Les rapports d'observations ont été reçus par l'U. S. Air Force d'une portion représentative de la population des U. S., et ont largement varié en complétude et qualité. S'y trouvaient des rapports de scientifiques honorables, mères de famille, fermiers, étudiants et membres des Forces Armées disposant d'une formation technique. Les rapports ont varié en longueur de quelques phrases indiquant qu'une "soucoupe volante" avait été observée, à ceux contenant des milliers de mots, incluant description, spéculation, et conseil sur la manière de gérer le problème des "soucoupes volantes". Certains rapports étaient de haute qualité, conservateurs et aussi complets que l'observateur pouvait les rendre ; quelques-uns venaient de personnes confinées dans des institutions mentales. Un examen critique des rapports a révélé, cependant, qu'un fort pourcentage d'entre eux était soumis par des gens sérieux, mystifiés par ce qu'ils avaient vu et, motivés par une responsabilité patriotique.

3 sources principales de rapports ont été notées dans l'examen préliminaire des données. Le volume de données est arrivé à l'ATIC à travers les canaux militaires réguliers, de jusqu'au milieu de .

Un 2nde type de donnée a consisté en des lettres rapportant des observations, envoyées directement à l'ATIC par des observateurs civils. La plupart de ces communications directes étaient datées postérieurement au , et sont considérées résulter d'une suggestion par un magazine populaire que les rapports ultérieurs devaient être adressés directement au Centre du Renseignement Technique de l'Air. Comme on pouvait s'y attendre, un grand nombre de lettres a été reçu suite à cette publicité.

Une 3ème type de données a été celui contenu dans les données des formulaires du questionnaire rempli par l'observateur lui-même. Un formulaire de questionnaire, développé au cours de cette étude, a été expédié par l'ATIC à un groupe choisi de personnes ayant rédigé des lettres directes en leur demandant de remplir le formulaire et de le retourner. Environ 1000 réponses ont été reçues par l'ATIC.

En général, les données étaient subjectives, consistant en des estimations qualifiées de caractéristiques physiques plutôt qu'en des mesures précises. De plus, la plupart des rapports n'avait pas été immédiatement réduits à une forme écrite. Le temps entre l'observation et le signalement avait varié de 1 jour à plusieurs années. Ces 2 facteurs ont introduit un élément de doute quant à la validité des données d'origine, et accru leur subjectivité. Ceci a été intensifié par l'incapacité reconnue de l'individu moyen à estimer les vitesses, distances et tailles des objets en l'air avec quelque degré de précision. En dépit de ces limitations, des méthodes d'analyse statistique de ces rapports en groupes suffisamment grands sont valides. Le danger réside dans la possibilité d'oublier la subjectivité des données au moment l'on tire des conclusions de l'analyse. Il doit être souligné, encore et encore, que toutes conclusions contenues dans ce rapport ne sont PAS basées sur des faits, mais sur ce que de nombreux observateurs ont estimé être les faits véritables.

Toutes réunies, les données pour cette étude ont consisté en environ 4000 rapports d'observations d'objets aériens non identifiés. La majorité a été reçue à travers des canaux militaires ou sous la forme de questionnaires remplis par des observateurs ; quelques-uns ont été acceptés sous la forme de lettres directes de sources indéniablement fiables. Les observations faites entre ont été considérées pour cette étude. Les observations supposées avoir eut lieu avant n'ont pas été considérées, n'ayant pas été rapportées à des sources officielles avant que l'intérêt du public pour les "soucoupes volantes" n'ait été stimulé par la presse populaire.