Initial Activity: Project Sign

Edward U. Condon, 1968

This chapter provides a concise historical account of the development of official and public interest in the UFO phenomenon, principally as it occurred in the United States from the initial sightings of Kenneth ArnoldL'observation du Mont Rainier on June 24, 1947 to the present. It does not undertake to make a detailed study of the more famous of the past incidents, but merely to give a brief account of them as examples of the way in which interest in the subject developed.

Les observations de Kenneth ArnoldL'observation du Mont Rainier reçurent une grande quantité de publicité dans les journaux à travers le monde. Le récit le plus détaillé des observations d'Arnold peut être trouvé dans un livre écrit et publié par Arnold avec la collaboration de Raymond E. Palmer, un éditeur et auteur de science-fictionL'observation du Mont Rainier s1Arnold & Palmer, 1952.

Les observations d'ArnoldL'observation du Mont Rainier et la bourrasque accompagnante de signalements d'ovnis eurent lieu juste avant que l'Army Air Force ait été réorganisée comme l'U. S. Air Force et intégrée comme une partie du Département de la Défense nouvellement créé.

Dans les premiers mois, l'Army Air Force commença à étudier les rapports d'ovnis qui venaient à son attention au Centre de Renseignement Technique de l'Air (ATIC) situé à la base aérienne de Wright-Patterson près de Dayton (Ohio). About la première action formelle looking vers l'établissement d'une étude des soucoupes volantes — le terme ovni ne fut inventé que plus tard — fut une lettre datée du i du lieutenant-général Nathan Farragut Twinning, Chef de l'Etat Major de l'Armée U. S. au général commandant de l'Army Air Force s2Annexe R. Cette lettre dirige l'établissement d'une étude des ovnis. La nouvelle activité reçut le nom de code, Projet Sign, et une priorité 2-A dans une lettre datée du 1947-12-30 du major-général L. C. Craigie au général commandant du Commandement du Matériel de l'Air s3Annexe S.

Nombre des attitudes qui sont tenues aujourd'hui commençèrent à être apparentes almost at once, and many individuals in the public as well as in the military services commençèrent à adopter des positions quelque peu émotionnelles. Certains étaient prêts à croire depuis le début que les ovnis étaient des visiteurs interplanétaires ou interstellaires, tandis que d'autres pensaient que les ovnis étaient les armes secrètes d'une puissance étrangère, la Russie étant la plus fréquemment mentionnée dans ce contexte. D'autres encore tendaient à penser que tous les ovnis étaient des canulars ou des erreurs d'identification honnêtes ou des phénomènes ordinaires. Au sein de l'Air Force se trouvaient ceux qui croyaient emphatiquement que le sujet était absurde et que l'Air Force ne devait y consacrer aucune attention de quelque sorte. D'autres responsables de l'Air Force considéraient les ovnis avec le plus grand sérieux et pensaient qu'il était assez probable que l'espace aérien américain soit envahi par des armes secrètes de puissances étrangères ou potentiellement par des visiteurs venus de l'espace. L'époque en question était juste 2 ans après la fin de la 2de guerre mondiale. La période de relations diplomatiques difficiles entre les Etats-Unis et l'URSS avait déjà démarré. Les négotiations visant à établir un contrôle international de l'énergie atomique étaient en marche depuis un moment aux Nations Unies, mais un progrès négligeable avait été fait.

4 jours après les observations d'Arnold, le pilote d'un F-51 de l'Air Force vit une formation de 5 ou 6 objets circulaires au large de son aile droite alors qu'il volait près du Lac Meade (Nevada) au milieu de l'après-midi. Ce même soir près de la base aérienne de Maxwell, à Montgomery (Alabama), plusieurs officiers de l'Air Force virent une lumière brillante qui zigzagga à travers le ciel à haute vitesse et, une fois au-dessus d'eux, fit un virage à 90° et dispparut au sud. Du Site d'Essais de White Sands au Nouveau-Mexique vint le rapport d'une lumière pulsante voyageant d'horizon en horizon en 30 s. Les rapports affluèrent de nombreuses parties du pays.

Le 4 Friday une excitation fut générée par le rapport de la 1ère photographie d'ovni à Portland (Oregon). Elle fut plus tard identifiée comme un ballon météo, mais seulement après que le cliché a reçu une publicité dans les journaux.

