La preuve photographique peut contribuer à une meilleure compréhension du phénomène ovni si cette preuve a des qualifications suffisamment solides pour que la possibilité d'un canular puisse être exclue. Il est également hautement désirable que la preuve photographique soit accompagnée par un témoignage solide, mais il est très difficile que réunir ces conditions (comme dans le cas de stations de surveillance scientifique opérées à distance) en raison de la nature imprévisible des événements ovnis (événements donnant lieu à des signalements d'ovnis). Afin d'acquérir une confiance en l'authenticité et l'opération sans faille de l'équipement et de l'acquisition, il est nécessaire de prévoir un programme d'observation avec de grandes précautions. Cette approche a été adoptée par Strand et est discutée plus avant en Section 6. Cependant, un tel équipement doit normalement fonctionner en mode automatique et il est donc peu probable qu'il y ait un témoignage pour accompagner l'acquisition des données.

D'un autre côté, des éléments photographiques et semblables sont parfois acquis en relation avec des événéments ovnis innatendus et incompréhensibles. Dans ces cas, il y aura normalement (mais pas invariablement) un témoignage mais, pusique l'acquisition des données n'était pas prévue, l'équipement, l'opération et l'analyse ne seront probablement pas optimaux et de fait l'authenticité des données prétendues pourrait être mise en question.

Haines présenta en détails 1 cas dans lequel une photographie intriguante fut obtenue, mais l'aspect intriguant de la scène était inconnu de la photographe au moment où la photographie fut prise. Cet événénement eut lieu le sur l'Ile de Vancouver (Colombie Britannique, Canada). Il fut décrit en détails ailleurs [Haines 1987].

En Haines reçu en prêt, directement de leurs propriétaires, 2 images liées de film négatif couleur 35 mm. L'image de numéro le plus inférieur montre un enfant se tenant devant une cheminée, et l'image portant le numéro le plus grand montre une vue de jour d'une montagne avec des arbres à feuilles persistantes à la base et un nuage blanc près du sommet de la montagne. L'aspect intriguant de la dernière image était qu'elle montrait un objet argenté de forme ovale devant le ciel bleu. La photographe et sa famille faisaient une pause dans un parc provincial canadien et le cliché fut pris sur une impulsion en raison de la beauté de la scène.

Haines et son père, Donald Haines, passèrent 4 jours avec les protagonistes du cas à visiter leur maison et le site où les photographies avaient été prises (au nord de la rivière Campbell, Colombie Britannique) exactement 2 ans plus tard. Heureusement, les conditions métaos étaient comparable avec celles du . Donald Haines, un ingénieur civil répertorié et arpenteur de terrain, mena une étude du terrain et de la zone impliquée.

L'objet semblait être un disque dont le bord le plus proche était incluné vers le bas, peut-être avec un "dôme" ou une protubérance arrondis sur sa surface supérieure. Richard Haines fournit des informations détaillées concernant l'appareil photo, l'objectif et le film. Haines avait analysé le négatif à l'aide d'un microdensitomètre ; le ciel bleu et le nuage était assez brillants et le point le plus brillant sur le disque était encore plus brillant. Le gradient de luminance de la brillance du disque fut mesuré et trouvé cohérent avec ce qui serait attendu pour un objet métallique réfléchissant de manière diffuse, avec une forme semblable à celle indiquée par la photographie et la position connue du Soleil. La photographie couleur fut également analysée en effectuant des aggrandissement noir et blanc sur des papiers sensibles à différentes longueurs d'onde. Le négatif fut également scanné numériquement à l'aide d'un densitomètre scanner Perkin-Elmer, en utilisant 3 filtres de couleurs différents correspondant aux 3 couches dye du film.

Haines fut particulièrement diligent à rechercher un indice de double exposition, mais ne trouva aucun indice de cet ordre. Il rechercha également un possible alignement linéaire significatif de pixels ou grains qui pourrait résulter de la présence d'une ligne ou d'un fil fin, supposant que l'objet ait été une petite maquette suspendu sous un ballon, mais aucun indice de ce type ne fut trouvé. Haines vérifia également un flou différentiel sur le bord, comme il pourrait en être produit par un mouvement linéaire durant l'exposition, mais ne trouva aucun flou de ce type.

