Mesnard aux rencontres de Châlons-en-Champagne en RUP
Joël Mesnard

Mesnard naît le . Dès l'âge de 9 ans, il se passionne pour l'aviation. Professeur de mathématiques. Il enquête en sur l'affaire de Bouah-Mama (Algérie). Il quitte l'Education Nationale pour travailler dans la presse aéronautique, à Aviation Magazine.

GEPA (1967)

Mesnard ne devient réellement actif en ufologie qu'à partir de . Il enquête pour le GEPA, sur le cas de Cussac notamment Phénomènes Spatiaux n° 16, Juin 1968.

LDLN

A partir de , Mesnard prend la direction de LDLN. Dans le n° 295 de , il prédit dans l'éditorial de la revue que les années 1990s verraient une inversion de la stagnation des années 1980s. Il a semble-t-il eu raison Brigitte Brotons.

Il faut donner la priorité aux faits bruts, c'est la matière première de l'ufologie. (...) Le fait de s'interroger pour tenter de savoir d'où "ça" vient, comment "ça" marche et ce que "ça" veut, alors que nous n'avons pas encore les éléments permettant de répondre à ces questions, revient à mettre la charrue avant les boeufs. Mais il faut bien le reconnaître en ufologie l'interprétation des faits intéresse les gens, plus que les faits eux-mêmes parfois. Nous sommes souvent dans le débat d'idée et nous avons du mal à en sortir.

Col de Vence

Le , Mesnard arrive au Col de Vence pour enquêter. Le soir il dîne au restaurant, et s'assied le dos à la fenêtre. Lorsqu'il voit une grosse étoile clignotante, son vis-à-vis l'invite à se retourner. Au sujet du Col de Vence, Mesnard déclare :

Lorsqu'on aborde une affaire aussi complexe, il est difficile de ne pas succomber à la tentation des interprétations simplistes. J'ai plus d'une fois entendu dire, avec beaucoup de légèreté, que tout cela était l'œuvre de Pierre Beake. C'est une hypothèse que, comme tout le monde, j'ai envisagée, parce qu'il est impossible de ne pas en arriver là à un moment ou à un autre. (...) Et puis j'ai pris un peu de recul, j'ai considéré non pas tel ou tel détail (qu'il est trop facile de juger accablant), mais l'ensemble du problème, et mes doutes se sont vite dissipésLDLN n° 346, p. 10.

En , Patrick Laurent filme une vidéo surprenante dans la région. Il la confie à Mesnard qui la transmet à son tour au groupe d'enquête UFOCom pour analyse, en septembre. Mesnard relate ainsi les faits LDLN n° 362, décembre 2001 :

En plein après-midi (), le décollage - vertical et très rapide - d'une boule blanche a été filmé à l'aide d'un camescope VHS. Le phénomène est visible sur une dizaine de vues successives. La distance est connue avec une assez bonne approximation, ce qui permet d'évaluer l'ordre de grandeur de l'accélération. Extrêmement bref, le phénomène - apparemment silencieux - n'a pas été observé directement. Il semble que le diamètre de la boule ait été de l'ordre de 1 m.

En octobre, j'ai fait la connaissance de Patrick L. Je vais assez fréquemment dans la région niçoise pour des raisons familiales. A chaque fois, je ne manque pas de rencontrer Patrick. Nous sommes montés à différentes reprises au Col de Vence ensemble. J'ai passé de longues heures avec lui et nous avons échangé de passionnantes conversations. Je peux affirmer que Patrick n'est pas un affabulateur et encore moins un tricheur.

HET rejetée

Après de nombreuses années comme rédacteur-en-chef de LDLN et enquêteur sur le terrain, Mesnard remet en cause l'HET. A l'occasion d'une interview à l'anniversaire de la vague de 1954, il déclare :

La réalité est qu'on ne comprend rien à tout ça. A l'époque, ca suggérait énormement des véhicules intersidéraux et c'est l'explication qui paraissaît la plus évidente. Je crois qu'on n'en est plus tout à fait là maintenant.

Quand on étudie le phénomène ovni à fond, on peut en arriver a la conclusion, du moins est-ce mon avis, que nous avons affaire, non pas à des extraterrestres, mais à quelque chose d'autre qui en prend l'apparence. Quelque chose dont l'origine reste inconnue, aux apparitions multiformes, insaisissables, furtives.

Le phénomène ovni ne se manifeste au cas par cas que devant un très petit nombre de temoins, souvent 1 seul. C'etait vrai en 54, ça l'est encore aujourd'hui sauf qu'il se montre beaucoup moins, ne se pose plus que tres rarement au sol et n'a plus cet aspect "cosmonaute" très présent en 54 L'Union de la Presse, 3 octobre 2004.

A partir de , après le n° 419, Mesnard cesse de s'occuper de LDLN.

Brotons, Brigitte. "Rencontres Lumières dans la Nuit", Télescope