Reflets sur le pare-brise

Il s'agit d'une théorie qui, bien qu'elle puisse sembler bizarre au lecteur, nous a été sérieusement suggérée et nécessite par conséquent d'être sérieusement envisagée. Il semble être vrai que des observateurs expérimentés aient été abusés par des reflets de pare-brise dans le passé. Le rapport d'observation indépendante du Jetstream distant reste avare de détails et les éléments principaux proviennent des témoins oculaires dans le Trislander. Est-il possible qu'ils aient pu être trompés par un reflet de pare-prise interne ?

Les 3 témoins interrogés du Trislander ont utilisé des descripteurs comme brillant, très lumineux, étincelant, etc., et dans un cas plus brillant que n'aurait pu l'être un reflet du soleil ; et 2 utilisèrent des termes comme jaune soleil ou couleur soleil. Tous ces termse suggèrent un reflet spéculaire brillant d'une lumière solaire directe depuis une surface brillante. Cependant les objets furent observés alors que l'appareil n'aurait pas été dans la lumière directe du soleil. Selon le capitaine Bowyer le soleil était masqué par des nuages élevés intervenants. Néanmoins, supposons que le cockpit était directement illuminé par la lumière brillante du soleil.

Toute source de reflet brillante qui fut imagée dans le pare-brise à seulement quelques degrés des 12 h et près du niveau de l'horizon pourrait ne pas être loin de l'axe de vision. En fait il est facile de voir qu'il ne pourrait réalistiquement s'agir que d'un réflecteur situé au sommet du panneau d'instruments à quelques pouces de la vitre (voir figure 36). On pourrait penser qu'une telle source serait évidente en pleine vue et probablement une caractéristique familière du cockpit. Le capitaine Bowyer avait pilote sur cette route des centaines de fois dans le même Trislander (G-XTOR) au cours de 8½ années - sans aucun doute souvent avec un cockpit éclairé. N'aurait-il jamais remarqué un reflet interne du soleil si extraordinaire que celui qu'il voyait maintenant avec et sans jumelles pendant de nombreuses minutes, en aurait parlé aux passagers et fait des demandes répétées au CTA pour une assistance radar ?

Avec la source du reflet éloignée de l'oeil d'un peu plus que la longueur du bras, le mouvement par rapport aux caractéristique du paysage seraient révélées par un léger mouvement de tête et de corps. Quelle est la probabilité qu'un reflet de pare-brise (même 1 seul, sans même parler de 2) s'ingénieraient à rester aligné si bien avec l'élévation de l'horizon ? Ceci est implausible lorsque l'appareil vole droit et de manière stable, et devient insupportable à partir du moment où l'appareil commence à descendre, lorsque la pointe du fuselage varie jusqu'à 20 °.

La géométrie du reflet pour une personne dans le siège gauche du cockpit et une personne à plusieurs rangées derrière dans les sièges passagers sera différente. Les 2 observations de Kate Russell intervinrent chaque fois que le nez tomba durant la descente, et elle les perdit de vue à nouveau lorsque le nez fut relevé de seulement quelques degrés. Ceci est logique en termes d'objets externes près de l'élévation de l'horizon (section 3) mais n'est possible d'interpréter en terme d'un reflet interne de pare-brise que si la géométrie de reflet était assez sensible à un angle vertical changeant d'illumination. Dans ce cas il semble probable que lorsque la géométrie changeante par intermittence favorisait la position de l'oeil de Kate Russell elle aurait dû simultanément défavoriser celle du capitaine Bowyer. Mais il n'y eut absoluement aucun changement dans l'apparence ou la luminosité des objets tels que vus depuis le cockpit.

Figure 37 - Géométrie d'un reflet interne sur le pare-brise
Figure 37 - Géométrie d'un reflet interne sur le pare-brise

Il y eut un changement progressif dans la taille angulaire des objets, une augmentation de facteur 3 dans la largeur apparente au cours de l'observation. Ceci est extrêmement difficile à comprendre en termes d'un réflecteur fixé à l'intérieur de l'appareil.

L'apparition spontanée au bout de plusieurs minutes d'un 2nde reflet, identique mais plus petit, déplacé du 1er et en mouvement par rapport à lui, à nouveau progressivement, de plusieurs degrés, est impossible à comprendre.

Les PANs furent regardés à l'oeil nu et aux jumelles 10x, présentant une silhouette précisément définie. Une image précisément au point d'un reflet de cockpit demanderait probablement une remise au point active des oculaires des jumelles à partir d'un règlage par défaut (il s'agirait probablement d'un réglage de mise au point pour un appareil distant et autres objets à l'infini effectif) à une distance minimum de quelques pieds, et même si cela était optiquement possible il s'agirait d'une activité notable. Il est très difficile d'imaginer un observateur aérien experimenté comme le capitaine Bowyer defocalise l'horizon et les îles distantes pour mettre au point les PANs avec le cadre du pare-brise et le nez de l'appareil sans réaliser qu'il regardait un reflet interne.

Et pouvons-nous sérieusement suggérer que le capitaine Bowyer aurait altéré l'orientation de l'avion afin de d'améliorer sa vue d'un reflet interne parce que séparateur de pare-brise était dans le chemin ? Pouvons-nous vraiment croire que le passager dans le siège derrière Ray a emprunté ses jumelles et vu ce même reflet pendant peut-être des minutes depuis un angle différent ? Ce processus a sans doute impliqué de scruter autour du diviseur de pare-brise et au-dessus des épaules, de tourner les têtes, qui auraient necessité des mouvements d'yeux d'une amplitude assez significative par rapport à la longueur de la trajectoire des rayon du reflet dans le cockpit. On devrait s'attendre à ce que des changements de parallaxe erratiques et grossiers auraient rapidement trahi la présence d'un reflet de pare-brise.

Pour finir, cette théorie est impuissante à expliquer l'observation simultaneée du Jetstream.

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