Dès le lendemain de l'observation du phénomène et de la constatation par Monsieur Henri d'une anomalie sur des fleurs dans son jardin, la Gendarmerie de V3 a procédé à un recueil d'échantillons.
Les indications fournies par le témoin, ainsi que la nette apparence visuelle d'une différence d'aspect de quelques plants d'amarante ont facilité cette collecte. En effet, le haut de quelques tiges de ces fleurs était totalement desséché. Les feuilles présentaient un aspect de déshydratation prononcé, certaines étant complètement enroulées, recroquevillées sur elles-mêmes. Les queues de renard, nom commun donné habituellement aux amarantes en raison de leur couleur rousse, bordeaux, étaient devenues brunes, terre de Sienne. De plus, la grappe de fleurs flétries était pliée sur la tige centrale (voir planche 3).
Le 22 octobre 1982 dans la matinée, la Gendarmerie a prélevé la totalité du haut des tiges ( tige, feuilles, fleurs ) concernées. Les échantillons ont été immédiatement conditionnés, c'est-à-dire placés dans des sachets plastiques étanches, fermés et scellés. Nous avons attribué à ces échantillons la référence n°24.
D'autres plants dégradés ont parallèlement été prélevés et disposés en vrac dans des sachets plastiques mais ouverts.
Nous avons conditionné ces échantillons le 29 octobre 1982 et leur avons attribué les numéros 21 et 22.
En dehors de cette zone où les échantillons furent prélevés, la Gendarmerie a procédé dans le massif de fleurs à d'autres prélèvements, en choisissant des plants apparemment non dégradés :
Échantillons numéros 23 et 25 prélevés le 27 octobre et mis en sachet sous scellés (voir figure 10).
NOTA - Au cours de l'entretien Monsieur Henri nous a indiqué qu'il avait réalisé, à partir d'échantillons d'amarante prélevés par ses soins, une analyse succincte. Pour cela, il a utilisé une loupe binoculaire du Laboratoire de biologie cellulaire où il travaille habituellement. Il s'est limité au constat suivant "les fleurs et feuilles étaient complètement desséchées, déshydratées..." Sachant que les Gendarmes prélevaient des échantillons pour une analyse auprès de laboratoires spécialisés et ne voulant pas en parler dans son entourage professionnel, il n'a pas entrepris de pousser davantage son action.