La nature de la preuve scientifique : une synthèse

Morrison, P.: Symposium de l'AAAS sur les ovnis, 26-27 décembre 1969, Boston (Massachussetts) Sagan-Page 1972, pp. 276-290.

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Fournir une synthèse adéquate de cette discussion détaillée, remplie de données, qui a occupé 3 sessions est particulièrement difficile. Par conséquent, je n'essaierai pas de faire un synopsis détaillé point par point. Ma tâche d'origine fut de préparer un commentaire sur la méthode, dans lequel j'avais essayé d'introduire les données et les questions discutées devant nous à ce symposium, afin de présenter un type de modèle de ce qui selon moi pouvait être dit. Je veux souligner qu'il ne s'agit pas d'une position définitive. Comme toutes — ou presque toutes — les positions scientifiques, elle a une nature à la fois de tentative et ambigüe ; pour cette raison elle fera défaut à la conviction, comme elle devrait en fait le faire.

J'ai découvers avec une certaine panique, lorsque j'ai lu la version imprimée du programme de l'AAAS, que le titre de ma contribution était Nature de la preuve physique. Ce qui pour moi voulait dire La nature de la preuve scientifique. En tant que physicien, je place la science dans le domaine de la physique ; je ne voulais pas distinguer preuve physique et témoignage. J'admets qu'une distinction est faite dans l'interprétation courante de la phrase, en particulier dans le droit courant. Mais c'est une erreur heureuse, parce qu'elle me permet de voir le sujet d'une manière plus claire qu'auparavant.

Quelle est la nature de la preuve physique scientifique ? Il existe de nombreux canons triviaux donnés dans les livres. Par exemple, la reproductibilité est souvent listée, en particulier dans les textes élémentaires. C'est absurde ; personne ne demande que l'on soit sommé de reproduire une éclipse ou une aurore ou de nombreux autres phénomènes naturels. De nombreuses sciences sur Terre seraient éliminées si on prenait ce canon au sérieux. La règle ne signifie pas vraiment reproductibilité au sens d'une expérience reproduite en laboratoire. C'est bien sûr un modèle très rigoureux, mais on ne peut pas toujours l'utiliser.

Pas plus que cela ne signifie — comme je pense le Dr. Baker, dans son analyse de photographies, était fondé à dire (je pense qu'il sera plutôt d'accord que ceci n'est pas seulement une condition philosophique mais aussi de travail pour lui) — que l'information scientifique, la preuve scientifique, doit être suffisamment "solide", dans le sens qu'elle doit être enregistrée objectivement, sans l'intervention spécifique d'un témoin. Où aurait été Darwin si ces canons avaient tous 2 été acceptés ? En fait, de très nombreuses observations ne sont pas de ce type reproductible, instrumental. De fait, il doit être spécifique de notre époque, où l'on dispose de capteurs et de moyens puissants pour prendre en compte les données dans des circuits électroniques, de voir les choses ainsi. Lorsque Eddington tentait de caractériser la même chose pour le lecteur lambda, il parlait de lectures d'indicateurs ; et bien sûr la vision du témoin de la coïncidence de l'indicateur avec un tracé d'échelle était un lien nécessaire puisque Eddington l'avait vu. La photographie ou les affichages n'étaient alors pas courants dans l'enregistrement de lecteurs de compteurs.

Donc ni la reproductibilité ni l'absence d'humains dans la chaîne des données ne constituent un critère de bonne preuve. Mais je soutiens qu'il existe de tels critères, et j'aimerais les développer. Peut-être n'est-il pas souhaitable de distinguer une excellente preuve en science d'une excellente preuve en droit. Je ne souhaite pas faire cette distinction de manière très précise : elles pourraient bien se révéler être la même chose. Mais dans les sciences, au moins nous pouvons mener une analyse détaillée et [self-conscious] de la compétence de l'instrument afin de soutenir les inférences qui sont faites. Le point le plus difficile à réaliser pour les étudiants (en particulier lorsqu'ils ont eu un long passé d'études dans d'excellents livres, dans lesquels sont énumérés théorème après théorème, sont faites inférence après inférence, et toutes les expériences sont superbement décrites) est que, en fait, les expériences et inférences publiées dans la littérature scientifique sont en grande partie fausses ! Je ne parle pas des signalements d'ovnis mais du type d'éléments détaillés et ternes apparaissant page après page de nos sortes de journaux. Généralement ce sont des idées simples, généralement les auteurs ont une idée du fait qui quelque part est mélangé dans quelque chose est faux. Maintenant, ce qu'on doit comprendre si l'on veut utiliser un instrument de manière fiable est la chaîne complète des événements qui fait amène l'aiguille à occuper la position sur l'échelle — ou qui amène un "affichage" à avoir lieu, pour utiliser un idiôme plus moderne. Je soutiens que le témoin individuel efficace doit être examiné exactement de la même manière.

