Le panorama émergent du problème ovni

Hynek, J. A. (Université Northwestern, Evanston, Illinois): 13èmes Rencontres des Sciences Aérospatiales de Pasadena (Californie), 20-22 janvier 1975.

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Cet article entend présenter les éléments du problème des ovnis, aujourd'hui. Des signalements réellement non identifiés d'événements dans les airs et proches du sol existent, des événements d'origine mondiale et semblant correspondre à un nombre de schémas relativement limité. Les données, soumissibles à une étude de nature interdisciplinaire, impliquant un certain nombre de disciplines scientifiques et nécessitant probablement de nouveaux départs en méthodologie, ont dans le passé été imparfaitement étudiées et virtuellement ignorées par la science. Un intérêt croissant et une ouverture d'esprit envers le phénomène ovni, quelle que soit sa cause, existe chez des scientifiques établis et le public éduqué, et un Centre pour les Etudes sur les Ovnis a été créé, dont les activités sont guidées par un comité scientifique de scientifiques établis dans leurs disciplines respectives. L'objectif exceptionnel de s'attaquer au problème ovni est la formulation d'une hypothèse - ou d'hypothèses - qui englobe les paramètres établis du phénomène ovni - indépendamment du niveau auquel elle puisse devoir dépasser les limites de la science d'aujourd'hui.

L'image contemporaine du phénomène ovni qui a fini par émerger est que le phénomène ovni est en fait un problème légitime pour la science, bien que de savoir à quelle discipline, ou disciplines, il appartient de manière adéquate soit un problème en soi  ; il semble clairement être un problème interdisciplinaire, nécessitant une méthodologie interdisciplinaire. Les données disponibles ne sont qu'en partie soumissibles aux procédures expérimentales strictes des physiciens ; les données sont des données observationnelles et non de laboratoire et expérimentales, et sont donc plus apparentées aux données observationnelles de l'astronome que des résultats expérimentaux du physicien. Comme l'astronome qui doit attendre mais être prêt lorsqu'un événement tel qu'une éclipse ou un bolide intervient, l'enquêteur du phénomène ovni ne peut commander les événements mais doit les attendre, sans savoir ni où ni quand. Mais ni le physicien ni l'astronome, contrairement au biologiste et aux spécialistes des sciences sociales, ne traitent de phénomènes montrant un comportement intelligent ; l'enquêteur sur les ovnis pourrait y être confronté. Si tel est le cas, la méthodologie des sciences comportementales serait alors applicable ; de fait, si le comportement intelligent de la part des ovnis peut-être catégoriquement établi, des éléments de la théorie des jeux pourraient se révéler nécessaires. Cela pourrait impliquer le concept de savent-ils que nous savons qu'ils savent que nous savons. En tous état de cause, une méthodologie souple pour ce problème interdisciplinaire est nécessaire.

Mais un élément commun à toute entreprise scientifique est le problème du ratio signal-sur-bruit ; dans le phénomène ovni ce problème est majeur. Le problème des ovnis est, initialement, un problème de signal-sur-bruit. Le bruit est, et a été, si grand que l'existence d'un signal a été sérieusement mise en doute. Isaac Asimov, que personne ne pourrait accuser de manquer d'imagination, écrit : 

Nous voyons ici une partie très importante du problème ovni, celle de la présentation des données aux hommes de science, et aux hommes, comme Asimov et d'autres qui excellent dans l'écriture sur la science.

Les efforts scientifiques peuvent être sérieusement entravés si l'image populaire d'un sujet est grossièrement trompeuse. Les financements peuvent être raccourcis et les bons hommes de science souhaitant accorder du temps au sujet sont aptes à faire face à une représentation erronée chaque fois que leur leur travail reçoit une attention publique. La foudre en boule représentent simplement un tout aussi grand inconnu que le phénomène ovni, bien que des scientifiques puissent discuter ouvertement de ces boules de lumière mais seront probablement censurés s'il parlent de lumières non identifiées similaires qui durent plus longtemps, sont plus lumineuses, et se déplaçent sur de plus grandes distances, mais sont qualifiées d'ovnis. Une présentation adaptée du phénomène des ovnis aux media pourrait ne pas sembler partie intégrante du problème des ovnis, en soi, mais ses effets sont grands. 

