Découverte

Arrhenius

En , le scientifique Suédois Svante Arrhenius (1859-1927) est le premier à avancer que la combustion des combustibles fossiles peut avoir comme conséquence une augmentation du réchauffement global. Il propose une relation entre la concentration en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère et la température, et trouve que la température moyenne à la surface est d'environ 15 °C à cause de la capacité d'absorption infrarouge de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone. Ceci est appelé l'effet de serre naturel. Arrhenius suggère que doubler la concentration en CO2 mènerait à une augmentation de température de 5°C. Lui et Thomas Chamberlin calculent que les activités humaines pourraient réchauffer la planète en ajoutant du CO2 à l'atmosphère. Cette recherche est un sous-produit des recherches sur le fait que le CO2 puisse expliquer les causes des périodes glaciaires.

Ce travail tombe relativement dans l'oubli, la plupart des gens pensant que l'influence des hommes est de toute façon négligeable en comparaison de l'effet naturel, comme l'activité solaire. On pense également que les océans consomment tellement de carbone qu'ils doivent annuler automatiquement notre pollution.

La vapeur d'eau, elle, est vue comme un gaz beaucoup plus influent sur l'effet de serre. Dans les années 1940s, un développement de la spectroscopie infrarouge pour mesurer les radiations à grande longueur d'onde permet de prouver que l'augmentation de la quantité de CO2 a eu comme conséquence plus d'absorption des radiations infrarouges. On découvre aussi que la vapeur d'eau absorbe des types de radiation tout à fait différents du CO2. Gilbert Plass résume ces résultats en 1955, concluant qu'un ajout de CO2 dans l'atmosphère intercepte les rayons infrarouges qui, autrement, se perdraient dans l'espace, réchauffant ainsi la planète. L'argument que l'océan absorbe la plupart du CO2 reste intact. Cependant, dans les années 1950s, il est prouvé que le CO2 a une durée de vie d'approximativement 10 ans dans l'atmosphère. De plus, on ne savait pas encore ce qui se passerait aux molécules de CO2 après qu'elles aient fini de se dissoudre dans l'océan. Peut-être que la capacité de rétention du CO2 dans les océans était limitée, ou que le CO2 peut être relâché dans l'atmosphère au bout d'un certain temps. Des recherches montrent que l'océan ne pourrait jamais retraiter tout le CO2 de l'atmosphère. On pense que seulement 1/3 environ du CO2 anthropogénique est absorbé par les océans.

Le courbe de Keeling Le courbe de Keeling
Courbes de Keeling montrant une augmentation continue de la teneur en CO2 depuis ainsi qu'une augmentation globale de la température depuis Début de la révolution industrielle

Vers la fin des années 1950s et le début des années 1960s, Charles Keeling utilise les technologies à la pointe de l'époque pour produire des courbes de concentrations pour le CO2 atmosphérique en Antarctique et Mauna Loa, qui vont devenir les principales icônes de la théorie du réchauffement global. Les courbes montrent une baisse globale des températures des années 1940s aux années 1970s.

Au même moment, une recherche sur les sédiments de l'océan montre qu'il y a eu pas moins de 32 cycles chaud-froid durant les derniers 2,5 millions d'années, et donc pas seulement 4. Ainsi commence à se profiler le spectre d'une nouvelle ère glaciaire. Les media et beaucoup de scientifiques ignorent les données scientifiques des années 1950s et 1960s en faveur d'un refroidissement global.

Dans les années 1980s, finalement, la courbe de la température annuelle globale commence à augmenter, et les gens commencent à se poser des questions sur cette théorie de l'ère glaciaire. A la fin des années 1980s, la courbe de température augmente tellement rapidement que c'est la théorie d'un réchauffement global qui gagne du terrain. Les ONG environnementales (Organisations Non-Gouvernementales) commencent à pousser les pays vers une protection de l'environnement afin empêcher un réchauffement climatique à venir, et la presse commence également à s'intéresser au problème, qui devient vite un nouveau sujet de conversation passionné, à l'échelle mondiale. Des images de cheminées d'échappements sont placées à côté de celles de fonte de glace et d'inondations. Un grand cirque médiatique se développe pour convaincre les gens que l'on est en voie de subir un changement climatique important, avec beaucoup d'impacts négatifs sur notre monde. Stephen Schneider, qui en 1976 avait prédit un réchauffement global, devient un des leaders de cette théorie.

