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En dehors de la Bible, de nombreux autres récits anciens ont été cités. A titre d'exemple, voici un épisode se situant en l'an 213 avant Jésus-Christ et il est raconté par Jacques Vallée :

... A Hadria on vit un "autel" dans le ciel accompagné par la forme d'un homme en vêtements blancs. Entre l'An 222 et l'An 90 avant Jésus-christ, on peut répertorier une douzaine d'observations de ce type, mais nous avons éliminé beaucoup plus d'observations trouvées dans la littérature car nous pensons qu'elles pourraient être mieux expliquées en tant qu'incompréhension de phénomènes atmosphériques ou de météores. (48)

Le thème exprimé dans la dernière phrase est repris par Samuel Rosenberg, dans le rapport Condon. Il fait finement remarquer ceci :

Le grand nombre d'ovnis anciens est dû à la manière qu'a l'homme de percevoir son univers contemporain.
Un examen approfondi des temps passés révèle rapidement que partout dans l'histoire écrite ( et probablement avant cela ), l'homme a toujours vu des OVNI et a fait le compte-rendu d'observations qui restèrent inexpliquées, même après examen par des personnes supposées être compétentes. Nos ancêtres les plus éloignée contemplaient déjà sérieusement l'espace terrestre et l'espace lointain, et étaient témoins d'une variété infinie de phénomènes et, ils n'en comprenaient virtuellement aucun d'eux... En bref, pour eux tout était ovni
(49).

Il décrit également quelques uns des problèmes auxquels doivent faire face les lecteurs d'anthologies d'observations anciennes. Aucune des techniques décrites dans le chapitre 2 de ce rapport ne sont disponibles pour déterminer la crédibilité de ces comptes-rendus d'observations, il n'y a aucun moyen de savoir si l'auteur est parti d'un document original ou d'une traduction de quelqu'un d'autre, et peut être le plus important est que l'on ne peut pas déterminer la crédibilité de l'auteur.

Un excellent exemple de ce dernier point est fourni par Rosenberg. Tout d'abord, le récit d'une observation indienne ancienne est raconté par Frank Edwards dans le document Soucoupes volantes - Affaires Sérieuses.

Une chronique de l'Inde Ancienne connue sous le nom de Livre de Dzyan est un genre en elle-même, non de par son âge mais par les récits surprenants qu'elle contient. Le livre est une compilation de légendes passées à travers les âges avant que les hommes ne sachent écrire, et finalement recueillies par d'anciens érudits qui nous les préservèrent.

Ils parlent d'un petit groupe d'êtres qui vinrent sur la Terre il y a des milliers d'années dans un vaisseau de métal qui fit d'abord plusieurs fois le tour de la Terre avant d'atterrir. Ces êtres, raconte le livre, "vivaient entre eux et étaient repérés par les humains parmi lesquels ils s'étaient établis. Mais par la suite des différences surgirent entre eux et ils se divisèrent ; plusieurs hommes et femmes et quelques enfants s'établirent dans une autre ville, où ils furent promptement consacrés comme souverains par la population effrayée".

La légende continue ainsi :

"La séparation n'apporta la paix à ces peuples et finallement leur colère atteignit un point tel que le souverain de la cité originale prit avec lui un petit nombre de guerriers et qu'ils s'envolèrent dans les airs dans un grand vaisseau de métal brillant. Lorsqu'ils furent a de nombreuses lieues de la ville de leurs ennemis, ils lancèrent une grande lance brillante accompagnée d'un rayon lumineux. Elle jaillit dans la cité de leurs ennemis avec une grande boule de flamme qui s'éleva dans les cieux au moins jusqu'aux étoiles. Tous les habitants de la ville furent horriblement brûlés et même ceux qui n'étaient pas dans la ville - mais dans les environs - furent également brûlés. Ceux qui regardèrent la lance et la boule de feux restèrent aveugles pour très longtemps. Ceux qui rentrèrent dans la ville à pied devinrent malades et moururent. Même la poussière de la ville était empoisonnée ainsi que la rivière qui la traversait. Les hommes n'osèrent pas s'approcher de la ville, et petit à petit, celle-ci tomba en poussières et fut oubliée par les hommes.

Quand le chef vit ce qu'il avait fait à son propre peuple, il se retira dans son palais et refusa de voir qui que ce soit. Il recueillit ensuite autour de lui ceux de ses guerriers qui restaient ainsi que leurs femmes et leurs enfants et ils entrèrent tous dans les vaisseaux qui s'élevèrent un par un dans le ciel et s'envolèrent. Ils ne revinrent plus jamais.

Ceci semble être le récit d'une tentative d'un groupe d'extra-terrestres d'établir une colonie sur la terre dans un lointain passé. Comme de nombreuses tentatives de colonisation par les hommes celle-ci s'est terminée dans la dissension et les conflits. La partie la plus intéressante de l'histoire est la description de la grande "lance qui voyagea sur un rayon de lumière". Cette description offre une ressemblance surprenante avec une fusée moderne accompagnée de son jet de flammes. "L'effet provoqué par la lance" rappelle assez également une description détaillée d'une explosion nucléaire et de ses séquelles catastrophiques.

Si cela est une invention de l'esprit de quelques écrivains primitifs, c'est pour le moins remarquable. Si cela est un élément relativement précis de la relation de quelques faits concrets, c'est encore plus remarquable. Comme c'est invérifiable, nous devons à cette heure classifier l'histoire comme intéressante mais non prouvée. (50).

Si cette histoire était vraie, ce serait certainement un excellent exemple d'un atterrissage d'ovni de la part d'une autre civilisation essayant de coloniser la Terre. Rosenberg a examiné attentivement le Livre de Dzyan et a trouvé que ce n'était pas du tout une compilation de légendes passées à travers les âges, mais que c'était plutôt un écrit de madame Helene Petrovna Blavatsky * en 1886, intitulé La Doctrine Secrète. Un biographe non officiel déclara que le mystérieux manuscrit de Dzyan comme la langue 'Senzar' dans lequel il était écrit, semble avoir été créé de toute pièce par l'imagination de Madame Blavatsky" et Rosenberg déclare que ces strophes sont une partie de "son absurde Théorie de l'Evolution Cosmique. (51).

La conclusion que l'on peut tirer des récits ci-dessus est que les comptes-rendus de 2? main peuvent perdre quelque chose dans la traduction, et que, même des auteurs parfaitement au courant, (comme nous pensons que l'est monsieur Edwards) peuvent être trompés. En conséquence, on doit apporter encore plus de prudence vis-à-vis des récits concernant d'anciens visiteurs extra-terrestres.

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