Haines tenta également d'identifier l'objet sur la photographie comme quelque chose de trivial. Il considéra, en particulier, la possibilité qu'un frisbee ait été lancé en l'air et photographié. Les protagonistes possédaient bien un frisbee, mais il était noir mat, pas brillant, et les protagonistes nièrent immuablement ayant produit la photographie de cette manière. Haines fit l'expérience avec plusieurs autres frisbees. Il attacha un dôme au sommet de l'un des frisbee et essaya de le faire voler, mais celui-ci ne volait pas plus que 10 pieds avant de perdre son ascension. Haines calcula également qu'un frisbee aurait montré des bords notablement floutés sur la photographie.

Ce cas est instructif pour montrer quelles analyses détaillées d'une photographie peuvent être effectuées en utilisant un équipement analytique moderne, mais souffre de l'inconvénient grave de l'absence de témoignage pour accompagner la photographie. Alors que le panel fut impressionné par l'analyse approfondie de Haines des éléments qu'il avait à sa disposition, il y eut une préoccupation quant au fait qu'un défaut du film aurait pu être introduit durant les traitements, et il y eut un discussion considérable concernant le point crucial qu'un objet qui était apparu sur la photographie n'avait apparemment aps été vu par la photographe ou par ses compagnons. L'image fut prise avec un appareil photo un objectif reflex unique, ce qui signifie que l'objet doit avoir été dans le champ de vision du cadre de visualisation au moment où la photographie était prise. Haines expliqua qu'il existait des recherches publiées montrant comment un "aveuglement" perceptuel peut intervenir même lorsque des objets physiques sont clairement présents dans l'environnement. Louange avança également qu'un objet qui est angulairement petit, stationnaire, et pas supposé être là, n'est pas aussi susceptible d'être remarqué qu'un objet semblable en mouvement.

Le panel exprima l'opinion qu'une analyse détaillée d'éléments photographiques n'était pas susceptible en elle-même d'apporter une preuve suffisante pour convaincre un scientifique neutre de la réalité d'un nouveau phénomène étrange à moins qu'un certain nombre de conditions supplémentaires soient réunies (voir annexe 2). Ils exprimèrent également leur préoccupation que, aujourd'hui que des techniques numériques modernes sont facilement accessibles dans les laboratoires photo, il pourrait n'être jamais possible d'exclure des canulars possibles sans des récits convaincaints et corroborants de témoins occulaires.

Pour plus d'informations sur les cas photographiques, voir la section 15 et l'annexe 2.

Estimations de luminosité

When witnesses of unidentified aerial objects are debriefed by investigators, some of the most striking statements concern the luminosity of the phenomenon, according to Vallee. It is not unusual to hear expressions such as "it lit up the whole landscape," or "every object in the area stood out, thrown into intense relief," but it is normally difficult to go beyond these subjective statements to obtain reliable quantitative estimates of the luminosity of the phenomenon. Vallee summarized data for six cases of unexplained aerial phenomena that have been reported by qualified observers over a 20 year period, with a view to making estimates of the optical power output. Vallee's estimates range from a few kilowatts to many megawatts.

Cas n° 1

occurred on , near McCleod, Alberta, Canada. The witnesses were two Royal Canadian Air Force pilots who were flying in a formation of four F86 Sabre jet aircraft. The planes were flying due west over the Canadian Rockies at 36,000 feet about one hour before sunset. One of the pilots saw a "bright light which was sharply defined and disk-shaped," that resembled "a shiny silver dollar sitting horizontal," situated below the planes but above a thick layer of clouds. It appeared to be considerably brighter than sunlight reflecting off the clouds. The duration of the sighting was estimated to be between 45 seconds and 3 minutes. The first pilot to notice the object reported the observation to the flight leader and then took a photograph on a Kodachrome color slide. This case and this photograph were subsequently analyzed by Dr. Bruce Maccabee (Maccabee, 1996). Maccabee has presented an argument against the propositions that the phenomenon is due either to reflection of sunlight by the clouds or to lightning. From the available data, Maccabee estimates the luminosity of the object (the power output within the spectral range of the film) to be many megawatts.

