L'observation des Jean

En , Noël Jean (18 ans), observe 3 sphères jaunes en formation étagée au-dessus la plage de Carteret (Normandie) alors qu'il roule en voiture avec son beau-frère. Les sphères semblaient être à 4 ou 5 m du sol :

2 mois plus tard, au petit matin, Noël et son père, M. G. Jean (44 ans), se levent à 5 h pour relever leurs filets à marée basse. Quand ils arrivent sur la plage 30 mn plus tard, ils voient un objet très lumineux juste au-dessus de l'endroit où leurs filets sont tendus. Ils avancent à environ 150 m de l'objet, qui a l'apparence d'une fenêtre jaune intense de 3,50 m de long sur 1,50 m de haut, émettant un faisceau conique vers le sol. Les 2 pêcheurs prennent peur et décident de ne pas s'approcher davantage. Ils essaient de travailler sans s'occuper de l'objet, mais celui-ci change soudain d'apparence : la lumière jaune s'éteint. A l'endroit où elle a plané se trouve maintenant un ballon bleu-vert qui s'envole vers .

A propos de cette 2de observation, Noël Jean déclare :

Les Jean rapportent leur observation à la police.

Jacques Vallée et sa femme enquêtent sur cette observation au cours d'un voyage de recherche dans l'Ouest de la France ce décembre 1973. Ils commencent par découvrir qu'il ne s'agissait pas de la première observation. 2 mois plus tôt, le jeune homme avait vu 3 sphères jaunes en formation étagée au-dessus de la même plage alors qu'il roulait en voiture avec son beau-frère.

Cependant après cette 2de observation, ce dernier (où le beau-frère ?) décide de ne plus sortir de chez lui. Il ne va plus à pêche et s'enferme dans sa chambre lorsque des enquêteurs viennent lui poser des questions.

Jacques ValléeJacques Vallée et sa femme ne trouvent aucune trace sur la plage. Les gendarmes leur confirment que l'herbe des dunes était intacte. On examine les fils de fer barbelés à proximité pour y déceler une rémanence magnétique. Le test est négatif. Vallée et sa femme apprennent cependant qu'un radioamateur local déclare avoir remarqué un blocage de son récepteur pendant plusieurs minutes au moment du quasi-"atterrissage".

Il existe une installation radar importante près de Cherbourg, dans un endroit nommé Mauperthuis, à 38 km de Carteret. La portée de l'antenne est de 200 km. A ce matin-là, le radar localisa un écho au sud-ouest, se dirigeant vers le nord de Cherbourg. Un objet volant de Carteret vers la Grande-Bretagne suivrait cette trajectoire. Le même matin, le chalutier français Archipel qui se trouvait près des brisants d'Urville, juste à l'ouest de Cherbourg (sur la trajectoire que l'objet doit avoir suivie si l'écho radar correspond à l'ovni), perdit son chemin. Le bateau s'approcha de la côte, heurta les rochers et sombra, heureusement sans pertes humaines.

L'observation avait eu lieu tôt le dimanche matin. Le vendredi suivant, des gens trouvèrent sur une plage voisine de celle de Carteret un équipement de plongée complet, avec contrôleur de radioactivité, signaux sonores, pantalons et vestes avec des étiquettes en anglais.

La police locale, avec l'aide de la DST et de la SDECE, conclua après la découverte d'équipements de plongée près du lieu de l'observation des Jean, que toute l'affaire était en fait un cas de détection de radiations sous-marines, ce qui n'expliquait bien sûr en rien l'écho radar.