Ribes
Ribes "Jean-Claude Ribes", Copainsdavant

Ribes naît le dans le 6ème arrondissement de Lyon. En il va à l'externat Sainte Marie. A 12 ans, il construit sa 1ère lunette d'après le Journal de Tintin. En il va au lycée du Parc, jusqu'en après avoir fait Math Sup - Math Spé. Il quitte alors Lyon pour entrer à l'Ecole Polytechnique de Paris, dont il sort diplômé en .

Ribes entre comme chercheur au CNRS le . Il est attaché au Service de Radioastronomie de l'Observatoire de Paris jusqu'en et participe à la construction du radio-télescope de Nancay. En il obtient son doctorat d'Etat es Sciences, puis entre au Département de radiophysique du CSIRO à Sydney (Australie) jusqu'en , où il revient à l'Observatoire de Paris. Entretemps il a co-écrit un 1er livre sur la possibilité d'existence et de visites extraterrestres Ribes, J.-C. & Biraud, François: Le dossier des civilisations extraterrestres, J'ai Lu, 1970, Poche.

Ribes s'intéresse à l'affaire Crowhurst, et critique aux côtés de François Ribaud le travail des enquêteurs lorsqu'ils analysèrent le journal du disparu :

Il comporte le talent de ne rien dire qui soit faux, à proprement parler, mais de faire des citations tout en déformant la pensée de l'auteur, de séparer d'un contexte gênant une phrase ambiguë, d'omettre les développements ou les préambules.

En 1973, suite de la vague d'observations sur la France, Ribes est contacté par Jean-Claude Bourret pour participer à une série d'émission radiophonique sur le sujet des ovnis. Le , son interview est diffusée sur France Inter. Lorsque Bourret lui demande s'il peut retenir l'hypothèse que les ovnis puissent venir d'une autre planète, Ribes répond :

Bien sûr, on peut l'imaginer ! Si vraiment il s'agit d'objets ayant une conduite intelligente, ce qui semble ressortir d'un bon nombre de témoignages, je pense que l'explication extra-terrestre reste la plus rationnelle. Elle pose des problèmes : les distances et le temps nécessaire à un tel voyage. C'est très difficile à concevoir. En tous cas, si les ovnis existent, c'est une explication tout à fait rationnelle Bourret, J.-C.: La nouvelle vague des soucoupes volantes, Presses Pocket 1976.

A partir de il est chargé de mission scientifique à l'INAG-INSU, puis en devient le directeur-adjoint. Il est responsable de l'astronomie et de la géophysique externe, ainsi que des questions informatiques pour l'ensemble des disciplines.

En il part diriger l'observatoire de sa ville natale, Lyon. En il est membre du Conseil Régional de la Recherche et de la Technologie de la Région Rhône-Alpes, jusqu'en , où il quitte également la direction de l'Observatoire.

Dans un autre ouvrage Ribes, J.-C. & Monnet, Guy: La vie Extraterrestre - Communications interstellaires, colonisation de l'espace, Larousse 1990, Essentiels, Paris, Ribes avance une possibilité pour expliquer la présence d'ovnis tout en excluant la possibilité de voyager plus "vite" que la lumière : ceux-ci pourraient être venus sur des sortes "d'arches stellaires" gigantesques et pourraient être embusqués dans l'endroit le plus propice du système solaire pour s'y cacher sans être repérés : la ceinture d'astéroïdes située entre les planètes Mars et Jupiter. De là, il serait ensuite aisé pour une technologie supérieure à la nôtre d'aller infester nos cieux. La théorie est citée avec bienveillance par son ami Jean-Jacques Vélasco, directeur du SEPRA, dans un livre de Jean-Claude Bourret Bourret, J.-C. & Vélasco, J.-J.: Ovnis, la science avance, Robert Laffont 1993. Ce dernier et Ribes ont eu l'occasion de discuter du phénomène ovni :

Vélasco, au CNES, m'a raconté que lors d'une de ces enquêtes, il avait eu entre les mains des photos d'ovni appartenant à l'armée et portant la mention secret défense.

Quand il a demandé pourquoi, on lui a répondu : Vous savez, dire qu'il y a des choses inexpliquées dans notre espace aérien et qu'on ne sait pas ce que c'est, c'est gênant.

Pour Ribes, le problème ovni est réel :

Il y a bien un phénomène ovni. ça existe. Beaucoup de personnes rapportent des témoignages crédibles depuis des années, dont des militaires.

Effectivement, Ribes lui-même a l'occasion de parler aux militaires, en donnant régulièrement des conférences à l'Ecole de l'Air :

Personne ne parle d'ovni naturellement. Mais quand je commence à aborder le sujet, certains racontent. Une fois, c'est un général qui s'est levé et qui a fait le récit d'une expérience personnelle. Des lumières l'avaient suivi alors qu'il pilotait un Mirage 4. Au sol, les radars n'avaient rien détecté.

Pour Ribes, si la science et l'Etat ne veulent pas ouvertement parler du phénomène ovni, c'est par "peur du ridicule" et non par complot. Ses propres réflexions de scientifique l'incitent à considérer l'HET comme l'hypothèse la plus probable :

Des planètes qui ont connu la vie très longtemps avant nous, ont très bien pu développer la technologie pour venir ici. Aujourd'hui nous savons qu'en mélangeant matière et anti-matière on peut développer une énergie incroyable. Et le monde scientifique a enfin admis que statistiquement, il y avait forcément de la vie ailleurs.

(...) Lorsqu'on se confie entre scientifiques, les plus honnêtes admettent qu'il y a quelque chose. Mais ils ne veulent pas perdre leur crédit et ont peur pour leur carrière.

En , afin de défendre la recherche dans ce domaine, Ribes participe à la rédaction du "rapport COMETA" COMETA: "OVNI et Défense : A quoi doit-on se préparer ?", VSD HS, 16 juillet 1999, en rédigeant une annexe sur les observations des astronomes.

Ribes habite par la suite à Montagny-sur-Grosne (71). Il est l'auteur de 18 publications dans des revues à comité de lecture, 4 publications diverses, et de plusieurs ouvrages de vulgarisation sur le thème de la recherche de la vie extraterrestre qui l'ont fait connaitre auprès du public et des médias Ribes, J.-C. & Véron, Philippe: Les comètes de l'Antiquité à l'ère spatiale, Hachette 1979 Ribes, J.-C. & Véron, Philippe & Festou, Michel: Comètes, Mythes et réalités, Flammarion, 1985 Ribes, J.-C. & Gérard, Eric: Les comètes; collection Monde en poche, Nathan 1986.

Le Journal de Saône et Loire, 20 Août 2001.