Du point de vue de l'élaboration d'inférences à partir d'événements, un témoin est simplement un instrument d'observation extraordinairement subtil et complexe. Je pense que le scientifique n'a d'autre moyen de considérer ainsi le témoignage de son témoin. A partir de ce qui est une déclaration ordinaire, verbale ou écrite, éventuellement avec des gestes et un ton émotionnel, nous devons inférer ces causes perceptives et autres dans le vécu de l'individu, compétentes pour produire en fin de cette chaîne très complexe résultant en cette déclaration. C'est traiter le témoin de manière instrumentale, et si nous voulons en dériver de l'information nous ne pouvons pas faire moins. Ceux qui ont relayé les récits des témoins se sont régulièrement trouvés à dire relativement précisément que le témoin avait signalé que l'objet était à 1 ou 2 miles de distance, ou une phrase du genre. Bien sûr la 1ère question est : Comment le témoin a-t-il pu juger, étant donné la large connaissance des canaux d'entrée qu'il a normalement à sa disposition, de combien l'objet était éloigné ? Quiconque a essayé d'obtenir cela, en particulier de personnes totalement non instruites en des estimations de cette sorte, ou de fait en calculs mathématiques de toute sorte dépassant les transactions commerciales, sait que l'idée d'un ratio angulaire est difficile à saisir pour les gens. C'est une notion subtile ; je ne suis pas du tout sûr qu'elle a été claire dans l'esprit d'Aristote, qui était un homme d'une capacité extraordinaire. Je pense que la déclaration d'un témoin devrait être considérée à la même lumière qu'une lecture de baromètre ou un affichage d'ordinateur : un grand nombre de jugements, inférences, suppositions et d'hypothèses sont nécessaires pour l'interpréter. L'analyse de cette chaîne est la caractéristique essentielle de la preuve scientifique. Sans cette discussion, il n'y a pas de preuve scientifique ; pas plus que ne peuvent être faites de conjectures censées ou même d'hypothèses suggestives. La preuve vient de demander : Notre inférence actuelle est-elle faite en cohérence avec ce que nous savons de source sûre ?

Je trouve cela bien intéressant à étudier, depuis ce point de vue, quel a été l'article décisif dans une longue chaîne d'attitudes sceptiques tenues par la science sur un phénomène qui ne fait aujourd'hui plus de doute. Cet article est beaucoup cité mais rarement lu, à en juger par le fait que la publication d'origine, dans les piles de la Bibliothèque Widener de Harvard, n'a pas circulé pendant 50 ans, autant que je puisse le dire : une petite brochure, vieille de 170 ans ; un article engageant, joliement écrit, et profondément argumenté par Jean-Baptiste Biot, publié à l'an 11 de la Révolution et commençant par : Le 26 de Florial, j'ai quitté Paris pour l'ouest Biot, Jean-Baptiste: Mémoires de l'Institut de France 7 (1806): 224. Il livre son récit du voyage et prend par le village de Normandie en l'année que l'on nomme 1803, en la date que l'on appelle 26 avril — toutes renommées par les enthousiastes de la Révolution — pour étudier le signalement de pierres qui étaient tombées du ciel en cette occasion. Il fut un peu lent ; il arrive quelques 3 semaines après l'événement, le meilleur qu'il pouvait faire ; il était à 120 miles de distance et les nouvelles ne voyageaient pas vite.

Biot était l'un des scientifiques de la nature les plus capables à Paris. Son travail englobe la théorie électromagnétique, l'égyptologie, l'astronomie de la Chine, l'astronomie calculatoire, les calculs d'orbite — une bibliographie énorme de publications de valeur. Il eut quelques jours de préavis, et se prépara donc en parlant à des minéralogistes à Paris et en examinant les collections des musées, en particulier celles d'objets longtemps proclamés être des coups de foudre, des pierres qui étaient tombées du ciel, et ainsi de suite. Ce sont des préparations admirables, si vous pouvez vous le permettre. Il partit pour L'Aigle, et écrivit le rapport dans un style personnel charmant. J'essaierai très brièvement de résumer le type de preuve qu'il trouva adéquates et de fait celles que le monde scientifique trouva adéquates, car après le rapport de Jean-Baptiste Biot plus aucun doute sérieux ne subsista dans la littérature scientifique (plusieurs années avant ce moment, cependant, Chladni avait énuméré dans un gros tome nombre de points semblables, mais son travail ne fut pas accepté de manière générale).