En , l'idée que le climat se réchauffait commence à faire consensus. La théorie de l'effet de serre est établie et l'IPCC est fondé par l'UNEP et l'Organisation Météorologique Mondiale. Cette organisation tente de prédire l'impact de l'effet de serre selon les modèles climatiques existants et les informations de la littérature. Elle se compose de plus de 2500 scientifiques et experts techniques de plus de 60 pays, incluant climatologues, écologistes, l'économistes, médecins et océanographes. L'IPCC devient alors le plus grand projet de coopération scientifique de pairs de l'histoire, remettant des rapports sur le changement climatique en 1992, 1996, 2001.

Remises en cause

Le documentaire théorisant une conspiration des défenseurs de l'effet de serre
Le documentaire théorisant une conspiration des défenseurs de l'effet de serre

A partir de , des scientifiques commencent à se poser des questions sur la théorie de l'effet de serre, de nombreuses incertitudes reposant sur les données et les modèles établis. Ils contestent les bases de la théorie que sont les données sur les températures annuelles globales, pensant que les mesures n'ont pas menées correctement et qu'il manque des données sur les océans. De plus, les vagues de froid ne sont pas expliquées par les données sur le réchauffement global, et les satellites montrent des températures totalement différentes des données initiales.

Cette année-là, un documentaire va même jusqu'à théoriser un complot de l'effet de serre The Greenhouse conspiracy, qui ne serait qu'un moyen pour les scientifique de s'attirer des financements, et pour des crypto-socialistes/communistes de taxer et détruire l'industrie mondiale.

Sans basculer dans l'idée du complot, l'idée commence à germer chez certains que les modèles de réchauffement global ont surestimé le réchauffement de ces 100 dernières années, et l'IPCC entreprend de revoir ses données initiales sur le réchauffement global. Toutefois, cette révision ne remet pas en cause la tendance actuelle existante.

Nous savons maintenant que fut globalement l'année la plus chaude, suivie par , , et . Les 10 années les plus chaudes jamais mesurées ont été après les 1990s. Les comptes-rendus sur le climat par l'IPCC restent contestés par beaucoup de scientifiques, entraînant de nouvelles recherches et des réponses fréquentes aux sceptiques de l'IPCC.

Ce débat sur le réchauffement global continue encore de nos jours et les données sont constamment relevées et renouvelées, les modèles leur étant réadaptés. Jusqu'à présent peu de données relevées vont à l'encontre d'un changement climatique, ne serait-ce qu'en raison des incertitudes qui reposent encore sur la théorie. Mais le changement climatique est aussi un problème global difficile à résoudre par des pays seuls. Ainsi, en 1988, le protocole de Kyoto (Japon) exige des pays participants de réduire pour la période de 2008 à leurs émissions de gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, HFCs, PFCs, and SF6) d'au moins 5% par rapport aux niveaux de . Il est signé à Bonn en 2001 par 186 pays, en dépit du retrait des USA et de l'Australie.

A partir de , la terminologie avancée sur l'effet de serre a commencé à changer en raison de l'influence médiatique. Le terme d'effet de serre fut de moins en moins utilisé et les gens ont commencé à nommé cette théorie en tant que réchauffement global ou changement climatique Maslin, M., Global Warming, a very short introduction. Oxford University Press, Oxford 2004 < Enzler, B AS S.M."Histoire de l'effet de serre et du réchauffement global".

A partir de , une action de lobbying intense est menée par l'Institut Heartland Un "think tank" conservateur financé par un certain nombre de fondations et sociétés conservatrices (les donateurs incluent les American Scaife Foundations--recognize that name from the Clinton entry?) et leur comité directeur a inclu des cadres de ExxonMobil comme Philip Morris (dont l'autre grande cause est de convaincre qui veut l'entendre que fumer des cigarettes n'est pas dangereux) et plus généralement la Cooler Heads Coalition, dont les membres n'ont pas intérêt à ce que leurs activités industrielles soient régulées. Ceux-ci défendent l'idée que le réchauffement climatique n'a pas lieu et que, même s'il avait lieu, il serait plutôt bénéfique. En particulier, l'institut publie une liste de 500 scientifiques remettant en cause le réchauffement climatique. Dès que la liste est publiée, cependant, nombre des scientifiques sont choqués de trouver leurs noms dedans. 45 d'entre eux demandent à ce que leurs noms soit immédiatement enlevés, disant ne pas être au courant de ce que raconte l'Institut et qu'ils croyaient tout à fait au réchauffement climatique. Une poignée d'autres noms sont ceux de personnes décédées ou inventées, et n'avaient donc pas menés de recherches récentes. Pour finir, un d'entre eux est même astrologue.