. Aucune observation nouvelle n'est ici mobilisée, et la nature de l'énergie
sombre reste entière s54https://doi.org/10.1093/mnras/stag797, doi.org, août 2026s55The universe is still speeding up, but nobody knows why | ScienceDaily, samedi 12 septembre 2026 à 16:57.