Durant la 2nde guerre mondiale, la Marine avait développé un avion désigné sous le nom de XF-5-U-1, et référé dans le langage populaire comme la "crèpe volante", mais ce projet avait été abandonné. Néanmoins, certains pensèrent que peut-être on avait continué à travailler dessus et que cet avion secret aurait pu voler et donner lieu à certains des signalements d'ovnis. Cet avion ne vola jamais. À la fin de 4 Friday eut lieu la 1ʳᵉ tragédie associée à l'histoire des ovnis. Elle est connue comme l'Incident de l'Ile MauryL'affaire de l'île Maury. 2 "gardes-côtes" de Tacoma (Washington) déclarèrent avoir vu 6 ovnis survoler leur bateau de patrouille. Un particulier signala ceci à un officier de renseignement de la base aérienne d'Hamilton en Californie, déclarant avoir eu des morceaux de métal étant venues de l'un des ovnis.

En conséquence, le lieutenant Brown et le capitaine Davidson prirent l'avion d'Hamilton pour Tacoma et rencontrèrent le particulier dans son hôtel de Tacoma. Le particulier leur dit alors avoir été payé 200 $ pour un récit exclusif par un éditeur de Chicago, mais avoir décidé que l'histoire devait être dite aux militaires. Les 2 "garde-côtes" furent appelés à la chambre d'hôtel pour relater leur histoire à Brown et Davidson. En le mois précédent, dirent les garde-côtes, ils virent les ovnis en forme de beignets au-dessus de Puget Sound à environ 3 miles de Tacoma. Les ovnis furent décrits comme faisant 100 pieds de diamètre avec un trou central d'environ 25 pieds de diamètre.

Un semblait avoir des problèmes et un autre établit contact en vol avec lui. Selon l'histoire, l'ovni en difficulté répandit des feuilles de métal léger et un matériau dur semblable à de la roche, dont certains tombèrent sur l'Ile Maury. Les patrouilleurs du port partirent sur l'île et ramassèrent une partie du métal. Ils essayèrent d'utiliser leur radio, mais trouvèrent tant d'interférences qu'ils ne purent communiquer avec le quartier-général à 3 miles de là. Alors que ceci arrivait, les ovnis disparaissaient.

Le matin suivant, dit un des patrouilleurs, il fut visité par un homme mystérieux qui lui dit de ne pas parler. Des photographies avaient été prises durant la rencontre avec les ovnis, mais la pellicule était salement voilée, déclara le patrouilleur.

Pendant l'interview entre le patrouilleur du port et les officiers de l'Air Force, qui eut lieu un moment après l'événement en lui-même, les journaux de Tacoma reçurent des tuyaux anonymes sur les interviews dans la chambre d'hôtel.

Ils retournèrent à la base aérienne de McChord près de Tacoma, et après avoir conferré là avec un officier du renseignement, commençèrent le vol de retour en Californie dans le B-25 dans lequel ils étaient arrivés. L'avion s'écrasa près de Kelso (Washington). Bien que le pilote et un passager réussirent à se sauver en parachute, Brown et Davidson y perdirent la vie.

Dans l'enquête qui suivit les "patrouilleurs du port" admirent que toute l'histoire était un canular visant à produire une histoire de magazine pour l'éditeur de Chicago. Les prétendues photographies ne pouvaient plus être retrouvées. Les hommes admirent qu'ils n'étaient pas patrouilleurs du port. Un admit avoir téléphoné des [tips] sur les interviews avec les officiers de l'Air Force aux journaux de Tacoma. Les officiers de l'Air Force avaient déjà [cided] que l'histoire était un canular, ce qui était la raison pour laquelle ils n'avaient pas pris avec eux les fragments de métal supposés provenir de l'ovni.

Ce cas est présenté en un peu plus de détails dans Ruppelt (1956). Une autre version du même cas est donnée dans Wilkins (1954). Life accueilli la vague d'ovni avec un article "Flying Saucers Break Out over the U. S." dans son numéro du Monday, July 21, 1947. Newsweek couvrit l'histoire sous le titre "Flying Saucer Spots Before Their Eyes" dans le numéro du 14 Monday.

L'année suivante un autre cas finit en tragédie lorsque le capitaine Thomas Mantell perdit la vie le Wednesday, January 7, 1948. Il tentait de pourchasser un ovni près de Louisville (K). C'est le premier décès enregistré directement lié à une prise en chasse d'ovni s4Ruppelt, 1955.