L'aspect de signal-sur-bruit du problème des ovnis est aggravé à un haut degré parce que le signal est un signal totalement innatendu, et représente un ensemble totalement nouveau d'observations empiriques ne correspondant à aucun cadre existant dans aucune des disciplines scientifiques acceptées. On pourrait même contempler que le signal en lui-même signale la naissance d'une nouvelle discipline scientifique.

Je reviens sur la mise au rebus du phénomène ovni par des personnes comme Isaac Asimov, en partie, en raison de la piètre présentation des données à ces personnes. Ceci représente une facette importante du problème des ovnis en lui-même et doit être pris en compte si nous devons faire un progrès quelconque dans l'étude du signal. Une analogie pourrait être utile ici : dans l'isolation of radium, Mme Curie fut obligée de travailler sur des tonnes de minerai afin d'obtenir une quantité minuscule de radium. Cependant il n'y avait pas de doute quant au signal dans le "bruit du minerai". La radioactivité du minerai ne fut pas remise en cause. Supposons qu'au lieu de celà ait existé une rumeur - un vieux conte de bonne femme, ou une histoire d'alchimiste - selon laquelle il existait un élément inconnu miraculeux qui pouvait être utilisé dans la transmutation des éléments, et qui avait des pouvoir miraculeux de guérison ainsi que d'autres propriétés exotiques. Un scientifique quelconque, sur la base d'un tel conte d'alchimiste, aurait-il fait ce que Mme Curie a fait pour extraire le signal du bruit de tonnes de minerai ? Difficilement. Mme Curie savait qu'il y avait un signal - ce n'était pas une rumeur. Et bien que le travail fut immense, il y avait une méthodologie définie, scientifiquement acceptée pour séparer le signal du bruit.

Maintenant, dans le problème des ovnis nous ne savions pas au début qu'il y avait un signal - il y avait simplement des récits, inacceptables pour les scientifiques en tant que corps. Seuls ceux d'entre nous, à travers une longue exposition au sujet, ou motivés par une curiosité hantante de travailler dans le domaine et de mettre nos mains dans le camboui des données brutes, en arrivèrent à savoir qu'il y avait un signal. Nous savons que nous ne pouvons trouver une solution triviale au problème, i.e., une solution de sens commun selon laquelle le phénomène soit entièrement une question de méprises, et de canulars, ou un phénomène naturel connu, e.g., de nature météorologique. Nous savons qu'il existe un sous-ensemble des signalements d'ovnis de haute étrangeté et de haute crédibilité de témoins auquel personne - et j'insiste - personne, n'a été capable d'attribuer une explicnation viable.  Mais les Isaac Asimovs et les scientifiques formés, tout comme de larges segments du public, ne savent pas cela. Et nous ne pouvons nous attendre à ce qu'il le savent à moins que nous leur présentions les données de manière adéquate, fournissant ainsi une motivation à l'étude du sujet. Nous qui avons travailler dans le domaine des ovnis sommes un peu dans la position de Einstein qui écrivit à Arnold Sommerfeld en réponse au scepticisme de Sommerfeld sur la Théorie de la Relativité Générale :

La défense émotionnelle du phénomène ovni est injustifiée ; les faits, présentés de manière adéquate, doivent parler d'eux-mêmes.

Avec un niveau de bruit si élevé, et avec l'interprétation populaire des ovnis comme étant des visiteurs de l'espace plutôt que juste ce que signifient leurs initiales, Objets Volants Non Identifiés - un phénomène non identifié que nous ne connaissons pas - il est très difficile pour quelqu'un de se motiver pour l'étude du sujet.

Le bruit dans le problème ovni est double. Il y a le bruit évident, mais aussi le bruit plus "sophistiqué", qui pourrait même faire partie du signal. Le bruit évident est semblable à celui bien connu de tout scientifique. Un astronome reconnaît le bruit des erreurs d'observation, d'erreurs instrumentales ou celui introduit par la distortion atmosphérique, par les statistiques de photons, etc. 

Dans notre problème le bruit est de la même manière constitué d'erreurs d'observations (bien qu'à un degré bien plus élevé), mais aussi de projections mentales, substitution délibérée de l'interprétation d'un événement pour l'événement en lui-même, comme J'ai vu un vaisseau spatial la nuit dernière pour J'ai vu une lumière dans le ciel la nuit dernière, et le bruit totalement étranger des imaginations déséquilibrées des fanatiques pseudo-religieux propageant des histoires infondées et acceptant sans regard critique n'importe quoi et tout ce qui attire leurs imaginations déformées. 

