SOBEPS, examen d'une diapositive prise à Petit-Rechain, en 1990

Soumeryn-Schmit, Daniel (1er assistant, chef du service photographique de l'IRPA): Bruxelles, 30 janvier 1994

La qualité de l'étude menée par le professeur Archeroy de l'Ecole Royale Militaire et les moyens mis en oeuvre pour réaliser celle-ci ne laissent pas beaucoup de place pour apporter des éléments neufs.

J'ai d'abord examiné la diapositive à la loupe afin de déceler toute trace d'un quelconque trucage photographique et je n'ai trouvé aucun indice. Pas de faux bord, l'image du ciel va jusqu'aux perforations du film. Ceci ne prouve évidemment pas qu'il n'y a pas eu trucage ! La réflexion due à l'effet de contre-jour dans les lentilles de l'objectif est un élément plutôt favorable pour penser qu'il s'agit d'une prise de vue directe telle que relatée par P. M. J'ai pu constater un aussi défaut ou un accident dans la gélatine visible déjà sur la photo de couverture du livre publié par la SOBEPS. Celui-ci, de forme ovale, est situé un peu en haut à gauche du feu que l'on peut voir en bas sur la photo.

Ensuite, afin de faire ressortir la forme la plus sombre de la structure triangulaire, j'ai photographié la dia sur un film négatif noir et blanc en surexposant fortement afin d'enregistrer les hautes densités de la diapositive. Lors du tirage de l'épreuve, en jouant sur la gradation du papier, j'ai pu obtenir une image du triangle. J'ai pu constater à mon tour que les bords de celui-ci ne sont pas également nets. Les 2 bords supérieurs gauche et droit sont nets alors que ceux-ci sont flous dans la partie inférieure. On peut imaginer qu'une partie du triangle ait bougé dans la pose de 1 à 2 s, provoquant ce flou. La présence des zones de netteté dans la partie supérieure témoignent que le photographe avait la main sûre !

Les mouvements de feux sont, comme on l'a déjà dit, indépendants de la partie inférieure du triangle et du photographe. Ce qui est étonnant aussi ce sont les sortes de flamèches qui s'échappent de ces feux, particulièrement du feu inférieur et du feu droit. De même la légère frange de lumière sur le bord supérieur droit du triangle.

A partir de ces constatations 2 hypothèses sont possibles. Soit nous nous trouvons devant l'image d'un engin venu d'ailleurs, soit cet engin est le produit d'un canular ou d'une mystification. Dans ce dernier cas il faudrait tout mettre en oeuvre pour reconstituer les faits.

Un autre problème est celui du manque d'autres références sur la diapositive telles que toits de maisons, arbres... qui permettraient éventuellement de situer l'engin et d'en évaluer ses dimensions.

La dernière chose enfin qui me dérange est le peu d'empressement manifesté pour développer le film. S'il m'était arrivé pareille expérience, j'aurais fait développer mon film le plus vite possible et je n'aurais pas pris le risque de l'envoyer par la poste !