Biot avait entendu l'histoire suivante : des gens avait vu de jour une boule de feu qui avait laissé une traînée persistante, entendu plusieurs fortes détonations, trouvé des marques sur le sol et sur les arbres, et ramassé des débris. Et il partit voir par lui-même sur quoi se basaient ces rapports. En voyageant à travers les 4 ou 5 villages dans la zone de 5 miles par 1 mile d'où provenaient ces signalements, et d'où il pu recueillir des échantillons, il acquis ou vit 2000 à 3000 morceaux de roches distincts. Toutes ces roches étaient d'un type et d'une texture semblables à ses yeux et à ses lunettes grossissantes. Elles étaient d'un type jamais vu dans la région auparavant, et elles n'avaient pas été signalées par les études géologiques de cette région qui avaient par chance été réalisées seulement 5 ou 6 ans auparavant. Il n'y avait pas de volcans dans la région, et il n'y avait pas de piles de scories ou de fours ou de [glassworks] produisant un type de [steady outflow] d'un matériau texturé étrangement comme de la pierre ou de la céramique récemment fondu. Le matériau contenait des [volatiles] et avait une odeur. Il changeait d'apparence et de dureté avec le temps, comme il le vérifia en observant des échantillons pendant quelques semaines. D'après ces choses il conclut, je pense incontestablement, qu'avait récemment été délivrée aux villages de l'Orne une étrange roche d'un cru récent et qui était arrivée d'une nouvelle manière. C'était comme plusieurs, mais pas tous, des échantillons détenus à Paris dont on déclarait qu'il s'agissait de pierres de foudre - un fait dont personne dans les villages n'avait eu connaissance. D'où auraient-ils tenu ces roches ? Donc il pensa qu'il était indubitable que la nouvelle roche avait dû être délivrée d'une manière curieuse.

En second lieu, il considéra les témoins. Il compta les témoins et parla à un large échantillon d'entre eux. Je ne peux établir qu'il parla à tous, mais il dit qu'il y avait des centaines de témoins occulaires de la boule de feu, la traînée, la détonation, les marques et les débris. Ils couvraient tous les classes sociales : le maire, les prêtres, les soldats, les travailleurs dans les champs. Tous, comme il le dit, indépendants. Nombre d'entre eux ne se connaissaient pas et ne s'étaient pas parlé ; il y avait beaucoup d'accords sur les événements qu'ils avaient vu — pas un accord complet, mais un accord global sur le moment et le lieu. Il y n'y avait aucun intérêt qu'il puisse voir de la part de ces personnes de le tromper ; il était sensible à cela. Finalement, il trouva par lui-même des indices de feux, branches brisées, même certaines portions cassées de toits de maisons que personne n'avait remarqué auparavant et qu'il put interpréter comme ayant été causés par cette chute. Tels étaient les éléments sur lesquels il basait sa conclusion. Je pense que le canons qu'il suivit implicitement sont ceux que je recommande. Il recherchait des chaînes multiples et indépendantes d'indices, chacune capable de satisfaire un test de significativité lien-par-lien. C'est la sine qua non d'une preuve responsable. Si nous devons croire à une hypothèse quelle qu'elle soit, qu'elle soit plausible ou non plausible, concernant des événements nouveaux — en particulier ceux qui ne satisfont pas la qualité aisée d'être reproductible à volonté par ceux qui entreprennent de mettre en place un laboratoire à cet effet — alors nous devons trouver un cas étant clairement rempli de chaînes d'indices multiples et indépendantes satisfaisant un test lien-par-lien comme le cas de Biot dans l'Orne.

Les canons quantitatifs pour l'acceptation d'un phénomène nouveau varieront, bien sûr, mais je soutiens que si nous en présence d'ambiguïté pendant un long moment sur ces sujets, c'est ainsi que cela doit être. Seul un exemple heureusement clair, je pense, peut démontrer l'hypothèse. L'histoire de l'acceptation d'hypothèses erronnées est longue. L'histoire de découvertes excellentes qui furent d'abord rejetées mais que nous savons maintenant prouver est également une longue histoire, trop longue pour être traitée ici.

J'aimerai maintenant, à cette lumière, mentionner quelques-uns des types d'exemples dont nous avons entendu parler ici. La plupart d'entre eux sont des récits dont j'ai moi-même entendu parler dans les 2 années environ où je me suis sensibilisé au problème des ovnis. D'abord, il y a la question de tester lien-par-lien la nature de preuves solides, et il est extrêmement difficile de le faire rétrospectivement. Ceci est le problème le plus ardu, je pense, auquel font face des enquêteurs comme le professeur Hynek et le Dr. McDonald. Le mieux qu'ils puissent faire est [to work a cold trail]. C'était également ce que Biot pouvait faire de mieux. Sa [trail] était plus chaude de d'habitude, et elle était compliquée ; l'empreinte de cette boule de feu était très forte dans les villages.