Le projet Blue Book de l'Air Force a démontré amplement le problème majeur et évident du bruit. L'étude de quelques 12 600 cas présents dans les fichiers de l'Air Force montra que la grande majorité des rapports initiaux - environ 80 % d'entre eux - se révélaient simplement être des méprises d'objets et phénomènes connus, autres types d'erreurs, et quelques canulars. Cette conclusion est pleinement corroborée par mes propres nombreuses années d'expérience dans l'enquête de signalements d'ovnis, ainsi que par l'expérience d'enquêteurs sérieux de divers pays avec lesquels j'ai discuté de cette question.

Le ratio de 4:1 semble être une sorte d'invariant ; il était présent dans le premier rapport du projet Sign (1949) et a été jusqu'ici, présent au cours des années depuis. Le bruit élevé est un betenoir pour ceux qui réalisent des catalogues de signalements d'ovnis ; clairement si 80 % des signalements bruts représentent du bruit, very little of consequence can be extracted from such extensive lists à moins qu'un mécanisme soit employé pour upgrade the original basic data. Le Dr. Saunders, que nous entendrons plus tard, et qui a réalisé un travail étendu dans la production du volumineux UFOCAT, est, bien sûr, bien conscient du niveau de bruit élevé et a prévu dans son système de codage un moyen par lequel des cas ayant un haut degré de probabilité d'être le "signal" peuvent être extraits du bruit. Des enquêteurs ou des organisations moins scientifiquement orientés pourraient ne pas être pleinement conscients du fort facteur de dilution que représente le niveau de bruit.

Les entrées de bruit évidentes peuvent être autorisées ; il s'agit des données en entrée qui pourraient ou ne pourraient pas être du bruit qui reste pour nous vexer. Prenez, par exemple, les rencontres rapprochées dans lesquelles des effets physiques et des occupants d'appareils, respectivement, sont signalés. Le projet Blue Book a considéré l'ensemble de celles-ci comme du bruit, écartant presque toujours les 1ers comme des "canulars" et les 2nds comme "psychologiques". 

Mais étaient-elles toutes des canulars ou le produit d'esprits déséquilibrés ? Aujourd'hui, avec une base de données bien plus grande que celle qui fut disponible pour Blue Book (non seulement pour de très nombreux rapports d'ovnis dans ce pays qui ne trouvèrent jamais leur chemin vers Blue Book, mais le flux des rapports étrangers, recueillis par des organisations et enquêteurs ufologiques dans de nombreux autres pays également largement non pris en compte par Blue Book), nous reconnaissons les schémas self-same intervenant aujourd'hui que ceux qui furent signalés dans les années 1950s. Il est devenu de plus en plus difficile d'écarter ces schémas rapportés. Certains que nombre d'entre nous considéraient à l'origine comme du bruit pourraient même se révéler être une partie du signal ! Prenez, par exemple, les rapports venant de régions widely scattered du globe, des aspects seemingly paranormal de certains rapports d'ovnis. Ces cas de "contactés" ont généralement été considérés même par des enquêteurs sur les ovnis chevronnés comme des émanations de cinglés. Pourraient-ils, cependant, faire partie d'un signal extrêmement complexe qui notre culture ne saurait pas interpréter ? 

Tout ceci, bien sûr, complique notre évaluation du problème des ovnis. Mais reste, en 1er lieu, un problème de ratio signal-sur-bruit. Prenons par conséquent acte du bruit et de sa présence omniprésente, et tournons-nous vers les principaux éléments du panorama émergent du phénomène des ovnis.

Les aspects du problème des ovnis et les objectifs scientifiques qui y sont associés sont, à mon avis, ceux-ci :

