Un ici-bas, là-bas un autre.
(Kalevala – Runo II, 280)
Les informations sur les ovnis se comptent désormais par milliers et continuent d’affluer de toutes les régions du monde. Revenons un peu en arrière, à ces cinq longues et terribles années qui transformèrent l’Europe en une fournaise ayant englouti tant de jeunes vies.
Lors de cette période tragique, de nombreux signalements d'une activité aérienne extraterrestre furent enregistrés. À mesure que les passages de phénomènes étranges dans les cieux allemands s’intensifiaient, les autorités militaires elles-mêmes, qui au départ n’avaient pas accordé d’importance à ces faits, sollicitèrent les commandements de la Luftwaffe et de la défense antiaérienne afin qu’ils envoient des rapports aussi détaillés que possible sur ces rencontres inhabituelles dans le ciel, de plus en plus fréquentes à mesure que l'étau allié se resserrait autour de l’Allemagne.
Un groupe d’officiers de l’aviation et plusieurs ingénieurs spécialisés furent chargés d’étudier ces objets volants étranges. Ainsi fut créé en le Bureau spécial n° 13 de l'opération "Uranus", chargé d’examiner les rapports et les photographies prises depuis le sol et les airs, qui étaient assez nombreuses.
Présentons quelques cas parmi les plus intéressants, observés à courte distance, et susceptibles de lever tout doute quant à leur origine.
Un fait fut signalé par une base avancée allemande située à Banak, dans l’extrême nord de la Norvège, au commandement suprême de la Luftwaffe.
Un jour, dans la lumière crépusculaire arctique, apparut au-dessus du terrain, à relativement basse altitude, une masse allongée se déplaçant sans bruit. L’alarme fut donnée, toutes les lumières furent éteintes et le personnel se dispersa aux abords du terrain, craignant une incursion ennemie soudaine. Depuis les collines bordant l’aéroport, un poste d’observation braqua ses jumelles sur cette forme fantomatique silencieuse qui tournait au-dessus de la base. À travers les lentilles, on distinguait nettement la silhouette d’une machine volante qui n’avait rien de commun avec celles connues appartenant aux différentes forces aériennes en guerre.
Voici un extrait du rapport envoyé ensuite par le colonel commandant la base à Berlin : étant donné le caractère secret de la base, la surveillance est assurée en permanence pour prévenir toute action de sabotage de commandos ennemis. Le , un poste d’observation aérienne signala quelque chose d’inconnu et silencieux se dirigeant vers la base. En quelques minutes, toutes les mesures de sécurité furent prises, tandis qu’un Messerschmitt 109 piloté par le capitaine Fischer décollait pour intercepter l’étrange appareil. À 3500 m d’altitude, le capitaine aperçut "la chose" : à pleine vitesse, il s'en approcha et observa un énorme corps fuselé, véritable révolution dans le domaine aéronautique. Ingénieur de formation, il fut saisi de curiosité et réussit à se placer presque à côté pour l’observer en détail. Selon sa description : l'engin se présentait comme un fuseau à forte pénétration, dépourvu de toute surface portante, même réduite. Aucune fenêtre, mais sur le nez effilé un groupe de fils ressemblant à des antennes radar en cours d’étude. À l’arrière, des ouvertures semblables à des échappements. Ce qui frappait surtout, c’étaient ses dimensions : plus de cent mètres de long pour environ quinze de diamètre. Soudain, cette "baleine du ciel", comme nous l’avons baptisée, prit brusquement de l'altitude en montant verticalement tout en gardant son axe horizontal, comme poussée par une force venue d’en bas, puis disparut en quelques secondes. Il est de mon avis, et de celui de tous les officiers, qu’il ne s’agit pas d’un engin construit sur notre Terre, mais de quelque chose venant de l’espace, tant la technique qu’il manifeste est avancée par rapport à la nôtre encore à ses débuts.
Le rapport, signé par le commandant et tous les officiers, parvint au chef de la Luftwaffe, le maréchal Göring, qui s'en moqua en attribuant ces observations à l’isolement extrême du nord ayant joué un mauvais tour à ses pilotes.