Cas n° 2

occurred in late at Fort-de-France (Martinique). Two French submarines accompanied by a supply vessel were returning to France from Norfolk, Virginia, stopping at Martinique. One evening, according to the report, when there was a dark sky and clear weather, a large luminous object arrived slowly and silently from the west, flew to the south, made two complete loops in the sky above the vessels, and vanished like a rapidly extinguished light bulb. The object was observed by a highly qualified helmsman from the deck of one of the submarines. He took six pairs of binoculars to the conning tower and distributed them to his companions. There were in all 300 witnesses, including four officers on the submarine Junon, three officers on the submarine Daphne, a dozen French sailors, and personnel of the Martinique weather observatory. The appearance of the object was such as to suggest either a large ball of light or a disk on edge. Its color was that of a fluorescent tube, and its apparent luminosity was that of the full Moon. It moved slowly and horizontally, at a distance estimated to be about 10 kilometers, and left a whitish trace in the sky similar to the glow of a television screen. After the object first vanished, the halo remained visible for a full minute. Some time later the halo reappeared and the object then emerged as if "switched on." After further maneuvers, the object flew away.

Based on the descriptions of the witnesses, Vallee estimates that the luminosity of the object was of the order of 2 megawatts.

Cas n° 3

eut lieu à Voreppe (France) le , fut enquêté par le GEPAN/SEPRA (GEPAN 1976; voir également Annexe 1). Le directeur d'un laboratoire de physique au Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble vit un disque lumineux dans le ciel alors qu'il conduisait. Plusieurs autres témoins signalèrent une observatoire semblable le même jour. Le témoin principal, considéré comme un scientifique fiable, donna une description précise des position (face aux montagnes), taille et vitesse, ainsi que de la luminosité du disque comparée à la luminosité de la Lune. L'illumination du paysage fut rapportée comme ayant été plus brillante que l'illumination produite par la pleine Lune lorsqu'elle est au zénith. D'après ce fait, et d'après les considérations géométriques adéquates, l'enqupeteur du GEPAN/SEPRA estima l'énergie lumineuse minimum transmise à 6 kW si l'altitude estimée de 500 m était correcte, ou 24 kW si l'altitude était de 1000 m.

Cas n° 4

qui fit également l'objet d'une enquête du GEPAN/SEPRA, eut lieu à Gujan-Mestras (France) le du matin. Le GEPAN/SEPRA was advised by the Gendarmerie that three witnesses had reported seeing a large luminous object that had emitted a loud noise. They also reported that the public lighting in the town had been extinguished for a few minutes as if triggered by morning light. The GEPAN/SEPRA investigators carried out a site investigation and made measurements of the triggering threshold of the photo-cells that controlled the public lighting system. This information led the investigators to an estimated radiated energy in the range 40 kW to 5 MW.

Cas n° 5 et 6

Vallée a brièvement examiné 2 autres cas : le cas n° 5 eut lieu le à Haynesville (Louisiane) et le cas n° 6 eut lieu le à Greifswald (Allemagne). Vallée cautioned the panel that the estimates of luminosity presented at the workshop are raw approximations derived from a comparison of the estimated intensity in the visible band with the intensity of known sources, such as the full moon and automobile headlights, and from assumptions concerning the distance and perhaps size of the source.

The panel noted that the human eye is a very poor device for measuring absolute luminosities: the state of dark adaptation of the eye affects the amount of light reaching the retina, and different parts of the retina respond differently to light. Furthermore, the above luminosity estimates were apparently based on the assumption of isotropic emission. This may be a reasonable assumption for a natural phenomenon, but could be inappropriate if a case involves a technological device. For instance, aircraft landing lights are highly anisotropic. A 1 kW source that is beamed with a half-angle of 3.6 degrees has the same intensity as a 1 Mw isotropic emitter. Furthermore, the distance estimates may be quite dubious. Hence the power estimates derived for the above cases must be considered quite uncertain. The most promising cases will be those for which some form of physical interference took place (such as an effect on a public lighting system), but these call for detailed investigation by specialists familiar with such systems.

For further information about luminosity estimates, see Section 15.

