Les photos de Monguzzi

Les clichés n° 3 et n°4, montrant le personnage respectivement à gauche et devant la soucoupe
Les clichés n° 3 et n° 4, montrant le personnage respectivement à gauche et devant la soucoupe

En 1952, Gian Pietro Monguzzi a 29 ans a"One little man in a Flying Saucer", The Camberra Times, 1952-10-25 . Il est ingénieur chez Edison, au centre industriel de Monza (Italie), mais rêve de devenir journaliste. Le dimanche 31, il entreprend avec son épouse Pinuccia Radaelli une randonnée en haute montagne sur le glacier Scerscen, dans le massif de Bernina, dans les Alpes suisses, au nord de l'Italie (province de Sondrio).

Dessin retraçant l'histoire de Monguzzi
Dessin retraçant le récit de Monguzzi

jeudi 31 juillet 1952, tous 2 remarquent ne plus entendre aucun son. Leurs propres voix, même, semblent inaudibles, lorsque, selon Monguzzi, nous avons vu cette machine circulaire avec un dôme transparent au sommet arriver tout bas et atterrir à 75 ou 100 pieds de là où nous nous tenions. J'ai voulu m'approcher, mais ma femme a eu peur et m'a demandé de rester avec elle. L'objet gigantesque, en forme de lentille, est posé sur la glace. Sidérés, ils reconnaissent une "soucoupe volante", ce qu'ils avaient considéré jusqu'à présent comme une affabulation de journalistes en mal d'articles. L'objet a une apparence métallique et de sa coupole se déploie une longue antenne verticale rouge. Ils ne distinguent aucun train d'atterrissage ou dispositif semblable.

Monguzzi se saisit alors de appareil photo, un Kodak Retina 1, chargé avec une pellicule noir et blanc rapide et équipé d'un objectif Schneider f.3.5. L'appareil est paramétré sur l'infini, f.8 1/300 de s (avec ce ce paramétrage sur cet appareil photo tout ce qui est plus proche que 25 est censé être flou) et Monguzzi prend 2 premières photo.

Cliché n° 6
Cliché n° 6

Juste après lui et sa femme sont stupéfaits de voir un personnage de taille normale, vêtu d'une combinaison semblable à celle d'un scaphandrier, métallique mais presque velue (?), avec un casque très épais, un module sur son dos doté d'une longue antenne, et peut-être même des chaussures lestées. L'être approche et faisant le tour de la soucoupe, comme s'il l'inspectait, une sorte de lampe torche à la main (une sorte de sphère étant à son extrémité). Monguzzi le photographie à gauche, puis devant la soucoupe et enfin accroupi à sa droite, semblant regarder en-dessous.

Le personnage finit par disparaître derrière la soucoupe puis une partie de sa surface commence à tourner sur elle-même, l'antenne se rentre et l'ovni s'élève comme un ascenseur, montrant de nombreuses ouvertures dans sa moitié supérieure. Monguzzi prend alors 2 derniers clichés de l'objet en vol, avant qu'il ne disparaisse au-dessus des parois rocheuses, toujours sans faire de bruit. Ce n'est qu'après le départ de l'objet que le son revient.

Cliché n° 7
Cliché n° 7

L'ensemble de l'observation n'aurait duré que quelques minutes. L'objet aurait laissé un cercle sur la neige après son départ ; une trace qui ne sera trouvée par personne d'autre.

1) vue frontale de la photographie ; 2) une perspective latérale
Graphique réalisé pour Coleman VonKeviczky, alors directeur de l'ICUFON : 1) la vue frontale de la photographie ; 2) une perspective latérale : à partir de 6 m, l'appareil photo est à l'infini, ce qui permet à l'ICUFON de calculer la distance de l'ovni : 60 à 70 m et 3) les aspects météorologiques.

Lorsqu'ils rentrent à Milan, personne ne veut croire leur récit. Les photos, publiées le dimanche 23 octobre dans Le Ultime Notizie, et Monguzzi est harassé par nombre de journalistes. Il déclare qu'un agent secret américain est venu chez lui déguisé en bersagliero (chasseur alpin) italien et l'a interrogé toute une nuit, tentant de le faire se contredire sur son histoire bKeel, J. A.: The Cosmic Question, p. 151 & Medway, Gareth J.: "Men in Black Encounters, a Short Catalogue", Magonia.

Il vend les photos au journal Epoca, mais est horrifié de les voir légendées comme des faux habiles. Les images paraissent trop belles pour être vraies. L'éclairage par exemple, est parfait. Les photos sont considérées comme truquées, et après plusieurs débats houleux.

La société Edison, conservatrice, est tout aussi horrifiée, et Monguzzi est renvoyé. Il reste 1 an 1/2 avant de retrouver un travail.

Cette même année, il confesse avoir truqué les photos et explique comment : il pose à côté de la maquette de la soucoupe utilisée, ainsi que du petit personnage. Un de ses amis admettra plus tard l'avoir aidé cItalian UFO Reporter n° 9, décembre 1988

Le personnage et la maquette
Le personnage et la maquette

Les photos paraîtrons également dans la FSR vol. 4, n° 5 en septembre 1958, accompagnées d'un reportage très approfondi de Lou Zinsstag où elles sont qualifiées de photos du siècle. Dans un numéro de la même revue dFSR vol. 16, n° 4 du mois de juillet 1970, on trouve les caractéristiques techniques de cette série de photos, ainsi que l'histoire de Monguzzi.

Aujourd'hui Monguzzi préfère ne plus discuter de cet incident.

Références :