A 7 Wednesday, 01:15 PM des signalements de la part de citoyens privés furent faits à la Patrouille d'Etat du Kentucky décrivant un objet étrange en forme de soucoupe, d'un diamètre de 200 à 300 pieds. Il fut bientôt vu par plusieurs personnes, dont le commandant de la base, à la tour de contrôle de Godman AFB, à l'extérieur de Louisville.

A peu près à ce moment un groupe de 4 F-51 arriva et le commandant de la base demanda au leader de vol, le capitaine MantellLe crash de Mantell, d'aller voir l'ovni. 3 des avions prirent part à la recherche. Incapables de voir l'ovni de prime abord, ils suivirent les directions données par la tour de contrôle. Au bout d'un moment, le capitaine MantellLe crash de Mantell signala avoir trouvé l'ovni au-dessus de lui et plus haut. Il dit à la tour qu'il montait à 20000 pieds. Les 2 autres avions restèrent derrière. Aucun des 3 avions n'avait d'oxygène. Les autres tentèrent d'appeler MantellLe crash de Mantell sur la radio, mais on ne l'entendit plus jamais. Vers 7 Wednesday, 04 PM il fut signalé que l'avion de MantellLe crash de Mantell s'était écrasé et qu'il était mort.

Il fut d'abord conclu que MantellLe crash de Mantell avait pris en chasse Vénus. Le cas fut réétudié par Ruppelt en 1952 avec l'aide de Hynek, qui conclut que l'ovni n'était probablement pas Vénus, parce que bien que la localisation était grossièrement appropriée, Vénus n'était pas suffisamment brillante pour être vue dans de manière vivace dans le ciel brillant de l'après-midi. L'étude ultérieure de Ruppelt l'amena à croire que ce que le capitaine MantellLe crash de Mantell avait pris en chasse était probablement un des grands ballons" skyhook" de 100 pieds, qui furent lancés en secret en 1948 par la Marine. Leur existe n'était pas connue de la plupart des pilotes de l'Air Force. Cette explication, bien que plausible, n'est pas une identification certaine.

2 autres cas de 1948 figurent largement dans les rapports d'observations d'ovnis. Le 1948-07-24 un DC-3 des Eastern Airlines, piloté par Clarence S. Chiles et John B. Whitted, était en route normale depuis Houston (Texas) vers Atlanta (Georgie). À 1948, 02:45 AM ils virent une lumière brillante droit devant venant rapidement vers eux. Ils tirèrent vers la gauche pour éviter une collision. Regardant derrière ils virent l'ovni engager une ascension raide. Les pilotes le décrivirent comme un fuselage de B-29 sans ailes et dirent que le côté inférieur avait une lueur bleu profond. 2 autres signalement venant du voisinage général au même moment donnent une description similaire.

Le le lendemain à 1 Friday, 09 PM, le lieutenant George F. Gorman de la Garde Nationale du Dakota du Nord approchait de Fargo (Dakota du Nord) dans un F-51. La tour attira son attention sur un Piper Cub qu'il vit sous lui. Alors qu'il se préparait à atterrir, soudain ce qu'il prit pour le feu de queue d'un autre avion le dépassa sur sa droite, mais la tour de contrôle l'assura qu'aucun autre avion n'était dans la zone. Prenant la lumière en chasse, il se rapprocha jusqu'à moins de 1000 yards d'elle. Elle clignotait, mais devint soudain continue et commença à se déplacer rapidement avec la poursuite du F-51. S'ensuivit une chasse compliquée dans laquelle Gorman dû plonger en 1 occasion pour éviter une collision. Soudain la lumière commença à monter et disparût.

Quelques mois plus tard, le 1949-01-24, le Service Météo Aérien fournit à l'ATIC une analyse indiquant que Gorman avait pris en chasse un ballon illuminé. Cette explication n'est pas acceptée par Keyhoe (1953), qui dit que bien que le Bureau Météo avait lâché un ballon météo, celui-ci avait été suivi au théodolite et vu s'être déplacé dans une direction différente de celle où laquelle Gorman fit sa rencontre d'ovni.