Le meilleur exemple que je connaisse d'un événement ovni extraordinaire — une preuve dure enregistrée objectivement sur film photographique — fut montrée sur des programmes télévisés il y a des années de cela. Je trouve qu'il s'agit d'un exemple assez remarquable. C'était accompagné d'une déclaration de Charles Gibb-Smith du Musée de l'Institut d'Aéronautique de Kensington à Londres, qui est un historien universitaire et prévis de l'aviation, familier de la cosntruction d'appareils sur le spectre tout entier de l'aéroingéniérie. Après avoir vu le film, il soutint que c'était l'image d'un objet métallique, qu'il s'agissait d'une sorte d'appareil, que cela ne ressemblait à aucun appareil qu'il connaissait de toute l'histoire de l'ingéniérie aéronautique, et que son rythme de recession dépassait tout ce que quiconque avait vu auparavant. Il fit cette conclusion sur la base du film 16 mm qui fut montré à la télévision, de sorte que nous pouvions tous voir la même preuve. Cette preuve était relativement simple. Il y avait de nombreux bons arguments, que je ne pourrais donner, qui firent penser à la plupart des gens que le film n'était en fait pas un canular, pas produit délibérément pour tromper. Ce que la photographie montrait était une vue depuis l'intérieur d'un avion de ligne, regardant à l'extérieur. A l'extérieur de la vitre se trouvait un petit ellipsoïde métallique, dont les axes majeurs et mineurs augmentaient rapidement ensemble jusqu'à ce qu'ils atteignent un angle sous-tendu considérable, lorsque la texture et l'illumination ressemblaient très fortement aux constructions de métal d'un avion ; puis rapidement l'image disparut, la totalité de la chose occupant quelques 0,1 du champ de vision at son maximum, et en quelques secondes passant de invisible à 0,1 le champ de vision et de retour à nouveau. Un observation très frappante en fait, et certifiée par un expert légitime comme n'étant aucun type d'appareil que quelqu'un avait jamais vu !

Bon, bien sûr, il avait presque raison. Ce qu'il avait vu était en fait la queue de l'appareil-même dans lequel la caméra était installée, perçu à travers les lentilles extraordinairement astigmates du bord épais de l'une de ces fenêtres rondes en plastique fixées dans les cabines sous pression dans certains appareils. L'image n'était pas déformée simplement mais déformée topologiquement. Alors que l'appareil s'inclinait, un bout de la structure de la queue arrivait en vue de la lentille, grandissait rapidement, et sortait de vue rapidement à nouveau. C'était un objet de texture métallique, et cela volait.

Maintenant là l'argument était très simple. Ce que vous deviez admettre était : oui, il y a une image ; elle est sur le film. Ecartons la question de savoir si c'est là de manière légitime ou si cela a été assemblé au travers de plusieurs événements. Supposez que c'est présent à un moment. Comment l'image a-t-elle atteint le film ? Le film était exposé via l'objectif de la caméra, et nous comprenons la compétence de l'objectif de la caméra. Mais l'objectif de la caméra était distinct du monde extérieur par la fenêtre de l'appareil à travers de laquelle la lumière passait. Ainsi la question suivante est : La fenêtre de l'appareil pourait-elle avoir quelque chose à avoir avec çà ? Et la réponse, bien sûr, est que le bord déformant de la fenêtre peut produire des images modulées très étrangement. C'est un exemple de ce que j'appelle le test lien-par-lien d'une chaîne saisissante d'indices.

Il est très difficile d'établir la crédibilité d'un témoin. En droit nous trouvons que lorsque lorsque tout type d'information technique ou substantive doit être présenté, il y a normalement de chaque côté du cas un témoin sous serment, de haute stature dans la communauté, de compétence vérifiée dans son domaine, qui est souvent en désaccord avec le jugement d'un autre témoin avec des qualifications semblables. Puisqu'en général (pas toujours) il n'existe pas une réponse à une telle question, je soutiens, sur la logique de la question, que l'un ou l'autre de ces personnes — créditable, compétente — à tort, en dépit du test lien-par-lien. Je serai ici en désaccord, par exemple, avec le Dr. Hynek, qui pense pouvoir établir la crédibilité d'un témoin unique. Je dirais qu'aucun témoin n'est crédible qu'il porte une histoire suffisamment étrange. Le seul espoir est en des chaînes indépendantes, plusieurs témoins indépendants, et la crédibilité augmente alors certainement. Plus encore, la crédibilité est la plus importante (je reviendrai sur ce point). Je veux souligner que l'unicité d'un témoin place nécessairement son cas dans une sorte de doute. Nous savons tous comment les gens se sont trompés avec la meilleure volonté du monde.

D'abord, je veux introduire ce qui est l'argument le plus faible de tous (je les indiquerai par ordre de faiblesse décroissante) : la question de ce que l'on appelle la raison suffisante ; c'est-à-dire, que vous ne multipliez pas simplement les hypothèses, mais vous essayez d'en avoir le moins que vous pouvez. C'est un critère purement économique ; ce n'est pas le seul guide pour la science — ce n'est en aucune manière un guide sûr pour la science. C'est simplement un guide, mais je le trouve assez intéressant et je pense que l'anecdote suivante éclairera ce que je veux dire :

