Particularités physiques et physiologiques accompagnant l'observation (Reconstitution et examen des éléments descriptifs)

Note Technique n° 17, GEPAN, 'L'Amarante', CNES,

Cette partie du témoignage et de la reconstitution peut revêtir une grande importance, car elle met en jeu les relations entre sujet, évènement et environnement.

EFFETS DIRECTEMENT RESSENTIS PAR LE TEMOIN

Monsieur Henri indique dans son récit qu'il s'est approché de très près du phénomène. Il déclare même qu'il s'est penché en dessous pour mieux observer les détails :

rien ne se passait, ni chaud, ni froid, pas de rayonnement dont le corps n'est pas toujours capable de capter... Il n'avait pas d'odeur particulière, les Gendarmes ont voulu savoir ce que je pensais de l'électromagnétisme, d'attirements, je leur ai dit : Messieurs je veux bien être attiré ou même repoussé, je n'ai rien ressenti de tout cela...

EFFETS CONSTATES SUR L'ENVIRONNEMENT

Monsieur Henri apporte quelques cléments sur d'éventuels effets physiques concernant plus particulièrement la flore.

Le premier élément a trait au comportement mécanique de brins d'herbe de la pelouse au moment du départ du phénomène.

Alors que, pendant 20 minutes, il n'a perçu aucun mouvement, si léger soit-il, venant du phénomène ou de son environnement le témoin observe que les brins d'herbe situés sous le phénomène se soulèvent à la verticale au moment du départ. Dès la disparition, il constate que ces brins d'herbe sont revenus dans leur position initiale :

la seule chose qui s'est passée quand l'objet est parti, c'est l'herbe qui s'est frisée sur la tête, mais vraiment droite, l'herbe qui était humide, de l'herbe d'automne...

Par ailleurs, Monsieur Henri a mentionné que les roses trémières, fleurs très hautes sur tige, et par conséquent sensibles au moindre souffle d'air, n'avaient à aucun moment bougé. Comme il avait aussi précisé que le mouvement des brins d'herbe s'était limité à ceux situés directement sous le phénomène, il semble difficile d'interpréter ces déplacements d'herbe comme résultant d'un mouvement d'air.

Le second élément est relatif à la dégradation physique de plants de fleurs du jardin.

Monsieur Henri nous explique comment il a découvert cette anomalie et pourquoi il la met en relation avec le phénomène.

Le soir même après notre passage à la Gendarmerie, on est revenu au jardin tous les deux ensemble, et on se dit : il y a les queues de renard (c'est-à-dire les amarantes figure 3), il y en a des quantités dans le jardin, c'est l'automne, et les feuilles sont encore bien vertes, les quenouilles violines. Et il y en avait, disons une partie au centre, qui était près de l'objet, qui étaient complètement déshydratées, sèches mais sèches, sèches, alors qu'aux alentours elles étaient dans un état impeccable...

Monsieur Henri précise qu'il est, ainsi que son épouse, très soigneux pour son jardin, maniaque même.

C'est pourquoi, après que les Gendarmes eurent prélevé les échantillons sur les plants d'amarante, il préféra retirer les fleurs du massif.

Toutes les plantes que j'ai retirées sont des plantes d'automne qui étaient vertes, qui n'avaient plus leur cycle pour la décoration...

Monsieur Henri apporte quelques éléments supplémentaires sur le pied d'amarante desséché :

Aucun des pieds n'était pourri, on aurait pu dire que celui de la plante, non, c'était un pied comme les autres, vivant en terre, il était complètement déshydraté au niveau de l'air, l'aérien était déshydraté, mais au niveau, le pied, les racines, étaient comme les autres...