Conférence sur les phénomènes aériens

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Tenue à 13 h 00, le 16 Février 1949, dans la salle de conférence P-162, Laboratoire Scientifique de Los Alamos, Nouveau Mexique. Présents:

M. Newburger a ouvert la conférence et déclaré que le sujet des Phénomènes Aériens était classé Secret dans le cadre de l'AR 380-5 et des réglements appropriés comparables de la Marine et des Forces Aériennes, et que l'ensemble des personnes présentes à cette réunion étaient admises conformément. M. Newburger introduisit alors le Capitaine Neef, qui décrivit rapidement l'objectif de cette réunion.

Capitaine Neef : Tout cela remonte à Décembre 1948, lorsque nous avons reçu de premiers rapports d'observation de ces boules lumineuses vertes par des pilotes de ligne. A ce stade nous n'avions aucune idée de quoi en faire ou ce que c'était. Nous approchâmes le Dr. Lapaz qui nous a assisté, gratuitement, jusqu'à aujourd'hui. Cela fait bientôt plus de deux mois qu'il nous assiste, et donc afin de vous fournir le faits tels qu'ils sont pour un scientifique, je laisse le Dr. LaPaz expliquer ces choses telles que nous les avons trouvées. A partir de là vous pourrez alors nous donner votre opinion; c'est ce qui nous intéresse.

Dr. LaPaz : Je voudrais revenir sur ce qui est observé dans le cas d'une chute de météorite conventionnelle. Non pas que j'imagine dire des choses que vous ne sachiez déjà, mais parce que je considère les élements visuels observés lors de chutes de météorites conventionnelles comme une base nécessaire par rapport à ce qui est observé. Les chutes de météorites (durant les 1 ou 2 mn suivantes, commentaires du Dr. LaPaz masqués par le bruit d'excavation d'un fossé juste à l'extérieur de la salle de conférence) ....... Principalement en raison du phénomène sonore, la chute d'une grande météorite causera nécessairement une grande peur parmi les êtres humains, mais principalement parmi les animaux, de tous types. Le fait suivant, par la chute d'une météorite dans la terre, est comme vous pourriez l'attendre, une au hasard - en airmarch et élévation. Si le blanc radiant est connu, vous pouvez prédire l'angle minimum avec le plan de l'horizon avec lequel la météorite a été observée. Il n'y pas de le choix, pour autant que ..... pour la direction lorsque les météorites tombent au hasard. Je voudrais faire le contraste, à présent, entre ce fait et ce qui a été observé par certaines personnes présentes à cette conférence et par de nombreux inspecteurs de l'AESS, des pilotes UAL, des agents spéciaux, et dieu seul sait combien d'autres catégories de personnes. Je choisis de décrire le seul incident des incidents dont je fus personnellement témoin. C'est le seul des incidents dont je sois en position de me porter garant sur la base de l'expérience, datant de 1915, en tant que membre de la Société Météoritique Américaine, et qui n'était très certainement pas une chute conventionnelle de météorite. Cela fut ce que l'on appela l'incident du Pic de la Famine dans la nuit du 12 décembre 1948. Heure d'observation autour de 21:02, plus ou moins 30 s. Cette boule de feu apparu en pleine intensité instantanément - il n'y eut aucun accroissement de la lumière. Sa couleur, estimée quelque part entre la longueur d'onde de 5200 engstroms, était une teinte verte, ou vert-jaune, comme je n'en avais jamais observé dans des chutes de météorites auparavant. La trajectoire était aussi horizontale que je pouvais le déterminer par observation visuelle. Nous avons une photographie qui pourrait être quelque instants après le départ horizontal. La trajectoire était transversale à, ce que je tends à penser, une vitesse angulaire constante. Juste avant la fin de la trajectoire il y eut un très léger affaissement de la trajectoire, c'est-ç-dire que la boule de feu verte éclata en fragments, toujours de vert brillant.

Dr. Teller : Et pendant tout ce temps l'intensité était approximativement constante ?

Dr. LaPaz : Pendant tout ce temps, autant que je puisse le déterminer. L'oeil, bien sûr, est réputé être un observateur brut.

Dr. Teller : Combien de temps le phénomène a-t-il duré ?