Le , une patrouille de Focke-Wulf 190 évoluait à 12000 m au-dessus d’une couche nuageuse couvrant Hambourg. L’attention du chef de patrouille fut attirée par quelque chose se déplaçant vers le nord-est à plus haute altitude. Avec un ailier, il monta et ce qu’ils avaient pris pour un gros bombardier se révéla être un engin de dimensions inhabituelles. Il était 11:55 : l’objet volait bien au-dessus des chasseurs et apparaissait comme un corps cylindrique doté à l’avant d’une forme conique semblable à une ogive, et à l’arrière d’une ouverture avec une sorte de grille divisant la partie en motifs losangés.
Les pilotes poursuivirent l'objet sur plusieurs kilomètres pendant que les observateurs au sol étaient alertés. L’engin semblait constitué de sections circulaires imbriquées, lui donnant l’aspect d’un corps de chenille. À l'arrière, une lumière intermittente apparaissait à travers la grille, sans que les pilotes puissent déterminer s’il s’agissait d’un phénomène réel ou d’un simple reflet du soleil.
Avant d’être observé par la patrouille, l’engin avait été signalé à Helgoland, puis par des stations d’écoute à Altona, Wittenberg et Neustrelitz, avec une vitesse estimée supérieure à 3 000 km/h.
Le , au centre d'essais de Kummersdorf, lors du lancement d’une fusée expérimentale en présence d'Himmler, Goebbels et d’officiers d’état-major, des photographies et un film furent réalisés. Une fois développées, les images montrèrent clairement un objet arrondi à côté de la fusée. Sur le film, on voyait un objet circulaire s’élever en spirale autour d’elle. Grande surprise : invisible à l’œil nu, il avait été capté par la caméra.
Ne comprenant pas ce phénomène et pensant à un appareil ennemi, les services secrets allemands lancèrent une enquête. Leur surprise fut grande en apprenant que des objets similaires apparaissaient en Angleterre au-dessus des bases et aérodromes, inquiétant également les autorités britanniques.
Au centre expérimental de Rechlin, un pilote d’essai rapporta une rencontre avec deux objets brillants sortant d’un nuage. Pensant d’abord à des bombardiers, il découvrit deux gigantesques engins de plus de cent mètres, sans ailes, dotés de fils semblables à des antennes. Leur vitesse dépassait 2000 km/h. En tentant de s’approcher, son appareil sembla freiné comme par une barrière invisible.
Le 23 mars 1945, une vedette lance-torpilles allemande observa en mer du Nord un phénomène insolite : la mer sembla bouillonner et un objet allongé en sortit, restant suspendu au-dessus de l’eau avant de s’élever et de partir vers l’Allemagne.
Le même jour, de nombreux objets furent observés au-dessus de plusieurs villes allemandes (Waldeck, Francfort, Nuremberg, Leipzig, Magdebourg, Berlin, Stettin), provoquant l’alarme générale. À Berlin, un barrage antiaérien fut tiré contre un objet immobile, sans effet. L’engin monta hors de portée, resta un moment immobile, puis disparut dans un nuage de vapeur.
Des centaines de témoins confirmèrent ces observations. Les caractéristiques de ces objets — taille immense, absence d’ailes, capacité de stationnaire, vitesse extrême — semblaient indiquer une technologie très avancée.
Dans les jours suivants, l’activité s’intensifia. Des projets d’interception furent envisagés, notamment avec des missiles V2 ou des chasseurs-fusées Messerschmitt 163 équipés de caméras.
Il est établi que ces engins furent filmés à deux reprises à courte distance. Les films seraient en possession du professeur George Kamper, responsable de l’opération "Uranus" du bureau spécial n° 13.
Le professeur Kamper a rassemblé tous les rapports et photographies dans un dossier, reconstituant la forme, le mode de propulsion et la structure interne de ces engins dans un volumineux rapport. Il envisage de publier prochainement cette documentation, qui constituera une véritable surprise pour les amateurs d’ufologie.