Phénomène céleste

Bangor Daily Whig And Courier de Bangor (Maine), 18 juin 1889 Paijmans, Theo: "1889 - the strange shining night clouds", Magonia Exchange, 6 mai 2007

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L'article d'origine
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Les étranges "nuages noctilucents"

Depuis l'été 1883, dit le Herald de New York, est apparu un phénomène céleste curieux la nuit, connu sous le nom de "nuages noctilucents". Ils ont été visible à des latitudes entre 40 et 60 °, principalement en juin, juillet et début août, mais plus tard dans l'année dans des régions équatoriales. Par 2 fois en décembre dernier, ils ont été signalés depuis Pasta Arenas, en Amérique du Sud.

Une des premières apparitions des nuages fut décrite par M. Robert Leslie, dans Nature le 10 juillet 1883, tel que vu vers 22:00, près de Southampton, en Angleterre. Une mer de nuages blancs argentés lumineux reposait au-dessus d'une ceinture de ciel clair ordinaire du crépuscule. Les nuages étaient semblables à des vagues et à une grande élévation, s'étendant tout du long de l'ouest au nord, et radiant d'une lumière ressemblant fortement à celle qui émane d'une peinture blanche au phosphore. Observé en Bavière, à une heure tardive par 3 nuits en juin et juillet 1885, la coloration des nuages était d'un bleu acier pâle, passant progressivement du vert mat au jaune et l'orange en-dessous. Ils ont généralement présenté des couleurs d'une teinte pastel, mais la brillance nacrée intense des nuages irridescents, et ont parfois une altitude aussi élevée que 30 °. Certaines personnes ont supposé qu'ils étaient éclairés par le soleil. Mais, tel qu'observé le 13 juillet dernier, en Angleterre, ils étaient invisibles jusqu'à 22:18 lorsqu'ils devinrent visibles et étaient à leur point le point brillant autour de minuit. Il a été suggéré que ces merveilles du ciel pourraient être formées par la condensation de gas éjectés du volcan Krakatos en 1883. Mais cette théorie n'est pas plausible. D'après leur périodicité et leur énorme altitude il semble très douteux qu'ils appartiennent de quelque manière que ce soit à l'atmosphère terrestre.

Herr O. Jesse, de l'Observatoire Astronomique de Berlin, faisant référence à ces faits dans une circulaire récente, appelle les marins et tous autres à faire des observations de ces nuages durant les 3 prochains mois. Sa requête est rendue plus urgente par la considération que puisque le mystérieux phénomène n'a jamais été remarqué depuis 1883, il pourrait bientôt disparaître pour ne plus être vu pendant des siècles. D'où les requêtes de Herr Jesse que tous ceux qui observent les nuages brillants répertorient les latitudes et longitudes exactes du lieu d'observation, l'heure exacte, la partie du ciel où le phénomène est vu, la forme et la couleur des nuages, also sextant observation of the altitude of their highest points at precisely noted almost with spectroscopic tests of the light.

By photography the height of these clouds above the earth's surface has been made out as exceeding forty-five miles. From the fact it has been inferred that they may be of extraterrestrial origin, perhaps revealing the existence of a resisting medium in interplanetary space. If so, they would confirm the hypothesis of Encke, based on observations of the celebrated comet which bears his name, that there is a medium pervading space which offers resistance to a moving body, just as the air opposes the flight of a cannon ball. Eminent physicists have long reasoned that luminiferous aether pervades all space, and some have supposed it to be highly elastic, but absolutely solid. If the observations called for by Herr Jesse are accurately taken and prove that the height of the shining clouds exceeds the limits of our atmosphere, the result might be a very important addklee to the world's knowledge of cosmical agencies.

The luminous night clouds have only been seen in the twilight after the sun is about ten degrees below the horizon. They resemble cirrus or ice clouds. But the two can be distinguished, because cirrus in twilight are always darker than the surrounding sky, while the shining night clouds are always brighter than the surrounding key. As this summer may offer the last opportunity for observing the mysterious phenomenon it is to be hoped the Berlin astronomer's appeal will not be in vain.

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