  1. Les signalements vraiments non identifiés d'événements dans les airs ou proches ou sur le sol existent

    Nier ceci reviendrait à dire que nous, en tant que scientifiques, comprenons tout ce qui se passe dans le ciel, dans les airs et sur le sol (nous ne comprenons pas la foudre en boule, par exemple !). Un large pourcentage de ces observations a été qualifié populairement d'ovnis, et également populairement interprété le plus souvent comme la preuve d'une intelligence extraterrestre. Une telle interprétation n'est pas garantie en l'absence d'une étude détaillée du contenu des signalements d'observations non identifiées. Il est essentiel d'établir avec un haut degré de probabilité, si ce n'est de certitude, les caractéristiques, à la fois spécifiquement et statistiquement, du contenu de ces observations non identifiées, le contenu des observations signalées constituant le phénomène ovni. Car le "NI" de OVNI signifie simplement Non Identifié, et pourrait couvrir une large gamme de causes indépendantes.
  2. Les observations qualifiées d'observations d'ovnis représentent un phénomène mondial et semblent se manifester sous forme d'un nombre réduit de schémas d'apparence et de comportement

    Ces schémas sont bien décrits par les enquêteurs d'ovnis et sont le sujet d'articles ultérieurs dans ce programme, et je ne ferais que les résumer globalement, sur la base de mon travail sur le sujet. Le contenu des rapports les plus fiables, tel que jugé par le calibre des témoins, décrit, sur une base globale, des appareils apparemment physiques ayant les propriétés suivantes : ils peuvent manoeuvrer avec aisance dans notre atmosphère, ils semblent largement indifférents à la gravité et aux propriétés inertielles de la matière (telles que montrées par la capacité de rester en survol à quelques pieds au-dessus du sol ou haut dans les airs sans grand effort apprent, ainsi que la capacité à accélerer, souvent sans bruit, à des rythmes incroyables par rapport aux standards ordinaires). Ils apparaissent capables de détection par radar en certaines occasions, comme cela est attesté par certains des meilleurs récits impliquant des confirmations radar d'observations visuelles, et vice versa. De nuit ils sont principalement visibles par une lumière propre et seulement secondairement par reflet, et virtuellement toutes les couleurs du spectres sont rapportées avec un changement de couleur souvent observé lorsque l'ovni accélère.

    Les ovnis sont capables d'effets physiques : ils sont décrits laissant des traces d'atterrissage ou d'autres indices physiques de leur proximité, tels que des anneaux ou autres types d'empreintes sur le sol, plant life is withered or blighted, ils sont capables d'être enregistrés photographiquement, capables d'influencer des animaux (il a souvent été rapporté que l'attention sur la présence d'un ovni a d'abord été attirée par des animaux) et des effets physiologiques sur des humains sont souvent été rapportés, e.g., une paralysie et une cécité temporaire, des maux de têtes, nausées, mais un dommage permanent ou fatal a rarement été signalé.

    La question de savoir si le phénomène ovni est la manifestation d'un certain type d'intelligence, qu'elle soit extraterrestre, "meta-terrestre" ou en fait un certain aspect de la nôtre, est une question critique. A n'en pas douter, dans les cas de rencontres rapprochées où des créatures ou des occupants, ostensiblement les pilotes des appareils, sont signalés, un comportement intelligent d'un certain type semble évident.  Même si les occupants sont des robots, une intelligence plus distance est impliquée. La réponse presque universellement rapportée à la détection de ces occupants constitue une partie importante du panorama ;  une fois détectées les créatures sont rapportées disparaître rapidement et décoller. A l'exception de certains cas, il ne semble y avoir aucun désir d'une quelconque implication avec la race humaine.

    Les cas sans occupants, allant de lumières vues de nuit (dont le comportement, l'apparence générale et les trajectoires ne se conforment pas à une explication évidente) aux disques d'apparence métallique souvent signalés de jour, aux appareils avec dôme, ouvertures signalés principalement la nuit, tous montrent des comportements pouvant être caractérisés comme intelligents par contraste au comportement d'une démarche aléatoire.

    La propriété très particulière des ovnis, une qui a amené beaucoup à écarter le sujet dans son ensemble, est la localisation extrême du phénomène dans l'espace et le temps. Pourquoi plus de gens n'ont-ils pas vu ce qui est tant-et-tant rapporté ? demande-t-on souvent. La répondre est probablement double :  l'expérience de la plupart des enquêteurs est que les cas de rencontres rapprochées ne manifestent de préférence dans des lieux relativement isolés, loin des habitations et installations fréquentées par les humains. Ceci est évident à partir d'une étude de catalogues spécialiés de ces événements dont le bruit a autant que possible été maîtrisé. On pourrait être tenté de dire à partir de tels cas qu'une sorte de "principe d'évitement" a été suivi, mais plus d'étude est nécessaire pour établir ce point de manière ferme.