Fin 1948-07 un incident eut lieu dont beaucoup est fait par les critiques de la manière dont l'Air Force appréhende le problème ovni. L'équipe du projet Sign, sur la base de l'étude des cas signalée dans l'année depuis les observations d'ArnoldL'observation du Mont Rainier d'origine, prépara une "Estimation de la Situation". Ceci est décrit comme ayant été classé "Top Secret" bien que "Restreint" était la classification généralement applicable au projet Sign à cette époque. Le rapport de renseignement fut adressé au Chef d'Etat-Major de l'Air Force, le général Hoyt Samford Vandenberg.

Selon les rapports non confirmés, l'"Estimation" affirmait que l'équipe du projet Sign était convaincue que les ovnis étaient vraiment des véhicules interplanétaires. Ce rapport ne devint jamais un document officiel de l'Air Force, parce que le général Vandenberg refusa d'accepter ses conclusions, considérant que l'"Estimatation de la Situation" du projet Sign maquait de preuves de sa conclusion. Des copies du rapport furent détruites, bien qu'il soit dit que quelques copies clandestines existent. Nous ne sommes pas parvenus à vérifier l'existence d'un tel rapport.

Certains critiques de l'Air Force firent grand cas de cet incident. Comme ils le racontent, l'Estimation contenait des éléments concluants de l'effectivité d'une intelligence ET, mais cette découverte importante fut supprimée par décision arbitraire du général Vandenberg. Nous acceptons l'explication plus raisonnable que les éléments présentés étaient, comme maintenant, inadequats à soutenir la conclusion.

Le projet Sign à l'ATIC poursuivit ses enquêtes sur les rapports de soucoupes volantes jusqu'au 1949-02-11 lorsque le nom du projet fut officiellement changé en projet Grudge.

Le rapport final du projet Sign fut préparé et classé "Secret" en February 1949, et fut finalement déclassé 12 ans plus tard. Il s'agit d'un document de vii + 35 pages officiellement cité dans le Rapport Technique-TR-2274-IA de la Division du Renseignement Technique, Commandement du Matériel de l'Air, base aérienne de Wright-Patterson, Ohio.

Ce rapport conclut avec ces recommandations :

L'activité future sur ce projet devrait être menée au niveau minimum nécessaire pour répertorier, résumé et évaluer les données reçues de rapports futurs et de compléter les enquêtes spécialisées aujourd'hui en cours. Lorsque et si un nombre suffisant d'incidents est résolu pour indiquer que ces observations ne représentent pas une menace pour la sécurité de la nation, l'affectation d'un statut de projet spécial à l'activité pourrait être terminée. De futures enquêtes sur des rapports seraient alors prises en main de manière routinière comme tout autre travail de renseignement.

Les agences rapportant de tels événements devraient être conscientes de la nécessité d'obtenir des éléments plus factuels sur les observations, tels que des photographies, des éléments physiques, des observations radar, et des données sur la taille et la forme. Le personnel observant de tels objets devrait engager l'aide d'autres, lorsque possible, afin d'obtenir des données plus définies. Par exemple, des pilotes militaires devraient prévenir les bases avoisinantes par radio de la présence et de la direction de vol d'un objet non identifié afin que d'autres observateurs, en vol ou au sol, puisser aider à son identification.

D'un intérêt particulier même aujourd'hui, comme indicateur de la manière dont le problème a été attaqué dans cette première période, sont les annexes C et D du rapport qui sont reproduites ici dans nos Annexes D et T. L'Annexe C est du Prof. George Valley de l'Institut de Technologie du Massachusetts qui était à cette époque membre du Comité de Conseil Scientifique de la Force Aérienne, attaché au Bureau du Chef de l'Etat-Major. L'Annexe D est une lettre du Dr. James E. Lipp de la Rand Corporation, Santa Monica (Californie), au brigadier-général Donald Putt qui était alors le directeur de la recherche et développement de l'Air Force, qui discute des Hypothèses Extra-Terrestres. Historiquement it sert à montrer que l'Air Force acceptait en fait de prendre en considération la possibilité HET dès cette première date.

Une anomalie curieuse peut être notée : à la page 38 de l'édition paperback de Flying Saucers from Outer Space de Keyhoe s5Keyhoe, D. E.: Flying Saucers from Outer Space, New York: Henry Holt, 1953 est donnée une citation directe de 2 paragraphes du rapport du projet Sign. Cependant, un examen attentif du rapport montre que ces paragraphes n'y sont pas contenus.