Preuves radar

Vélasco présenta des informations sur les cas radar issues en partie des dossiers du GEPAN/SEPRA (voir Annexe 1). Il mit en avant qu'un catalogue (le "catalogue Weinstein" aujourd'hui en cours de développement au GEPAN/SEPRA), avec 489 cas en tout, contient 101 (21 %) cas radar/visuels (cas impliquant à la fois une détection radar et une observation visuelle), et les dossiers du projet Blue Book de la Force Aérienne des Etats-Unis contiennent 363 cas dont 76 (21 %) sont des cas radar/visuel. Depuis , des signalements de cas aéronautiques ont été recueillis sur ordre de l'Etat-Major de l'Armée de l'Air Française. A partir de 1977, les informations d'observations civiles et militaires effectuées dans l'espace aérien français ont été transmises au GEPAN/SEPRA (voir Annexe 1). Il devrait être noté que les informations de radar civil font habituellement référence aux objets contenant un transpondeur, alors que l'équipement radar militaire peut détecter tout objet plus grand que 2 m2 dans une zone de surface équivalente. A partir de 1982, 12 cas aéronautiques français furent signalés au GEPAN/SEPRA. Sur ceux-ci, seuls 3 ou 4 cas pourraient être considérés être des cas radar-visuels de type ovni.

Un de ces cas en particulier est intéressant. Ce cas eut lieu le , à environ 70 km au Sud-Est de Paris, à une altitude de 11 700 m, dans d'excellentes conditions météorologiques. Un objet fut d'abord remarqué par un stewart qui se trouvait être dans le cockpit, et son observation fut alors confirmée par la copilote. Le capitaine vit alors l'objet. Il se trouvait au-dessus de la couche épaisse de nuages altocumulus à 10 500 m. Le capitaine décrivit l'objet comme ressemblant à un disque gigantesque (diamètre de 1000 m environ, épaisseur d'environ 100 m) avec des bords légèrement flous. Les témoins perdirent soudain l'objet de vue lorsque ses bords semblèrent devenir de plus en plus flous et que l'objet disparût.

L'information radar correspondante fut obtenue du contrôle de traffic aérien (ATC). L'objet effectivement détecté par radar sur une période de 50 s. La vitesse apparente de l'objet fut d'abord mesurée à 110 noeuds, puis à 84 noeuds, et enfin à 0. L'altitude de l'objet ne fut pas enregistrée par radar. Le radar suivait également un appareil commercial voisin et semblait être en bon état de fonctionnement. Il semble ici y avoir une bonne correspondance entre les mesures radar et les observations visuelles.

Von Ludwiger présenta également des informations sur les indices radar, en partie basées sur les résultats des études qu'il avait menées en association avec d'autres membres de la Société d'Europe Centrale du Réseau OVNI Mutuel (MUFON-CES). Pendant une certaine période de temps, ils parvinrent à obtenir des enregistrements de la part de systèmes radar ATC civils comme militaires. L'ATC militaire suisse fut particulièrement coopératif, et fournit plusieurs centaines d'heures de données radar sur la période de temps entre 1993 et 1996. Des données radar furent également obtenues de sources belges à travers les bons offices du Professeur A. Meessen (SOBEPS, 1991). Les systèmes radar ATC militaires fournissent des informations à 3 dimensions, alors que les systèmes radar ATC civils ne fournissent que des informations à 2 dimensions. De plus, le fonctionnement de systèmes radar ATC civils dépendent normalement sur le coopération d'un transpondeur dans l'objet suivi. Pour cette raison, les enregistrements radar d'ATC civils ne sont généralement pas d'une grande aide pour l'étude d'objets non identifiés. De plus, il y a le problème général du fait que les systèmes ATC sont conçus pour enregistrer seulement des cibles pour lesquelles les caractéristiques de vol tombent dans certains intervalles de paramètres. Par exemple, tout objet se déplaçant plus rapidement que Mach 4, ou ne suivant pas une trajectoire douce, sera rejeté par le système qu'il soit civil ou militaire, et ne sera donc pas suivi. Une limitation supplémentaire, liée à l'étude en mains, est que les conditions pour un bon enregistrement radar et les conditions pour une bonne observation visuelle sont assez différentes. Un objet peut être mieux observé s'il est à basse altitude, mais normalement les systèmes radar ne détectent pas les objets à basse altitude.