    Ensuite, la raison pour laquelle des ovnis ne sont pas vu par de grands groupes de gens, ou séquentiellement par des groupes indépendants de gens le long de la trajectoire d'un ovni, est simplement que des trajectoires verticales plutôt qu'horizontales sont largement favorisées. Récemment, il a été mis en avant sur une émission TV populaire que lorsqu'un météore particulièrement brillant intervient il est vu par un grand groupe de gens, photographié par beaucoup, et sa trajectoire tracée de manière précise. Pourquoi cela n'est-il pas le cas des ovnis ? Ce fut le cas fameux d'une boule de feu brillante diurne qui voyagea presque horizontalement, à des miles de hauteur, à travers plusieurs états, et traversa des zones de haute densité touristique en été (équipé d'appareils photo !). Les ovnis, cependant, sont plus souvent signalés descendre à un angle raide, rester en survol quelques moments, puis décoler à nouveau selon une trajectoire presque verticale. Couplé à l'apparence de régions généralement isolées, ceci fournit une explication raisonnable au manque de témoins.

    La majorité des observations se font de nuit, et, comme Vallée et Poher l'ont montré, si la rectification des habitudes de sommeil de l'humanité sont valides, la majorité des événements (mais pas les observations) interviennent aux premières heures du matin.

    L'un dans l'autre, le panorama émergent du problème ovni tourne autour du panorama tout aussi émergent du phénomène ovni en ce qu'il représente un ensemble d'observations empiriques et entièrement nouvelles que notre cadre scientifique actuel a du mal à assimiler. Au lieu de cela, le survol, les accélérations rapides et les manoeuvres apparemment aiées des ovnis impliquent clairement une technologie hautement avancée - si, comme les enquêteurs sur les ovnis s'accordent à le penser, les événements rapportés représentent bien du signal et non du bruit.
  3. Le phénomène ovni a été ignoré ou très imparfaitement étudié par la fraternité scientifique

    Je pense que ceci a été largement du à la piètre présentation de la problématique du sujet. Il serait difficile de s'attendre à ce que la fraternité scientifique puisse s'être motivée pour l'étude des signalements ovnis au regard du ration signal-sur-bruit extrêmement élevé et au "soutien" médiocre envers le sujet. En termes TV, le programme a eu un mauvais sponsor. Il a été présenté principalement dans les tabloïds, dans les magazines bon marché, et dans la presse à sensation.
  4. Les données sur les ovnis sont amenables à une étude de nature interdisciplinaire, impliquant à certain nombre de disciplines scientifiques et nécessitant probablement de nouveaux départs en méthodologie

    Nous ne savons pas à qui appartient vraiment le problème des ovnis - au physicien, au sociologue, ou au psychiatre. Nous savons seulement qu'il existe. Les retours radar et autres effets physiques du phénomène ovni, y compris les photographies, sont à l'évidence sujettes au laboratoire et à d'autres analyses physiques.

    En attendant que des spectrogrammes de lumières nocturnes soient obtenus, et que des mesures précises d'accélérations angulaires, trajectoires, sons et de couleurs et changements de couleur soient disponibles, des méthodes moins précises, apparentées à celles utilisées dans le rassemblement de données de renseignement, doivent être employées. Des méthodes statistiques, telles que celles utilisées par Poher, Saunders et Vallée, peuvent être employée puissamment employées.

    Tant que nos données principales se présentent sous la forme de récits de témoins, on a le même problème, par exemple, que l'enquêteur de crash aérien interrogeant les témoins, ou qu'un detective enquêtant sur un cas suspect d'incendie criminel. Il devient de plus en plus clair que dans le problème des ovnis, la méthodologie doit être adaptée au phénomène, et non le phénomène à une méthodologie particulière.