Il y a tout un corps de la littérature — pas la littérature ovni mais dans une littérature qui lui est très proche — préoccupé de la disparition étrange de navires. Le nombre de navires qui furent bien navigués et bien construits, qui ne rencontrèrent pas de mauvais temps ou autre explication évidente, mais qui disparurent néanmoins mystérieusement, est grand. Un grand nombre disparut dans certaines parties du monde, systématiquement, où il y avait un énorme traffic. De nombreuses hypothèses peuvent être développées pour expliquer ces disparitions. La plus populaire lorsque j'étais enfant et énormément impressionné par cette littérature, fut qu'il y avait une classe d'êtres qui aborbaient effectivement les navires, qui arriva et prit les navires et les emèra chez elle comme échantillons. Il m'arriva de considérer ceci comme une hypothèse parfaitement plausible et je ne pouvais l'exclure sur la base d'a prioris. Peut-être certains des arguments qu'a donné le Dr. Sagan (chapitre 14) pourraient l'avoir fait, en terme de temps et de capacité. Je suis assez prudent quant à exclure une disparition toutes les quelques années ou décades sur de telles bases. Mais il est intéressant de répondre à une question liée : Combien de trains ont disparu ? Combien de bus, autocars, wagons, etc. ? Eh bien, il semble y en avoir très peu en comparaison ; en fait, il est difficile d'en trouver tout court. Et lorsque vous demandez ce qui distingue les trains des bateaux à vapeur, la réponse est très simple. Lorsque quelque chose d'étrange devient assez mauvais pour faire couler un bateau, il n'y a pratiquement aucun moyen de savoir ce qui s'est passé, parce que le navire se trouve à 5000 ou 15 000 pieds sous la surface. Si quelque chose s'est mal passé avec un train, le tout est en travers de la ligne du New York Central. Quelqu'un doit s'en occuper, et ils trouvent pratiquement toujours ce qui s'est passé.

Je parlai de cette généralisation à un de mes collègues extrêmement capable, qui me dit que j'avais tort ; il pouvait m'avancer un cas. Le cas est si intéressant, bien qui se révèle à la fin être compréhensible, que j'ai pensé que je devrais le mentionner pour montrer à la fois les dangers et les forces de l'argument de la raison suffisante.

Il y a 30 ou 40 ans une petite firme industrielle du Wisconsin — pas la grande firme dans le même secteur que vous connaissez tous — réalisa pour son profit et sa surprise un très grand assemblage de moteur à courant alternatif de stator et rotor, la plus grosse chose qu'ils avaient jamais fabriqué, et valant des centaines de milliers de dollars. Il devait être livré par voiture plate spéciale à une papeterie Canadienne où il devait être utilisé pour faire tourner les grosses pompes ou les écrans et rouleaux dans la papeterie. Le firme examina la route, obtint une voiture plate spéciale, et plaça avec soin son gros anneau dans un plan vertical sur la voiture plate (il pesait près de 20 t), et l'envoya, très heureuse après des mois à le fabriquer. Mon ami informateur était alosr un jeune ingénieur travaillant sur le projet. Au bout de 3 jours, lorsque le train was first due, ils eurent un coup de téléphone de la papeterie, demandant : Où est notre stator ; nous avons hâte de l'avoir ? Il dirent : Nous l'avons envoyé. — Il n'est pas encore arrivé ici. — Oh, vous savez, ces chemins de fer ! Au bout de 2 jours de plus, beaucoup de traces, aucun signe de la chose ne pouvait être trouvé. Finalement, la voiture plate vide fut livrée — sans anneau dessus. A l'évidence, les êtres de l'air supérieur avaient volé le stator ! Le seul indice était que les sangles étaient rompues, et d'une manière ou d'une il était parti de la voiture. Donc mon ami fut posté pour rouler le long des routes des états intervenants, et long de la voie de chemin de fer, cherchant l'anneau. Il fit toute la route 2 fois en 1 jour, mais ne put jamais trouver la pièce. Vous voyez ici le 1er cas que je connaissance d'une véritable disparition cargo par rail (le vol put être exclu).

20 ans plus tard, alors que l'auto venait à remplacer les chemins de fer, de plus en plus d'autoroutes furent construites. Au voisinage de la voie de chemin de fer, un marais considérable vidé pour ériger les fondations de l'autoroute. Là dans la boue se trouvait le stator qui avait coulé. L'événement fut reconstitué : le train avait pris un virage, les sangles s'étaient rompues, le gros anneau avait roulé en plein milieu de la nuit, en bas de the bank, et coulé dans la boue, où personne ne le revint pendant 20 ans. Je pense que c'est une victoire partielle pour la faction qui dit que les choses ne disparaissent pas sur terre. En mer, d'un autre côté, elles disparaissent très bien (il y a une certaine marge pour permettre quelques régions marécageuses !).