Aux Etats-Unis, le radar de l'Administration Fédérale de l'Aviation (FAA) enregistre de routine sur bande l'ensemble des cibles, pas seulement les appareils munis de transpondeurs. Bien sûr, les systèmes radar n'enregistrent que des objets qui sont suffisamment proches et ont une altitude suffisamment élevée. Bien qu'il soit peu probable que des enquêteurs privés soient capables d'obtenir un accès régulier à ces enregistrements, un tel accès a été autorisé à l'occasion. De telles données peuvent être très utiles pour fournir une preuve physique dans des cas disposant de témoignages fiables, cas dans lesquels les enregistrements peuvent être comparés au témoignages pour déterminer si un objet observé visuellement a aussi été enregistré sur radar et — si c'est le cas — d'obtenir des estimations précises de vitesse.

D'après von Ludwiger, il existe de nombreux événements, impliquant des observations visuelles comme des réponses radar, dans l'espace aérien suisse mais les enregistrements radar ne sont pas disponibles pour le public. Cependant 1 cas pour lesquel les enregistrements radar ont été diffusés eut lieu le 5 juin 1996 vers at 14 h 30. 6 employés, dont des opérateurs radar, de l'ATC militaire de Dubendorf (Suisse) observèrent de leur bâtiment à Klothen un grand disque argenté apparemment à une distance de 1700 m. Il sembla être en rotation et vaciller à une altitude de 1300 à 2000 m. Il y eut un enregistrement correspondant d'une cible par 3 appareillages radar.

Von Ludwiger a également mentionné un certain nombre d'autres cas de cibles radar, dont certaines suivaient des trajectoires curieuses différentes de celles d'appareils conventionnels. La reconnaissance de ces trajectoires anormales est typiquement intervenue un certain temps après les événements lorsque les données radar aient été analysées. Von Ludwiger considère ceci être une raison (à l'exception de 2 cas) au fait qu'il n'était normalement pas possible de trouver des observations visuelles correspondantes. Von Ludwiger considère que pour nombre de ces cas l'explication la plus probable implique une réfraction atmosphérique anormale des signaux radar, mais que certains cas pour lesquels les enregistrements radar ont montré des trajectoires connectées très longues pourraient avoir été produits par des objets réels (voir annexe 4).

Le panel conclut d'après ces présentations que l'analyse d'enregistrements radar est une activité très spécialisée nécessitant les services d'experts en radar (voir, à ce sujet, l'annexe 4). Le panel note également que l'information de radar militaire ne peut être obtenue qu'avec la coopération des autorités militaires, et que la plupart des autorités militaires n'offrent pas cette coopération. Bien que des cas intriguants aient été présentés par Vélasco comme von Ludwiger, une étude plus avancée de ce phénomène par le biais de cas radar-visuels pourrait ne pas être faisable à moins que les autorités adéquates ne reconnaissent la mission d'une organisation officielle de recherche sur les ovnis (comme cela a été fait en France) et donne aux enquêteurs une accréditation pour accéder aux données brutes inexploitées. Il serait nécessaire pour l'organisation de recherche d'aider à mettre en oeuvre les modules logiciels adéquats pouvant lire et stocker les données disponibles dans un mode d'opération qui n'interfère pas avec la mission principale du système.

Le projet Hessdalen

Strand a résumé la conception et les opérations du projet Hessdalen. Hessdalen est une vallée du centre de la Norvège, à 120 km au Sud de Trondheim. La vallée est longue de 12 km et a un maximum de 5 km de large. Les collines à l'Ouest et à l'Est s'élèvent à environ 1000 m au-dessus du niveau de la mer. La plupart des gens dans la vallée vivent à une altitude de 800 m environ.

En les habitants de la vallée de Hessdalen commencèrent à signaler avoir vu des lumières étranges. Elles furent parfois visibles 3 ou 4 fois par jour. Il y eut des centaines de signalements dans la période de , mais le phénomène commença à décroître en , et depuis il y a comparativement eu peu d'observations. La plupart des observations furent lors de nuit d'hiver : ils étaient comparativement peu nombreuses pendant l'été ou durant la journée.

Les témoins rapportèrent des observations qui semblaient se répartir en 3 catégories différentes :

  1. Type 1 : Une "balle de fusil" jaune, avec l'extrêmité pointue pointée vers le bas.
  2. Type 2 : Une forte lumière bleue-blanche, parfois clignotante, toujours en déplacement.
  3. Type 3 : Un motif comprenant de nombreuses sources lumineuses avec des couleurs différentes, se déplaçant comme si elles étaient physiquement connectées.