  5. Il existe un intérêt croissant, et une attitude d'ouverture, envers le phénomène des ovnis, quelle que soit sa cause, de la part de scientifiques établis et du public éduqué

    Un aspect très intéressant du panorama émergeant du problème des ovnis est la volonté croissante de scientifiques et de personnes techniques d'entrer dans la discussion du phénomène ovni, même menée au niveau de la controverse. Un nombre croissant de personnes bien informées n'écartent plus le sujet comme un non-sens absolu et comme faisant partie de la même catégorie que la sorcellerie, la démonologie, les loups-garosu, etc., bien que l'on trouve toujours des livres sérieux sur les ovnis rangés dans les bibliothèques et les librairies sous "Occulte", "Mysticisme" et "Science Fiction". 
  6. Un Centre pour les Etudes sur les Ovnis a été créé, une association libre de scientifiques motivés par leur intérêt commun pour le problème des ovnis

    Le Centre a été établi pour remplir 3 fonctions principales. D'abord, fournir un point focal pour les efforts des scientifiques devenus intrigués et préoccupés par le problème ovni et souhaitant faire contribuer leur expertise dans leurs disciplines respectives pour s'attaquer au problème ; en second, de fournir un lieu à ceux souhaitant obtenir des informations d'autorité et fiables sur le phénomène ovni et les documents, rapports, etc. associés non facilement accessibles ailleurs ; et troisièmement, pour fournir un lieu où les gens ayant vécu un expérience ovni puisse la signaler sans peur du ridicule et où ils puissent sentir qu'un tel signalement peut contribuer à une approche scientifique de ce problème.

    Le Centre n'est pas ouvert à tout le monde, pour des raisons évidentes, mais a bien le statut d'une corporation à but non lucratif, et en tant que telle, peut accepter des contributions déductibles des impots. Il cherche ouvertement un soutien financier de sorte qu'il puisse soutenir et publier la recherche de ses membres scientifiques, maintenir une bibliothèque, organiser des symposia, et agir comme un "centre de vérification" pour les demandes d'autres corps scientifiques et du public.
  7. L'objectif exceptionnel dans l'attaque du problème des ovnis est la formulation d'une hypothèse, ou d'hypothèses, - indépendamment de leur portée lointaine ou d'à quel point ces hypothèse pourraient devoir être en conflit apparent avec les concepts scientifiques d'aujourd'hui - qui engloberont les schémas comportementaux des ovnis ayant été établis par la plus scrupuleuse des analyses

    Etant donnés les éléments du panorama actuel du phénomène ovni, il est clair que toute hypothèse viable that meets these picture elements satisfactorilly will be, according to present views, "far out". Il y a eu d'autres moments dans l'histoire de la science où des départs striking de concepts classiques ont été nécessaires. De nouvelles hypothèses devant d'une manière ou d'une autre utiliser la connaissance actuelle comme tremplin, it is a sobering thought de contempler que le gap entre le tremplin du connu et une hypothèse ovni viable pourraient même être si grand qu'il puisse empêcher la formulation d'une hypothèse acceptable actuellement. Ainsi, par exemple, il y a seulement 1 siècle, une période sans importance de temps dans l'histoire totale, les meilleurs esprits scientifiques auraient pu ne pas avoir envisioned les processus nucléaires dont nous sommes aujourd'hui certains qu'ils ont lieu au sein du plus profond des étoiles. La question de la production d'énergie du Soleil capable de maintenir le flux sun's prodigious outflow of energy for hundreds of millions of years - une période de temps demandée par l'histoire fossile de millions d'années - ne pouvait tout simplement pas trouver de réponse dans une quelconque hypothèse concevable pour les scientifiques d'il y a 1 siècle. Il est indeed sobering, yet challenging, de considérer que le phénomène ovni dans sa totalité pourrait n'être que le bout de l'icerberg proverbial du signalement d'un domaine entièrement nouveau de la connaissance de la nature as yet totally unexplored, an unexplored and as unimagined que les processus nucléaires l'auraient été il y a 1 siècle.

    Il est nécessaire d'être conscient de cette possibilité mais it should not cow us dans une inactivité désespérée. Il pourrait y avoir des hypothèses viables qui puissent être posés en termes actuels. Le phénomène ovni existe, et ce fait seul devrait représenter un défi pour la science et non un barrage. Nous avons la responsabilité en tant que scientifiques de soutenir ceux qui acceptent ce défi même si nous pouvons nous-même ne pas être enclins à poursuivre sur ce sujet. En tout éventualité, le ridicule de ceux qui considèrent ce sujet ne devrait pas entrer, le ridicule ne faisant certainement pas partie de la méthode scientifique.

    C'est pour soutenir ces scientifiques devenus intrigués par le défi du phénomène ovni que le Centre pour les Etudes sur les Ovnis a été créé, et le comité scientifique du Centre accueille avec bienveillance votre intérêt et votre coopération. 
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