En second lieu, j'aimerai discuter de ce que j'appelle "l'ensemble perceptif", qui est un terme psychologique bien connu pour l'art admirable et indispensable de la survie qui est inscrit dans l'être humain, dans la rétine, le cortex visuel, le cerebrum, et partout ailleurs, qui tente de [spin] un ensemble ordonné d'événements hors de nos percepts très complexes. Si vous essayez de vous souvenir de la position de points aléatoires, cela vous est très difficile ; si vous laissez les gens vous dire que ces points ont des formes, vous pouvez le faire bien mieux. Alors avons également une procédure d'élimination pour mettre de l'ordre dans les événements aléatoires du monde. Cela devient très profond. Le problème est que si vous faites face à un ensemble de percepts non familiers, vous les forcerez dans des constructions qui correspondront, mais souvent au prix d'insérer un lien faux dans la chaîne. Ce type d'expérience subjective est extrêmement difficile à [sidestep]. Je mentionnerai 2 exemples ; je soutiens qu'ils (...)

Un policier d'état signala un ovni par téléphone à des experts de l'Air Force, qui le connaissaient et comprenaient sa fiabilité et na crédibilité : J'ai moi-même en vue une soucoupe volante qui vient juste d'atterrir. Elle est à 1 ou 2 miles, clignotant sur l'horizon frappé par le soleil, à l'évidence en forme de disque ; un matériau métallique. Au bout de quelques heures les experts arrivèrent, et ils approchèrent tous précautionneusement du site — pour découvrir un réservoir d'aluminium de surplus, qui était utilisé pour abreuver le bétail dans la zone sèche. Tout ce qu'avait dit le policier était exact, sauf pour une chose : il n'avait pas vu l'objet atterrir. Il conduisait sur la route pour la 1ère fois en 1 ou 2 semaines, et alors qu'il arrivait sur un virage qu'il connaissait très bien, il remarqua à distance un nouvelle objet étrange, scintillant vers lui. Toutes ses autres perceptions furent correctes, mais il fit la supposition qu'il l'avait vu atterrir. Si quiconque d'entre nous examine notre propre expérience, je pense que nous trouverons, bien que peut-être pas dans un contexte aussi intéressant, un tel mauvaise appréhension que le "claquement de doigt", pour reprendre l'expression, fixe correctement : bien sûr ! C'est l'effet de l'ensemble perceptif.

Récemment un ami me parla de 3 radio-astronomes, dont lui-même, se tenaient dehors à Washington (D.C.), il y a quelques années regardant un objet en forme de cigare dans le ciel, parfaitement silencieux, avec des fenêtres éclairées visibles, se déplaçant très rapidement en les dépassant ; indépendamment, ils dirent chacun qu'ils avaient chacun certainement vu le type le plus remarquable d'objet volant non identifié. Soudain le vent changea, et les moteurs de l'appareil furent entendus ; la distance s'ajusta d'elle-même, et ils reconnurent qu'ils regardaient un avion de ligne ordinaire, bien plus près qu'ils ne l'avaient pensé mais pas audible en raison d'une réfraction sonique particulière du vent. Un changement de l'ensemble perceptif changea l'ensemble de leur vision du phénomène.

Troisièmement, j'aimerai parler de l'indépendance statistique. Une preuve corroborative indépendante est nécessaire, bien qu'elle soit très difficile à obtenir dans le domaine des ovnis parce que l'ensemble de nos jugements sont influencés par la diffusion normale des nouvelles, comme M. Sullivan l'a avancé. Ceci a un influence direct sur l'énorme littérature à laquelle on a fait référence tout au long de ce symposium. Il y a en fait une industrie de l'ovni ; je ne peux pas l'appeller autrement. Elle implique un corps substantiel de personnes semi-professionnelles, éditeurs et semblables, faisant dériver de cette industrie un revenu considérablement plus grand, disons, que tout le budget de l'AAAS. Ce n'est pas mauvais en soi ; je n'ai rien contre cela. Je peux seulement dire que sa présence représente, comme l'Air Force, à une moindre échelle et peut-être même plus proche du sujet, un intérêt d'investissement ; face auquel on doit prendre certaines questions en compte. Considérez le fameux livre sur les ovnis de George Adamski dans lequel, avec un applomb énorme, il a reproduit une couveuse de poulets Sears Roebuck & Co comme sa [frontispiece]. Une telle photographie grossière est un produit industriel — fait avec une grande compétence mais sans scrupules. Le livre a vendu plus d'exemplaires que le Rapport Condon, mais il n'est néanmoins pas une preuve. De tels phénomènes — avec l'industrie accompagnante — rendent l'indépendance difficile à poursuivre et difficile à maintenir. Ils réduisent par conséquent la validité statistique de nos informations, en particulier lorsque nous dépendons, comme nous le devons dans des sujets qui impliquent des observations tardives de nuit dans d'obscures parties du monde, de petites parties et groupes d'associés, qui doivent nécessairement être considérés comme dépendants en raison des longues opportunités qu'ils ont eu de connaître les points de vue et l'esprit les uns des autres.

Quatrièmement, il y a le danger de ce que j'appelle l'homogénisation : c'est-à-dire, le placement dans une catégorie d'objets disparates, où la ressemblance de catégorie est elle-même une supposition. En forme de disque, en forme de cigare : il ne fait pas de doute qu'un effort pour caractériser l'ensemble du champ de vision complexe en quelques métaphores de formes représente une difficulté.