En , un petit groupe de 5 participants mis en place le "Projet Hessdalen". Ils reçurent une aide de l'Etablissement de Recherche de la Défense Norvégienne, de l'Université d'Oslo et de l'Université de Bergen. Ils menèrent un travail de terrain dans la vallée d'Hessdalen du au , lorsque jusqu'à 19 enquêteurs furent sur le terrain en même temps. Le projet impliquait alors 3 stations avec des observateurs et leurs caméras, certaines caméras équipées de gratings pour obtenir une information spectroscopique. A la station principale, les observateurs utilisaient l'équipement suivant : caméras, certaines équipées de gratings ; un visualiseur infrarouge ; un analyseur de spectre ; un sismographe ; un magnétomètre ; un équipement radar ; un laser ; et un compteur Geiger.

Les lumières qui furent enregistrées comme étant sous les contours des montagnes doivent provenir de la région de Hessdalen, mais les lumières qui furent enregistrées au-dessus de la ligne de crête pourraient avoir une origine à grande distance. Sans triangulation ou autre information, il est impossible de déterminer les distances des lumières. Cependant, certaines des événements qui furent vus comme des lumières furent également suivies au radar. Si on les prend comme telles, les mesures radar impliqueraient des vitesses allant jusqu'à 30 000 km/h (cependant, voir l'annexe 4).

Sur une période de 4 jours, des lumières inconnues furent vues en 10 occasions, et le magnétomètre flux-gate enregistra 21 pulsations, dont 4 semblèrent correspondre aux observations de lumières, suggérant une association entre certaines des lumières inconnues et des perturbations magnétiques. Les gratings sur les caméras visaient à obtenir des données spectroscopiques : les spectres apparaissent continus, sans indication de lignes d'émission ni d'absorption.

Des observations continuent d'être signalées dans la vallée d'Hessdalen ; le rythme est maintenant de 20 signalement par an environ. Une station de mesure automatique, à installer dans Hessdalen, est actuellement développée et préparée au Collège de Ostfold (Norvège), qui est la base actuellement du Projet Hessdalen. Cette station incluera une caméra de type CCD dans la région visible. La sortie de la caméra CCD alimentera automatiquement un ordinateur qui déclenchera un enregistreur video. Il est espéré que cette station automatique se révèle être la 1ère étape du dévelopment d'un réseau de stations.

Suite à cette présentation, le panel conclut qu'il y aurait mérite à concevoir et déployer un ensemble d'instruments pas trop compliqué. Ceux-ci devraient être opérés conformément à un protocole strict dans des régions où la probabilité d'observations significatives semble être raisonnablement élevée. Il est recommandé que, en 1ère étape, un ensemble de 2 enregistreurs video séparés soit équipé des mêmes objectifs grand angle et installés sur 2 tripodes fixes distants afin d'aider à éliminer la possibilité que certains des mouvements apparents détectés par les enregistreurs video soient dûs au mouvements manuels des opérateurs ou aux vibrations du sol. Il serait également utile de mettre en place 2 caméras identiques, dont 1 serait équipée d'un grating. Cependant, l'expérience jusqu'ici de Hessdalen indique qu'un grating pourrait ne pas être adequat pour obtenir des informations spectroscopiques. Au regard de la grande importance des données spectroscopiques, il serait hautement désirable qu'un équipement spécial soit développé et déployé de manière à obtenir des données spectroscopiques de haute-résolution de sources transitoires en mouvement. Ceci pourrait être un problème non trivial.

S'il se révèle possible d'obtenir des résultats utiles à partir d'un système réduit, tel que suggéré ci-dessus, il serait possible de poser la question de la conception et de l'implantation d'un réseau de surveillance permanent. Ceci devrait être conçu comme un système multi-usages de sorte que les coûts et les données puissent être partagés. Ceci pourrait ressembler au projet Eurociel qui fut étudié en Europe dans les années 1980s à la demande du GEPAN/SEPRA (voir annexe 1).

Le panel note que dans les cas impliquant des observations répétées et semi-regulières de lumières (telles que celles qui sont rapportées intervenir à Hessdalen en Norvège et à Marfa au Texas), il est difficile de comprendre pourquoi aucune explication rationnelle n'a été découverte, et qu'il semblerait qu'un investissement réduit en équipement et en temps devrait produire des résultats utiles.