Newton identifiant devant la presse les débris présentés comme ceux d'un ballon. Sur cette photo Jesse A. Marcel a repris cravate et couvre-chef qu'il avait posés sur le radiateur.
Newton identifiant devant la presse les débris présentés comme ceux d'un ballon

Newton naît en 1920. Il vit à Stetsonville (Wisconsin).

Pendant la 2nde guerre mondiale, lors de la Bataille d'Okinawa, alors responsable météo, Newton utilise des ballons pour déterminer des informations ballistiques pour les armes lourdes "Le Gén. Ramey dégonfle la Soucoupe de Roswell", Roswell Daily Record, 1947-7-9.

Sous-officier préposé au service météorologique de Forth Worth, Newton est soumis à des tours de service de 24 h. Un officier météo est supposé être disponible pour les opérations aériennes à tout moment.

Roswell (1947)

Suite à l'incident de Roswell, le 1947-7-8 vers 16:30 (18:00 ?), l'adjudant Newton se trouve seul dans son bureau lorsque le colonel Thomas Jefferson Dubose l'appelle pour lui demander de se rendre au bureau du général Roger M. Ramey. Lorsque Newton indique que c'est impossible car il est seul à son poste, Ramey lui demande en personne d'amener son cul ici maintenant par la 1ère voiture disponible, quitte à en réquisitionner une.

A son arrivée entre 16:30 et 17:00, le colonel Dubose le met au courant : Des officiers de Roswell pensent avoir découvert une soucoupe volante, mais le général pense que c'est un ballon météo ; il veut que vous y jettiez un oeil. Newton entre dans le bureau, où se trouvent quelques journalistes et officiers, dont Marcel. Il voit les débris étalés sur le tapis et reconnaît aussitôt une cible radar RAWIN de ballon : Si ce n'est pas un appareillage Rawin je veux bien le manger ! Il reconnaît aussi odeur caractéristique d'une enveloppe de néoprène déteriorée Moore, Charles B.: "Project Mogul and the Roswell crash : An exchange", IUR, Mars-1995-4. Newton se souvient de quelques personnes dans le bureau de Ramey qui prenaient des notes, et qu'il suppose avoir été des journalistes. Il confirme aussi que le Marcel était là et le suivait dans le bureau et tentait de lui faire regarder certaines des baguettes qu'il tenait et voir les étranges symboles dessus dont Marcel pensait qu'ils n'étaient pas de ce monde. Newton se souvient avoir vu ces étranges figures aléatoires sur certaines de ces baguettes.

Pendant que j'examinais les débris, le commandant Marcel a ramassé des bouts de baguettes de la cible et a voulu me convaincre que certaines inscriptions étaient de nature extraterrestre. Sur les baguettes figuraient en effet des inscriptions dénuées de sens commun, de couleur lavande ou rosé, qui semblaient avoir été effacées par l'action de l'atmosphère, mais je n'ai pas été convaincu qu'il s'agissait d'inscriptions extraterrestres Weaver, Richard L. (colonel, directeur Security and Special Program Oversight) "Ce que fut l'incident de Roswell - Rapport de l'Air Force concernant les recherches sur "l'incident de Roswell", USAF 1994.

Dans les jours qui suivent, Newton reçoit de nombreux appels téléphoniques d'officiers météo de l'AAF ayant divers commentaires pour lui, mais pas de la presse à cette époque.

Par la suite il est interviewé par Life et d'autres magazines, une société de télévision fait de lui une interview filmée chez lui, etc.

En 1994 il est interrogé dans le cadre de l'enquête GAO/USAF sur l'incident de Roswell, qui aboutira à un rapport public.

En 1996-7 Newton et sa femme sont invités par avion à Roswell pour raconter son histoire à une conférence payante dans un auditorium. Il y décrit ses expériences du 1947-7-8 et dit au public que les débris dans la bureau de Ramey étaient les vrais que Marcel avait apportés de Roswell, mais plusieurs des journalistes ignorent également ces déclarations à ce sujet.

Par la suite il ne reçoit plus beaucoup de demandes et n'est pas invité aux anniversaires de Roswell suivants.

L'après-midi du 1998-8-15, James BondJohnson interroge par téléphone Newton, qui vit à San Antonio (Texas). Newton confirme les récits à son sujet. Il ajoute avoir confirmé de nombreuses fois l'identification d'une cible Rawin aux différents interviewers qu'il a rencontré au fil des années, en particulier à Kevin Douglas Randle et Stanton T. Friedman, qui selon Newton auraient ignoré ses déclarations.

Bourdais, Gildas: "La mise en scène de fort Worth", Roswell - Enquêtes, secret et désinformation, JMG 2004