Cinquièmement, il existe évidemment des phénomènes réels que nous ne comprenons pas. Je m'aventurerai à dire qu'il n'y aura jamais de moment où une réunion de l'AAAS puisse se tenir où l'ensemble des phénomènes sera compris dans tout sujet à discussion. Du moins, j'espère que ce temps n'arrivera pas ! Il y a de nombreux phénomènes qui restent à comprendre.

Un exemple, dont je pense qu'il est spectaculaire, est révélé dans une photographie publiée par M. G. J. Minnaert, un expert en optique atmosphérique et météorologique M. G. J. Minnaert: Journal of the Optical Society of America 58 (1968): 297. Elle fut prise par une femme passagère d'un bateau de croisière dans l'Océan Indien, à la demande des 20 ou 30 autres passagers dans le salon de 1ère classe, qui témoignèrent tous avoir vu le même phénomène. Ils amenèrent la femme, qui était la meilleure photographe d'entre eux, à marcher dehors au [rail] du navire à l'air pur pour prendre la photographie. Elle montre le soleil à base altitude, doublé d'une manière très curieuse. Dans l'image sont présents 2 soleils, chacun précisément à la même altitude au-dessus de l'horizon, sans différence de couleur, forme ou taille. Autant que je sache, personne n'a été capable d'expliquer ce phénomène. Vous pourriez simuler l'effet si vous souteniez, à un milier de yards du navire, un caré de plastique plat, disons, de quelques dizaines de yards de bord, parfaitement vertical de moins de 1 ° disons, incliné [with a certain broad range] de la trajectoire du navire : cela apporterait une image réfléchie brillante appropriée. Il est très peu probablement que quelque phénomène de reflet ou de mirage atmosphérique puisse produire ce type d'effet, si précisément quant au niveau du soleil, et si précisément quant à la taille du soleil. Et la photographie est une preuve dure. Personne ne suggère qu'il s'agit d'une phénomène tout nouveau. C'est simplement quelque chose que nous ne comprenons pas quant à la propagation de la lumière dans l'atmosphère à cette heure. Une petite modification dans la propagation, mais de la sorte appropriée, le ferait, le soleil étant suffisamment brillant pour apporter une bonne image même si la plupart de la lumière est perdue.

Ceci est un cas plutôt frappant. Il relève de ce que le professeur McDonald a à dire (chapitre 5), en raison de l'objectivité de ses cas les plus intéressants avec des appareils au radar (plus intéressant, dirais-je, que de nombreux récits précédents que j'ai entendus). Peut-être le temps n'est-il pas arrivé où nous pouvons faire ceci, mais nous avons au final besoin d'une explication du haut de la hiérarchie militaire, concernant plus des systèmes [farflung] qu'opére l'organisation. Nous avons besoin d'en savoir plus sur les drones inhabituels et les "spoofing" de toutes sortes. Nous avons besoins d'études théoriques, et elles seront difficiles, sur les doubles retours radar, et autres phénomènes. Je trouve les événements intriguants, mais je n'en sais pas assez sur les systèmes compliqués pour faire une inférence lien-par-lien.

Sixièmement : il est clair pour moi (Carl Sagan y a également fait allusion) qu'il existe un whiff de paranoia qui est peut-être caractéristique de nos époques terribles, non pas seulement en aucune manière dans la littérature soutenant l'hypothèse extraterrestre - la littérature ovni - mais également parmi le personnel de l'Air Force et les autres personnes cherchant à réfuter les éléments sur les ovnis. Mon meilleurs cas pour cette paranoia est l'annexe U du Rapport Condon, qui est un rapport du Panel Robertson, qui s'est réuni 16 ans plus tôt. La seule chose qui ait été excisée du rapport d'origine, autant que je puisse le dire, est la phrase le Directeur - pas seulement en une occasion, mais en plusieurs occasions. Il doit y avoir à l'Agence Centrale de Renseignement un shibboleth spécifique disant que l'on ne fait jamais réfèrence au Directeur (ou peut-être le vice-Directeur) comme étant présent aux réunions, ou dans la littérature publiée (je ne connais pas le réglement ; je le reconstruit juste d'après les éléments). Ce pourrait être une inférence erronnée ; si c'est le cas, j'en prendrai acte. Mais il ne peut y avoir grand doute que la simple présence du directeur de l'Agence Centrale de Renseignement, ou son vice-directeur, à une réunion vieille de 16 ans fut gardée hors des archives. Le Rapport Condon eut à accepter ces suppressions parce qu'ils ne purent les avoir ré-indiquées facilement via la chaîne bureaucratique. C'est une petite démonstration d'une paranoia institutionnelle générale.

