Radar
Les systèmes de RAdio Detection And Ranging (détection et évaluation de distance par radio) commençent à être développés à partir de la 2nde guerre mondiale. En 1946, on parvient même à recevoir un écho radar de la Lune Carey, Frank: "Does Human Life Exist On The Moon?", Morning Avalanche de Lubbock (Texas), 26 janvier 1946.
Il existe 2 types de Radar :
- Le radar primaire (PSR) : Un émetteur envoie des impulsions hyperfréquences à l’aide d’une
antenne ; les impulsions sont partiellement réfléchies par l’objet volant et
reviennent à l’antenne. Un récepteur mesure le temps entre l’émission et le
retour des impulsions. Cette durée et la direction de l’impulsion permettent
de calculer la position de l’objet volant.
Il existe aujourd’hui des radars primaires avec détermination de la position en
2D (distance et azimut) ou en 3D (distance, azimut, altitude).
Les radars primaires permettent de détecter et de suivre dans l’espace
aérien surveillé tous les objets qui réfléchissent suffisamment les ondes
radars (y compris les phénomènes météorologiques, les vols d'oiseaux, les
planeurs de pente, les échos de sol, etc). Ces informations additionnelles,
délivrées par le radar primaire, peuvent être partiellement filtrées.
Le PSR n'est pas absolument nécessaire pour le contrôle du trafic aérien,
mais indispensable pour la surveillance de l'espace aérien.
- le radar secondaire (SSR) : Un émetteur envoie à l’aéronef des impulsions hyperfréquences
codées. L’aéronef répond à la demande du SSR à l’aide d’un "transpondeur".
Le récepteur du SSR analyse les informations contenues dans la réponse de
l’aéronef.
Dans l’espace aérien contrôlé, les SSR permettent de connaître la position,
l'altitude pression et l’identité des aéronefs qui répondent.
Le SSR est utilisé par la circulation aérienne civile depuis 1954.
Le principe du SSR (mode A et mode C) ne permet pas actuellement de
détecter les erreurs éventuelles des codes d’identification et d'altitude de vol Rapport COMETA, 1999.
La détection radar en France est réalisée au travers de 2 réseaux de stations radar :
- l'un militaire équipé à la fois de radars primaires et secondaires. Seuls ces radars, équipant les Centres de détection et de contrôle (CDC) militaires et les avions de détection radar, les Awacs de l'armée de l'Air et bientôt les Hawkeye de la Marine, sont susceptibles de déceler des ovnis, à condition que celui-ci ne soit pas "furtif".
- l'autre civil équipé en quasi totalité de radars secondaires.
Toutes les informations radar détectées par l'ensemble des stations radar du territoire, les avions de détection aérienne et les stations radar des pays voisins sont collectées et traitées dans le réseau STRIDA, permettant ainsi d'avoir une couverture de détection couvrant un carré de plus de 4500 km de côté.
Les échos radar sont parfois des indices dans des cas d'observation de PANs. Ils peuvent également constituer des méprises.
Références :
- Page, R. M.: The Origin of Radar, 1962
- D. Atlas, J. I. Metcalf, J. H. Richter & E. E. Gossard: "The birth of 'CAT' and microscale turbulence", Journal of Atmospheric Science, 27, 903 (1970)
- E. E. Gossard, J. H. Richter & D. Atlas: "Internal waves in the atmosphere from high-resolution radar measurements", Journal of Geophysical Research, 75, 3523 (1970)