Dr. LaPaz : Presque exactement 2 s. Nous avons les rapports ici, j'ai apporté la totalité du dossier avec moi et je serai ravi de les faire circuler, des mesures de durée relatives à toutes les observations. Certaines d'entre elles, cependant, je crois, ont été déterminées dans des circonstances favorables comme la durée de l'incident du Pic de Famine. Je pourrais revenir en arrière et et revoir un peu la situation. Parce que certains rapports, émis par l'AESS, suggéreraient certainement que j'étais le principal responsable du démarrage de l'ensemble de cette matière. Je suis ravi que le Capitaine Neef ait corrigé cette impression. En fait, je menais des investigations sur la boule de feu verte observée la nuit du 5 Décembre au moment où l'incident du 12 Décembre arriva. Cela m'a rendu particulièrement attentif; je regardais; J'avais avec moi un chronomètre et un transit. Nous nous mîmes en position et firent des mesures, mesures de transit, sur les axes d'azimuth et d'élévation; c'est-à-dire que, pour faire des vérifications de durée, certainement pas plus que deux ou trois minutes après que l'incident ait survenu. Dans ce cadre, je pense, c'est probablement l'incident le mieux observé de tous les incidents jusqu'au terme du 30 Janvier.

Dr. Manley : Comment avez-vous eu le temps d'utiliser le transit ?

Dr. LaPaz : Le transit était à l'arrière de la voiture. Au moment où la voiture était garée sur le bord de la route, nous avons sorti et installé le transit et commencé les mesures. Nous étions en mouvement à ce moment mais fûmes capables d'obtenir une bonne vérification de ce que nous observions à ce moment sur la route près du Pic de la Famine. Nous avions une vision claire du ciel au Nord-Ouest et à l'Ouest, et l'objet était si bas sur l'horizon qu'il était possible de le comparer non seulement aux étoiles que je connaissais, mais aussi par rapport aux pics des montagnes qui étaient aussi visibles. Pour continuer, cette durée était d'environ deux secondes. C'est une des choses intriguantes pour les météoristes. Je ne pense pas exagérer lorsque je dis que 90 % des déterminations de durée faites dans le cas des boules de feu vertes ont donné des durées exactement dans cette tranche. Prenez, disons, 100 observations de météores et vous trouverez une grande diversité dans les durées. Vous pourriez prendre la même leçon de 100 personnes - peut-être est-ce un meilleur exemple - et il y aurait de grandes diversités dans les estimations de la durée.

Dr. Manley : Avez-vous corréler l'azimuth avec .....?

Dr. LaPaz : Non. Il y a un facteur d'azimuth ici...

(...)

Commdt. Mandelkorn : Disons que si elles avaient été à de très hautes altitudes, elles auraient été visibles sans problème depuis White Sands.

Capitaine Neef : Celle-là du 30 fut résolument visible depuis White Sands parce que le commandant Holloman ? et sa femme et l'un de ses adjoints et sa femme la virent de là.

Dr. LaPaz : D'un autre côté, vous avez des éléments tels que ceux du professeur Talbot ? aujourd'hui en charge de la section de trajectoire optique, une section ici bas, un astronome expérimenté, un membre de la Société Météoritique Américaine. J'ai parlé de cela avec lui, et il n'a rien observé de non ordinaire. Je ne pense pas que personne, je veux dire dans le cadre des boules de feu vertes, dans cette région observe autant qu'il le fait. Je ne vois pas comment il peut manquer l'observation de certaines d'entre elles.

Question: Quelle explication avez-vous à cela ?

Dr. LaPaz : La seule explication est celle que j'ai donné au début et qui m'a valu de me faire boxer les oreilles. Je pense qu'il y a des manoeuvres défensives de certains hauts-Commandements U. S. et qu'ils pratiquent au voisinages de régions qu'ils vont défendre, et donc naturellement votre localisation de la lumière près des installations de bombes atomiques, mais bon sang, suis-je seelded pour çà: même le Dr. Kaplan de la FAD me dit que non, non, la FAD saurait tout de cela, et ils n'ont aucun fait.

Dr. Bradbury: Est-ce le physicien Kaplan ?

Dr. LaPaz : Oui. Kaplan est mon ancien chef. Il était directeur de la section d'analyse opérationnelle lorsque j'y étais ..... directeur. .....Durant la visite de Kaplan à l'Université du Nouveau Mexique, où il donnait une conférence, nous appellâmes une conférence avec les major Godson et d'autres parties intéressées. Il fit un rapide résumé des observations qui avait été faites jusqu'alors. Aujourd'hui, Kaplan est l'un des charter members de la Société Météoritique Américaine, et il dit que ce n'était certainement pas des chutes conventionnelles de météorites. Il a bien sûr mentionné, comme d'autres personnes qui n'ont pas investigué plus profondément le sujet, la possibilité de chutes de météorites de types anormaux, qui pourraient venir d'une direction particulière ou tomber à très basse altitude, mais je ne pense pas qu'il fut capable d'expliquer l'absence de son.

Dr. Teller : Vous ai-je bien entendu dire que la vélocité de l'objet apparaissait comme de 50 km/s ?

Dr. LaPaz : Non.

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