L'accent global mis sur le secret, au risque de surcharger les systèmes de signalement, sur la peur, qui était dans les années 1950s caractéristique de l'organisation de l'Air Force dans son ensemble - en particulier du Commandement Stratégique Aérien - a beaucoup à voir avec la persistance du soutien américain aux ovnis. Si vous demandez : Devrions-nous être suspicieux sur le fait que l'Air Force pourrait avoir mal traité ces données, au regard de leur archives générales de ce qu'ils ont fait avec d'autres choses ? Je dis, oui, nous devrions être suspicieux. Si l'Air Force présentait les données de cette manière dans une cour de justice, des avocats aiguisés en feraient des singes. Je ne crois pas qu'il y ait le plus petit indice d'une suppression de données de l'Air Force dans toute cette affaire, mais je peux très bien comprendre les personnes pensant qu'il y en a. La question rationnelle de l'existence de suppression ici est plus forte, probablement, que ma croyance ferme du contraire. Donc il y a autour de tout ce secret une atmosphère de mécontentement que nous devons prendre en compte. C'est un cas particulier d'un point plus général fait pas le professeur Sagan, qui commença plus admirablement en disant qu'en traitant de cette question nous devons être particulièrement attentifs à ne prémunir des erreurs dans les 2 directions.

Je n'ai maintenant, après 2 ou 3 années d'écoute et de lecture honnête systématique, plus aucune sympathie pour l'hypothèse extraterrestre. Cela ne signifie pas que je sais ce qui se passe ; je ne le sais pas, au moins pas dans tous les domaines. Mais la force apparente des indices n'est pas de mesure à me faire considérer les phénomènes ovnis comme un sujet de haute priorité pour moi-même. Je n'ai aucune objection sur ce que les autres font. Je ne soutiendrais pas, par exemple, quelque investigation fédérale substantielle de ces questions, mais je considérerai toujours avec sympathie tout effort positif pour suivre une chaîne d'indices lien-par-lien pour produire tout type d'information, que ce soit à partir du domaine de la science, du domaine des racontars, ou de toute autre source. Toute personne essayant de mettre de l'ordre dans ses perceptions aura toujours, j'espère, mon oreille et mon soutien, et il aura à sa disposition les installations d'enquêtes qui pourraient raisonnablement lui être accordées. Je pense qu'il est démontrablement mauvais d'adopter l'attitude qu'on de nombreuses personnes en disant que la science n'a rien à voir avec cela ; la science est consciente du monde dans son ensemble.

Là passa sur mon bureau il y a 1 an de cela une ré-impression de Edwardian England, un livre de photographies, montrant des scènes plutôt élégantes - des ateliers de dessin, des jardins, etc. Dans chacune de ces petites scènes il y avait, quelque part dans la photographie, une jeune femme haute de 6 pouces avec un simple voile sur sa forme nue, et avec 2 (ou parfois 4) petites ailes semblables à celles d'un dragon qui lui étaient attachées. Des photographies : d'excellentes données dures ! Malheureusement ma formation sceptique est si forte que, même en ayant vu ces 50 bonnes photographies, je ne suis pas convaincu qu'il y ait eu de véritables demoiselles comme cela - très semblables à la demoiselle sur la bouteille White Rock, mais de seulement 6 pouces de haut, assise autour dans des ateliers de dessins avec des messieurs de Londres - je resterai non convaincu, jusqu'à ce qu'une étude lien-par-lien d'un cas concret m'ai convaincu qu'aucun lien ne manque, et que la chaîne des éléments est très solide. Mais j'ai une autre hypothèse !

D'un autre côté, je suis plus préoccupé par le fait que les gens poursuivant ces éléments, qui voient des choses étranges dans le ciel dans notre contexte actuel, ne le cacheront pas, ne considèreront pas qu'ils se ridiculisés s'ils font part de leur expérience. Au contraire, ils devraient essayer de prendre en main l'expérience ; ils devraient se demander : Comment sais-je de quelle grosseur est une chose lorsque je vois seulement une marque dans le ciel ? Lorsqu'un enfant atteint la Lune, une interprétation parfaitement raisonnable est celle d'un objet de 0,5 °. Vous pouvez presque atteindre un quartier - vous pouvez atteindre une dim, quoi qu'il en soit - si cela a la taille de la Lune. Le côté éducatif de cet appel est d'essayer d'amener les gens à comprendre que nous les humains ne percevons pas le monde immédiatement tel qu'il est ; plutôt, nous sommes des ordinateurs élaborés avec une routine de préset énorme et beaucoup de programmation, génétique comme culturelle ; et nous devons interpréter l'ensemble des données que nous obtenons. Cette interprétation, quelle qu'elle soit, est sujette à l'erreur. Je pense que cet appel public est une partie importante de la tâche de la science ; j'espère qu'elle continuera à l'être.

Lorsque finalement je verrai un cas avec les propriétés nécessaires - des chaînes lien-par-lien vérifiées d'éléments multiples, indépendants - j'appliquerai au rapportant de cette preuve le jugement avec lequel Biot achève son récit : Je compte être heureux s'il se révèle que c'était moi qui a sorti du doute les phénomènes les plus étonnants que l'homme ait jamais observé.

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