Dès le 16ème siècle (peut-être avant le 11ème même), les chinois pratiquent la "variolisation" pour préparer le système immunitaire à se défendre contre la variole. Cela consiste à mettre des gens en contact avec le contenu de pustules de cette maladie, même si ce n'est pas sans risque à l'époque (1 à 2 % de mortalité).

Rage

BCG.

Hépatite B

Poster anti-vaccination, exploitant le fameux sophisme de la pente glissante (commencer par un injection vaccinale mènerait à vouloir s'injecter de la drogue)

En , l’OMS recommande officiellement la vaccination contre l'hépatite B.

En , la France suit cette recommandation en lançant une campagne de vaccination contre l'hépatite B de tous les élèves de classes de 6ème. En , ce sont les nourrissons et les adolescents qui y ont droit. En comptant les adultes, ce sont 20 millions de français 23 millions de doses pour 7 millions d'adolescents de moins de 15 ans qui se vaccinnent ainsi jusqu'en .

Autisme et sclérose en plaque

Un doute

En , Andrew Wakefield publie un article Wakefield & al.: The Lancet, 1998-02 prétendant établir un lien entre le vaccin ROR et l'autisme infantile et l'autisme. Cet article va provoquer une baisse de cette triple vaccination en Grande-Bretagne.

En , Bernard Kouchner (ministre de la santé) déclare qu'il faut suspendre la vaccination de masse dans les collèges, et s’en remettre à la prescription éclairée des médecins de famille. L’immunisation des nouveau-nés et des personnes à risque est toutefois maintenue.

Un lien régulièrement démenti

Sur la dizaine de recherches publiées par la suite, 8 sur concluent à une absence de lien. La 1ère est une enquête cas-témoins effectuée en Grande-Bretagne et publiée en , à la méthodologie fortement critiquée, notamment parce que le lien statistique avait été établi à partir de seulement 11 sujets vaccinés seulement qui, de plus, présentaient déjà un risque élevé de sclérose en plaques. La 2nde publiée début , menée en France et financée par le ministère de la Santé, qui ne montre pas d’augmentation du risque d’une 1ère crise de sclérose en plaques, sauf chez un sous-groupe d’enfants ayant respecté le calendrier de vaccination et ayant reçu le vaccin Engerix B®. Chez ces derniers, le risque est nettement augmenté. La CNP, avisée à l’avance de cette publication, convoque une réunion le , concluant que l’analyse du sous-groupe d’enfants présente de nombreuses faiblesses et une erreur d’interprétation. De plus, les résultats sont contestables et sont le fruit du hasard. La CNP rejette également l’hypothèse que le vaccin Engerix B®, parce qu’il est fabriqué à partir de levures, puisse provoquer la sclérose en plaques. Ce vaccin est le plus utilisé en France.

En , la revue scientifique The Lancet reconnaît qu'elle n'aurait pas du publier l'article de Wakefield (notamment parce qu'elle avait été réalisée sur un échantillon de 12 enfants seulements). Plusieurs autres études (britannique, canadienne, américaine...) invalident ses conclusions. En 3 familles américaines ayant intenté un procès accusant le vaccin d'être responsable de l'autisme de leur enfant sont déboutées.

En The Lancet, suivant un jugement du GMC britannique (Conseil général de la médecine), selon lequel certains éléments de l'article de Wakefield et ses co-auteurs sont "inexacts" et ses méthodes de recherche "non éthiques", se rétracte formellement et retire l'article. En , la justice américaine rejete tout lien entre le vaccin ROR administré à William Mead alors qu'il était bébé et les symptômes d'autisme qu'il a développé 6 mois plus tard. En le BMJ qualifie l'étude de Wakefield de trucage élaboré "Le lien entre le vaccin ROR et l'autisme était "un trucage"", Le Monde, 2011-01-06.

Grippe

H1N1

Grippe espagnole

En , une souche de grippe H1N1 particulièrement virulente et contagieuse fait entre 30 et 100 millions de morts en Europe (l'Espagne n'est pas la seule à être touchée mais, non engagée dans la guerre et avec son roi contaminé, est la seule à médiatiser la grippe)Johnson N.P., Mueller J.: "Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 'Spanish' influenza pandemic", 2002.

2011

En , une "grippe porcine" apparaît au Mexique. L'OMS craint une pandémie due à une nouvelle souche H1N1, qui se révèle finalement moins dangereuse que prévu.

Grippe aviaire et SARS

Intégrismes

En , au PakiIan, Pour les talibans, la vaccination conre la polio est un complot anti-musulman, rendant stérile. "Au Pakistan, la lutte antipolio est la cible des talibans", Le Monde, 2012-12-19

Impact

Retour d'une maladie suite à la propagande anti-vaccination : nouveaux cas de rougeoles aux USA, cumulés, par mois, de

Le , alors que la rougeole avait pu être éliminée aux USA depuis , le CDD annonce qu'avec 644 cas de rougeole dans 27 états, il s'agit du plus grand nombre de cas depuis lors. Il ajoute que la majorité des cas n'étaient pas vaccinés. "Measles Cases and Outbreaks", CDC < Ingraham, Christopher: "The devastating impact of vaccine deniers, in one measles chart", The Washington Post, 2015-01-22

Les principales idées reçues propagée sont Who.int publichealth.org cdc.org:

  • Les vaccins provoquent l'autisme : comme indiqué précédemment, cette idée vient d'un article de qui a été totalement discrédité depuis. Aucune étude n'a trouvé de lien entre les vaccins et le fait de développer un autisme.
  • Le système immunitaire des enfants ne peut pas prendre en charge de si nombreux vaccins : les cellules du système étant renouvelées en permanence, le système immunitaire ne peut être débordé par les vaccins. Comparé aux bactéries auxquelles les enfants sont exposés tous les jours, les vaccins n'ont qu'un impact négatif léger sur le système immunitaire.
  • Mieux vaut l'immunité naturelle que celle apportée par les vaccins : Naturellement, il y a 1 chance sur 500 de mourrir de la rougeole, alors qu'il n'y a que 1 chance sur {{1000000|number}} d'avoir un effet secondaire négatif d'un vaccin contre la rougeole, oreillons et rubéole.
  • Les vaccins n'ont pas contribué à la diminution des infections : Une meilleure hygiène, nutrition, sanitaire et les antibiotiques ont aidé, mais les statistiques montrent que l'aide des vaccins ne peut être négligé Immunize.org.
  • Se faire vacciner ne vaut pas le risque : Des enfants et adultes sont vaccinés sans problème depuis des décennies, et il n'y a aucune étude crédible qui relie vaccins et problèmes de santés à long terme .
  • Les vaccins peuvent inoculer aux enfants la maladie contre laquelle ils sont censés les protéger : Les "symptômes" post-vaccination ne sont qu'une réponse du système immunitaire contre la maladie contre laquelle protègre le vaccin.
  • Une grippe ce n'est pas si grave, et le vaccin n'est pas très efficace : La grippe tue {{500000|number}} personne chaque année dans le monde, alors que le vaccin contre la grippe protège contre les 3 souches principales et réduit le risque de propagation du virus dans la population.
  • Si tout le monde est vacciné, je n'ai pas besoin de le faire : C'est une idée dangereuse car elle débouche sur moins de personnes immunisées, ce qui augmente rapidement le risque de propagation des maladies et virus.