Théorie du complot de la vaccination

Dès le 16ᵉ siècle (peut-être avant le 11ᵉ même), les Chinois pratiquent la "variolisation" pour préparer le système immunitaire à se défendre contre la variole. Cela consiste à mettre des gens en contact avec le contenu de pustules de cette maladie, même si ce n'est pas sans risque à l'époque (1 à 2 % de mortalité).

Rage

BCG.

Hépatite B

Poster anti-vaccination, exploitant le fameux sophisme de la pente glissante (commencer par un injection
    vaccinale mènerait à vouloir s'injecter de la drogue)
Poster anti-vaccination, exploitant le fameux sophisme de la pente glissante (commencer par une injection vaccinale mènerait à vouloir s'injecter de la drogue)

En 1992, l’OMS recommande officiellement la vaccination contre l'hépatite B.

En 1994, la France suit cette recommandation en lançant une campagne de vaccination contre l'hépatite B de tous les élèves de classes de 6ᵉ. En l'année suivante, ce sont les nourrissons et les adolescents qui y ont droit. En comptant les adultes, ce sont 20 millions de français 123 millions de doses pour 7 millions d'adolescents de moins de 15 ans qui se vaccinnent ainsi jusqu'en 1997.

Autisme et sclérose en plaque

Un doute

En février 1998, Andrew Wakefield publie un article aWakefield & al.: The Lancet, 1998-02 prétendant établir un lien entre le vaccin ROR et l'autisme infantile et l'autisme. Cet article va provoquer une baisse de cette triple vaccination en Grande-Bretagne.

En octobre, Bernard Kouchner (ministre de la Santé) déclare qu'il faut suspendre la vaccination de masse dans les collèges, et s’en remettre à la prescription éclairée des médecins de famille. L’immunisation des nouveau-nés et des personnes à risque est toutefois maintenue.

Un lien régulièrement démenti

Sur la dizaine de recherches publiées par la suite, 8 concluent à une absence de lien. La 1ère est une enquête cas-témoins effectuée en Grande-Bretagne et publiée en 2004, à la méthodologie fortement critiquée, notamment parce que le lien statistique avait été établi à partir de seulement 11 sujets vaccinés seulement qui, de plus, présentaient déjà un risque élevé de sclérose en plaques. La 2de publiée début octobre 2008, menée en France et financée par le ministère de la Santé, qui ne montre pas d’augmentation du risque d’une 1ère crise de sclérose en plaques, sauf chez un sous-groupe d’enfants ayant respecté le calendrier de vaccination et ayant reçu le vaccin Engerix B®. Chez ces derniers, le risque est nettement augmenté. La CNP, avisée à l’avance de cette publication, convoque une réunion le samedi 30 septembre, concluant que l’analyse du sous-groupe d’enfants présente de nombreuses faiblesses et une erreur d’interprétation. De plus, les résultats sont contestables et sont le fruit du hasard. La CNP rejette également l’hypothèse que le vaccin Engerix B®, parce qu’il est fabriqué à partir de levures, puisse provoquer la sclérose en plaques. Ce vaccin est le plus utilisé en France.

En 2004, la revue scientifique The Lancet reconnaît qu'elle n'aurait pas dû publier l'article de Wakefield (notamment parce qu'elle avait été réalisée sur un échantillon de 12 enfants seulements). Plusieurs autres études (britannique, canadienne, américaine...) invalident ses conclusions. En février 2009 3 familles américaines ayant intenté un procès accusant le vaccin d'être responsable de l'autisme de leur enfant sont déboutées.

En février 2010 The Lancet, suivant un jugement du GMC britannique (Conseil général de la médecine), selon lequel certains éléments de l'article de Wakefield et ses co-auteurs sont "inexacts" et ses méthodes de recherche "non éthiques", se rétracte formellement et retire l'article. En le mois suivant, la justice américaine rejete tout lien entre le vaccin ROR administré à William Mead alors qu'il était bébé et les symptômes d'autisme qu'il a développé 6 mois plus tard. En l'année suivante le BMJ qualifie l'étude de Wakefield de trucage élaboré b"Le lien entre le vaccin ROR et l'autisme était "un trucage"", Le Monde, 2011-01-06.

Grippe

H1N1

Grippe espagnole

En 1918, une souche de grippe H1N1 particulièrement virulente et contagieuse fait entre 30 et 100 millions de morts en Europe (l'Espagne n'est pas la seule à être touchée mais, non engagée dans la guerre et avec son roi contaminé, est la seule à médiatiser la grippe)cJohnson N.P., Mueller J.: "Updating the accounts: global mortality of the 1918-1920 'Spanish' influenza pandemic", 2002.

2011

En 2011, une "grippe porcine" apparaît au Mexique. L'OMS craint une pandémie due à une nouvelle souche H1N1, qui se révèle finalement moins dangereuse que prévu.

Grippe aviaire et SARS

Intégrismes

En l'année suivante, au PakiIan, Pour les talibans, la vaccination conre la polio est un complot anti-musulman, rendant stérile. d"Au Pakistan, la lutte antipolio est la cible des talibans", Le Monde, 2012-12-19

Impact

Retour d'une maladie suite à la propagande anti-vaccination : nouveaux cas de rougeoles aux USA,
      cumulés, par mois, de 2001/2014
Retour d'une maladie suite à la propagande anti-vaccination : nouveaux cas de rougeoles aux USA, cumulés, par mois, de 2001 à 2014

Le vendredi 3, alors que la rougeole avait pu être éliminée aux USA depuis 2000, le CDD annonce qu'avec 644 cas de rougeole dans 27 états, il s'agit du plus grand nombre de cas depuis lors. Il ajoute que la majorité des cas n'étaient pas vaccinés. e"Measles Cases and Outbreaks", CDC < Ingraham, Christopher: "The devastating impact of vaccine deniers, in one measles chart", The Washington Post, 2015-01-22

Les principales idées reçues propagées sont fWho.int gpublichealth.org hcdc.org: